Turgut Özal

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Histoire de la Turquie depuis que Mustafa Kémal Atatürk a abolie le Califat ottoman jusqu’à l’élection de Recep Tayyip Erdogan et sa politique jusqu’en 2016.

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LES CHAPITRES DU LIVRE

1 / Les mesures prises par Atatürk

2 / L’opposition aux mesures kémalistes

3 / La République sans Atatürk

4 / Le retour des confréries soufies

5 / L’avènement de l’Islam politique

6 / L’Islam politique au pouvoir

7 / L’émergence des intellectuelles « musulmans » modernistes

8 / Un premier ministre islamiste

9 / La montée sociopolitique et culturelle des structures et confréries « musulmanes »

10/ L’accession au pouvoir de Recep Tayyip Erdogan

11 / Les négociations en vue de l’adhésion à l’Union européenne

12 / Tensions entre laïques et islamistes lors des élections de 2007

13 / L’affaire Ergenekon

14 / Ahmet Davutoglu et la politique « zéro problèmes avec les voisins »

15 / La période de maîtrise de l’AKP

16 / L’enlisement du conflit syrien, l’isolement de la Turquie

17 / Rupture entre Recep Tayyip Erdogan et Fethullah Gülen

18 / Le coup d’État du 15 juillet 2016 et la nouvelle politique extérieure

La Turquie Laïque Partie 5 : L’Islam politique au pouvoir

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Turgut Özal [1927/1993]
Une fois au pouvoir, Erbakan va s’orienté avec l’industrialisation du pays plus qu’à son islamisation, ce qui déplaît à ses sympathisants musulmans. Il rouvrira les écoles d’imams fermé par les militaires lors du coup d’État de 1971. Les kémalistes et les militaires s’y opposent et interdisent à ces jeunes diplômer d’investir d’autres champs du savoir. Il faudra attendre 1983, pour qu’ils puissent s’inscrire dans d’autres facultés, à l’exception des écoles militaires.

L’armée prend le pouvoir en 1980 et instaure la 3eme République. La nouvelle Constitution renforce le pouvoir du Président et du Conseil de sécurité national et limite la liberté de la presse et des individus. Cette intervention vise à limité l’expansion de l’Islam politique suite à la Révolution iranienne en 1979, qui donne des ailes à certains musulmans. En 1983, l’armée permet un retour à la normale et un nouveau parti voit le jour : le Parti de la Mère Patrie. Son fondateur, Turgut Özal, prône le rassemblement de toutes les mouvances politiques turques, des musulmans aux alévis. Il est élu premier ministre en 1983 et prône la synthèse entre l’Islam et le Nationalisme alors opposé.

En effet, l’Islam proscrit le nationalisme comme le tribalisme qui divise les musulmans qui appartiennent à la même communauté. Le nationalisme turque idolâtre la Nation, vénère les traditions préislamiques et considère l’Islam comme son ennemi mortel. La rencontre entre les deux courants va se faire à partir de 1960, bien que ces dernier s’opposent et forme une synthèse qui s’opposent à l’Islam. Turgut Özal va faire de cette synthèse l’idéologie officielle de son gouvernement jusqu’à sa mort en 1993. Cette religion officielle a pour objectif de tromper les musulmans et de les écarté de l’Islam en présentant cette idéologie comme l’Islam orthodoxe et ainsi prendre des mesures contre les musulmans qui s’opposent au kémalisme et à cette religion officielle.

Les cours de religion sont rendu obligatoire pour diffuser cette synthèse contre nature entre Islam et nationalisme. De 1950 à 1982, seul 2 facultés de théologie islamique sont ouvertes contre 8 pour l’année 1982.

Özal s’ouvre à l’Europe et prône un ultralibéralisme qui va permettre de développer le pays. Cette ouverture va servir les musulmans de manière indirecte en permettant l’emergeance d’une génération d’homme d’affaires musulmans surnommé les « Tigres Anatoliens ». En 1994, les organisations religieuses possèdent 19 chaînes de télévision et 45 stations de radio.