théorie de l’évolution

Franc-Maçonnerie partie 36 : Dogmatisme et Traditionalisme Maçonnique

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???????????????????????????????Le dogmatisme signifie appuyer, aveuglément et avec insistance, un point de vue dont la validité ne peut pas être prouvée, à cause d’une certaine prédisposition psychologique. Une personne dogmatique n’étudie pas ou ne reconsidère pas quelque chose en laquelle elle croit, qu’il y ait une preuve ou non. Il l’accepte totalement et s’y attache fermement. Les maçons et autres groupes antireligieux utilisent régulièrement le terme « dogmatique » en référence à ceux qui croient en Allah. Aujourd’hui, nous retrouvons souvent cette accusation. Par exemple, lors d’un débat portant sur la théorie de l’évolution, les évolutionnistes accuseront ceux qui ne considèrent pas leur théorie d’être des dogmatiques et s’auto déclareront des scientifiques en affirmant que la science n’a aucun intérêt pour les « dogmes ». Néanmoins, cette accusation est fausse. La croyance en l’existence d’Allah et du fait qu’Il a créé tous les êtres est une croyance soutenue par des preuves rationnelles et scientifiques. Il y a équilibre, ordre et organisation dans la nature ; et il est clair que cela fut établi de façon intelligente et délibérée. C’est pour cela que le Coran appelle les êtres humains à découvrir les signes d’Allah et les invite à considérer cet équilibre, ordre et organisation, et recommande dans plusieurs versets, une réflexion sur les preuves de l’existence d’Allah au paradis comme sur la terre. Ces preuves indiquées dans le Coran sont prodigieuses, non seulement à propos de l’équilibre et de l’ordre dans l’univers, mais aussi l’adéquation du monde avec la vie humaine ; la structure des plantes, des animaux, du corps humain, des qualités spirituelles de l’être humain, en somme tout ce qui a été corroboré par la science moderne. Le dogmatisme est plutôt une qualité de ceux qui refusent de considérer tout cela et rejettent Allah tout en continuant de défendre l’idée que l’univers existe par sa propre volonté et que les organismes vivants sont apparus par hasard. Les maçons sont un véritable exemple de ce point de vue. Malgré les preuves évidentes de l’existence d’Allah, ils préfèrent les ignorer, les rejeter, en faveur d’une philosophie humaniste et matérialiste. Dans les Coran, Allah parle ainsi de ceux qui ont une telle mentalité :

« Ne voyez-vous pas qu’Allah vous a assujetti ce qui est dans les cieux et sur la terre ? Et Il vous a comblés de Ses bienfaits apparents et cachés. Et parmi les gens, il y en a qui disputent à propos d’Allah, sans science, ni guidée, ni livre éclairant. Et quand on leur dit : « Suivez ce qu’Allah a fait descendre », ils disent: « Nous suivons plutôt ce sur quoi nous avons trouvé nos ancêtres. » Est-ce donc même si le diable les appelait au châtiment de la fournaise !« 

[Coran, Sourate 31, versets 20 et 21]

Ces versets décrivent comment les impies, malgré le fait qu’ils voient les preuves de l’existence d’Allah, « argumentent au sujet d’Allah » et s’engagent dans une guerre contre Sa religion. C’est parce que ces athées suivent les pas de leurs pères, c’est-à-dire qu’ils s’empêtrent dans un traditionalisme aveugle. Evidemment, comme nous l’avons observé depuis le début de ce livre, le traditionalisme définit très bien l’histoire et la philosophie de la maçonnerie. En effet, le traditionalisme est un terme qui décrit tout à fait bien la maçonnerie, car elle n’est rien d’autre qu’une « organisation de traditions », dont les origines remontent à des milliers d’années à l’époque des premières communautés païennes. Elle suit aveuglément les traditions de l’Egypte ancienne des pharaons et leurs magiciens, des philosophes matérialistes de la Grèce antique, des hermétistes, des kabbalistes, des templiers et rosicruciens et des maçons qui les ont précédés. Il est important de reconnaître ce traditionalisme. Au sein des loges maçonniques modernes, on utilise toujours des symboles et des termes vieux de milliers d’années. Bien que presque tous les maçons aient un niveau d’éducation élevé et occupent des postes à haut niveau dans la société, ils portent des épées d’or et tiennent dans leurs mains des crânes, murmurent un langage dans un vieil égyptien, debout devant des colonnes identiques aux temples de l’Egypte ancienne, vêtus de tabliers argentés, de gants blancs et de bien d’autres costumes étranges et prononcent de grands serments. Si une personne, ignorant tout de la maçonnerie, est amenée dans l’une de ses loges, elle pensera sûrement qu’elle est en train de visiter un plateau de tournage d’une comédie et aura peut-être du mal à contenir son rire quand elle verra les maçons, au cours de la cérémonie d’initiation, un bandeau sur les yeux, marcher en rond, pieds nus. Mais les maçons qui vivent dans leur monde secret, considèrent normales ces étranges cérémonies et trouvent une satisfaction psychologique dans l’atmosphère mystique de leur loges. Une fois ces cérémonies achevées, ils s’assoient et discutent les uns avec les autres au sujet de leurs croyances comme « les atomes ont un esprit et se regroupent pour donner forme aux organismes vivants« , ou bien « le monde a atteint son équilibre grâce à l’intelligence cachée dans le magma » ou encore « la mère nature nous a parfaitement créés« , et d’autres mythes encore. Toute cette mascarade mise en scène dans le but de préserver la tradition est tout à fait irraisonnée. L’incroyable, c’est qu’un tel système d’idées puisse encore survivre et être soutenu.

La maçonnerie est la continuation du traditionalisme borné. La maçonnerie moderne conserve les mêmes croyances superstitieuses que ses "soeurs" ont défendues de façon aveugle pendant des siècles.
La maçonnerie est la continuation du traditionalisme borné. La maçonnerie moderne conserve les mêmes croyances superstitieuses que ses « soeurs » ont défendues de façon aveugle pendant des siècles.

L’attachement aveugle des maçons pour leurs traditions montre clairement l’importance considérable qu’ils apportent à l’idée des « repères ». Un repère est un lieu ou objet qui symbolise quelque chose ayant une importance ou signification historique. Dans le langage maçonnique, les repères sont des règles inchangées qui ont été transmises depuis la fondation de l’organisation. Pourquoi n’ont-elles pas changé ? Les maçons apportent une réponse intéressante à cette question. En 1992, un article publié dans Mimar Sinan déclare :

« Les repères de la maçonnerie sont de très vieilles lois, transmises au fil du temps de génération en génération. Personne ne sait quand elles firent leur apparition et personne n’a le droit de les modifier ou de les annuler. Il existe les lois écrites et orales de la société. Les lois orales s’apprennent uniquement des rituels et des rites des loges. Il existe six lois écrites, d’abord publiées en 1723 dans la Constitution anglaise et parues sous le titre « Les obligations des francs-maçons. » [117]

Une expression du traditionalisme maçonnique: des symboles qui n’ont pas changé depuis des siècles.
Une expression du traditionalisme maçonnique : des symboles qui n’ont pas changé depuis des siècles.

Observons ces mots de plus près. Il existe une organisation appelée maçonnerie. Des siècles durant, les membres de cette organisation ont suivi un nombre de lois dont nous ignorons les origines. En outre, ils sont tout à fait déterminés à ce que personne ne change ces lois. Aucun d’entre eux, ne vient demander pourquoi ils les appliquent toujours !… Et dans l’intérêt de conserver ces lois, ils ignorent volontiers les découvertes scientifiques et leurs conclusions logiques. Est-il possible qu’une telle société suive la voie de la « raison » et de la « science » ?

Les règles qui ont été acceptées comme la constitution maçonnique ont été conservées sans changement pendant des siècles.
Les règles qui ont été acceptées comme la constitution maçonnique ont été conservées sans changement pendant des siècles.

Un autre passage de l’article cité ci-dessus, déclare littéralement qu’un maçon doit obéir aux lois sans poser de question.

« A mon avis, un repère fait partie de la maçonnerie depuis tellement longtemps, que je n’ai jamais été curieux quant à ses origines dans la loge ou dans le cadre de mes activités de franc-maçon. Je ne parviens pas à analyser pourquoi je devrais en ressentir le besoin, parce que je pense que si l’on ne touche pas la structure de la franc-maçonnerie, alors celle-ci durera… Ça ne me demande pas trop d’effort. » [118]

Comment une organisation composée de partisans qui croient et se conforment à ces lois, dont les origines n’éveillent même pas leur curiosité, peut elle être considérée comme raisonnable ?… Bien sûr, la revendication maçonnique prétendant être basée sur la raison et la science est complètement trompeuse. Malgré l’usage continuel d’expressions sur la raison et la science, eux aussi comme bien d’autres matérialistes, défendent avec insistance, une philosophie dépourvue de logique et de preuve scientifique et se détournent des réalités que la science a découvertes. Pour l’essentiel, c’est cet attachement aveugle pour leurs traditions qui a mené les maçons à une telle erreur, voire à un réel envoûtement. Ceci montre que l’enseignement de la maçonnerie est trompeur. Les gens s’éloignèrent de leur croyance en Allah, tombant dans la superstition à force de poursuivre des lois non fondées, des mythes et des légendes. Ce que le Coran nous dit à propos des païens de Saba, qui abandonnèrent Allah pour se prosterner devant le soleil, est également valable pour la maçonnerie :

« Je l’ai trouvée, elle et son peuple, se prosternant devant le soleil au lieu d’Allah. Le diable leur a embelli leurs actions, et les a détournés du droit chemin, et ils ne sont pas bien guidés.« 

[Coran, Sourate 27, verset 24]

Les maçons rejettent la religion d’Allah au profit d’une doctrine dépassée qu’ils élaborent avec des symboles dorés et des éléments mystiques. En outre, non contents de rejeter Allah, ils combattent Sa religion, un combat dans lequel ils se sont engagés depuis très longtemps.

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Notes :

[117] Tanju Koray, Mimar Sinan, 1992, no : 85, p. 46 [118] Tanju Koray, Mimar Sinan, 1992, no : 85, p. 49

Franc-Maçonnerie partie 35 : La Théorie Maçonnique des Origines de la Vie

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Comme nous l’évoquions au début, la théorie de l’évolution maintient que les organismes vivants ne furent pas créés, mais sont apparues et se sont développées grâce aux lois de la nature. Afin de tester cette théorie de façon scientifique, il est nécessaire d’observer toutes les étapes de ce supposé processus, et d’examiner s’il s’est déjà produit par le passé et s’il a pu être possible.

La première étape dans ce processus est un état hypothétique dans lequel, de la matière inanimée pourrait engendrer un organisme vivant.

Avant de prendre en considération ce fait, nous devons rappeler une loi de biologie reconnue à l’époque de Pasteur : « La vie provient de la vie. » Cela veut dire qu’un organisme vivant ne peut être généré qu’à partir d’un autre organisme vivant. Par exemple, les mammifères naissent du ventre de leurs mères. Pour d’autres espèces, les petits proviennent des œufs pondus par leurs mères. Les plantes poussent à partir de graines. Les organismes monocellulaires comme les bactéries se divisent et se multiplient.

A cause de la compréhension scientifique rudimentaire de son temps, Aristote a proposé certaines explications mythiques encore acceptées aujourd’hui dans la littérature maçonnique.
A cause de la compréhension scientifique rudimentaire de son temps, Aristote a proposé certaines explications mythiques encore acceptées aujourd’hui dans la littérature maçonnique.

Le contraire n’a jamais été observé. A travers l’histoire du monde, personne n’a jamais témoigné d’avoir observé la matière inanimée donner vie à un être vivant. Bien sûr, il y eut dans l’Egypte et la Grèce antiques, ainsi qu’au Moyen âge, ceux qui pensaient avoir vu un tel phénomène se produire ; les égyptiens croyaient que les grenouilles bondissaient de la vase du Nil, une croyance également soutenue par les philosophes de la Grèce antique, tel Aristote. Au Moyen Age, on croyait que les souris prenaient vie dans le blé des greniers. Cependant, toutes ces croyances n’étaient pas ignorées et finalement, c’est en 1860 lors de ses fameuses expériences, que Pasteur prouva, que même une bactérie, la forme de vie la plus élémentaire qui soit, ne pouvait exister sans géniteur, c’est-à-dire qu’il est impossible à la matière inerte de donner de la vie.

Mais la théorie de l’évolution dépend de cette impossibilité, car elle prétend que les organismes vivants sont nés et se sont développés sans l’implication d’un géniteur, signifiant qu’au tout début de ce supposé scénario, les organismes vivants aient été générés par hasard.

Darwin tenta de décrire les origines de la vie, ce qu’il connaissait un peu, en une courte phrase dans laquelle il déclara que la vie avait dû faire son apparition dans « un petit étang chaud », [111] Mais les évolutionnistes qui le suivaient, se préoccupèrent de travailler sur le sujet. Cependant, tout au long du 20ème siècle, les efforts fournis afin de donner une explication évolutionniste sur les origines de la vie, restèrent dans une impasse ; une impasse, dans laquelle les évolutionnistes eux-mêmes s’étaient retrouvés. A part le fait qu’ils n’avaient pu fournir la moindre preuve scientifique, que la vie peut être générée à partir de matière inanimée, ils n’avaient pas non plus été capables de fournir une explication théorique. C’est parce qu’en fait, la structure d’un organisme vivant à cellule simple des plus élémentaires qui soient, est extrêmement complexe. Il est mathématiquement impossible que même les composants de base d’une cellule, comme les protéines, DNA ou RNA, aient pu être produits par hasard, et encore moins probable en ce qui concerne la cellule elle-même.

L’éventualité d’une vie générant par coïncidence étant impossible, cela prouve la réalité de la création. Sur ce sujet, le célèbre astronome et mathématicien anglais, Fred Hoyle, commente :

« En effet, une telle théorie (que la vie a été créée par une intelligence) est tellement évidente que l’on se demande pourquoi elle n’est pas communément acceptée. Les raisons sont plutôt psychologiques que scientifiques. » [112]

La « raison psychologique » dont parle Hoyle est la façon dont les évolutionnistes persistent à rejeter d’avance tout résultat qui pourrait les mener à accepter l’existence d’Allah et leur conditionnement à ce sujet.

Dans d’autres de nos travaux sur l’invalidité de la théorie de l’évolution, nous avons cité plusieurs fois que les évolutionnistes reconnaissaient ce fait ; et nous avons observé les hypothèses irrationnelles que les évolutionnistes ont proposées aveuglément de façon à ne pas accepter l’existence d’Allah. Pour l’instant cependant, notre attention se portera sur les loges maçonniques et sur leur vision du sujet. Alors qu’il est si évident que la « vie a été créée par une Créateur intelligent », qu’en pensent alors les maçons ?

Dans son livre adressé à la communauté maçonnique et intitulé Evrim Yolu, (Le chemin de l’évolution), le maître maçon, Selami Isindag s’explique de cette façon sur le sujet :

« La caractéristique principale de notre école de moralité est que nous ne partons pas des principes de logique et nous n’entrons pas dans les inconnues du théisme, des signes secrets ou encore des dogmes. A partir de ceci, nous affirmons que la première forme de vie est apparut sous forme de cristaux, dans des conditions que nous ne pouvons connaître ou découvrir aujourd’hui. Selon la loi de l’évolution, les organismes vivants vinrent au monde et se répandirent sur la terre entière. Comme résultat de l’évolution, les êtres humains d’aujourd’hui sont apparus et ont évolué, à la fois en toute conscience et intelligence, au-delà des autres espèces animales. » [113]

Il est important de noter la relation de cause à effet évoquée dans la citation ci-dessus : Isındag souligne que la caractéristique principale de la maçonnerie est le rejet du théisme, c’est à dire, de la croyance en Allah. Et tout de suite après, il déclare « sur cette base » que la vie a surgi spontanément de la matière inanimée, qu’elle a subi l’évolution jusqu’à atteindre l’apparence des êtres humains.

Il est à noter qu’Isındag n’apporte aucune évidence scientifique pour appuyer la théorie de l’évolution. (Le fait qu’il n’y a pas d’évidence scientifique est suggéré par les mots sous-entendus « que nous ne pouvons connaître ou découvrir aujourd’hui »). La seule preuve que fournit Isındag sur la théorie de l’évolution est que la maçonnerie n’accepte pas le théisme.

En d’autres termes, les maçons sont des évolutionnistes, car ils n’acceptent pas l’existence d’Allah. C’est l’unique raison pour laquelle ils sont évolutionnistes.

Dans la constitution du « Grand Conseil de Turquie » organisée par les maçons turcs du 33eme degré, le scénario de l’évolution fut à nouveau mentionné et le refus par les maçons d’une explication créationniste fut exprimé en ces termes :

« Au début des temps et d’après un processus inorganique, la vie organique est apparue. Afin de produire des organismes cellulaires, les cellules sont apparues groupées entre elles. Plus tard, l’intelligence se propagea considérablement, les êtres humains étaient nés. Mais d’où venaient-ils ? Nous nous interrogeons toujours. Fût-ce du soufflé d’Allah au dessus de la glaise ? Nous rejetons l’explication d’une forme de création anormale ; une forme de création qui exclut l’homme. Depuis que la vie et sa généalogie existent, nous devons suivre la ligne phylogénétique et nous devons ressentir, comprendre et reconnaître qu’une roue tourne et explique l’existence de ce grand acte appelé « le saut ». Nous devons croire qu’il y a eu une phase de développement de grande activité, qui, à un moment donné, fit que la vie passa de cette phase à une autre. » [114]

Le Faux Soutien Des Maçons À Haeckel

Lorsque l’on considère la littérature maçonnique, mis à part son attachement aveugle à la théorie de l’évolution, on est frappé par sa profonde ignorance. Par exemple, lorsque l’on examine les sources turques, on voit que les revendications évolutionnistes qui s’avérèrent fausses dans le premier quart du 20ème siècle sont encore défendues avec passion. L’une d’entre elles est l’histoire de Haeckel et sa théorie sur les embryons mentionnée dans presque toutes les publications maçonniques.

L’histoire concerne un biologiste allemand du nom d’Ernst Haeckel, qui était un ami proche et défenseur de Charles Darwin, l’un des plus célèbres supporteurs de la théorie de Darwin après la mort de ce dernier. De façon à établir la validité de la théorie, Haeckel a examiné les embryons de diverses créatures vivantes, et a proposé qu’ils se ressemblaient tous et que chacun passait par un mini processus d’évolution avant de naître. Pour soutenir cette affirmation, il a fait un certain nombre de comparaisons entre différents embryons et, dans la première moitié du 20ème siècle, il a ainsi persuadé de nombreuses personnes de la validité de la théorie de l’évolution.

Comme nous l’avons mentionné, les sources maçonniques donnent une grande importance à cette thèse de l’embryologie, qui est appelée « l’ontogenèse récapitule la phylogenèse ». Maître Naki Cevad Akkerman, dans un article intitulé « Le Concept de la vérité et les principes de la maçonnerie » dans Mimar Sinan, appelle cette thèse une « loi », c’est-à-dire qu’il l’élève au rang de fait scientifique indiscutable. Il écrit :

« …Nous considérons comme une loi naturelle très importante. C’est la formule proposée par Haeckel, « l’ontogenèse récapitule la phylogenèse ». Si nous prenons un être humain en exemple, la signification de la loi est la suivante : les changements morphologiques et dans l’ordre et la fonction des organes que subit un être humain, de la première formation cellulaire dans le sein de sa mère jusqu’au moment de sa naissance et au cours de sa vie jusqu’à sa mort, ne sont rien d’autre qu’une récapitulation des changements qu’il a subi depuis le début de sa formation cellulaire initiale dans l’eau et la terre jusqu’à aujourd’hui. » [A]

Maître Mason Selami Isindag a attaché également une grande importance à la théorie de Haeckel. Dans un article intitulé « les Doctrines maçonniques » il écrit : « Dans ses expériences, Darwin a montré que diverses espèces d’animaux se sont développées tout d’abord à partir d’une seule cellule et plus tard à partir d’une seule espèce. » Il ajoute ensuite :

« Haeckel a réalisé des études défendant toutes ces découvertes expérimentales. Il croyait que l’animal le plus simple, la monère, était devenu une créature organique vivante à partir d’éléments matériels non organiques. Il démontra qu’il existait une unité à la base de tout. Ce monisme est une combinaison de la matière et de l’esprit. Il y a deux aspects de la substance qui forment leur base. Ce que croit la maçonnerie est conforme à ces découvertes scientifiques et expérimentales. » [B]

Dans un autre texte maçonnique, on se réfère à Haeckel comme à un « grand érudit », et sa thèse selon laquelle « l’ontogenèse récapitule la phylogenèse » apparaît comme une preuve de la théorie de l’évolution. [C]

Cependant, l’Ernst Haeckel que les maçons voyaient comme un grand érudit était un imposteur qui falsifiait délibérément des découvertes scientifiques et la thèse qu’ils acceptaient comme une « loi » (l’ontogenèse récapitule la phylogenèse) est l’une des plus grandes supercheries dans l’histoire de la science.

Haeckel
Haeckel

Cette supercherie se retrouve dans les dessins d’embryons faits par Haeckel. De façon à démontrer la similarité entre les embryons des êtres humains, des poulets, des lapins, des salamandres, qui en réalité ne partagent aucune ressemblance les uns avec les autres, il a falsifié les dessins. Dans certains cas, il a sorti certains des organes des embryons, dans d’autres cas il a ajouté des organes. En outre, il a modifié la taille réelle des embryons dans une tentative de les montrer à la même taille. En bref, Haeckel a conduit cette altération de façon à fabriquer des preuves là où il n’y en avait pas. Journal scientifique appelé Science contenait un article dans son édition du 5 septembre 1997 qui affirmait :

« En réalité (…) même des embryons étroitement liés tels que ceux des poissons, varient beaucoup dans leur apparence et leur développement… Il semble qu’ils (les dessins de Haeckel) soient sur le point de devenir une des plus célèbres contrefaçons de la biologie. » [D]

Il est intéressant de constater que ce mensonge a été reconnu depuis de nombreuses années. Les dessins de Haeckel ont été montrés comme étant des faux déjà de son vivant (1910) et il l’avait reconnu. Dans un article publié dans l’American Scientist, on peut lire :

« La loi biogénétique est sans doute aussi morte qu’un clou de porte… En tant que thème d’enquête théorique sérieuse, elle avait disparu dans les années vingt… » [E]

Malgré cela, des évolutionnistes continuèrent à utiliser ces dessins pendant des décennies dans la seule intention de tromper les masses qui n’avaient aucune connaissance sur ce sujet.

Il n’existe qu’une seule raison pour laquelle les maçons considèrent la théorie de Haeckel comme étant une preuve pour la théorie de l’évolution et le voient comme un grand érudit : L’engagement des maçons pour la théorie de l’évolution ne se base pas sur leur passion pour la connaissance et la vérité, ainsi qu’ils le prétendent, mais, au contraire, sur leur ignorance.

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[A] Naki Cevad Akkerman, Mimar Sinan, no. 1, p.13

[B] Selami Isindag, Masonluk Ö€retileri, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul, p.137

[C] Selami Isindag, Din Aç›s›ndan Mason Ö€retisi, Akasya Tekamül Mahfili Publications, p.10

[D] Elizabeth Pennisi, « Haeckel’s Embryos: Fraud Rediscovered, » Science, Septembre 5, 1997

[E] Keith S. Thompson, « Ontogeny and Phylogeny Recaputilated », American Scientist, vol. 76, p. 273

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On peut reconnaître là, le fanatisme maçonnique. Lorsque l’écrivain dit « qu’ils rejettent une forme de création excluant l’homme« , il répète là le dogme de base de l’humanisme, que « un être humain est la plus haute créature qui soit« , et il annonce que les maçons rejettent toute autre explication. Quand il dit, « une forme anormale de création« , il fait allusion à l’intervention d’Allah dans la création des êtres vivants, rejetant à priori cette éventualité. (Pourtant, il est tout à fait anormal que les maçons acceptent sans étude ni expérience, l’idée illogique que la matière inanimée soit apparue et qu’elle ait généré de la vie sur la terre, y compris des êtres humains.) On notera d’après l’explication maçonnique, qu’il n’y a aucune preuve scientifique apportée. Les maçons ne disent pas, « l’évolution est prouvée, donc nous rejetons la théorie de la création« . Ils sont simplement aveuglés par un fanatisme philosophique.

Les ouvrages maçonniques soutiennent cette doctrine. Le maître maçon, Selami Isındag, déclare que « mise à part la nature, aucune force ne nous guide, qui soit responsable de nos pensées et de nos actes ». Il ajoute aussitôt « la vie est arrivée par une cellule simple et le stade de développement qu’elle a atteint aujourd’hui est le résultat de divers changements et évolutions ». [115] Plus tard, il résume ce que signifie la théorie de l’évolution pour les maçons :

« D’un point de vue de l’évolution, les êtres humains ne sont pas différents des animaux. Quant à la création de l’homme et à son évolution, il n’y a pas de forces spécifiques, autres que celles auxquelles sont soumis les animaux. » [116]

Cette affirmation montre clairement l’importance qu’attachent les maçons à la théorie de l’évolution. Leur but est de défendre l’idée que les êtres humains ne furent pas créés et de présenter leur propre philosophie humaniste et matérialiste comme une philosophie défendable. Et la seule méthode qui peut être utilisée pour rejeter l’idée que les êtres humains furent créés est la théorie de l’évolution. Donc, c’est pour cette raison que les maçons croient en la théorie de l’évolution et cherchent à la diffuser dans la société.

Cela montre bien que les maçons qui accusent constamment de dogmatisme ceux qui croient en Allah, sont eux-mêmes dogmatiques.

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Notes :

[111] Francis Darwin, Life and Letters of Charles Darwin, vol. II, de Charles Darwin à J. Do Hooker, 29 mars 1963

[112] Fred Hoyle, Chandra Wickramasinghe, Evolution from Space, p.130

[113] Dr. Selami Isindag, Evrim Yolu, Istanbul 1979, p. 141

[114] P. M. Giovanni, Turkiye Fikir ve Kultur Dernegi E. ve K. S. R. Sonuncu ve 33. Derecesi Turkiye Yuksek Surasi, 24. Konferans, Istanbul, 1973, p. 107

[115] Dr. Selami Isindag, Sezerman Kardes VI, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, p. 78

[116] Dr. Selami Isindag, « Masonluk Ogretileri », Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, p. 137

Franc-Maçonnerie partie 31 : Le mythe évolutionniste, depuis la Grèce Antique jusqu’à l’Europe Moderne

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Dans son essence, la théorie de l’évolution de Darwin affirme que, dans des conditions purement naturelles, la matière inanimée a engendré les premiers organismes vivants, et qu’à partir d’eux, toujours dans les mêmes conditions, toutes les autres espèces se sont développées, sous l’effet du hasard seulement. En d’autres termes, la théorie de l’évolution propose l’existence d’un système indépendant, qui s’est organisé sans l’aide d’un créateur, et qui produit spontanément d’autres être vivants. Cette idée, que la nature s’organise sans l’aide d’un créateur, s’appelle « naturalisme ».

La théorie du naturalisme est aussi absurde que l’idée d’une bibliothèque qui se créerait sans écrivains. Mais, depuis la nuit des temps, cette idée a été défendue par de nombreux penseurs, basés simplement sur leurs caprices philosophiques et idéologiques, et a été adoptée par un certain nombre de civilisations.

Le naturalisme est né et a prospéré dans des sociétés païennes comme l’Ancienne Egypte et la Grèce antique. Mais, avec la diffusion du Christianisme, cette philosophie païenne fut, en grande partie, abandonnée, et l’idée qu’Allah est le Créateur de la nature et de l’univers s’est imposée peu à peu. D’une manière semblable, au fur et à mesure que l’Islam s’est répandu vers l’Orient, les idées naturalistes et les croyances païennes, telles que le Zoroastrianisme et le Shamanisme, ont été éradiqués et la réalité de la création a été acceptée.

Les premiers à promouvoir la théorie de l’évolution dans l’Europe moderne étaient membres de la société maçonnique connue sous le nom de rosicruciens. Ci-dessus : le symbole des rosicruciens
Les premiers à promouvoir la théorie de l’évolution dans l’Europe moderne étaient membres de la société maçonnique connue sous le nom de rosicruciens. Ci-dessus : le symbole des rosicruciens

Néanmoins, la philosophie naturaliste a persisté clandestinement. Elle a été préservée par des sociétés secrètes et est réapparue lorsque des circonstances plus convenables se sont présentées. Dans le monde chrétien, comme nous l’avons mentionné au début de ce livre, le naturalisme a été préservé par les maçons et d’autres sociétés secrètes qui ont suivi leur exemple. Un magazine turc, intitulé Maçon, publié pour être distribué aux membres de l’ordre, nous fournit les intéressantes informations suivantes :

« Ceux qui sont arrivés à de nouvelles découvertes dans le monde des phénomènes et des événements naturels sans tenir compte d’Allah, étaient obligés de garder leurs découvertes pour eux-mêmes. Les recherches furent faites en secret et même ceux qui étaient engagés dans des recherches similaires devaient dissimuler leurs relations. Ce secret rendit l’utilisation de signes et symboles nécessaires pendant la réalisation des projets. » [94]

Ce que l’on entend ici par « découvertes » est une compréhension de la science en accord avec le naturalisme, une théorie qui n’accepte pas l’existence d’Allah. Cette approche déformée d’une étude scientifique fut élaborée secrètement dans des sociétés ésotériques qui durent utiliser des signes et des symboles à cette fin et c’est ainsi que les racines de la maçonnerie ont été établies.

L’une de ces soi-disant sociétés secrètes, responsable de planter les racines de la maçonnerie, était l’ordre de la Rose-Croix (rosicrucien) ; sorte de point de rencontre entre les templiers et les maçons. Cette obédience, qui commença à faire parler d’elle au 15ème siècle, créa un déchaînement d’intérêt pour l’alchimie, surtout en Europe ; ses membres étaient supposés posséder des connaissances secrètes. Mais le plus important héritage de l’ordre de la Rose-Croix est la philosophie naturaliste et l’idée d’évolution, dont elle fait partie. Les maçons déclarent que les racines de la maçonnerie remontent aux templiers et aux rosicruciens, en soulignant la philosophie évolutionniste de ces derniers :

La maçonnerie spéculative, c’est-à-dire l’organisation contemporaine de la maçonnerie, est fondée sur les guildes médiévales des bâtisseurs, dites maçonnerie opérative. Mais, ceux qui ont apporté les éléments spéculatifs essentiels à cette fondation étaient membres de certaines organisations qui étudiaient des systèmes ésotériques préhistoriques. Les plus importantes de ces organisations étaient les templiers et les rosicruciens…

Personne ne sait où ni comment l’ordre de la Rose-Croix a été établi. On en trouve les premières traces en Europe au 15ème siècle, mais il est clair que l’ordre est beaucoup plus ancien. A la différence des templiers, l’intérêt fondamental des rosicruciens était scientifique. Ses membres été très intéressés par l’alchimie… La plus importante caractéristique de ses membres était le fait qu’ils croyaient que chaque phase de développement était une phase dans le processus d’évolution. C’est pour cette raison qu’ils faisaient du naturalisme la base de leurs principes et se sont fait connaître comme les « naturalistes. » [95]

Une autre organisation maçonnique à avoir développé l’idée d’évolution était une obédience fondée dans l’Orient. Le Grand Maître Selami Isindag nous fournit les renseignements suivants dans un article intitulé « La maçonnerie et nous, depuis sa fondation jusqu’à nos jours » :

« Dans le monde islamique il y eut un équivalent de la maçonnerie appelé Ikhwan as-Safa’ [Les Epîtres des frères de la pureté]. Cette société, fondée à Bassorah au temps des Abbâsides, a publié une encyclopédie composée de 52 gros volumes. Parmi ceux-ci, 17 traitaient de sciences naturelles et contenaient des explications scientifiques qui ressemblaient beaucoup à celles de Darwin. Elles se sont ensuite répandues en Espagne et eurent une influence sur la pensée occidentale. » [96]

Bien qu’elle se développa dans le monde islamique, cette société s’éloigna des principes islamiques fondamentaux. Elle fut influencée par la philosophie grecque antique, qu’elle exprime à travers un symbolisme ésotérique. Selami Isindag poursuit :

« Cette société provenait de la secte ismaélienne et son objectif principal était de rendre les dogmes religieux intelligibles à travers des explications allégoriques et symboliques. Sa philosophie était influencée par Pythagore et Platon. Pour entrer dans cette société secrète, une personne était d’abord attirée par une instruction mystique et ensuite purgée des croyances religieuses et dogmes inutiles. Plus tard on la familiarisait avec les méthodes philosophiques et symboliques. Un tel initié, qui avait passé son apprentissage, était parfois formé aux idées néo platoniques, et ensuite il pouvait commencer la chimie, l’astrologie et la numérologie, c’est-à-dire la science de la signification des chiffres. Mais toutes ces connaissances étaient secrètes et transmises aux personnes jugées dignes de les recevoir seulement. Ainsi, les origines de la maçonnerie sont basées sur ces fondations. Certaines des significations symboliques de ces éléments n’étant pas contraires à la science et à la logique, elles ont survécu, dans différents endroits, dans nos rituels. » [97]

Les termes cités plus haut, « purgés des croyances et dogmes religieux » signifient que les initiés devaient tourner le dos à la religion. Voilà comment le maçon Isindag définit la religion. Cependant, comme nous l’avons fait remarquer dans les sections précédentes, « croyance et dogme inutiles » est un euphémisme particulier à la philosophie maçonnique. Il faut reconnaître que la maçonnerie, ou tout autre groupe matérialiste, expriment des idées antireligieuses sans justification logique ; ils ne comptent que sur la propagande et la suggestion. Parce qu’ils ne peuvent pas dénoncer la religion rationnellement, ils ont recours à ces méthodes de suggestion et à des mots choisis pour créer un effet psychologique.

Le symbole montré ci-dessus est utilisé dans les loges maçonniques et est un symbole des rosicruciens (la rose et la croix) combiné avec un symbole maçonnique (le compas et le carré).
Le symbole montré ci-dessus est utilisé dans les loges maçonniques et est un symbole des rosicruciens (la rose et la croix) combiné avec un symbole maçonnique (le compas et l’équerre).

De la citation ci-dessus, nous apprenons que l’Ikhwan as-Safa’, une société parallèle à la franc-maçonnerie dans le monde islamique, réalisait des activités très semblables à celles des maçons modernes. Leur méthode consistait à adopter une philosophie païenne contraire à la vraie religion, à l’exprimer au moyen de symboles, et à la présenter, petit à petit, à ses membres.

Dans l’histoire de l’Islam il y a eu divers penseurs qui, sous l’influence des mythes matérialistes et évolutionnistes de la Grèce antique, se sont éloignés de l’Islam de la même façon. Le fait que cette école de pensée, que le grand érudit islamique Ghazali répudie et réfute avec tant de vigueur dans ses œuvres, ait un caractère maçonnique, a jeté de la lumière sur cette question. Dans son ouvrage intitulé Al-Munqidh min al-Dalal (La délivrance de l’erreur), Ghazali critique ouvertement la société Ikhwan as-Safa’, expliquant qu’elle préconise une philosophie corrompue, influencée par les idées des Anciens Grecs. Et, dans son ouvrage intitulé Fedaih-ul-Batinniyye, il démontre la perversité des enseignements de la secte ismaélienne, à laquelle appartenait Ikhwan as-Safa.

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Notes :

[94] Mason Dergisi, no. 48-49, p. 67

[95] Mason Dergisi, no. 48-49, p. 67

[96] Dr. Selami Isindag, Kurulusundan Bugune Masonluk ve Bizler, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, pp. 274-275

[97] Dr. Selami Isindag, Kurulusundan Bugune Masonluk ve Bizler, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, pp. 274-275

Franc-Maçonnerie partie 30 : La théorie de l’évolution revisitée

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Nous sommes en 1832.

HMS Beagle est en train de traverser le vaste océan Atlantique. Le bateau ressemble à n’importe quel cargo ou navire de voyageurs, mais son voyage est un voyage de découverte, qui va durer de nombreuses années. Parti de l’Angleterre, il va traverser tout l’océan pour atteindre les côtes de l’Amérique du Sud.

La théorie de l’évolution n’est pas une découverte originale de Darwin. Il n’a rien fait de plus que de rappliquer une ancienne philosophie.
La théorie de l’évolution n’est pas une découverte originale de Darwin. Il n’a rien fait de plus que de rappliquer une ancienne philosophie.

Le Beagle, un navire dont l’importance avait été peu connue avant ce temps-là, partait pour un voyage de 5 ans.

Ce qui rendait ce navire célèbre, c’était son passager, Charles Robert Darwin, un naturaliste de 22 ans. En fait, il n’avait pas étudié la biologie ; il avait été étudiant en théologie à l’Université de Cambridge.

Bien que ce jeune homme ait une éducation très étendue en théologie, l’époque à laquelle il a vécu était profondément influencée par la pensée matérialiste. En effet, un an avant de s’embarquer pour son voyage sur le Beagle, il avait renoncé à un certain nombre de principes fondamentaux du Christianisme.

Le jeune Darwin interpréta toutes les découvertes faites au cours de son voyage en relation avec la pensée matérialiste, et chercha à expliquer les organismes vivants, objets de ses recherches, sans faire référence à la création divine. Il développa ces idées durant les années suivantes, les peaufina, avant de publier sa théorie. Celle-ci fut proposée en 1859, dans un livre intitulé L’origine des espèces, qui ne fut pas bien reçu par le monde intellectuel du 19ème siècle, bien qu’il devait finalement fournir le soi-disant fondement scientifique que l’athéisme avait cherché pendant des siècles.

La théorie de l’évolution était-elle une découverte originale de Darwin ? A-t-il élaboré seul une théorie qui a ouvert la voie à l’une des plus grandes supercheries dans l’histoire du monde ?

En fait, Darwin n’a rien fait d’autre que de mettre la dernière main à une idée dont les fondements avaient été établis auparavant.

La théorie de l’évolution matérialiste a été développée par les philosophes païens de la Grèce antique.
La théorie de l’évolution matérialiste a été développée par les philosophes païens de la Grèce antique.

Franc-Maçonnerie partie 29 : Le matérialisme Maçonnique : La Divinsation de la matière

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Il est nécessaire de comprendre clairement ce qu’est la philosophie matérialiste : Ceux qui adoptent cette philosophie pensent que l’ordre et l’équilibre de l’univers et les millions d’espèces qui vivent dans le monde, y compris les êtres humains, sont simplement le produit de l’activité des atomes qui composent la matière. En d’autres termes, ils croient que les atomes inanimés et inconscients sont capables de créer.

Cette idée peut sembler moderne ; elle est, en fait, une réémergence d’une croyance qui a existé depuis la nuit des temps : l’idolâtrie. Ceux qui adoraient des idoles croyaient que les statues et les totems qu’ils adoraient étaient dotés d’esprit et de pouvoir. En d’autres termes, ils attribuaient à la matière inanimée et inconsciente une conscience et un grand pouvoir. Cela est manifestement absurde. Dans le Coran, Allah se réfère à l’irrationalité du paganisme. Dans les histoires des prophètes, on insiste particulièrement sur la fausseté des croyances païennes. Par exemple, lorsque Abraham (Que la Paix de Dieu soit du lui) demanda à son père : »O mon père, pourquoi adores-tu ce qui n’entend ni ne voit, et ne te profite en rien ? » [Coran, Sourate 19, verset 42] 

Il est clair que le fait d’attribuer des qualités divines à la matière inanimée, incapable d’entendre ou de voir, « qui ne sert absolument à rien« , et dénuée de pouvoir, est évidemment insensé.

Les matérialistes sont des exemples modernes d’idolâtres. Ils n’adorent pas des statues et des totems faits de bois et de pierre, mais croient en l’idée que la matière ne constitue pas seulement ces corps, mais tous les corps et pensent qu’elle possède un pouvoir, une intelligence et une connaissance illimités. Les écrits maçonniques ont des choses intéressantes à dire à ce sujet, car les maçons confessent ouvertement cette croyance païenne, qui est l’essence du matérialisme. Un article tiré du magazine de Mimar Sinan déclare en effet :

« Afin qu’un objet matériel soit créé, les atomes se regroupent dans un certain ordre. La force qui provoque cette organisation est l’esprit inhérent à chaque atome. Etant donné que chaque esprit est une conscience, chaque chose créée est une conscience intelligente. Et chaque chose créée a le même degré d’intelligence. Un être humain, un animal, une bactérie et une molécule sont tous intelligents au même degré. » [89]

Note Islam Réinformation : Les réplicateurs dans Stagate SG1 est l’illustration parfaite de cette croyance maçonnique. En effet,les réplicateurs sont des créatures créer à partir de bloc métallique sans conscience qui s’unissent pour former une entité intelligente. Plus il y a de réplicateurs plus ils deviennent intelligents. Ils finiront par prendre forme humaine et à posséder des sentiments humains.

On affirme ici, et, il convient de le souligner, que chaque atome est doté d’intelligence et de conscience. L’écrivain maçonnique, auteur de cette affirmation, propose que toutes les choses ont une conscience à cause des atomes qu’ils possèdent et, parce que celui-ci rejette l’existence de l’esprit humain, il considère l’homme comme une masse d’atomes, tout comme les animaux et les molécules inanimées.

Le matérialisme accepte le pouvoir créatif de la matière inerte et inconsciente. Autrement dit, il transforme la matière en idole. Les maçons croient que les atomes ont un esprit et admettent ouvertement leur croyance en une telle superstition.
Le matérialisme accepte le pouvoir créatif de la matière inerte et inconsciente. Autrement dit, il transforme la matière en idole. Les maçons croient que les atomes ont un esprit et admettent ouvertement leur croyance en une telle superstition.

Cependant, le fait est que la matière inanimée (les atomes) n’a pas d’esprit, ni de conscience, ni d’intelligence. Cela nous est démontré à la fois par l’observation et par l’expérience. Seuls les organismes vivants ont une conscience, résultat de l »‘âme » qu’Allah leur a donnée. De tous les organismes vivants, les êtres humains bénéficient du degré le plus élevé de conscience, car ils possèdent un esprit unique acquis d’Allah.

Autrement dit, la conscience ne se trouve pas dans la matière inanimée, comme les maçons croient, mais dans les êtres qui sont dotés d’un esprit. Cependant, afin de nier l’existence d’Allah, les maçons ont recours à la croyance absurde qui attribue un « esprit » aux atomes.

Cette idée matérialiste adoptée par les maçons est une nouvelle expression d’une croyance païenne appelée « animisme », qui suppose que toute chose matérielle présente dans la nature (rochers, montagnes, vents, eau, etc.) possède son propre esprit et conscience. Le philosophe grec Aristote combinait cette croyance avec le matérialisme (la croyance que la matière n’est pas créée et c’est la seule valeur absolue) et même de nos jours, l’attribution d’une conscience à des choses inanimées – essence du matérialisme – est devenue une sorte de paganisme contemporain.

Les écrits maçonniques sont pleins de rapports intéressants sur cette croyance. Un article de Mimar Sinan intitulé « Le Chemin de la vérité » soutient que :

« Si nous acceptons la hiérarchie animiste qui soutient que l’esprit existe dans un atome, qu’une molécule dirige l’esprit d’un atome, qu’une cellule dirige l’esprit d’une molécule, qu’un organe dirige l’esprit d’une cellule, l’esprit principal qui dirige tout le corps n’est-il pas le dieu de ces esprits inférieurs ? » [90]

Cette doctrine primitive fausse conduit les maçons à croire que l’ordre et l’équilibre de cet univers est affecté par la matière inanimée. Dans Mimar Sinan, toujours, un article a paru sur le développement géologique du monde. Il affirme que :

« La détérioration de cette surface a lieu de manière si subtile que nous pouvons dire que l’état actuel de la vie a été atteint grâce à l’intelligence présente dans le magma. Si ce n’était pas ainsi, il n’y aurait pas d’eau dans les cavités et la terre serait complètement couverte d’eau. » [91]

Dans un autre article du magazine de Mimar Sinan, on peut lire que les premières cellules vivantes, et celles qui se sont multipliées à partir de celles-ci, étaient conscientes, ont formé un plan et l’ont mis en œuvre :

Les païens d’autrefois vénéraient des idoles en pierre. Les païens d’aujourd’hui vénèrent la matière.
Les païens d’autrefois vénéraient des idoles en pierre. Les païens d’aujourd’hui vénèrent la matière.

« Le début de la vie sur terre s’est produit lorsqu’a surgi la première cellule. Cette cellule a immédiatement commencé à bouger et, suite à une impulsion vitale et vraiment rebelle, elle s’est divisée en deux et a continué à se diviser à l’infini. Cependant, ces cellules séparées ne voyant pas de but à leur vagabondage et, comme si elles en avaient peur, et poussées par une puissante impulsion d’auto-préservation, elles ont coopéré entre elles, se sont unies et travaillent dans une harmonie totalement démocratique et d’autosacrifice à la création de ces organes essentiels à la vie. » [92]

Contrairement à ce qui est affirmé dans cette citation, il n’y a aucune conscience dans une cellule. Y croire n’est rien d’autre que de la superstition. Là encore, comme nous le voyons dans la citation qui précède, afin de nier l’existence et l’activité créatrice d’Allah, on attribue des qualités absurdes aux atomes, aux molécules et aux cellules, telles que l’intelligence, la capacité de planifier, d’autosacrifice et même d »‘harmonie démocratique ». Tout comme il est absurde de dire, à propos de la création d’un tableau que « les couleurs se sont mélangées selon un plan, et ont procédé démocratiquement et en harmonie », l’affirmation des maçons sur l’origine de la vie est dénuée de sens.

Une autre expression des principes superstitieux de la maçonnerie et de son matérialisme, c’est la notion de « la mère nature ». Nous la trouvons dans des films documentaires, des livres, des magazines et même des annonces publicitaires ; elle est utilisée pour exprimer la conviction que la matière inanimée composant la nature (nitrogène, oxygène, hydrogène, carbone, etc.) a un pouvoir conscient, et qu’il a, lui–même, créé les êtres humains et tous les organismes vivants. Ce mythe n’est pas fondé sur l’observation ou la logique, mais est destiné à gagner l’adhésion des gens par un endoctrinement massif. Le but est que les gens oublient Allah, le véritable Créateur, et se tournent vers le paganisme, pour lequel la « nature » est considérée comme le créateur.

La maçonnerie s’efforce de donner forme à ce credo, de le renforcer et de le diffuser, et appuie toutes les forces sociales qu’il considère ses alliés. Un article de Mimar Sinan, intitulé « Réflexions sur le concept et l’évolution de la solidarité du point de vue scientifique », parle de la « mystérieuse harmonie que la mère nature a ordonné » et déclare que celle-ci forme la base de la philosophie humaniste de la maçonnerie. Il déclare, par ailleurs, que la maçonnerie appuiera les mouvements qui adoptent cette philosophie :

« Quand il considère le point de vue des échanges matériels dans le monde des organismes vivants, que des microbes bénéfiques vivant sur la terre et à l’intérieur de notre corps, toutes les plantes, les animaux et les êtres humains existent dans une mystérieuse harmonie ordonnée par notre mère nature, et qu’ils sont constamment engagés dans une solidarité organique, je tiens à réaffirmer que la maçonnerie considère tous les genres de mouvements psychosociaux dédiés au bien-être, à la paix, à la sécurité et au bonheur, en bref, tout mouvement qui est sur la voie de l’humanisme et de l’unité universelle de l’humanité, comme des moyens d’actions pour faire progresser ses propres idéaux. » [93]

Un relief d’une civilisation païenne de Mésopotamie.
Un relief d’une civilisation païenne de Mésopotamie.

Le plus important de ces « moyens d’actions » qui « font progresser les idéaux de la maçonnerie » est la théorie de l’évolution, prétendument scientifique, soutien moderne du matérialisme et de l’humanisme.

Dans le prochain chapitre, nous examinerons de plus près la théorie de l’évolution, du temps de Darwin à la propagande évolutionniste moderne ; elle nous permettra de découvrir la relation secrète qui existe entre la maçonnerie et l’erreur scientifique la plus grande de tous les temps.

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Notes :

[89] Onur Ayangil, « Yeni Gnose », Mimar Sinan, 1977, no. 25, p. 20

[90] Enis Ecer, « Gercegin Yolu », Mimar Sinan, 1979, No. 30, p. 29

[91] Faruk Erengul, « Evrende Zeka », Mimar Sinan, 1982, no. 46, p. 27

[92] Albert Arditti, « Hurriyet-Disiplin-Dinamizm-Statizm », Mimar Sinan, 1974, no. 15, p. 23

[93] Naki Cevad Akkerman, « Bilimsel Acidan Dayanisma Kavrami ve Evrimi Uzerine Dusunceler II », Mimar Sinan, 1976, no. 20, p. 49,

Téléchargement : La Franc-Maçonnerie Mondiale par Harun Yahya

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La Franc-Maçonnerie Mondiale de Harun Yahya traite de l’origine des croyances de la franc-maçonnerie et comment elles ont été sauvegardées jusqu’à nos jours. Ce livre est mis gratuitement à notre disposition par l’auteur sur son site.

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LES CHAPITRES DU LIVRE

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  • Introduction
  • Des templiers à l’Egypte antique
  • L’histoire cachée de la kabbale
  • L’humanisme revisité
  • Le matérialisme revisité
  • La théorie de l’évolution revisitée
  • La guerre maçonnique contre la religion
  • Conclusion

Franc-Maçonnerie partie 16 : L’Objectif Maçonnique : Etablir un Monde Humaniste

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nwoLa philosophie humaniste, que les maçons estiment énormément, repose sur le rejet de la foi en Allah et l’adoration des êtres humains, ou la vénération de l‘humanité à Sa place. Mais, ceci soulève une question importante : les maçons se réservent-ils cette croyance pour eux seuls ou souhaitent-ils la faire adopter par d’autres ?

A l’examen des écrits maçonniques, la réponse apparaît claire : l’objectif de cette organisation est de répandre la philosophie humaniste dans le monde entier et d’éradiquer les religions monothéistes (l’Islam, le Christianisme et le Judaïsme).

Par exemple, dans un article publié dans le magazine maçonnique Mimar Sinan, il est écrit : « Les maçons ne recherchent pas l’origine des idées du mal, de la justice et de l’honnêteté au-delà du monde physique, ils pensent que ces concepts sont nés des conditions sociales, des relations sociales d’une personne et de ses combats dans la vie » et d’ajouter : « La maçonnerie essaie de propager cette idée dans le monde entier. » [53]

Selami Isindag, un maçon turc senior écrit :

« D’après la maçonnerie, afin de sauver l’humanité de la morale du surnaturel basée sur les sources religieuses, il est nécessaire d’établir une morale reposant sur l’amour de l’humanité qui n’est pas relative. Dans ses principes moraux traditionnels, la maçonnerie prend en compte les tendances de l’organisme humain, ses besoins et leur satisfaction, les règles de la vie sociale et leur organisation, la conscience, la liberté de pensée et de parole, et enfin, tout ce qui entre dans la formation de la vie naturelle. Pour cette raison, son objectif est d’établir et d’encourager la morale humaine dans toutes les sociétés. » [54]

Ce que Maître Isindag entend par « sauver les êtres humains de la morale basée sur les sources religieuses » est l’aliénation de tous de la religion. Dans le même ouvrage, Isindag explique cet objectif et ses « principes pour l’établissement d’une civilisation avancée ».

Les principes positifs de la maçonnerie sont nécessaires et suffisent à l’établissement d’une civilisation avancée. Ils regroupent :

– L’acceptation que le Dieu impersonnel (Le Grand architecte de l’univers) est lui-même évolution.

– Le rejet de la croyance dans la révélation, le mysticisme et les croyances vides.

– La supériorité de l’humanisme rationnel et du travail.

Le premier de ces trois articles ci-dessus suppose le rejet de l’existence d’Allah. (Les maçons ne croient pas en Allah, mais dans le Grand architecte de l’univers, et la citation ci-dessus indique que par ce terme, ils entendent évolution.) Le deuxième article rejette la révélation d’Allah et la connaissance religieuse reposant dessus. (Isindag lui-même définit ceci comme des « croyances vides ».) Et le troisième article exalte l’humanisme et le concept humaniste de « travail » (comme dans le communisme). (Allah est bien au-dessus de ce qu’ils Lui imputent.)

Si on considère comment ces idées sont enracinées dans le monde aujourd’hui, on peut apprécier l’influence jouée par la maçonnerie.

Il s’agit d’un autre élément important à noter ici : comment la maçonnerie a-t-elle mis en branle sa mission contre la religion ? A l’examen des écrits maçonniques, on remarque qu’ils souhaitent détruire la religion, particulièrement au niveau sociétal au moyen d’une « propagande » massive. Maître Selami Isindag jette la lumière sur ce sujet dans ce passage de son livre :

« …Même les régimes excessivement répressifs ont échoué dans leurs tentatives de détruire l’institution de la religion. D’ailleurs, les durs excès des méthodes politiques, dans leurs tentatives d’éclairer la société en sauvant le peuple d’une foi et de dogmes religieux vides produisirent l’effet contraire : les lieux de culte qu’ils souhaitaient fermer sont aujourd’hui encore plus remplis que jamais, et la foi et les dogmes qu’ils interdirent comptent encore plus de membres. Dans une autre conférence, nous avons souligné que face à un thème touchant au cœur et à l’émotion, l’interdiction et la force restent sans effet. La seule manière d’amener les peuples des ténèbres aux lumières est la science positive et les principes de la logique et de la sagesse. Si les gens sont éduqués selon ce principe, ils respectent les aspects humanistes et positifs de la religion, mais se préservent de ses croyances et ses dogmes stériles. » [55]

Pour comprendre le sens de ces paroles, il est nécessaire d’en faire une analyse rigoureuse. Isindag indique que la répression de la religion rendra les gens religieux encore plus motivés et renforcera la religion. Par conséquent, afin d’empêcher le renforcement de la religion, Isindag pense que les maçons devraient la détruire au niveau intellectuel. Ce qu’il entend par « science positive et principes de la logique et de la sagesse » n’impliquent pas réellement la science, la logique ou la sagesse. Mais simplement une philosophie matérialiste et humaniste, qui utilisent ces slogans accrocheurs comme camouflage, similairement au darwinisme. Isindag affirme que, lorsque ces idées sont disséminées dans la société, « seuls les éléments humanistes de la religion seront respectés », c’est-à-dire que les seuls éléments de la religion qui subsisteront seront ceux approuvés par la philosophie humaniste. Autrement dit, ils veulent rejeter les vérités de base constituant la charpente de la religion monothéiste (Isindag les appelle des croyances et des dogmes stériles). Ces vérités sont les réalités ultimes telles que l’homme est créé par Allah et est responsable envers Lui.

En résumé, les maçons ambitionnent de détruire les éléments de la foi qui constituent l’essence de la religion. Ils souhaitent diminuer le rôle de la religion à un simple élément culturel qui exprime ses idées sur un nombre de questions morales d’ordre général. Le moyen pour y parvenir, d’après eux, est d’imposer l’athéisme à la société sous couvert de science et de raison. Leur objectif ultime est néanmoins de déposséder la religion de sa place comme élément culturel et d’établir un monde complètement athée.

Dans un article de Isindag, dans le magazine Mason, intitulé « Science positive – Les obstacles de l’esprit et la maçonnerie » il explique :

« En conséquence de tout cela, je voudrais dire que l’obligation humaniste et maçonnique la plus importante pour nous tous est de ne pas nous éloigner de la science et de la raison, de reconnaître que c’est l’unique et meilleur moyen d’après l’évolution, de répandre cette foi parmi les gens et de leur enseigner la science positive. Les paroles d’Ernest Renan sont très importantes : « Si les gens sont instruits et éclairés par la science positive et la raison, les croyances stériles de la religion s’effondreront d’elles-mêmes. » Les paroles de Lessing soutiennent ce point de vue : « Si les êtres humains sont instruits et éclairés par la science positive et la raison, un jour la religion n’aura plus de raison d’être. » [56]

G. E. Lessing et E. Renan. Les maçons voulaient réaliser le rêve de ces deux écrivains athées en effaçant la religion de la face de la terre.
G. E. Lessing et E. Renan. Les maçons voulaient réaliser le rêve de ces deux écrivains athées en effaçant la religion de la face de la terre.

Voilà l’objectif ultime de la maçonnerie. Ils souhaitent détruire complètement la religion et établir un monde humaniste fondé sur le « caractère sacré » de l’humanité. C’est-à-dire qu’ils souhaitent établir un nouvel ordre d’ignorance, dans lequel les hommes rejettent Allah Qui les a créés et se considèrent divins… (Allah est bien au-dessus de ce qu’ils Lui imputent) Cet objectif est la raison d’exister de la maçonnerie. Dans le magazine maçonnique du nom de Ayna (Miroir), ceci est appelé « Temple des idées » :

« Les maçons modernes ont modifié l’objectif des anciens maçons de construire un temple physique en une idée de construction d’un « Temple des idées ». La construction d’un Temple des idées sera possible lorsque les principes et vertus maçonniques seront établis sur terre et le nombre de sages accrus. » [57]

Pour étendre davantage cet objectif, les maçons travaillent sans relâche dans de nombreux pays à travers le monde. L’organisation maçonnique est influente dans les universités, d’autres institutions éducatives, dans les médias, dans le monde des arts et des idées. Elle ne cesse jamais ses efforts pour disséminer sa philosophie humaniste dans la société et discréditer les vérités de la foi à la base de la religion. Nous verrons plus tard que la théorie de l’évolution est un des principaux moyens de propagande des maçons. En outre, ils ambitionnent de construire une société qui ne mentionne même pas le nom d’Allah ou de la religion, mais satisfait uniquement au plaisir, désirs et ambition matérielle des humains. Ce sera une société formée des gens qui ont tourné ouvertement le dos [Coran, Sourate 11, verset 92] à Allah, comme l’avait fait le peuple de Madyan, mentionné dans le Coran. Dans cette culture de l’ignorance, il n’y a pas de place pour la crainte ou l’amour d’Allah, obéir à Sa volonté, pratiquer des actes d’adoration, ni pour des réflexions sur l’au-delà. En fait, ces idées sont considérées comme étant vieillottes et propres aux gens non instruits. Ce message est asséné dans les films, les bandes dessinées et les romans.

Partie 1 : Super-héros, cultes païens et sorcellerie !

Partie 2 : Super-héros, cultes païens et sorcellerie !

Partie 1 : Mangas, cultes païens et satanisme !

Les maçons jouent un rôle leader dans cette vaste supercherie. Mais, de nombreux autres groupes et individus sont également impliqués dans la même tâche. Les maçons les acceptent en tant que « maçons honoraires », et les considèrent comme leurs alliés car ils partagent la même philosophie humaniste. Selami Isindag écrit :

« La maçonnerie accepte par ailleurs ce fait : Dans le monde extérieur, on trouve des sages, qui bien que n’étant pas maçons, embrassent l’idéologie maçonnique. Car cette idéologie est vraiment l’idéologie des êtres humains et de l’humanité. » [58]

Cette lutte continuelle contre la religion repose sur deux arguments ou justifications de base : la philosophie matérialiste et la théorie de l’évolution de Darwin.

Dans les deux chapitres suivants, nous examinerons ces deux arguments, leur origine et leur relation avec la maçonnerie. Alors, nous serons en mesure de mieux comprendre les coulisses de ces idées qui influencèrent le monde depuis le 19ème siècle.

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Notes :

[53] Moiz Berker, « Gercek Masonluk », Mimar Sinan, 1990, no. 77, p. 23

[54] Dr. Selami Isindag, Sezerman Kardes V, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, p. 62

[55] Dr. Selami Isindag, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, pp. 145-146

[56] Dr. Selami Isindag, « Olumlu Bilim-Aklin Engelleri ve Masonluk », Mason Dergisi, année 24, No. 25-26 (décembre 76 – mars 77)

[57] Ibrahim Baytekin, Ayna, Janvier 1999, no : 19, p. 4

[58] Dr. Selami Isindag, Masonluk Ustune, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, p. 32