Temple de Salomon

IslamRéinfo TV : Histoire de la franc-maçonnerie

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Histoire de la franc-maçonnerie des origines jusqu’à nos jours.

Téléchargement : La Franc-Maçonnerie Mondiale par Harun Yahya

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La Franc-Maçonnerie Mondiale de Harun Yahya traite de l’origine des croyances de la franc-maçonnerie et comment elles ont été sauvegardées jusqu’à nos jours. Ce livre est mis gratuitement à notre disposition par l’auteur sur son site.

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LES CHAPITRES DU LIVRE

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  • Introduction
  • Des templiers à l’Egypte antique
  • L’histoire cachée de la kabbale
  • L’humanisme revisité
  • Le matérialisme revisité
  • La théorie de l’évolution revisitée
  • La guerre maçonnique contre la religion
  • Conclusion

Franc-Maçonnerie partie 22 : La Double Colonne

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Un élément indispensable au décor d’une loge maçonnique est la double colonne dans l’entrée. Les mots « Jachin » et « Boaz » y sont gravés, imitant les deux colonnes à l’entrée du temple de Salomon. Mais en réalité, les maçons ne destinent pas ces colonnes en mémoire à Salomon (Que la Paix de Dieu soit sur lui); elles sont l’expression de ces insinuations malpropres contre Salomon (Que la Paix de Dieu soit sur lui). L’origine des ces colonnes remonte à nouveau à l’Egypte antique. Dans l’article intitulé « Allégorie et symboles de nos rituels », le magazine Mimar Sinan explique :

« Par exemple, en Egypte, Horus et Seth sont deux architectes jumeaux et soutiens des cieux. Même Bacchus à Thèbes en était un, lui aussi. Les deux colonnes de nos loges tirent leurs origines de l’Egypte antique. Une de ces colonnes était dans le sud de l’Egypte dans la ville de Thèbes; l’autre dans le nord à Héliopolis. Dans l’entrée du temple Amenta voué à Ptah, le grand dieu d’Egypte, se trouvaient deux colonnes comme dans le Temple de Salomon. Dans les plus anciens mythes associés au soleil, les deux colonnes sont mentionnées, appelées intelligence et puissance, érigées devant le portail de l’entrée vers l’éternité. » [72]

Divers symboles maçonniques : la double colonne, l’oeil, le compas et le carré
Divers symboles maçonniques : la double colonne, l’oeil, le compas et le carré

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Notes :

[72] Koparal Çerman, « Rituellerimizdeki Allegori ve Semboller », Mimar Sinan, 1997, No. 106, p. 38

Franc-Maçonnerie partie 21 : La signification maçonnique de l’étoile à six branches

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Un autre symbole célèbre de la maçonnerie est l’étoile à six branches, formées par l’imposition d’un triangle sur un autre. C’est également le symbole traditionnel des juifs et il apparaît aujourd’hui sur le drapeau d’Israël. Il est entendu que le Prophète Salomon (Que la Paix de Dieu soit sur lui) aurait comme sceau pour la première fois*. Par conséquent, l’étoile à six branches est le sceau d’un prophète, un symbole divin.*

Mais, les maçons le considèrent différemment. Ils n’acceptent pas l’étoile à six branches comme un symbole du Prophète Salomon (Que la Paix de Dieu soit sur lui), mais comme celui du paganisme de l’Egypte antique. Un article de Mimar Sinan intitulé « Allégorie et symboles de nos rituels » présente certains faits intéressants à ce sujet :

Un des symboles les plus importants de la maçonnerie est l’étoile à six branches.
Un des symboles les plus importants de la maçonnerie est l’étoile à six branches.

« Un triangle équilatéral avec trois points à égale distance les uns des autres indique que ces valeurs sont équivalentes. Ce symbole adopté par les maçons est connu comme l’Etoile de David ; il s’agit d’un hexagramme formé par l’imposition d’un triangle équilatéral sur un autre. Aujourd’hui il est connu comme le symbole du Judaïsme et apparaît sur le drapeau d’Israël. Mais en réalité, l’origine de ce symbole est l’Egypte antique… Cet emblème fut d’abord créé par les chevaliers du Temple qui commencèrent à l’utiliser comme symbolisme dans la décoration des murs de leurs églises. Car ils furent les premiers à découvrir à Jérusalem quelques vérités importantes sur le Christianisme. Après que les templiers furent éliminés, cet emblème commença à être utilisé dans les synagogues. Mais dans la maçonnerie, nous utilisons sans aucun doute ce symbole dans le sens universel qu’il avait dans l’Egypte antique. Dans ce sens, nous avons associé deux forces importantes ensemble. Si vous effacez les bases supérieures et inférieures des deux triangles équilatéraux, vous trouverez ce symbole rare que vous connaissez bien. » [69]

En fait, nous devons interpréter tous les symboles maçonniques en relation avec le Temple de Salomon de cette façon. Comme il a été révélé dans le Coran, Salomon (Que la Paix de Dieu soit sur lui) était un prophète que certains souhaitaient calomnier et présenter comme impie. Dans un verset du Coran, Allah nous dit, »Ils ont préféré suivre ce que les démons rapportaient sur le règne de Salomon. Mais Salomon n’était pas négateur , ce sont les démons qui l’étaient… » [Coran, Sourate 2, verset 102]

L’étoile à six branches est le sceau d’un prophète et un symbole divin. Cependant, les maçons l’interprètent selon les croyances païennes de l’Egypte antique.
L’étoile à six branches est le sceau d’un prophète et un symbole divin*. Cependant, les maçons l’interprètent selon les croyances païennes de l’Egypte antique.

*Note Islam Réinformation : Harun Yahya commet une erreur lorsqu’il affirme que l’étoile à 6 branches est vraiment le sceau du prophète Salomon (Que la Paix de Dieu soit sur lui) car le vrai sceau, d’après les sources juives les plus anciennes, n’était autre que l’attestation qu’il n’y a qu’un Dieu unique. Cela correspond au sceau du prophète Mohammed (Que la Paix et la Bénédiction de Dieu soit sur lui), ce qui nous permet de supposer que ce que disent les juifs sur le vrai sceau est véridique et Allah est plus savant. 

Les maçons adoptèrent cette idée corrompue attribuée par erreur au Prophète Salomon, le considérant comme un représentant des croyances païennes d’Egypte antique. Pour cette raison, ils lui conférèrent une place importante dans leurs doctrines. Dans son livre, The Occult Conspiracy, l’historien américain Michael Howard explique que depuis le Moyen Age, Salomon (Que la Paix de Dieu soit sur lui) est considéré comme un magicien et comme celui qui introduisit des idées païennes dans le Judaïsme. [70] Howard explique que les maçons considèrent le Temple de Salomon comme un « temple païen » et lui attribue une telle importance pour cette raison. [71]

Cette fausse image fabriquée contre le Prophète Salomon (Que la Paix de Dieu soit sur lui), qui était un serviteur pieux et obéissant d’Allah, révèle les véritables origines de la maçonnerie.

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Notes :

[69] Koparal Çerman, « Rituellerimizdeki Allegori ve Semboller », Mimar Sinan, 1997, no. 106, p. 34

[70] Michael Howard, The Occult Conspiracy: The Secret History of Mystics, Templars, Masons and Occult Societies, 1ère éd., Londres, Rider, 1989, p. 8

[71] Michael Howard, The Occult Conspiracy: The Secret History of Mystics, Templars, Masons and Occult Societies, 1ère éd., Londres, Rider, 1989, p. 9

Franc-Maçonnerie partie 11 : Des Templiers aux Maçons

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734154_10151346607801880_1144622404_nLorsque nous avons mentionné les templiers plus tôt, nous avons remarqué que cet ordre particulier de croisés avait été touché par un « secret » trouvé à Jérusalem, qui leur fit abandonner le christianisme pour pratiquer des rites magiques. Nous avons indiqué que de nombreux chercheurs étaient arrivés à la conclusion que ce secret était lié à la Kabbale. Par exemple dans son livre, Histoire de la Magie, l’écrivain français Eliphas Lévi, présente des preuves précises révélant que les templiers furent initiés aux mystérieuses doctrines de la Kabbale, c’est-à-dire qu’ils furent secrètement formés à cette doctrine. [29] On voit donc qu’une doctrine avec des racines en Egypte antique a été transmise aux templiers par le biais de la Kabbale.

Dans Le Pendule de Foucault, le célèbre romancier italien, Umberto Eco, narre ces faits au cours de l’intrigue. Tout au long du roman, il raconte par la bouche des protagonistes que les templiers furent influencés par la Kabbale et que les kabbalistes possédaient un secret dont on pouvait retrouver la trace à l’époque des pharaons de l’Egypte antique. D’après Eco, certains juifs éminents apprirent des secrets venus de l’Egypte antique et insérés plus tard dans les premiers cinq livres de l’Ancien Testament (Le Pentateuque). Mais, ce secret, transmis secrètement, ne pouvait être compris que des kabbalistes (Le Zohar, écrit plus tard en Espagne et formant le livre fondamental de la Kabbale, traite des secrets de ces cinq livres). Après avoir déclaré que les kabbalistes lisèrent ce secret égyptien dans les mesures géométriques du temple de Salomon, Eco écrit que les templiers l’apprirent des rabbins kabbalistes présents à Jérusalem :

« Le secret, c’est-à-dire ce que le Temple avait déjà complètement révélé, est soupçonné uniquement par un petit groupe de rabbins restés en Palestine… et les templiers l’apprirent d’eux. » [30]

Un modèle du Temple de Salomon. Les templiers et les maçons, du fait de leurs croyances superstitieuses concernant le Prophète Salomon (Que la Paix de Dieu sur lui), pensent qu’un "secret" existe dans ce temple provenant d’anciennes civilisations païennes. C’est pour cette raison que la littérature maçonnique insiste tant sur le Temple de Salomon.
Un modèle du Temple de Salomon. Les templiers et les maçons, du fait de leurs croyances superstitieuses concernant le Prophète Salomon (Que la Paix de Dieu sur lui), pensent qu’un « secret » existe dans ce temple provenant d’anciennes civilisations païennes. C’est pour cette raison que la littérature maçonnique insiste tant sur le Temple de Salomon.

Lorsque les templiers adoptèrent cette doctrine kabbaliste d’origine égyptienne, ils entrèrent naturellement en conflit avec l’establishment chrétien qui dominait l’Europe. Un conflit qu’ils avaient en commun avec une autre force importante : les juifs. Après que les templiers furent arrêtés, par ordre commun du Roi de France Philippe le Bel et du Pape en 1307, l’ordre entra dans la clandestinité, mais son influence perdura, et ce d’une manière plus radicale et plus déterminée.

Comme il a été dit précédemment, un nombre significatif de templiers échappa à l’arrestation et en appela au Roi d’Ecosse, le seul royaume européen à l’époque qui n’avait pas accepté l’autorité du Pape. En Ecosse, ils infiltrèrent la guilde des maçons et, à termes, en prirent le contrôle. Les guildes adoptèrent les traditions des templiers et ainsi, la graine maçonnique fut plantée en Ecosse. Le courant dominant de la maçonnerie, « le rite écossais ancien et accepté » existe encore jusqu’à ce jour.

Au fil de nos enquêtes détaillées dans le Nouvel ordre maçonnique, il nous a été possible de retrouver dès le début du 14ème siècle des traces des templiers (et de certains juifs alliés à eux) à différentes époques de l’histoire européenne. Sans entrer dans les détails, voici certains titres de chapitre sous lesquels nous avons examiné le sujet :

• On trouvait en Provence, en France, un important refuge de templiers. Pendant les arrestations, ils furent très nombreux à s’y cacher. Une autre caractéristique importante de cette région est qu’il s’agit du centre de kabbalisme le plus connu en Europe. C’est en Provence que la tradition orale de la Kabbale fut transcrite sous forme de livre.

• La révolte des paysans en Angleterre, en 1381, fut, d’après certains historiens, attisée par une organisation secrète. Les experts qui étudient l’histoire de la maçonnerie s’accordent sur le fait que cette organisation secrète n’était autre que les templiers. C’était plus qu’un simple soulèvement civil : une attaque planifiée contre l’Eglise catholique. [31]

• Un demi-siècle après cette révolte, un ecclésiastique en Bohême du nom de Jean Huss lança un soulèvement contre l’Eglise catholique. Dans les coulisses de ce soulèvement, on retrouvait encore les templiers. En outre, Huss était très intéressé par la Kabbale. Avigdor Ben Isaac Kara fut l’un des plus importants noms influencés par le développement de ses doctrines. Kara était un rabbin de la communauté juive de Prague et un kabbaliste. [32]

Des exemples tels que ce dernier sont le signe que l’alliance entre les templiers et les kabbalistes avait pour objectif un changement de l’ordre social européen. Ce changement impliquait une modification de la culture chrétienne de l’Europe et son remplacement par une culture basée sur des doctrines païennes comme la Kabbale. Ensuite, après ce changement culturel, des changements politiques suivraient. Les révolutions française et italienne, par exemple…

Dans les sections suivantes, nous analyserons certains moments décisifs de l’histoire de l’Europe. Nous découvrirons qu’à chaque étape on retrouve une force qui souhaitait aliéner l’Europe de son héritage chrétien pour le remplacer par une idéologie laïque et, avec ce programme en tête, détruire ses institutions religieuses. Cette force essaya de faire accepter à l’Europe une doctrine qui avait été transmise depuis l’Egypte antique par la Kabbale. Comme nous l’avons évoqué précédemment, à la base de cette doctrine se trouvent deux concepts importants : humanisme et matérialisme.

Commençons tout d’abord par analyser l’humanisme.

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Notes :

[29] Eliphas Lévi, Histoire de la Magie, p. 273 ; Nesta H. Webster, Secret Societies And Subversive Movements, Boswell Publishing Co., Ltd., Londres, 1924

[30] Umberto Eco, Le Pendule de Foucault, traduit de l’italien par Jean-Noël Schifano, Editions Grasset, p. 450

[31] Pour ces thèses sur la Franc-maçonnerie, voir John J. Robinson, Born in Blood: The Lost Secrets of Freemasonry, New York : M. Evans & Company, 1989

[32] Encyclopaedia Judaica, vol. 10, p. 759

Franc-Maçonnerie partie 3 : Les Templiers et la Kabbale

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The Hiram Key (La clé d’Hiram) : des pharaons, des francs-maçons et la découverte des parchemins secrets de Jésus
The Hiram Key (La clé d’Hiram) : des pharaons, des francs-maçons et la découverte des parchemins secrets de Jésus

Un livre écrit par deux maçons, Christopher Knight et Robert Lomas, intitulé The Hiram Key (La clé d’Hiram) révèle certains faits importants sur les origines de la franc-maçonnerie. D’après ces auteurs, il est évident que la maçonnerie est la continuation des templiers. Les auteurs examinent par ailleurs les origines des templiers.

Selon leur thèse, les templiers connurent un changement considérable alors qu’ils étaient à Jérusalem. A la place du Christianisme, ils adoptèrent d’autres doctrines. Le secret qu’ils découvrirent dans le Temple de Salomon à Jérusalem, dont ils pensaient fouiller les ruines, est à l’origine de ce changement. Ils expliquent que les templiers utilisaient leur soi-disant rôle de protecteur des pèlerins chrétiens qui se rendaient en Palestine comme prétexte, mais que leur véritable objectif était bien différent :

« …Il n’y a aucune preuve que ces templiers ne protégèrent jamais les pèlerins, mais d’un autre côté, nous allions bientôt découvrir qu’il existe des preuves probantes qu’ils entreprirent des fouilles sous les ruines du temple d’Hérode… » [12]

Un Temple à la fois Templier et Maçonnique : La chapelle De Rosslyn

L’Eglise connue sous le nom de « Chapelle de Rosselyn » près d’Edimbourg en Ecosse est reconnue comme étant un symbole des croyances païennes hérétiques des templiers. Au cours de la construction de ce bâtiment, les maçons et les rosicruciens, successeurs des templiers, furent embauchés et décorèrent toute la chapelle avec des symboles représentant leur philosophie païenne.

Dans une publication de la maçonnerie turque, le magazine Mimar Sinan, les origines maçonniques et les éléments païens de la Chapelle sont décrits en ces termes :

« La preuve la plus convaincante de l’unité des templiers et des maçons en Ecosse est le château et la chapelle du village de Rosslyn, situé à 10 km au sud d’Edimbourg et à 15 km de l’ancien centre templier de Balantrodoch. Les templiers ont vécu dans cette région et dans ce château plus particulièrement après 1312 sous la protection des Barons de Sinclair.

…La chapelle fut construite entre 1446-48 par Sir William Sinclair qui était l’un des nobles les plus proéminents de l’époque en Ecosse et même en Europe. Les maçons et les rosicruciens travaillèrent à la construction. L’architecte en chef de l’oeuvre était le Grand Maître Templier Sir William Sinclair qui amena des architectes maçons itinérants et des tailleurs de pierre de tous les coins d’Europe. De nouvelles maisons furent construites dans le village voisin de Rosslyn et une loge fut ouverte…

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Le plan et la décoration de la chapelle sont uniques. Il n’existe pas d’autre exemple en Ecosse ni même en Europe. Elle a parfaitement capturé l’atmosphère du temple d’Hérode et chacune de ses parties a été décorée de symboles maçonniques. Parmi les symboles, il y a des reliefs sur les murs et des arches illustrant les têtes d’Hiram et de son meurtrier, un relief d’une cérémonie initiatique, les clés de voûte des arches et des compas. A part le fait que la chapelle ait été construite dans un style nettement païen avec des éléments architecturaux égyptiens, hébreux, gothiques, normands, celtiques, scandinaves, templiers et maçonniques, et qu’elle contienne de très riches exemples d’oeuvres en pierre, un de ses aspects les plus intéressants est que les sommets des colonnes sont décorés avec des motifs de cactus et de maïs, en plus d’autres formes de plantes diverses.« 

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La Chapelle Roselyn aujourd’hui et un exemple de ses symboles païens.

« Il y a tant d’éléments décoratifs païens dans la chapelle, qu’un prêtre relatant le baptême du Baron de Rosselyn qu’il avait officié en 1589 se plaignit, « du fait que la chapelle est remplie d’idoles païennes, il n’y a pas de place appropriée pour y administrer le sacrement. Le 31 août 1592, à cause de la pression exercée sur le Baron Olivier Sinclair de Rosselyn, l’autel de style païen de la chapelle fut détruit.« 

(Tamer Ayan, « The Oldest Known Masonic Institution-the Scottish Royal Order », Mimar Sinan, 1998, no.110, pp.18-19)

Les auteurs de The Hiram Key ne furent pas les seuls à trouver des preuves de ces fouilles. L’historien français Gaétan Delaforge soutient la même théorie :

« Les neuf chevaliers avaient pour véritable mission d’entreprendre des fouilles de la zone dans le but d’acquérir certains manuscrits et reliques, renfermant l’essence des traditions secrètes du Judaïsme et de l’Egypte antique. » [13]

A la fin du 19ème siècle, Charles Wilson des Royal Engineers entama des fouilles archéologiques dans Jérusalem. Il en vint à la conclusion que les templiers étaient entrés dans Jérusalem pour étudier les ruines du temple. Wilson découvrit des traces de fouilles et d’excavation sous les fondations du temple et en déduit qu’elles avaient été faites avec des outils appartenant aux templiers. Ces objets sont toujours dans la collection de Robert Brydon, détenteur d’archives complètes sur les templiers. [14]

9782354900359FSLes auteurs de The Hiram Key argumentent que ces excavations des templiers ne furent pas vaines ; que l’ordre découvrit à Jérusalem certaines reliques qui les amenèrent à concevoir le monde de manière différente. En outre, de nombreux chercheurs partagent la même opinion. Quelque chose a dû pousser les templiers, en dépit de leur christianisme initial et des racines chrétiennes de leur pays natal, à adopter un système de croyances et une philosophie complètement différente de celle du christianisme, à célébrer des messes hérétiques et à procéder à des rituels de magie noire.

D’après les positions communes de nombreux chercheurs, ce « quelque chose » était la Kabbale.

Le mot Kabbale signifie « tradition orale ». Les encyclopédies et les dictionnaires la définissent comme une branche ésotérique et mystique de la religion juive. D’après cette définition, la Kabbale enquête sur le sens caché de la Torah et d’autres écrits religieux juifs. Mais, en y regardant de plus près, nous découvrons que la réalité est bien différente. Nous en sommes venus à la conclusion que la Kabbale est une tradition enracinée dans l’idolâtrie païenne ; qui existait avant la Torah et s’est répandue dans le Judaïsme après que la Torah fut révélée.

Ces données intéressantes sur la Kabbale sont expliquées par une source tout aussi intéressante. Murat Ozgen, franc-maçon turc, soutient l’argument suivant dans son livre,Masonluk Nedir ve Nasildir? (Qu’est-ce que la franc-maçonnerie et à quoi ressemble-t-elle ?) :

« On ne sait pas exactement d’où vient la Kabbale et comment elle s’est développée. Il s’agit du nom générique d’une philosophie unique, ésotérique et mystique à la teneur métaphysique, plus particulièrement liée à la religion juive. Elle est considérée comme le mysticisme juif, mais certains des éléments qu’elle renferme démontrent qu’elle a été élaborée bien avant la Torah. » [15]

L’historien français, Roger Gougenot des Mousseaux, explique que la Kabbale est en réalité plus ancienne que le Judaïsme. [16] L’historien juif, Theodore Reinach, indique que la Kabbale est un « poison subtil qui pénètre dans les veines du judaïsme et l’infecte entièrement« . [17]

Salomon Reinach qualifie la Kabbale de « l’une des pires aberrations que l’esprit humain ait conçue« . [18]

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Bien que la Kabbale se soit développée à l’intérieur du Judaïsme, elle dépend de sources qui lui sont extérieures. La Kabbale a surgi des croyances païennes de l’Egypte antique et de la Mésopotamie.
Bien que la Kabbale se soit développée à l’intérieur du Judaïsme, elle dépend de sources qui lui sont extérieures. La Kabbale a surgi des croyances païennes de l’Egypte antique et de la Mésopotamie.

Si Reinach affirme que la Kabbale est « l’une des pires aberrations que l’esprit humain ait conçue« , c’est en raison du lien important de cette doctrine avec la magie. Pendant des milliers d’années, la Kabbale a été l’une des pierres angulaires de toutes sortes de rituels magiques. Il est d’avis que les rabbins qui étudient la Kabbale possèdent des pouvoirs magiques considérables. D’autre part, de nombreux non juifs ont été influencés par la Kabbale et ont tenté de pratiquer la magie en se servant de ses doctrines. Les tendances ésotériques qui prirent place en Europe à la fin du Moyen Age, particulièrement telles qu’elles furent pratiquées par les alchimistes, ont pour origine, et ce dans une large mesure, la Kabbale.

Ce qui est étrange, c’est que le Judaïsme est une religion monothéiste, provenant de la révélation de la Torah à Moïse (Que la Paix de Dieu soit sur lui). Mais, au sein de cette religion on trouve une tradition appelée la Kabbale qui adopte les pratiques de base de la magie interdites par la religion. Ce qui fournit les preuves de ce que nous présentions plus haut et démontre que la Kabbale est en réalité un élément qui a pénétré le Judaïsme de l’extérieur.

Le Monde Obscur De La Kabbale

L’historien Théodore Reinach décrit la Kabbale comme "un poison subtil qui entre dans les veines du Judaïsme et l’infecte complètement." Salomon Reinach définit laKabbale comme "l’une des pires aberrations de la pensée humaine". Ces images des travaux kabbalistes modernes reflètent le monde obscur de la Kabbale.
L’historien Théodore Reinach décrit la Kabbale comme « un poison subtil qui entre dans les veines du Judaïsme et l’infecte complètement. »
Salomon Reinach définit laKabbale comme « l’une des pires aberrations de la pensée humaine ». Ces images des travaux kabbalistes modernes reflètent le monde obscur de la Kabbale.

Mais, quelle est à la source de cet élément ?

D’après le spécialiste en historie judaïque Antoine Fabre d’Olivet, elle vient de l’Egypte antique : Selon cet auteur, les origines de la Kabbale remontent à l’Egypte antique. La Kabbale est une tradition apprise par certains des chefs israélites de l’Egypte antique et transmise de bouche à oreille de génération en génération. [19]

C’est pourquoi il est nécessaire d’examiner l’Egypte antique pour trouver les origines de la chaîne Kabbale –> Templiers -> Franc-maçonnerie.

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Notes :

[12] Christopher Knight et Robert Lomas, The Hiram Key, Arrow Books, 1997, p. 37

[13] G. Delaforge, The Templar Tradition in the Age of Aquarius; Christopher Knight, Robert Lomas, The Hiram Key, p. 37

[14] C. Wilson, The Excavation of Jerusalem, Christopher Knight, Robert Lomas, The Hiram Key, p. 38

[15] Murat Ozgen Ayfer, Masonluk Nedir ve Nasildir?, Istanbul 1992, pp. 298-299

[16] Gougenot des Mousseaux dans Le Juif, La Judaïsme et la Judaïsation des Peuples Chrétiens, 2ème édition, 1886, p. 499

[17] Nesta H. Webster, Secret Societies And Subversive Movements, Boswell Publishing Co., Ltd., Londres, 1924 ; p. 9

[18] Theodore Reinach, Histoire des Israélites, p. 221, et Salomon Reinach, Orpheus, p. 299

[19] Fabre d’Olivet, La langue hébraïque, 1815, p. 2

Franc-Maçonnerie partie 2 : Les Templiers

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Les templiers ou, sous leur nom complet, les Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon, furent fondés en 1119, c’est-à-dire 20 ans après la prise de Jérusalem par les croisés. Les fondateurs de l’ordre étaient deux chevaliers français, Hugues de Payns et Geoffroy de Saint-Omer. Au départ, l’ordre comptait 9 membres, mais s’agrandissait régulièrement. Leur nom fait référence au Temple de Salomon, car ils choisirent pour base la montagne du temple où se trouvaient les ruines de ce dernier. Sur ce même emplacement se trouvait le Dôme du Rocher (Qubbat as-Sakhrah).

Les templiers se nommèrent « pauvres chevaliers », mais en peu de temps, ils devinrent très riches. Les pèlerins chrétiens, venus d’Europe jusqu’en Palestine, étaient entièrement sous le joug de cet ordre, et c’est grâce à leur argent qu’ils s’enrichirent. De plus, ils établirent pour la première fois un système de chèques et de crédit, semblable à celui d’une banque. D’après les auteurs britanniques, Michael Baigent et Richard Leigh, ils établirent une sorte de capitalisme moyenâgeux, et pavèrent le chemin pour le système banquier moderne avec leurs transactions à intérêt. [5]

Les templiers furent les principaux responsables des attaques des croisés et du meurtre des musulmans. C’est pourquoi, le commandeur suprême musulman Saladin, qui vainquit l’armée des croisés en 1187, à la bataille de Hattin, et qui plus tard délivra Jérusalem, exécuta les templiers pour les meurtres qu’ils avaient commis, alors même qu’il avait pardonné un grand nombre de chrétiens. Malgré la perte de Jérusalem et les nombreux morts et blessés déplorés, les templiers existaient toujours. De plus, malgré la diminution progressive de la présence chrétienne en Palestine, leur puissance en Europe se renforçait, et en commençant par la France, puis dans d’autres pays, ils devinrent un état dans l’état.

Les templiers développèrent une foi païenne la faisant passer pour chrétienne.
Les templiers développèrent une foi païenne la faisant passer pour chrétienne.

Il va sans dire que leur puissance politique inquiétait les monarques européens. Mais un autre aspect des templiers mettait également mal à l’aise le clergé : l’ordre s’était progressivement éloigné de la foi chrétienne, et lors de son séjour à Jérusalem, avait adopté des doctrines mystiques étranges. Des rumeurs racontaient qu’ils organisaient d’étranges rites pour donner forme à ces doctrines.

Ainsi, en 1307, le Roi de France, Philippe Le Bel, décida de faire arrêter tous les membres de l’ordre. Certains réussirent à s’échapper, mais la plupart d’entre eux furent arrêtés. Le pape Clément V se joignit également à cette purge. S’ensuit une longue période d’interrogatoires et de procès, au cours desquels de nombreux templiers reconnurent avoir nourri des croyances hérétiques, rejeté la foi chrétienne et insulté Jésus dans leurs messes. Enfin, les responsables des templiers, appelés « grands maîtres », à commencer par le plus important d’entre eux, Jacques de Molay, maître du Temple élu en 1293, furent exécutés en 1314 par ordre de l’Eglise et du Roi. La majorité d’entre eux furent emprisonnés, et l’ordre dispersé et officiellement dissous.

Les templiers fuyant l’Eglise, furent recueillis par le Roi d’Ecosse, Robert 1er Bruce
Les templiers fuyant l’Eglise, furent recueillis par le Roi d’Ecosse, Robert 1er Bruce

Certains historiens ont tendance à présenter le procès des templiers comme un complot ourdi par le Roi de France et à considérer les chevaliers innocents des accusations portées. Mais, cette interprétation échoue bien sous plusieurs aspects. Nesta H. Webster, la célèbre historienne britannique aux connaissances approfondies sur l’histoire occulte, analyse ces aspects dans son livre, Secret Societies and Subversive Movements. D’après elle, la tendance à absoudre les templiers des hérésies qu’ils confessèrent pendant les procès est injustifiée. Premièrement, au cours des interrogatoires, malgré les allégations habituelles, tous les templiers ne furent pas torturés.

Les guerriers et les banquiers: un livre sur les templiers
Les guerriers et les banquiers: un livre sur les templiers

« En outre, les confessions des chevaliers semblent-elles être le fruit de la pure imagination des hommes sous la torture ? Il est assurément difficile de croire que les comptes-rendus détaillés de la cérémonie d’initiation faits par des hommes répartis dans différents pays, tous semblables les uns aux autres, mais formulés différemment, soient de pures inventions. Si les victimes avaient été forcées d’inventer, elles se seraient sûrement contredites entre elles, auraient hurlé dans leur agonie que toutes sortes de rites extravagants et invraisemblables avaient lieu dans le seul but de satisfaire les demandes de leurs interlocuteurs. Mais tel ne fut pas le cas, chacune d’entre elles semblent décrire la même cérémonie plus ou moins intégralement, avec des caractéristiques propres à la personnalité du narrateur, et dans l’ensemble, toutes les histoires concordent. » [6] 

Quoi qu’il en soit, le procès des templiers se solda par la fin de l’ordre. Mais, bien que l’ordre cessât « officiellement » d’exister, il ne disparut pas réellement. Au cours des arrestations soudaines de 1307, certains templiers s’échappèrent en réussissant à brouiller les pistes. D’après une thèse s’appuyant sur différents documents historiques, un nombre important de templiers se réfugia dans le seul royaume européen qui ne reconnaissait pas l’autorité de l’Eglise catholique au 14ème siècle, l’Ecosse. Ils s’y réorganisèrent sous la protection du Roi d’Ecosse, Robert 1er Bruce. Quelques temps plus tard, ils découvrirent un moyen pratique de camouflage grâce auquel ils poursuivirent leur existence clandestine : ils infiltrèrent la plus importante guilde des Îles Britanniques médiévales : la loge des maçons, pour finir par en prendre le contrôle. [7]

La loge des maçons changea de nom au début de l’ère moderne, et se nomma « Loge maçonnique ». Le Rite écossais est la plus ancienne branche maçonnique et remonte au début du 14ème siècle, aux templiers réfugiés en Ecosse. Les noms donnés aux plus hauts degrés du Rite écossais correspondent aux titres attribués des siècles plus tôt aux chevaliers de l’ordre des templiers. Ils sont toujours utilisés de nos jours.

Bref, les templiers n’ont pas disparu, mais leur philosophie, leurs croyances et leurs rituels perdurent sous la forme de la franc-maçonnerie. Cette thèse est soutenue par une pléthore de preuves historiques, et est admise aujourd’hui par un grand nombre d’historiens occidentaux, qu’ils soient francs-maçons ou non. Dans notre livre, Le Nouvel ordre maçonnique, nous avons examiné en détail ces preuves.

Les magazines publiés par les maçons pour leurs propres membres font souvent allusion à cette thèse qui établit que la maçonnerie remonte aux templiers. Les francs-maçons admettent volontiers cette théorie. Un de ces magazines, intitulé Mimar Sinan (publication des francs-maçons turcs) décrit la relation entre l’Ordre des templiers et la franc-maçonnerie en ces termes :

Le magazine Mimar Sinan, publication maçonnique turque privée destinée à ses propres membres.
Le magazine Mimar Sinan, publication maçonnique turque privée destinée à ses propres membres.

« En 1312, lorsque le Roi de France, sous la pression de l’Eglise, abolit l’Ordre des templiers et donna leurs biens aux Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, les activités des templiers ne cessèrent point. La grande majorité des templiers trouva refuge dans les loges de francs-maçons existant en Europe à cette époque. Le chef des templiers, Mabeignac, avec d’autres membres, trouva refuge en Ecosse, déguisé en maçon sous le nom de Mac Benach. Le Roi d’Ecosse, Robert 1er Bruce, les accueillit et les laissa jouer une influence importante sur les loges maçonniques en Ecosse. Par conséquent, les loges écossaises acquirent une importance considérable en termes d’art et d’idées.

Aujourd’hui, les francs-maçons prononcent le nom Mac Benach avec considération. Les maçons écossais, qui héritèrent de l’héritage des templiers, le ramenèrent en France des années plus tard et y établirent la base du rite connu sous le nom de Rite écossais. » [8]

Pour conclure, nous estimons qu’il est évident que les racines de la franc-maçonnerie remontent à l’Ordre des Templiers et que les maçons ont adopté la philosophie de cet ordre. Les maçons eux-mêmes le reconnaissent. Mais assurément, ce qui compte le plus pour nous, c’est la nature de cette philosophie. Pourquoi les templiers ont-ils abandonné le Christianisme pour devenir un ordre hérétique ? Qu’est-ce qui les a conduit jusque là ? Pourquoi ont-ils connu un tel changement à Jérusalem ? Par l’entremise de la maçonnerie, quel a été l’effet sur le monde de cette philosophie adoptée par les templiers ?

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Notes :

[5] Michael Baigent, Richard Leigh, The Temple and the Lodge, Londres, Corgi Books, 1990, pp. 78-81

[6] Nesta H. Webster, Secret Societies And Subversive Movements, Boswell Publishing Co., Ltd., Londres, 1924, Chapitre 3

[7] Pour ces thèses sur la Franc-maçonnerie, voir John J. Robinson, Born in Blood: The Lost Secrets of Freemasonry, New York. M. Evans & Company, 1989

[8] Ender Arkun, « Masonlarin Dusunce Evrimine Katkisina Kisa Bir Bakis », Mimar Sinan, 1990, no. 77, p. 68

[9] Teoman Biyikoglu, « Tampliyeler ve Hurmasonlar », Mimar Sinan, 1997, no. 106, p. 11

[10] Teoman Biyikoglu, « Tampliyeler ve Hurmasonlar », Mimar Sinan, 1997, no. 106, p. 9

[11] Teoman Biyikoglu, « Tampliyeler ve Hurmasonlar », Mimar Sinan, 1997, no. 106, p. 19