sionisme

Téléchargement : Pourquoi la Oumma n’a pas pu secourir la Palestine ?

Publié le

L’Observatoire des islamologues de France a rédiger un article concis sur les causes de l’humiliation des palestiniens et plus largement de la communauté musulmane.

Fichier format PDF

palestine

Abdallah Ibn Hussein, premier roi de Jordanie

Publié le

JORDAN-ABDALLAH
Abdallah Ibn Hussein (1882/1951)

Une enfance entre Istanbul et le Hedjaz

Abdallah est né en février 1882 à La Mecque. Il passe les premières années de sa vie dans le Hedjaz avant de devoir s’exiler avec son père Hussein et ses frères (Ali 1879-1935 et Faysal 1883-1933) à Constantinople en 1891, où le sultan ottoman Abdülhamid II préfère les garder à proximité, en les plaçant en résidence surveillée sur la rive européenne du Bosphore. C’est là que le jeune Abdallah reçoit l’essentiel de son éducation et découvre les différents courants modernistes et culturels qui se développent dans la capitale en pleine effervescence au début du XXème siècle.

Lorsque son père est autorisé par le nouveau régime Jeune-turc à rentrer dans le Hedjaz en tant que Chérif de La Mecque en 1908, Abdallah, alors âgé de 25 ans, doit renoncer à la vie de palais pour retrouver les coutumes bédouines en Arabie. Il aura cependant vite l’occasion de retourner à Constantinople, en tant que député du Hedjaz au nouveau Parlement prévu par la Constitution de 1876 et rétabli par les Jeunes-Turcs. Entre 1910 et 1914, il multiplie donc les voyages entre Constantinople et le Hedjaz. Au cours de ces longs voyages, le jeune Hachémite se lie d’amitié avec le khédive d’Egypte. C’est d’ailleurs au Caire qu’Abdallah rencontre pour la première fois le consul britannique en Egypte, Kitchener, en avril 1914.

Le rapprochement avec les Britanniques

Abdallah cherche alors à convaincre les Britanniques d’aider son père à obtenir un pouvoir autonome et héréditaire sur le Hedjaz. Mais cette première prise de contact n’aboutit pas et Kitchener se contente d’assurer la sympathie de la couronne d’Angleterre pour la cause hachémite. Ce n’est que quelques mois plus tard, avec l’entrée en guerre de l’Empire Ottoman aux côtés des Empires centraux, que les Alliés, et notamment les Britanniques, commencent à trouver un certain intérêt à la famille Hachémite qui, de par son prestige religieux, pourrait entériner les appels aux Djihads lancés par le calife de Constantinople ; les contacts se multiplient alors entre la famille Hachémite et les autorités britanniques (correspondance Hussein-MacMahon) jusqu’à ce que la révolte arabe contre les Ottomans soit déclenchée en 1916. Abdallah est chargé, tout comme ses frères, de l’organisation des combats. Si Abdallah y joue un rôle non négligeable en maintenant avec son frère Ali un blocus efficace sur Médine jusqu’à la fin de la guerre, c’est véritablement Fayçal qui, conseillé par le Britannique Lawrence d’Arabie, assure les principales victoires des forces nationalistes arabes en remontant jusqu’en Syrie. Abdallah justifiera plus tard cette révolte comme une volonté de rétablir un Islam arabe, qui était alors usurpé et bafoué par le gouvernement Jeune-turc. D’une manière plus générale, le Chérif et ses fils rêvent de restaurer, sous leur égide, l’ancienne gloire des Arabes en réunissant les populations chrétiennes, musulmanes et juives des provinces arabes de l’Empire ottoman dans le cadre d’une confédération. Chaque fils Hachémite serait alors à la tête d’un Etat arabe qui constituerait cette confédération. Abdallah entretiendra cette ambition toute sa vie.

De plus, de par leur prestige, les Hachémites considèrent qu’une certaine primauté leur revient sur les tribus de la péninsule arabe. Mais ce n’est pas l’avis du principal ennemi du Chérif, Abd al-Aziz Ibn Saoud, émir du Nedjed, qui menace fortement leur position. Abdallah, au caractère peu belliqueux, doit alors affronter ce redoutable adversaire en mai 1919. Le 21 mai, la prise de Turaba par Abdallah tourne au désastre : son campement est attaqué par surprise pendant la nuit par les guerriers Ikhwan. Abdallah, qui échappe de justesse à la mort, est contraint de s’enfuir et perd une bonne partie de ses hommes. Conscient de son impuissance face à Ibn Sa’oud, il choisit de remonter vers Maan, dans le nord de la Péninsule avec 300 hommes (essentiellement des bédouins et des nationalistes syriens) en novembre 1920. Il convoite alors le royaume d’Irak. Mais ce dernier sera donné à son frère Fayçal après que les Français l’aient écarté du trône de Damas. Les Britanniques font finalement appel à lui pour le gouvernement provisoire de l’émirat de Transjordanie (Jordanie actuelle).

Abdallah, émir puis roi de Transjordanie (1921-1946)

Abdallah est chargé par Churchill, alors secrétaire du Colonial Office, de l’administration de la Transjordanie contre 5 000 livres sterlings par mois. La protection britannique et la présence du gouvernement de Palestine lui sont acquises, ainsi la présence française au Levant, ce qu’il rejetait jusqu’à présent.

En tant qu’émir, il éprouve, dans un premier temps, de nombreuses difficultés à imposer son autorité sur les divers tribus de la région. Il subit également de nombreux raids des troupes saoudiennes qui menacent même la capitale Amman. C’est finalement grâce aux forces britanniques qu’il réussit à se maintenir à la tête de l’émirat. Malgré l’importance de sa charge, la marge des pouvoirs d’Abdallah est extrêmement limitée et les postes clés de l’administration du pays sont contrôlés par des personnalités britanniques. Cette apparente soumission d’Abdallah envers les Britanniques lui vaudra de nombreuses critiques de la part de ses voisins arabes.

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, l’attitude d’Abdallah dans la défense des positions britanniques aboutit à l’indépendance de l’émirat puis à la formation du Royaume de Jordanie en 1946. La présence Britannique reste cependant très marquée dans le domaine financier ou militaire par exemple.

Abdallah et les sionistes

Abdallah n’a jamais abandonné l’espoir de réaliser l’union de la Grande Syrie, qui regrouperait dans un même Etat la Syrie, le Liban, la Palestine et la Transjordanie. Il voit alors, dans la montée des antagonistes entre Juifs et Arabes dans la région et dans le départ de la Grande-Bretagne de Palestine en 1947, une bonne opportunité d’absorber la partie arabe de la Palestine dans son royaume. De plus, il souhaite redonner aux Hachémites leur légitimité religieuse en récupérant la troisième ville sainte de l’Islam : Jérusalem. Il s’oppose donc fortement aux actions du Mufti de Jérusalem Hadj Amin al-Husseini qui œuvre pour l’établissement d’un Etat palestinien sous son patronage.

Abdallah, guidé par ses ambitions expansionnistes, entretient alors des relations ambiguës avec les autorités sionistes avec lesquelles il cherche un arrangement territorial. Les manœuvres d’Abdallah sont alors extrêmement mal perçues par l’ensemble des dirigeants arabes qui condamnent fortement ses prétentions.

Lorsque l’Etat d’Israël est proclamé par Ben Gourion en mai 1948, l’ensemble des Etats arabes lui déclare la guerre. Abdallah qui n’arrive pas à établir un accord de non-agression et de partage avec les sionistes (afin que la Cisjordanie et Jérusalem lui reviennent), choisit d’entrer également en guerre contre le jeune Etat hébreu. A l’issue des combats, la Jordanie obtient la Cisjordanie et la partie arabe de Jérusalem. Cette annexion est confirmée par le vote du Parlement le 24 avril 1950 mais engendre d’innombrables critiques des pays arabes ainsi que la colère des nationalistes palestiniens. Cette action lui coûtera finalement la vie : le 20 juillet 1951, le roi Abdallah est assassiné par l’un d’entre eux à l’entrée de la grande mosquée al-Aqsa de Jérusalem. Ainsi, fortement critiqué à la fin de sa vie, Abdallah n’aura pas pu réaliser le vieux rêve d’union arabe.

———————————————————————————————————

Bibliographie
Louis-Jean Duclos, La Jordanie, Paris, Presses Universitaires de France, 1999.
Marc Lavergne, La Jordanie, Paris, Editions Karthala, 1996.
Remi Kauffer, La Saga des Hachémites, la tragédie du Moyen-Orient, Paris, Editions stock, 2009.

———————————————————————————————————

Source : http://www.lesclesdumoyenorient.com/Abdallah-ibn-Hussein-premier-roi.html

Mohammed Ibn Abdelwahab, le Wahabisme et les Saoud

Publié le Mis à jour le

Muhammad Ibn Abdelwahab :

Né en 1703 à Aynia dans le  Nejd (une partie de l’Arabie Saoudite d’aujourd’hui), il a commencé à étudier le Coran à l’âge de 10 ans puis le Fiqh sous la tutelle de son père, un savant hanbalite renommé. Il voyagea ensuite pour continuer son enseignement entre la Mecque, Médine et  Bassora (Irak). Il retourna ensuite à son village pour prêcher l’unicité absolue et l’adoration de Dieu uniquement.

Il fut épaulé dans sa quête par le prince Mohammed Ibn Saoud et ont réussi à unifier la péninsule arabique qui était alors divisée en plusieurs tribus. Il est mort en 1772 et ses disciples ont continué à propager le message du Tawhid.

First_Saudi_State_Big

Sa doctrine, At-tawhid (l’unicité) :

Durant la période où a vécu Mohammed Ibn Abdelwahab, la oumma musulmane vivait une dégradation de ses croyances à cause de la propagation des innovations qui n’ont aucun rapport avec les préceptes de l’islam. L’adoration des tombeaux avait aussi atteint son paroxysme et de nombreuses sectes égarées se prétendaient de l’islam. De nombreuses pratiques comme le port des gris-gris, la visite des diseurs de bon-aventure, les sorciers, la construction des mausolées sur les tombes des pieux, l’imploration des morts et des vivants, l’intercession, les sacrifices pour les pieux, les serments par d’autres que Dieu, etc… sont apparues parmi les musulmans et se sont propagées donnant naissance à un islam vidé de tous ses principes et surtout de sa principale prescription : l’adoration de Dieu seulement.

وَأَنَّ الْمَسَاجِدَ لِلَّهِ فَلَا تَدْعُوا مَعَ اللَّهِ أَحَدًا – الجن 17

Les mosquées sont consacrées à Allah: n’invoquez donc personne avec Allah.

Ibn Abdelwahab, passa sa vie à combattre cette forme égarée d’idolâtrie. Il commença par détruire les mausolées de la même façon que le prophète Abraham détruisit les idoles vénérées par son peuple et que le prophète Mohammed celles qu’abritaient la Kaaba. Évidemment, ceci ne pouvait pas passer inaperçu et il se fit rapidement de nombreux ennemis parmi les communautés qui profitaient de ce marché juteux qu’est la visite des tombeaux et les dons d’argent et de sacrifices qui en découlaient.Ces pratiques sont devenues tellement ancrées qu’il a connu une résistance farouche de la part de certains leaders religieux de son époque. De nombreuses voix se sont levées pour discréditer cette “nouvelle religion”.

Les pratiquants de ces superstitions aussi -convaincus qu’il s’agit d’actes les rapprochant de Dieu- n’ont pas apprécié la campagne d’Ibn Abdelwahab et tout ce beau monde appuyé par les communautés soufie et chiite, les astrologue, les pseudo-guérisseurs et autres charlatans ont tout fait pour se mettre sur la voie de la cause l’homme à la tête de ce retour à l’origine et de cette purification de la religion. On le traita d’hérétique, de collabo, de Takfiri et ses disciples aujourd’hui sont traités d’extrémistes, de terroristes, d’intolérants… De la même façon, le prophète fut traité de menteur, de magicien, de poète par les mécréants.

وَعَجِبُوا أَن جَاءَهُم مُّنذِرٌ مِّنْهُمْ وَقَالَ الْكَافِرُونَ هَذَا سَاحِرٌ كَذَّابٌ –ق 3

Et ils (les Mecquois) s’étonnèrent qu’un avertisseur parmi eux leur soit venu, et les infidèles disent: ‹C’est un magicien et un grand menteur,

At-tawhid (l’unicité de Dieu) est la raison pour laquelle Dieu a envoyé les prophètes et révélé les livres sacrés. Toutes les religions ont pour premier et principal but de combattre le Shirk (polythéisme).

إِنَّ اللّهَ لاَ يَغْفِرُ أَن يُشْرَكَ بِهِ وَيَغْفِرُ مَا دُونَ ذَلِكَ لِمَن يَشَاء وَمَن يُشْرِكْ بِاللّهِ فَقَدِ افْتَرَى إِثْمًا عَظِيمًا –النساء 47

Certes Allah ne pardonne pas qu’on Lui donne quelque associé. A part cela, Il pardonne à qui Il veut. Mais quiconque donne à Allah quelque associé commet un énorme péché.

Nouh (Noé) a été envoyé à son peuple lorsque ceux-ci ont commencé à vénérer les cinq personnages les plus pieux de leur génération que sont  ” Wadd, Suwaa, Yaghouth, Yaouq et Nasr ” (Sourate Nouh 24). Ces hommes étaient de leur vivant un exemple à suivre en termes de bonté et de dévotion, à leur mort des statues les représentant ont été érigées en souvenir de leur piété. Après quelques génération, le peuple de Nouh a commencé à les vénérer.

Le wahhabisme n’est ni une voie ni un groupe. C’est un simple appel au Tawhid, à la revivification des pratiques religieuses originales étouffées sous la multitudes, de sectes, des groupes, d’interprétations. C’est un retour à la aquida authentique du prophète et de ses compagnons. Et de la même façon que le prophète et ses compagnons ont connu une résistance de la part des adorateurs d’idoles, les nouveaux polythéistes ont essayé de freiner l’avancée de ce mouvement. Même s’il s’agit de l’essence même de l’islam, certains ont du mal à l’accepter et le combattent de toutes leurs forces comme s’il s’agissait d’un dogme totalement étranger à cette religion.

أَجَعَلَ الْآلِهَةَ إِلَهًا وَاحِدًا إِنَّ هَذَا لَشَيْءٌ عُجَابٌ –ص 5

Réduira-t-il les divinités à un Seul Dieu? Voilà une chose vraiment étonnante

Les ennemis de l’islam se sont aussi alliés à cette propagande pour altérer l’image de cet appel au Tawhid, il leur est plus favorable que les musulmans se noient dans les abîmes des innovations, de l’ignorance, des pratiques païennes, de l’adoration des Awliya et des “pieux” que de revenir à un islam authentique, nettoyé de ces rituels fétichistes. Car c’est cette croyance en l’unicité et la foi pure, associés à une confiance absolue placée en Dieu qui a permis aux musulmans de braver tous les obstacles depuis la révélation du message.

Les Saoud et les américains :

Les Saoud ont exploité la voie de Mohammed Ibn Abdelwahab pour asseoir leur domination sur le monde islamique. Il ont profité de la pureté de cet appel au Tawhid pour s’ériger en représentants de l’islam d’autant plus qu’ils ont réussi grâce à l’appui britannique à s’emparer de la Mecque et justifier leur régime aux yeux des musulmans.

Ce n’est qu’avec la prise du pouvoir de Abdel Aziz Ibn Saoud et son alliance avec les occidentaux que le « Wahabisme » est devenu un outil politique. Ce roi et ses héritiers ont prêté allégeance aux américains en effectuant un pacte ; pétrole contre protection.

1Abdel Aziz Ibn Saoud et Franklin Roosevelt

Ils ont offert aux ennemis de la voie du Tawhid le bâton pour faire battre l’islam, sali la mémoire de Mohammed Ibn Abdelwahab et fait entrer les mécréants sur les terres sacrées qui abritent la Mecque. Les générations qui suivirent n’ont fait qu’empirer les choses, justifiant leur égarement à l’aide de savants et d’imams complètement acquis à leur traîtrise ou ne possédant pas assez de courage pour s’opposer à leurs régents.

Ils ont, entre autre, réduit les libertés, combattu le jihad et les savants religieux intègres (plus de 3000 savants sont en prison aujourd’hui), empêché leur peuple de participer à la vie politique, favorisé les non-musulmans au détriment des musulmans, se sont tus face à l’occupation de la Palestine, rendus le hajj difficile en établissant de nombreuses conditions, se sont accaparés les richesses du pays et placé leurs hommes à tous les postes de responsabilité, etc…

Source : http://abouhamza.wordpress.com/2012/06/04/muhammad-ibn-abdelwahab-le-wahabisme-et-les-al-saoud/

__________________________

Notes :

Je me suis permis de corriger légèrement l’article car apparemment l’auteur a confondu le roi Fayçal d’Irak (1885 – 1933), le fils du Chérif Hussein de la Mecque, et le roi Fayçal d’Arabie Saoudite (1904 – 1975).

Le roi Fayçal 1er d’Irak a conclu un pacte avec Chaim Weizmann, qui porte pour le nom « Accord Fayçal-Weizmann », en 1919 où le roi Fayçal 1er accepte l’application de la Déclaration Blafour, qui prévoit la création d’un foyer national juif en Palestine, à la condition que les britanniques respecte leur promesse d’indépendance envers les arabes.

weizmann_and_feisal_1918Chaim Weizmann et le roi Fayçal 1er

Abolition du Califat partie 5 : Mohammed Amin al-Husseini tente de restauré le Califat

Publié le Mis à jour le

monde_arabe1930Pendant cinq longues années après les deux conférences de 1926 aucune autre tentative n’a été faite par le monde musulman pour répondre à l’effondrement du Califat. En décembre 1931, sur la base d’un effort indo-palestinien, a eu lieu un troisième Congrès islamique, qui se tiendra cette fois à Jérusalem mais comme les Congrès du Caire et la Mecque, ce nouveau congrès était déjà mort avant d’avoir eu lieu.

Pour le Grand Mufti de Jérusalem, Mohammed Amin al-Husseini, le progrès inquiétants du sionisme en Palestine musulmane entre 1926 et 1931 représentait une menace pour l’Islam. Cette menace ne pouvait être stoppé que par l’unification du monde musulman à travers la restauration du Califat.

En août 1929, il y eut des émeutes entre musulmans et Juifs sur le Mur des Lamentations à Jérusalem. La Société des Nations a envoyé une commission pour enquêter sur l’affaire et ses conclusions étaient que les musulmans possédaient des droits de propriété « sur le Mur des Lamentations, mais que les Juifs avaient le droit d’adorer ». Ce rapport ne ravi ni les musulmans ni les juifs.

En 1931, Maulana Shaukat Ali et Mohammed Amin al-Husseini se sont accordé sur la nécessité d’organiser un Congrès islamique pour la restauration du Califat. Le Congrès islamique a eu lieu du 6 au 16 Décembre 1931 à Jérusalem (qui était sous domination britannique). En comparaison avec le Congrès de La Mecque de Juillet 1926, il y avait une forte baisse de la participation des officiels des délégations gouvernementales lors du Congrès de Jérusalem. Le monarque saoudien, Abd al-Aziz Ibn Saoud , hésitait à participer au Congrès et finalement, il eu habilité d’envoyer un représentant qui n’était pas en mesure d’arriver à temps à Jérusalem. A l’issu du Congrès, il fut décidé qu’une deuxième session aurait lieu en novembre 1933 mais elle n’a jamais vu le jour.

Le Congrès islamique de Jérusalem a échoué pour les mêmes raisons que les Congrès du Caire et de La Mecque en 1926. Les musulmans ont été incapables de formuler théoriquement un moyen de sortir du bourbier dans lequel le monde islamique était tombée. Ils étaient intellectuellement incapables de répondre au défi du système politique laïque de la civilisation Occidentale, arrogante et sûr d’elle-même.

Al-Husayni1929head
Mohammed Amin al-Husseini (1895 – 1974)

Abolition du Califat partie 2 : La Première Guerre mondiale cause la chute de l’Empire Ottoman

Publié le Mis à jour le

En 1916, pendant la Première Guerre mondiale, le Calife ottoman avait perdu le contrôle de La Mecque et de Djeddah. Son contrôle sur Médine a été maintenue pendant toute la guerre et ne prit fin qu’en 1919 lorsque certaines troupes ottomanes dans la ville ont été amenés à se rebeller contre leur chef héroïque, Fakhri Pacha.

Après que le Calife ottoman ait perdu le contrôle du Hedjaz, le Califat a été tellement mutilés qu’il s’est maintenu à Istanbul juste pour quelques années avant de s’effondrer totalement. Ce fut un succès vraiment remarquable de la part des britanniques. L’affaiblissement du Califat a déstabilisé toute la structure de l’Empire ottoman. En 1919, les troupes britanniques, sous le commandement du général Allenby, s’emparèrent de Jérusalem.

3_1699_1914

Les Arabes avaient combattu avec Allenby à Jérusalem pour arracher le pouvoir au Calife ottoman. Ils convoitaient le pouvoir sur le Hedjaz, mais il était encore nécessaire d’attendre pour voir si le Calife ottoman serait capable de retrouver la force nécessaire pour réimposer son autorité sur le Hedjaz. Lorsque, le 3 Mars 1924, le Califat ottoman a été aboli, il est devenu évident qu’aucune menace n’existait.

Le 7 Mars 1924, le Chérif Hussein a revendiqué pour lui-même le Califat. Son titre le plus important était qu’il exerçait de facto un contrôle local sur le Hedjaz. Il était aussi un hachémite (= il appartenait aux Banu Hachim, de la tribu des Quraysh à laquelle le Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) lui-même appartenait; cela est très important car seul un hachémite a le droit de contrôler les lieux saints que sont La Mecque et Médine). En fait, cela pesait si lourdement parmi les Oulamas (= savants musulman) que le Cadi de Transjordanie a rapidement accepté la revendication et reconnu Hussein comme Calife.

Les sionistes ont forger une alliance avec l’Angleterre pour détruire l’Empire ottoman dans le but de créer un foyer national juif en Palestine. Cette alliance fut finalement clair avec l’accord Sykes-Picot de 1916 et la Déclaration Balfour de 1917. L’objectif a été de démanteler l’ensemble de l’ordre public islamique de manière à rendre l’Islam impuissante à empêcher le sionisme d’atteindre son but. Il était également très clair pour les britanniques et les sionistes que la création de l’État juif d’Israël, ne pouvait être établie en Palestine tant que le monde musulman possédait un Calife pouvant mobiliser ses ressources et la ferveur religieuse des musulmans pour les utiliser à des fins militaires.

Mais la revendication du Califat par le Chérif Hussein était incompatible avec les objectifs britanniques. Si ces dernier avait donné leur autorisation au Chérif Hussein, celui-ci aurait alors pu mobiliser le monde musulman pour rétablir le Califat et ainsi constituer une menace pour l’influence britannique et le contrôle sur de grandes parties de Dar al-Islam. De même, la restauration du Califat aurait rendu le contrôle juif sur la Palestine et de Jérusalem tout à fait impossible.

Sir_Edmund_Allenby
Edmund Allenby (1861 – 1936)

Islam et le nazisme

Publié le

bosnianmuslim_1Une nouvelle tendance a vu le jour ces derniers temps, il s’agit de l’islamo-nazisme. Les détracteurs de l’islam, pour la plupart pro-sioniste ont décidés de faire un pas en avant dans le propagande anti-islam et pour ce faire ils ont décidé de faire ce qu’ils savent faire de mieux : la pleurniche. En effet, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, ils ne savent que se montrer en victime pour tirer les larmes de leur adversaires, c’est pour cela que même 60 ans après la fin du nazisme, on essaye de culpabiliser les français de souche qui auraient une responsabilité vis-à-vis de la mort des juifs par les nazis. Ce procédé a très bien marché fût un temps mais commence à s’essouffler. Ils ont donc décider de faire renaître le nazisme à travers l’islam, un nouveau Hitler, une nouvelle bête immonde ennemi de l’humanité.

Ceci n’est pas anodin, car les musulmans, principalement les immigrés et fils d’immigrés ne ressentent aucune culpabilité dans la collaboration avec l’Allemagne nazi ( il manquerai plus que ça ), et le conflit israélo-palestinien pèse énormément dans la position des arabo-musulmans face au sionisme ( à ne pas confondre avec le judaïsme ). Cette hostilité face au sionisme est la cause de ce rapprochement entre l’islam et le nazisme par les sionistes au pouvoir en France. Ils veulent diaboliser encore plus les musulmans en profitant de la compassion de certain français de souche et les abuser. Parmi ces sionistes, vous avez le président du CRIF ( Conseil Représentatif des Institutions Juives de France ) Richard Prasquier, qui a fait récemment une déclaration où il affirmait que l’islam n’était autre qu’une autre forme de nazisme.

Ce qui va suivre sera une réponse à cet homme et à tout ceux qui affirment que l’islam = nazisme.

L’argument principal de ces individus est de montrer la collaboration entre le mufti de Jérusalem et d’Adolf Hitler comme si être dans le camps des nazi était quelque chose de monstrueux. Enfin, ça l’est pour quelqu’un qui ne connait pas vraiment cette période, mais je rappelle que Hitler n’est pas si différent de Napoléon, les deux ont conquis la majeur partie de l’Europe et ont massacrés un nombre incalculable de gens honnête mais pourtant Napoléon est considéré comme un héros, alors que Hitler est un monstre.

Amin_al_Husseini_und_Adolf_Hitler

Il est bon rappeler à nos détracteurs que l’islam est quelque chose d’immuable qui n’a rien avoir avec les agissements des musulmans, lorsqu’un musulmans commet un pêché, cela n’entache pas l’islam mais le musulman en tant qu’individu, chose que nos détracteurs font semblant de ne pas comprendre.

La vision simpliste et voulu par le système de la seconde guerre mondiale est que la nazisme est monstrueux et que les Alliés ont sauvés le monde de cette menace interplanétaire. Question : est-ce que les deux superpuissance qui se sont illustrés pendant cette guerre, à savoir les USA et l’URSS, valaient mieux que le nazisme ? Je ne pense pas, on le voit à leur actions et encore aujourd’hui avec les USA et Israël.

Mais revenons à nos moutons, le système pro-sioniste cherche à nous faire croire qu’il n’existe que deux camps dans un conflit et notamment lors de la seconde guerre mondiale. Il faut qu’il sache qu’il y a des gens qui ne sont pas dupe et qui connaissent la face cachée de ce conflit. Richard Prasquier taxe l’islam de nazisme pendant que le pays qu’il sert ( Israël ) au détriment de la France est de la même trempe que le parti de Hitler. Alors je ne vais pas aller par quatre chemins et allez directement dans le vif du sujet : le nazisme, la montée d’Hitler au pouvoir, son financement a été voulu par les financier et industriel américains de Wall Street. Hitler n’aurait jamais eu accès au « trône » de l’Allemagne sans le financement des banquiers et industriels américains sionistes comme Henry Ford ou des sociétés comme American IG Farben, General Electric, Standard Oil of New Jersey, etc…

Si vous voulez en savoir plus, je vous conseil de lire « Wall Street et l’Ascension de Hitler » de Antony C. Sutton ou encore « Les secrets de la Réserve Fédéral » de Eustace Mullins pour comprendre à quel genre de crapule nos prédécesseurs ont eu affaire et dont nous avons toujours affaire et qui s’amusent à déclencher des guerres pour s’enrichir. Ces livres sont remplis de preuves sur l’appui des financiers américains SIONISTES de Wall Street mais aussi des financiers allemands, anglais et français, qui se sont enrichis sur le dos de leur propres nations.

174-250

Voici un extrait de « Wall Street et l’Ascension de Hitler »  à la page 26 :

« La contribution apportée par les capitalistes américains aux préparatifs de guerre allemands avant 1940 ne peut être décrite que comme phénoménale. Elle était certainement essentielle pour les capacités militaires allemandes. En 1934, l’Allemagne, ne produisait à l’intérieur de ses frontières que 300 000 tonnes de produits pétroliers naturels et moins de 300 000 tonnes d’essence de synthèse, le reste étant importé. Pourtant, dix ans plus tard, durant la Seconde Guerre mondiale, après le transfère des brevets d’hydrogénation et de la technologie de Standard Oil of New Jersey à IG Farben ( brevet utilisés pour produire de l’essence de synthèse à partir du charbon ), l’Allemagne produisait environ 6,5 millions de tonnes de pétrole – dont 85% ( 5,5 millions de tonnes ) étaient du pétrole de synthèse élaboré selon le procédé d’hydrogénation de Standard Oil of New Jersey. De plus, le contrôle de la production de pétrole de synthèse en Allemagne était détenu par la filiale d’IG Farben, Braunkohle-Benzin AG, et le cartel Farben fut lui-même crée en 1926 avec l’aide financière de Wall Street.  »

Vous en voulez encore ?

« Non seulement ces banquiers et hommes d’affaires nord-américains avaient conscience de la nature du nazisme, mais ils assistèrent le nazisme à chaque fois qu’ils y avaient intérêt – en sachant parfaitement que la conséquence probable serait une guerre impliquant l’Europe et les Etats-Unis.  »

Bizarrement ont retrouve toujours les mêmes, que se soit de nos jours ou il y a plus de 60 ans, qui finance tout les parties pour déclencher des guerres et faire un maximum de profit. Prasquier qui est si soucieux du bien être des juifs ( en réalité il s’en fiche, ce qui compte pour lui c’est la victimisation pour valider le massacre des palestiniens par les sionistes ) omet de pointé du doigt les vrais responsables du déclenchement de la deuxième guerre mondiale et du massacre des juifs pendant cette dernière. Monsieur préfère comparer l’islam au nazisme, mais il oublie que des musulmans sont morts pour protéger les juifs, ne serait-ce parce que la France utilisait les indigènes de ses colonies pour affronter les nazis et je parle pas des responsables de la Mosquée de Paris qui faisaient passer certain juifs pour des musulmans afin que ces derniers ne se fassent pas déportés par les nazis.

Enfin, il serait bon que le sioniste Richard Prasquier nous explique les agissements d’Israël depuis plus de 60 ans envers les palestiniens. Lui qui est si sensible, si humain, il ne s’indigne pas que Israël se comporte comme les nazis. En réalité, il sait très bien que les musulmans sont contre les agissements d’Israël et il joue la carte de la diabolisation, mais il faut qu’il sache qu’il y a des gens qui ne sont pas dupe, que se soit chez les musulmans et les non-musulmans. S’il est si sincère, qu’il  face ces allégations mensongères face un musulman et non pas des discours sans que les musulmans puisse lui répondre directement. Richard Prasquier et son équipe doivent savoir qu’il y a des musulmans fier de leur religion et qui n’ont rien avoir avec Hassen Chalghoumi ou Olivier Besanceno (Comprenne qui Pourra).

PS : Que faisait les sionistes quand les juifs d’Europe se faisaient déporté pendant que le monde était empêtré dans cette guerre ?

22-75