sephiroth

IslamRéinfo TV : Histoire de la franc-maçonnerie

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Histoire de la franc-maçonnerie des origines jusqu’à nos jours.

Franc-Maçonnerie partie 10 : La Kabbale, une doctrine opposée au créationnisme

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Allah révèle dans le Coran que la Torah est un livre saint qui a été envoyé pour illuminer l’humanité :

« Nous avons fait descendre le Torah dans laquelle il y a guide et lumière. C’est sur sa base que les prophètes qui se sont soumis à Allah, ainsi que les rabbins et les docteurs jugent les affaires des juifs. Car on leur a confié la garde du Livre d’Allah, et ils en sont les témoins…« 

[Coran, Sourate 5, verset 44]

Par conséquent, la Torah, comme le Coran, est un livre qui contient des connaissances et des commandements liés à des sujets tels que l’existence d’Allah, Son unité, Ses qualités, la création des êtres humains et d’autres créatures, l’objectif de la création humaine et les lois morales d’Allah pour l’humanité. (Mais, cette Torah originale n’existe plus aujourd’hui. Ce que nous avons aujourd’hui est une version « altérée » de la Torah, souillée par les mains des hommes.)

L’enseignement de la Kabbale quant aux origines de l’univers et des organismes vivants est une histoire pleine de mythes totalement contraires aux faits de la création révélée par les livres saints.
L’enseignement de la Kabbale quant aux origines de l’univers et des organismes vivants est une histoire pleine de mythes totalement contraires aux faits de la création révélée par les livres saints.

On remarque un point important partagé à la fois par la véritable Torah et le Coran : Allah est considéré comme le Créateur. Allah est absolu et existe depuis l’origine des temps. Toute autre chose qu’Allah est Sa création, créée par Lui à partir du néant. Il a créé et formé l’univers entier, les corps célestes, la matière inerte, les êtres humains et tous les organismes vivants. Allah est unique ; Il existe seul.

Bien que ceci soit la vérité, on trouve une interprétation bien différente dans la Kabbale, ce « poison subtil qui pénètre dans les veines du judaïsme et l’infecte entièrement. » Sa doctrine de Dieu est totalement à l’opposé de la « réalité de la création » trouvée dans la véritable Torah et le Coran. Dans un de ses ouvrages sur la Kabbale, le chercheur américain, Lance S. Owens, présente sa vision des origines possibles de cette doctrine :

« L’expérience kabalistique est à l’origine de plusieurs perceptions sur le Divin, dont nombre d’entre elles émanent d’un point de vue orthodoxe. Le principe le plus fondamental de la foi d’Israël réside dans la proclamation que « notre Dieu est unique ». Mais la Kabbale soutient que bien que Dieu existe dans la forme la plus élevée comme une entité entièrement ineffable (appelée Aïn Sof, l’infini), cette singularité inconnaissable se répand nécessairement en un grand nombre de formes divines : une pluralité de Dieux. C’est ce que les kabbalistes appellent Séphiroths, les émanations ou manifestations de Dieu. La manière par laquelle Dieu passe d’une entité incompréhensible en une pluralité est un mystère auquel les kabbalistes ont consacré beaucoup de méditations et spéculations. Visiblement, cette image d’un Dieu aux multiples facettes évoque le polythéisme, une accusation qui a été véhément réfutée, sans jamais complètement réussir, par les kabbalistes.

Non seulement le Divin est-il pluriel dans la théosophie kabbaliste, mais dans sa première émanation subtile à partir d’une entité inconnaissable, Dieu prit une forme double : masculine et féminine ; un père et une mère divins, Hohma et Bina, étaient les premières émanations de Dieu. Les kabbalistes utilisent sans détours des métaphores sexuelles afin d’expliquer comment le coït créatif de Hohma et Bina engendra le reste de la création... » [27]

Cette théologie mystique comporte une caractéristique intéressante, selon laquelle, les êtres humains ne sont pas créés, mais sont d’une certaine façon divins. Owens décrit ce mythe :

« L’image complexe du Divin … était également considérée par la Kabbale comme ayant une forme unitaire et anthropomorphique. Dieu était, d’après le texte révisé kabbalistique, Adam Kadmon : le premier archétype de l’homme. L’homme et Dieu ont, en commun, à la fois une étincelle divine intrinsèque non créée et une forme organique complexe. Cette étrange équation selon laquelle Adam est Dieu est appuyée par un chiffre kabbalistique : la valeur numérique en hébreu des noms d’Adam et Jéhovah (le tétragrammaton, YHWH, le nom de Dieu dans la Bible hébraïque) est 45 pour les deux noms. Ainsi pour l’exégèse kabbalistique, Jéhovah égale Adam : Adam est Dieu. Avec cette affirmation vient l’assertion que toute l’humanité dans sa plus grande réalisation est semblable à Dieu. » [28]

Cette théologie composée d’une mythologie païenne est à l’origine de la dégénérescence du Judaïsme. Les kabbalistes juifs ont repoussé les limites du bon sens à une telle extrémité qu’ils essaient même de faire des êtres humains des dieux. En outre, d’après cette théologie, non seulement l’humanité est divine, mais elle est seulement composée de juifs ; les autres races ne sont pas considérées comme humaines. Par conséquent, au sein du Judaïsme, originellement fondé sur la servitude et l’obéissance à Allah, cette doctrine corrompue s’est développée, avec pour intention d’assouvir l’arrogance juive. Malgré sa nature contraire à la Torah, la Kabbale fut introduite dans le Judaïsme et elle finit par souiller la Torah.

Un autre point intéressant concernant les doctrines corrompues de la Kabbale réside dans leurs similarités avec les idées païennes de l’Egypte antique. Comme nous l’avons vu dans les premières pages, les Égyptiens antiques croyaient que la matière avait toujours existé ; autrement dit, ils rejetaient l’idée que la matière avait été créée à partir du néant. La Kabbale affirme la même chose pour les êtres humains ; elle déclare que les êtres humains n’ont pas été créés et qu’ils sont responsables de leurs propres existences.

Pour le dire d’une façon moderne : les Égyptiens antiques étaient des matérialistes, et finalement, la doctrine de la Kabbale peut être considérée comme un humanisme laïc.

Il est intéressant de remarquer que ces deux concepts, le matérialisme et l’humanisme laïc, décrivent l’idéologie qui a dominé le monde tout au long des deux siècles derniers.

On est tenté de se demander s’il existe des forces ayant transmis les doctrines de l’Egypte antique et de la Kabbale du cœur de l’histoire antique à aujourd’hui.

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Notes :

[27] Lance S. Owens, Joseph Smith and Kabbalah: The Occult Connection, Dialogue: A Journal of Mormon Thought, vol. 27, no. 3, Automnal 1994, pp. 117-194

[28] Lance S. Owens, Joseph Smith and Kabbalah: The Occult Connection, Dialogue: A Journal of Mormon Thought, vol. 27, no. 3, Automnal 1994, pp. 117-194

Franc-Maçonnerie partie 8 : De L’Egypte Antique à la Kabbale

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Du vivant de Moïse (Que la Paix de Dieu soit sur lui), les Israélites se mirent à créer des sosies des idoles qu’ils avaient vues en Egypte et à les adorer. A la mort de Moïse (Que la Paix de Dieu soit sur lui), plus rien ne les empêchait de sombrer davantage dans la perversité. Bien évidemment, on ne peut pas en dire autant de tous les juifs, mais certains d’entre eux adoptèrent le paganisme égyptien. En fait, ils poursuivirent les doctrines du sacerdoce égyptien (les magiciens du pharaon) qui forment la base des croyances de cette société, et dépravèrent leur propre foi en y introduisant ces doctrines.

Un séphiroth est une des expressions les plus flagrantes des enseignements païens de la Kabbale. La figure composée de cercles sur la gravure kabbalistique de droite est un séphiroth. Tentatives kabbalistiques d’expliquer le processus de la création au moyen du séphiroth. Le scénario qu’ils proposent est réellement un mythe païen totalement en désaccord avec les faits révélés par les livres saints.
Un séphiroth est une des expressions les plus flagrantes des enseignements païens de la Kabbale. La figure composée de cercles sur la gravure kabbalistique de droite est un séphiroth. Tentatives kabbalistiques d’expliquer le processus de la création au moyen du séphiroth. Le scénario qu’ils proposent est réellement un mythe païen totalement en désaccord avec les faits révélés par les livres saints.

La doctrine qui fut introduite dans le Judaïsme en provenance de l’Egypte antique était la Kabbale. Tout comme le système des prêtres égyptiens, la Kabbale était une tradition ésotérique reposant sur la pratique de la magie. Chose intéressante, la Kabbale fournit un compte-rendu de la création assez différent de celui trouvé dans la Torah. Il s’agit d’un compte-rendu matérialiste, reposant sur l’idée égyptienne de l’existence éternelle de la matière. Murat Ozgen, franc-maçon turc, remarque ceci à ce propos :

« Il est évident que la Kabbale a été élaborée de nombreuses années avant que la Torah n’existe. La section la plus importante de la Kabbale est la théorie sur la formation de l’univers. Cette théorie diffère considérablement de l’histoire de la création telle qu’elle est acceptée par les religions théistes. D’après la Kabbale, au début de la création, des choses appelées Séphiroth, ce qui signifie « cercles » ou « orbites », avec des caractéristiques à la fois matérielles et spirituelles prirent forme. Il y avait en tout 32 de ces choses. Les dix premières représentaient le système solaire et les autres les masses d’étoiles dans l’espace. Cette particularité de la Kabbale indique qu’elle est étroitement liée aux systèmes astrologiques anciens de croyance… Ainsi, la Kabbale est très éloignée de la religion juive et bien plus étroitement liée aux anciennes religions mystérieuses de l’Orient. » [24]

Quelques juifs, influencés par les cultures des civilisations païennes de l’Egypte antique et de la Mésopotamie, se sont éloignés de la Thora qu'Allah leur avait donnée comme guide et ont commencé à vénérer divers objets matériels. Ci-dessus est représenté un temple du soleil païen.
Quelques juifs, influencés par les cultures des civilisations païennes de l’Egypte antique et de la Mésopotamie, se sont éloignés de la Torah qu’Allah leur avait donnée comme guide et ont commencé à vénérer divers objets matériels. Ci-dessus est représenté un temple du soleil païen.

Les juifs, en adoptant ces doctrines matérialistes et ésotériques de l’Egypte antique basées sur la magie, ignoraient les interdictions en rapport dans la Torah. Ils assimilèrent les rituels magiques d’autres peuples païens, et par là, la Kabbale devint une doctrine mystique au sein du Judaïsme, mais contraire à la Torah. Dans son livre intitulé Secret Societies and Subversive Movements, l’écrivaine anglaise Nesta H. Webster explique :

« La sorcellerie, telle que nous la connaissons, fut pratiquée par les Cananéens avant l’occupation de la Palestine par les Israélites ; l’Egypte, l’Inde et la Grèce comptaient également des devins et des voyants. Malgré les imprécations contre la sorcellerie, renfermées dans la Loi de Moïse, les juifs, ignorant ces avertissements, furent gagnés par la contagion et mélangèrent la tradition sacrée dont ils avaient hérité avec les idées magiques empruntées à d’autres races ou fruit de leur propre invention. A la même époque, la branche spéculative de la Kabbale juive emprunta à la philosophie du Perse M’agi, des néoplatoniciens et des néopythagoriciens. Il y a donc, une certaine justification quant à l’affirmation des anti-kabbalistes que ce que l’on connaît aujourd’hui comme la Kabbale n’est pas entièrement juive. » [25]

Il existe un verset du Coran qui se rapporte à ce sujet. Allah dit que les Israélites apprirent les rituels de sorcellerie sataniques de sources extérieures à leur propre religion :

« Ils ont préféré suivre ce que les démons rapportaient sur le règne de Salomon. Mais Salomon n’était pas négateur, ce sont les démons qui l’étaient et qui apprenaient aux gens la sorcellerie et ce qui avait été inspiré aux deux anges de Babylone, Hârût et Mârût. Or, ces deux anges n’apprenaient rien à personne sans lui dire auparavant : «Nous ne sommes là que pour tenter les hommes ! Prends donc garde de perdre ta foi !» Les gens apprenaient d’eux le moyen de séparer le mari de sa femme, mais ils ne pouvaient nuire à qui que ce soit sans la permission du Seigneur. D’ailleurs, de telles pratiques les initiaient beaucoup plus à ce qui était nuisible qu’à ce qui était utile, sans compter que ceux qui s’y adonnaient savaient bien qu’ils n’auraient aucune part de bonheur dans la vie future. À quel vil prix ont-ils ainsi aliéné leurs âmes ! Mais le savaient-ils ?« 

[Coran, Sourate 2, verset 102]

Ce verset soutient que certains juifs, même en sachant ce qu’ils allaient perdre dans l’au-delà, apprirent et adoptèrent les pratiques de la magie. Par conséquent, ils s’égarèrent de la Loi qu’Allah leur avait envoyée et ayant vendu leurs âmes, ils s’adonnèrent au paganisme (doctrines magiques). « Il s’étaient vendus » pour une chose maléfique, autrement dit, ils avaient abandonné leur foi.

Les faits relatés dans ce verset indiquent les principaux éléments d’un conflit important dans l’histoire juive. Ce combat était, d’une part, entre les prophètes qu’Allah avait envoyés aux juifs et ces juifs croyants qui leur obéissaient, et d’autre part, ces juifs pervers qui s’étaient rebellés contre les commandements d’Allah, imitaient la culture païenne des gens autour d’eux et suivaient leurs pratiques culturelles plutôt que la loi d’Allah.

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Notes :

[24] Murat Ozgen Ayfer, Masonluk Nedir ve Nasildir?, Istanbul, 1992, pp. 298-299

[25] Nesta H. Webster, Secret Societies And Subversive Movements, Boswell Publishing Co., Ltd., Londres, 1924 ; p, 1924

Sabbataï Tsevi partie 17 : L’effet de la conversion de Sabbataï sur les juifs

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Shabbatai4aPour les juifs, le Messie pouvait soit triomphé, soit mourir martyr mais il était inconcevable qu’il apostasiât. Beaucoup de sabbataïstes revenus de leur illusions devinrent des ennemis de Sabbataï et donnèrent libre cours à leur colère et le maudirent. Certains ennemis de la première heure de Sabbataï rendirent grâce à Dieu d’avoir permis l’apostasie de Sabbataï « car s’ils l’avaient tué, les disciples du Messie auraient dit qu’il était mort d’une mort médiatrice en vu du rachat de sa génération ».

Malgré cela, une partie des juifs continuèrent à croire en Sabbataï.

Le choc de la conversion de Sabbataï aurait du détruire la foi et l’espérance envers ce faux messie mais les sabbataïstes continuèrent à croire en lui car « le royaume qui s’était établi dans leur for intérieur ne pouvait plus périr ». Ils finirent par affirmer que la rédemption était plus vaste que la simple libération de la communauté juive du joug des goy/gentils (= non juif).

Gershom Scholem affirme que : « Malgré sa grotesque absurdité, ce triste dénouement avait quelque chose de véritablement tragique. Un renouveau national, nourri par la tradition et l’expérience historique de nombreuses générations, avait éveillé, pour la première fois depuis la destruction du second Temple, la totalité de la communauté juive. La crise précipité par l’apostasie de Sabbataï fut un moment tragique dans l’histoire d’Israël (= communauté juive). Mais la tragédie portait en elle les germes d’une nouvelle conscience juive ».

La plupart des juifs qui crurent en Sabbataï, notamment à Smyrne et Constantinople, persévérèrent dans leur foi.

Sabbataï Tsevi partie 16 : Sabbataï se converti à l’Islam

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Shabbatai3aEn septembre 1666, les autorités turcs d’Andrinople vinrent chercher Sabbataï et d’un seul coup, l’excitation qui régnait à Gallipoli s’estompa. Les disciples de Sabbataï furent chassés et ils n’accordèrent pas à Sabbataï le temps de faire ses adieux à ses disciples. Il fut escorté jusqu’à la cour du Sultan.

Une vive émotion régnait parmi les juifs d’Andrinople, la majorité d’entre eux pensaient que l’heure était venue où le Messie allait prendre la couronne du Sultan et prendre sa place comme cela fut prédit par Nathan.

Devant le Sultan, Sabbataï nia avoir joué un rôle dans l’agitation messianique des juifs puis il fit un long discours en niant toutes les folies que l’on lui attribuait. Il fut demander à Sabbataï de produire un miracle pour prouver ses prétentions messianique mais il en fut incapable. Finalement, le Sultan offrit à Sabbataï le choix entre la mort ou la conversion à l’Islam. Sabbataï choisit de se convertir. Le Sultan accepta et Sabbataï changea son nom en Mehmed Effendi. Il endossa la fonction de gardien des portes du palais.

Sarah apostasia à son tour sous le parrainage de la mère du Sultan et changea son nom en Fatima Cadine.

Sabbataï Tsevi partie 3 : Nathan le Prophète

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Nathan_of_gazaNathan de Gaza était un juif ashkénaze qui vivait à Jérusalem où la majorité des juifs étaient séraphades. Il était le meilleur disciple du rabbin Jacob Hagiz. Nathan est né vers 1643/1644 et demeura la plupart du temps en compagnie de son maître jusqu’en 1664. Le rabbin Jacob Hagiz maria sa fille avec Nathan et ce dernier partie vivre à Gaza chez sa belle famille. Nathan était totalement à la charge de son beau-père car la coutume voulait que le disciple puisse pleinement étudier la religion. Une fois à Gaza, Nathan étudia la Kabbale, chose qu’il n’avait pas fait lorsqu’il était encore à Jérusalem.

Nathan ne tarda pas à avoir des visions qui le marquera à vie : il vit une colonne de feu qui lui parlait et parfois elle était semblable à un visage humain. Il étudia la Kabbale lourianique (= Kabbale de Isaac Louria) sous la direction des anges. Il eu même la vision de toutes les phases de la création, de la Merkaba (= sphères des sephiroth) à l’apparence d’AMIRAH (= le Messie).

La littérature kabbalistique mentionne souvent la possibilité d’étudier grâce à des « révélations ». De nombreux kabbalistes reçurent les visites de mentors célestes appelé « Maguidim » qui leur apportaient la sagesse divine. Il faut savoir que les juifs attendent l’époque messianique, c’est-à-dire l’époque de la venue du Messie. Pour atteindre cette époque, il y a deux façon de procéder :

1 / Faire de bonnes actions pour hâter la venue du Messie
2 / Laisser le temps s’écouler jusqu’à la venue naturelle du Messie mais cette façon de faire est plus longue que la première.

Au cours de son extase, l’ange révéla à Nathan : « C’est maintenant le temps de la fin ultime ». Cela désigne la fin définitive qui surviendra à une date fixé initialement, indépendamment des mérites d’Israël. L’ange lui révéla aussi de croire au Messie sans être témoin d’aucun signe extraordinaire ou miracle.

Nathan commença à exercer la fonction de directeur spirituel auquel venait s’adresser ceux qui recherchaient le tiqoun (= réparation de leur âmes). Il suivait en cela les traces d’Isaac Louria dont les disciples disaient qu’il était capable de lire les pêchés secrets des gens sur leur visages et qu’il leur prêchaient le tiqoun adéquat. Le monde juif était imprégné de la Kabbale lourianique et donc Nathan ne pouvait que faire bonne impression.

Des pénitents à la recherche du tiqoun de leur âmes venaient le voir et il leur imposait des jeûnes prolongés et d’autres sévères mortifications (= pratique religieuse qui consiste à s’imposer une souffrance ou une privation comme la flagellation dans le but de faire pénitence). Nathan pratiquait aussi sur lui-même ces actes mortifères.