science positiviste

Franc-Maçonnerie partie 29 : Le matérialisme Maçonnique : La Divinsation de la matière

Publié le

Il est nécessaire de comprendre clairement ce qu’est la philosophie matérialiste : Ceux qui adoptent cette philosophie pensent que l’ordre et l’équilibre de l’univers et les millions d’espèces qui vivent dans le monde, y compris les êtres humains, sont simplement le produit de l’activité des atomes qui composent la matière. En d’autres termes, ils croient que les atomes inanimés et inconscients sont capables de créer.

Cette idée peut sembler moderne ; elle est, en fait, une réémergence d’une croyance qui a existé depuis la nuit des temps : l’idolâtrie. Ceux qui adoraient des idoles croyaient que les statues et les totems qu’ils adoraient étaient dotés d’esprit et de pouvoir. En d’autres termes, ils attribuaient à la matière inanimée et inconsciente une conscience et un grand pouvoir. Cela est manifestement absurde. Dans le Coran, Allah se réfère à l’irrationalité du paganisme. Dans les histoires des prophètes, on insiste particulièrement sur la fausseté des croyances païennes. Par exemple, lorsque Abraham (Que la Paix de Dieu soit du lui) demanda à son père : »O mon père, pourquoi adores-tu ce qui n’entend ni ne voit, et ne te profite en rien ? » [Coran, Sourate 19, verset 42] 

Il est clair que le fait d’attribuer des qualités divines à la matière inanimée, incapable d’entendre ou de voir, « qui ne sert absolument à rien« , et dénuée de pouvoir, est évidemment insensé.

Les matérialistes sont des exemples modernes d’idolâtres. Ils n’adorent pas des statues et des totems faits de bois et de pierre, mais croient en l’idée que la matière ne constitue pas seulement ces corps, mais tous les corps et pensent qu’elle possède un pouvoir, une intelligence et une connaissance illimités. Les écrits maçonniques ont des choses intéressantes à dire à ce sujet, car les maçons confessent ouvertement cette croyance païenne, qui est l’essence du matérialisme. Un article tiré du magazine de Mimar Sinan déclare en effet :

« Afin qu’un objet matériel soit créé, les atomes se regroupent dans un certain ordre. La force qui provoque cette organisation est l’esprit inhérent à chaque atome. Etant donné que chaque esprit est une conscience, chaque chose créée est une conscience intelligente. Et chaque chose créée a le même degré d’intelligence. Un être humain, un animal, une bactérie et une molécule sont tous intelligents au même degré. » [89]

Note Islam Réinformation : Les réplicateurs dans Stagate SG1 est l’illustration parfaite de cette croyance maçonnique. En effet,les réplicateurs sont des créatures créer à partir de bloc métallique sans conscience qui s’unissent pour former une entité intelligente. Plus il y a de réplicateurs plus ils deviennent intelligents. Ils finiront par prendre forme humaine et à posséder des sentiments humains.

On affirme ici, et, il convient de le souligner, que chaque atome est doté d’intelligence et de conscience. L’écrivain maçonnique, auteur de cette affirmation, propose que toutes les choses ont une conscience à cause des atomes qu’ils possèdent et, parce que celui-ci rejette l’existence de l’esprit humain, il considère l’homme comme une masse d’atomes, tout comme les animaux et les molécules inanimées.

Le matérialisme accepte le pouvoir créatif de la matière inerte et inconsciente. Autrement dit, il transforme la matière en idole. Les maçons croient que les atomes ont un esprit et admettent ouvertement leur croyance en une telle superstition.
Le matérialisme accepte le pouvoir créatif de la matière inerte et inconsciente. Autrement dit, il transforme la matière en idole. Les maçons croient que les atomes ont un esprit et admettent ouvertement leur croyance en une telle superstition.

Cependant, le fait est que la matière inanimée (les atomes) n’a pas d’esprit, ni de conscience, ni d’intelligence. Cela nous est démontré à la fois par l’observation et par l’expérience. Seuls les organismes vivants ont une conscience, résultat de l »‘âme » qu’Allah leur a donnée. De tous les organismes vivants, les êtres humains bénéficient du degré le plus élevé de conscience, car ils possèdent un esprit unique acquis d’Allah.

Autrement dit, la conscience ne se trouve pas dans la matière inanimée, comme les maçons croient, mais dans les êtres qui sont dotés d’un esprit. Cependant, afin de nier l’existence d’Allah, les maçons ont recours à la croyance absurde qui attribue un « esprit » aux atomes.

Cette idée matérialiste adoptée par les maçons est une nouvelle expression d’une croyance païenne appelée « animisme », qui suppose que toute chose matérielle présente dans la nature (rochers, montagnes, vents, eau, etc.) possède son propre esprit et conscience. Le philosophe grec Aristote combinait cette croyance avec le matérialisme (la croyance que la matière n’est pas créée et c’est la seule valeur absolue) et même de nos jours, l’attribution d’une conscience à des choses inanimées – essence du matérialisme – est devenue une sorte de paganisme contemporain.

Les écrits maçonniques sont pleins de rapports intéressants sur cette croyance. Un article de Mimar Sinan intitulé « Le Chemin de la vérité » soutient que :

« Si nous acceptons la hiérarchie animiste qui soutient que l’esprit existe dans un atome, qu’une molécule dirige l’esprit d’un atome, qu’une cellule dirige l’esprit d’une molécule, qu’un organe dirige l’esprit d’une cellule, l’esprit principal qui dirige tout le corps n’est-il pas le dieu de ces esprits inférieurs ? » [90]

Cette doctrine primitive fausse conduit les maçons à croire que l’ordre et l’équilibre de cet univers est affecté par la matière inanimée. Dans Mimar Sinan, toujours, un article a paru sur le développement géologique du monde. Il affirme que :

« La détérioration de cette surface a lieu de manière si subtile que nous pouvons dire que l’état actuel de la vie a été atteint grâce à l’intelligence présente dans le magma. Si ce n’était pas ainsi, il n’y aurait pas d’eau dans les cavités et la terre serait complètement couverte d’eau. » [91]

Dans un autre article du magazine de Mimar Sinan, on peut lire que les premières cellules vivantes, et celles qui se sont multipliées à partir de celles-ci, étaient conscientes, ont formé un plan et l’ont mis en œuvre :

Les païens d’autrefois vénéraient des idoles en pierre. Les païens d’aujourd’hui vénèrent la matière.
Les païens d’autrefois vénéraient des idoles en pierre. Les païens d’aujourd’hui vénèrent la matière.

« Le début de la vie sur terre s’est produit lorsqu’a surgi la première cellule. Cette cellule a immédiatement commencé à bouger et, suite à une impulsion vitale et vraiment rebelle, elle s’est divisée en deux et a continué à se diviser à l’infini. Cependant, ces cellules séparées ne voyant pas de but à leur vagabondage et, comme si elles en avaient peur, et poussées par une puissante impulsion d’auto-préservation, elles ont coopéré entre elles, se sont unies et travaillent dans une harmonie totalement démocratique et d’autosacrifice à la création de ces organes essentiels à la vie. » [92]

Contrairement à ce qui est affirmé dans cette citation, il n’y a aucune conscience dans une cellule. Y croire n’est rien d’autre que de la superstition. Là encore, comme nous le voyons dans la citation qui précède, afin de nier l’existence et l’activité créatrice d’Allah, on attribue des qualités absurdes aux atomes, aux molécules et aux cellules, telles que l’intelligence, la capacité de planifier, d’autosacrifice et même d »‘harmonie démocratique ». Tout comme il est absurde de dire, à propos de la création d’un tableau que « les couleurs se sont mélangées selon un plan, et ont procédé démocratiquement et en harmonie », l’affirmation des maçons sur l’origine de la vie est dénuée de sens.

Une autre expression des principes superstitieux de la maçonnerie et de son matérialisme, c’est la notion de « la mère nature ». Nous la trouvons dans des films documentaires, des livres, des magazines et même des annonces publicitaires ; elle est utilisée pour exprimer la conviction que la matière inanimée composant la nature (nitrogène, oxygène, hydrogène, carbone, etc.) a un pouvoir conscient, et qu’il a, lui–même, créé les êtres humains et tous les organismes vivants. Ce mythe n’est pas fondé sur l’observation ou la logique, mais est destiné à gagner l’adhésion des gens par un endoctrinement massif. Le but est que les gens oublient Allah, le véritable Créateur, et se tournent vers le paganisme, pour lequel la « nature » est considérée comme le créateur.

La maçonnerie s’efforce de donner forme à ce credo, de le renforcer et de le diffuser, et appuie toutes les forces sociales qu’il considère ses alliés. Un article de Mimar Sinan, intitulé « Réflexions sur le concept et l’évolution de la solidarité du point de vue scientifique », parle de la « mystérieuse harmonie que la mère nature a ordonné » et déclare que celle-ci forme la base de la philosophie humaniste de la maçonnerie. Il déclare, par ailleurs, que la maçonnerie appuiera les mouvements qui adoptent cette philosophie :

« Quand il considère le point de vue des échanges matériels dans le monde des organismes vivants, que des microbes bénéfiques vivant sur la terre et à l’intérieur de notre corps, toutes les plantes, les animaux et les êtres humains existent dans une mystérieuse harmonie ordonnée par notre mère nature, et qu’ils sont constamment engagés dans une solidarité organique, je tiens à réaffirmer que la maçonnerie considère tous les genres de mouvements psychosociaux dédiés au bien-être, à la paix, à la sécurité et au bonheur, en bref, tout mouvement qui est sur la voie de l’humanisme et de l’unité universelle de l’humanité, comme des moyens d’actions pour faire progresser ses propres idéaux. » [93]

Un relief d’une civilisation païenne de Mésopotamie.
Un relief d’une civilisation païenne de Mésopotamie.

Le plus important de ces « moyens d’actions » qui « font progresser les idéaux de la maçonnerie » est la théorie de l’évolution, prétendument scientifique, soutien moderne du matérialisme et de l’humanisme.

Dans le prochain chapitre, nous examinerons de plus près la théorie de l’évolution, du temps de Darwin à la propagande évolutionniste moderne ; elle nous permettra de découvrir la relation secrète qui existe entre la maçonnerie et l’erreur scientifique la plus grande de tous les temps.

—————————-

Notes :

[89] Onur Ayangil, « Yeni Gnose », Mimar Sinan, 1977, no. 25, p. 20

[90] Enis Ecer, « Gercegin Yolu », Mimar Sinan, 1979, No. 30, p. 29

[91] Faruk Erengul, « Evrende Zeka », Mimar Sinan, 1982, no. 46, p. 27

[92] Albert Arditti, « Hurriyet-Disiplin-Dinamizm-Statizm », Mimar Sinan, 1974, no. 15, p. 23

[93] Naki Cevad Akkerman, « Bilimsel Acidan Dayanisma Kavrami ve Evrimi Uzerine Dusunceler II », Mimar Sinan, 1976, no. 20, p. 49,

Franc-Maçonnerie partie 28 : L’incongruité scientifique de nier l’existence de l’âme !

Publié le

Le fait que les maçons refusent l’existence de l’esprit, et affirment que la conscience humaine est composée de matière, ne concorde pas avec la science. Au contraire, les découvertes scientifiques modernes démontrent que la conscience humaine ne peut pas être réduite à la matière et qu’elle ne peut pas être expliquée en termes de fonctions du cerveau.

Un regard sur la littérature montre que les efforts des scientifiques, animés par les croyances matérialistes, pour réduire la conscience aux fonctions du cerveau, n’ont abouti à aucun résultat et beaucoup y ont finalement renoncé. Aujourd’hui, de nombreux chercheurs sont d’avis que la conscience humaine vient d’une source inconnue, au delà des neurones du cerveau, des molécules et des atomes qui les forment.

Après des années d’étude, l’un de ces chercheurs, Wilder Penfield, est arrivé à la conclusion que l’existence de l’esprit est un fait indéniable  :

« Personnellement, après des années d’efforts pour expliquer l’esprit sur la base de l’action du cerveau seulement, je conclus qu’il est plus simple (et beaucoup plus facile d’être logique) d’adopter l’hypothèse que notre être comporte deux éléments fondamentaux [le cerveau et l’esprit (ou l’âme)]… Parce qu’il semble certain qu’il est tout à fait impossible d’expliquer l’esprit sur la base d’une action neuronale au niveau du cerveau… je suis obligé de choisir la proposition qui établit que notre être s’explique par deux éléments fondamentaux. [Cerveau et esprit, ou corps et âme] » [86]

tumblr_m6jhkf65ff1qaouh8o1_400Ce qui amène les scientifiques à cette conclusion est le fait que la conscience ne peut jamais être décrite en termes de facteurs matériels seulement. Le cerveau humain est comme un merveilleux ordinateur dans lequel les informations obtenues par nos cinq sens sont recueillies et traitées. Mais, cet ordinateur n’a pas conscience de « lui-même » ; il ne peut pas concevoir, sentir ou penser aux sensations qu’il reçoit. L’éminent physicien anglais, Roger Penrose, dans son livre The Emperor’s New Mind (Le Nouvel esprit de l’empereur), écrit :

« Qu’est ce qui donne à une personne son identité individuelle? Est-ce, dans une certaine mesure, les atomes qui composent son corps ? Son identité dépend-elle du choix particulier des électrons, protons, et autres particules qui composent ces atomes ? Il y a au moins deux raisons pour lesquelles cela ne peut être ainsi. En premier lieu, il y a un renouvellement continu au niveau des cellules qui composent le corps de toute personne vivante. Cela s’applique en particulier aux cellules du cerveau humain, malgré le fait qu’aucune nouvelle cellule n’y est produite après la naissance. La grande majorité des atomes de chaque cellule vivante (y compris chaque cellule du cerveau) – et, pratiquement, tout le matériel qui compose notre corps — est remplacé plusieurs fois depuis la naissance. La deuxième raison vient de la physique quantique… Si un électron appartenant au cerveau d’une personne était échangé contre un électron provenant d’une brique, l’état du système serait exactement le même qu’il était auparavant ; on n’y verrait aucune différence ! Il en va de même pour les protons et pour toutes les autres particules, pour tous les atomes, les molécules, etc. Si tout le contenu matériel d’une personne était échangé contre les particules correspondantes des briques de sa maison, au sens le plus fort du terme, rien ne changerait. » [87]

Prof. Penrose soutient que le matérialisme ne pourra jamais expliquer l’esprit humain.
Prof. Penrose soutient que le matérialisme ne pourra jamais expliquer l’esprit humain.

Penrose affirme que, même si tous les atomes humains étaient échangés pour les atomes des briques, les qualités qui font qu’un être humain soit conscient resteraient complètement identiques. Ou bien, nous pourrions raisonner à l’inverse. Si nous échangions les particules atomiques du cerveau contre les atomes des briques, les briques ne deviendraient pas conscientes.

En bref, ce qui rend les hommes humains, n’est pas une qualité matérielle, mais plutôt une qualité spirituelle et il est clair que sa source est une entité différente de la matière. En conclusion de son livre, Penrose commente :

« La conscience me semble être un phénomène si important que je ne peux pas croire que c’est une chose « accidentellement » créée par des calculs compliqués. C’est le phénomène grâce auquel l’existence même de l’univers est connue. » [88]

Quel est, alors, le point de vue du matérialisme à la lumière de ces conclusions ? Comment les matérialistes peuvent-ils prétendre que les êtres humains, dotés d’intelligence, de sentiments, de pensées, de mémoire et de sens, sont composés uniquement de matière et qu’ils peuvent être créés par la composition fortuite d’atomes inanimés et inconscients ? Comment peuvent-ils concevoir qu’un tel processus est possible ?

Ces points de vue sont ceux des philosophes matérialistes. Cependant, sur ces mêmes thèmes, les écrits maçonniques proposent des idées encore plus curieuses. Lorsque nous analysons leurs écrits, nous voyons clairement que ce qui est sous-jacent à leur philosophie matérialiste, c’est la « vénération de la matière ».

—————————-

Notes :

[86] Wilder Penfield, The Mystery of the Mind: A Critical Study of Consciousness and the Human Brain, Princeton, New Jersey, Princeton University Press, 1975, p. 80

[87] Roger Penrose, The Emperor’s New Mind, Penguin Books, 1989, pp. 24-25

[88] Roger Penrose, The Emperor’s New Mind, Penguin Books, 1989, p. 448

Franc-Maçonnerie partie 27 : Le Matérialisme dans des Sources Maçonniques

Publié le

I.Croyance dans la matière absolue

Les maçons d’aujourd’hui, comme les pharaons, les prêtres et les autres classes de l’Egypte antique, croient en l’éternité et le fait que la matière n’est pas créée, et qu’à partir de cette matière sans vie les organismes vivants sont apparus par hasard. Dans les écrits maçonniques, on peut lire des comptes-rendus détaillés sur ces principes de base de la philosophie matérialiste.

Dans son livre, Masonluktan Esinlenmeler (Inspirations de la franc-maçonnerie), Maître Selami Isindag écrit sur la pure philosophie matérialiste de la maçonnerie :

« Tout l’espace, l’atmosphère, les étoiles, la nature, toutes les choses animées et inanimées sont composées d’atomes. Les êtres humains ne sont rien de plus qu’un rassemblement d’atomes spontané. Un équilibre dans le flux d’électricité parmi les atomes garantit la survie des organismes vivants. Lorsque cet équilibre est détruit (pas l’électricité dans les atomes), nous mourrons, retournons à la terre et sommes dispersés en atomes. Nous sommes venus de la matière et l’énergie, et nous retournerons à la matière et l’énergie. Les plantes utilisent nos atomes et tous les organismes vivants, nous y compris, utilisent les plantes. Tout est fait de la même substance. Mais parce que nos cerveaux sont plus développés parmi tous les animaux, la conscience est apparue. Si on regarde les résultats de la psychologie expérimentale, on voit que notre expérience psychique triptyque d’émotion-esprit-volonté est le résultat du fonctionnement équilibré des cellules dans le cortex du cerveau et les hormones… La science positive admet que rien n’est né de rien, et que rien ne sera détruit. Par conséquent, on peut en conclure que les êtres humains ne sont pas reconnaissants, ni obligés envers aucune force. L’univers est une totalité d’énergie sans commencement ni fin. Tout est né de cette totalité d’énergie, évoluant et mourant, mais ne disparaissant jamais complètement. Les choses changent et se transforment. Il n’existe vraiment rien comme la mort ou la perte ; mais un changement, une transformation et une formation continus. Mais il est impossible d’expliquer cette formidable question et ce secret universel par les lois scientifiques. Pourtant les explications extra-scientifiques sont des descriptions imaginaires, des dogmes et des croyances stériles. D’après la science positive et la raison, il n’existe pas d’esprit séparé du corps. » [81]

Vous trouverez des opinions identiques à celles ci-dessus dans les ouvrages de penseurs matérialistes comme K. Marx, F. Engels, V .I. Lénine, G. Politzer, C. Sagan et J. Monod. Ils acceptent tous le mythe matérialiste de base que l’univers a existé depuis l’éternité, que la matière est la seule entité existante absolue, que les êtres humains sont composés de matière et ne possèdent pas d’esprit, que la matière évolue en et hors d’elle-même, et que la vie est apparue par hasard. Il est juste d’utiliser le terme de mythe, car, contrairement à la déclaration d’Isindag que « ces processus sont le résultat de la science positive et de la raison », toutes ces opinions ont été invalidées par les découvertes scientifiques de la deuxième moitié du 20ème siècle. Par exemple, la théorie du Big Bang acceptée dans les cercles scientifiques comme prouvée, montre scientifiquement que l’univers a été créé de rien il y a des millions d’années. Les lois de la thermodynamique montrent que la matière n’a pas la capacité de s’organiser elle-même et que l’équilibre et l’ordre dans l’univers sont par conséquent le résultat d’une création consciente. En démontrant l’extraordinaire structure des organismes vivants, la biologie prouve l’existence d’un Créateur Qui a conçu tout ce qui existe.

Les théories matérialistes de la littérature maçonnique ne diffèrent pas de celles trouvées dans les écrits d’idéologues matérialistes tels que Marx, Engels et Lénine.
Les théories matérialistes de la littérature maçonnique ne diffèrent pas de celles trouvées dans les écrits d’idéologues matérialistes tels que Marx, Engels et Lénine.

Dans son article, Isindag explique que les maçons sont, en fait, des matérialistes et par conséquent, des athées, et qu’ils utilisent le concept de « Grand architecte de l’univers » en référence à une évolution matérielle :

« Je voudrais très brièvement faire référence à certains principes, ou pensées adoptés par les francs-maçons : Selon la maçonnerie, la vie provient d’une seule cellule, elle change, évolue, et se transforme en être humain. La nature, la cause, le but et les conditions de ce début ne sont pas tous connus. La vie provient d’une combinaison de matière et d’énergie et retourne à cet état. Si nous acceptons le Grand architecte de l’univers comme un principe sublime, un horizon interminable de bonté et de beauté, l’apogée de l’évolution, son stade le plus élevé et l’idéal vers lequel tendent tous les êtres humains, et si nous ne le personnalisons pas, nous pouvons être sauvés du dogmatisme. » [82]

Comme nous le voyons, l’un des principes de base de la philosophie maçonnique repose sur le fait que les choses viennent de la matière et retournent à la matière. Un aspect intéressant de ce point de vue c’est que les francs-maçons ne considèrent pas cette philosophie particulière à eux-mêmes ; ils veulent diffuser ces idées à l’ensemble de la société. Isindag poursuit :

« Un franc-maçon formé sur ces principes et doctrines accepte le devoir d’éduquer les gens… et de les édifier en leur enseignant les principes de la raison et de la science positiviste. De cette façon, la franc-maçonnerie s’adresse aux gens. Elle travaille au nom des gens et malgré les gens. » [83]

Cette explication montre deux aspects du rôle de la maçonnerie tel qu’il est perçu par la société;

1. Sous le couvert de la raison et de la science positiviste, la maçonnerie tente d’imposer au reste de la société la philosophie matérialiste à laquelle elle croit (c’est-à-dire l’ancien mythe égyptien).

2.Ils ont l’intention de faire cela malgré les gens. C’est-à-dire, même si une société croit en Allah et n’a aucun désir d’accepter une philosophie matérialiste, la maçonnerie s’obstinera à essayer de changer sa conception du monde sans son consentement.

Il y a un point important que nous devions noter ici : la terminologie utilisée par les maçons est trompeuse. Dans leurs écrits, en particulier ceux destinés au reste de la société, ils emploient un langage conçu pour présenter leur philosophie comme inoffensive, intelligente et tolérante. Nous en avons un exemple dans la citation ci-dessus, dans la notion d »‘édifier les gens en leur enseignant les principes de la raison et de la science positiviste. » En effet, la philosophie maçonnique n’a rien à voir avec « la science et la raison » ; elle est liée à un mythe démodé qui va à l’encontre de la science. Les maçons n’ont pas pour but d’édifier les gens; leur intention délibérée est d’imposer leur philosophie aux gens. Quand ils affirment qu’ils sont déterminés à faire cela malgré l’opinion des gens, on constate qu’ils ne sont pas tolérants, et qu’ils ont une vision totalitaire du monde.

II. Négation de l’existence de l’esprit et de l’au-delà

hiram_usLes maçons croient au matérialisme et rejettent l’idée de la vie après la mort. Quelquefois le concept d’une vie après la mort apparaît dans des textes maçonniques, mais, comme dans le mythe d’Hiram reproduit ici (à gauche), ce que l’on entend par là est la continuation de la mémoire du nom d’une personne dans ce monde.taDu fait de leurs croyances matérialistes, les maçons n’acceptent pas l’existence de l’esprit humain et rejettent complètement l’idée de l’au-delà. En dépit de cela, les écrits maçonniques disent parfois des morts qu’ils sont « partis pour l’éternité » ou une autre expression spirituelle de ce genre. Cela peut paraître contradictoire, mais ne l’est pas, en fait, car toutes les références de la maçonnerie à l’immortalité de l’esprit sont symboliques. Mimar Sinan traite ce sujet dans un article intitulé « Après la mort dans la franc-maçonnerie » :

« Dans le mythe de Maître Hiram, les maçons acceptent la résurrection après la mort d’une manière symbolique. Cette résurrection montre que la vérité prévaut toujours sur la mort et l’obscurité. La maçonnerie ne donne aucune importance à l’existence d’un esprit séparé du corps. Selon elle, la résurrection après la mort doit laisser une certaine création spirituelle ou matérielle en héritage aux êtres humains. Cela rend l’être humain immortel. Ceux qui ont pu immortaliser leur nom durant cette courte vie humaine, sont ceux qui ont réussi. Nous considérons ceux qui ont immortalisé leurs noms comme des personnes qui ont consacré tous leurs efforts, soit en faveur de leurs contemporains, soit en faveur des générations qui suivent, afin de rendre les gens heureux et d’assurer pour eux un monde plus humain. Leur objectif est d’exalter les impulsions bienveillantes qui influencent la vie des gens… Les êtres humains qui ont été à la recherche de l’immortalité tout au long des siècles peuvent l’atteindre par le biais du travail qu’ils font, les services qu’ils rendent et les idées qu’ils élaborent, ce qui donne du sens à leur vie. Comme l’explique Tolstoï, « le Paradis sera alors établi sur la terre et les gens atteindront le bien le plus élevé possible. » [84]

Sur le même sujet, le Maître Maçon Isindag écrit :

« LA SUBSTANCE DE TOUTES LES CHOSES : La maçonnerie interprète cela en termes d’énergie et de matière. Les francs-maçons affirment que tout change, étape par étape, et reviendra à la matière. Scientifiquement, ceci est défini comme la mort. Le mysticisme sur cette question, c’est à dire, la croyance que, des deux forces dont une personne est composée – esprit et corps — le corps meurt, mais pas l’esprit ; que les esprits meurent et s’en vont au monde des esprits, où ils poursuivent leur existence et reviennent incarnés dans un autre corps lorsqu’Allah l’ordonne, n’est pas compatible avec les idées de changement-transformation acceptées par la maçonnerie. Les idées de la maçonnerie à ce sujet peuvent être exprimées de la façon suivante : « Après votre mort, la seule chose qui restera de vous, et qui ne mourra pas, sont les souvenirs de votre maturité et de ce que vous avez accompli. » Cette idée est une manière philosophique de penser fondée sur les principes de la science positiviste et la raison. La croyance religieuse dans l’immortalité de l’esprit et la résurrection après la mort ne s’accorde pas avec les principes positivistes. La maçonnerie a tiré ses principes de pensée des systèmes philosophiques positivistes et rationalistes. Donc, sur cette question philosophique, ils sont reliés à une façon de penser et d’expliquer qui n’est pas celle de la religion. » [85]

Rejeter la résurrection après la mort et rechercher l’immortalité dans le patrimoine temporel… Même si les maçons présentent cette idée comme étant en conformité avec la science moderne, c’est en fait un mythe auquel des personnes impies ont cru depuis les temps préhistoriques. Le Coran nous dit que des gens sans foi en Allah ont édifié des châteaux comme s’ils devaient demeurer éternellement. Houd (Que la Paix de Dieu soit sur lui), l’un des prophètes du passé, avait averti le peuple d’Ad contre ce type d’ignorance comme il suit :

« Et quand Houd, leur frère (contribule), leur dit : « Ne craindrez-vous pas [Allah] ? » Je suis pour vous un messager digne de confiance, Craignez Allah donc et obéissez-moi. Et je ne vous demande pas de salaire pour cela ; mon salaire n’incombe qu’au Seigneur de l’univers. Bâtissez-vous par frivolité sur chaque colline un monument ? Et édifiez-vous des châteaux comme si vous deviez demeurer éternellement ? Et quand vous sévissez contre quelqu’un, vous le faites impitoyablement. Craignez Allah donc et obéissez-moi.« 

[Coran, Sourate 42, versets 124 à 131]

L’erreur commise par ces personnes impies n’était pas la construction de beaux bâtiments. Les musulmans donnent également de l’importance à l’art; en le créant, ils essaient d’embellir le monde. La différence réside dans l’intention. Un musulman est intéressé par l’art dans la mesure où il exprime la beauté et des notions esthétiques qu’Allah a données aux êtres humains. Les personnes impies se trompent en considérant l’art comme un moyen d’atteindre d’immortalité.

—————————-

Notes :

[81] Dr. Selami Isindag, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, pp. 189

[82] Dr. Selami Isindag, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, pp. 190

[83] Dr. Selami Isindag, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, pp. 189-190

[84] Hasan Erman, « Masonlukta Olum Sonrasi », Mimar Sinan, 1977, no. 24, p. 57

[85] Dr. Selami Isindag, Masonlugun Kendine Ozgu Bir Felsefesi Var Midir, Yok Mudur?, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, p. 97