Salih Ibn Fawzan

Shaykh Salih Ibn Fawzan : La source des innovations !

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librairie-islamique-la-verite-sur-les-sectes-Shaykh Salih Ibn Fawzan a dit : « Le Prophète (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) nous informa que cette communauté se divisera tout comme les juifs et les chrétiens se divisèrent. Cette information est une mise en garde et une incitation à s’accrocher à la Sunnah quand cela arrive, et qu’il n’y a pas de salut en dehors de la Sunnah. Celui qui délaisse la Sunnah fera partie des sectes qui entreront au feu. Les sectes qui émergèrent sont très nombreuses. Toutefois, leurs fondements sont quatre :

1 / Les chiites : leur première apparition fut lors de l’assassinat de Othman (Radia Llahou Anhou) avec la venue de Abdullah Ibn Saba le juif. Il introduisit la fitnah chez les musulmans et appela à prendre le parti de ‘Ali Ibn Abou Talib (Radia Llahou Anhou) et qu’il aurait été choisi par le Messager d’Allah (Sala Llahou Aleyhi wa Salam et que les compagnons auraient été injustes envers lui en lui enlevant le Califat. Ce fut à ce moment qu’apparurent les chiites.

Les savants ont expliqué que les chiites se divisent en de nombreuses sectes.

La première d’entre elles est al-Mufaddilah. Il sont ceux qui préfèrent Ali au reste des compagnons dont Abou Bakr, Omar et Othman ; voilà ce que sont al-Mufaddilah. Ils ne diffament cependant pas les Califats de Abou Bakr, Omar et Othman, mais ils disent seulement que Ali était le meilleur d’entre eux. C’est une erreur. Ali fut le quatrième des Califes bien guidés. Il n’était pas meilleur que Abou Bakr, Omar et Othman. Même lui s’opposait à celui qui le préférait à Abou Bakr et Omar, le menaçant de le châtier.

La seconde est composée de ceux qui prétendent que Ali avait été choisi par le Messager d’Allah (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) et qu’il était celui qui méritait le plus le Califat, et que les Califats de Abou Bakr, Omar et Othman étaient injustes et une usurpation. Ils disent que le Califat revenait à Ali et qu’il était celui qui fut choisi par le Messager d’Allah (Sala Llahou Aleyhi wa Salam), mais que les compagnons l’opprimèrent et lui usurpèrent le Califat, entre autres doctrines égarées !

La troisième est composée des chiites extrémistes des chiites extrémistes qui disent que le message divin était à Ali et que Jibril le trahit en le confiant à Mohammed ! Car il était originellement destiné à Ali. Ils disent : « Le digne de confiance fit preuve de traîtrise et le détourna du lion. » Le digne de confiance fait référence à Jibril (Aleyhi Salam) qui aurait donc détourné le message du lion, Ali, pour Mohammed.

La quatrième est la pire Ils prétendent que Ali est une divinité. Ils sont ceux que Ali Ibn Abou Talib (Radia Llahou Anhou) fit brûler. Il creusa des fossés, y alluma le feu et les-y jeta vifs. Il est rapporté de lui qu’il dit :

« Lorsque je vis que l’affaire devint abjecte, j’attisai mon feu et appelai Qanbar (son serviteur). »

Il les jeta au feu lorsqu’ils lui dirent : « Tu es Lui, tu es Lui ». Ibn Abbas (Radia Llahou Anhou) était d’avis qu’il était obligatoire de les exécuter par l’épée et non de les brûler, parce que le Prophète (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) a dit :

« Ce n’est que le Seigneur du feu qui peut châtier par le feu. »

Il n’interdit pas leur exécution, mais il dit : « Je suis d’avis qu’ils auraient dû être exécutés par l’épée au lieu du feu. » Nombreuses sont les sectes qui découlent de ces sectes chiites.

 

2 / Les Qadariyyah : Ils sont ceux qui renient le destin. Ils émergèrent vers la fin de l’époque des compagnons. Ils se divisent en deux :

Les Qadariyyah Jabriyyah qui sont extrême dans l’affirmation du destin.

Les Qadariyyah Nufah, qui nient le destin. Ils sont les Mu’tazilah et ceux qui empruntent leur voie. Ils disent que le serviteur crée ses propres actions et qu’Allah n’a pas créé les actions des serviteurs, mais que ce sont plutôt eux qui les créent. De l’autre côté, leur opposants, les Jabriyyah, disent que les actes des serviteurs sont les actes d’Allah et que les serviteurs sont obligés de dire et de faire ce qu’ils disent et font, qu’ils n’ont pas le choix. Les Mu’tazilah, eux, disent qu’ils ont un choix indépendant.

Par conséquent, si le terme Qadariyyah est employé de façon absolue, il fait référence aux Mu’tazilah et ceux qui suivent leur avis dans le déni du destin, parce qu’ils le nient. Mais les Jabriyyah affirment le destin de manière extrême au point de dire que le serviteur est forcé. Les premiers nient le destin et les second exagèrent dans son affirmation. Ils sont tous appelés Qadariyyah de manière absolue. Ils se divisèrent en de nombreuses sectes.

 

3 / Les Khawarij : Ils sont ceux qui se révoltent contre le gouverneur musulman, sortent de l’obéissance, rendent mécréants les gens qui commettent de grands péchés inférieurs au polythéisme et rendent licite le sang des musulmans. Il sont les gens de l’excès et de l’extrémisme dans la religion. Ils sont religieux, craignent Allah, jeûnent, accomplissent la prière nocturne et récitent le Coran, mais sans compréhension, ni clairvoyance ! C’est pour cela qu’ils s’égarèrent – et c’est auprès d’Allah que l’on cherche refuge.

Ils sortirent de l’obéissance et se révoltèrent contre le commandeur des croyants, Ali Ibn Abou Talib et des combats eurent lieu entre lui et eux, et Allah le fit triompher. Ils n’ont de cesse de se révolter contre le gouverneur, rendant licite le sang des musulmans et déclarant mécréants ceux qui commettent des péchés majeurs inférieurs au polythéisme.

Ils sont appelés al-Wa’diyyah parce qu’ils agissent suivant les versets de menace (wa’id) sans faire de distinction entre les péchés majeurs que sont le polythéisme et la mécréance et les autres péchés majeurs. Toute personne commettant un péché majeur est mécréante selon eux. Non seulement ils les déclarent mécréants, mais aussi rendent licite de verser leur sang et combattent les musulmans, délaissant le combat contre les mécréants.

Par conséquent, le Prophète (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) les décrivit ainsi :

« Ils tueront les gens de l’Islam et laisseront les adorateurs d’idoles. »

Il n’a jamais été rapporté que les Khawarij ait jamais combattu les mécréants. Ils ne combattent que les musulmans. Ils sont divisés en de nombreuses sectes, certaines pires que d’autres.

 

4 / Les Murji’ah : Ils disent que les actes ne font pas partie de la foi. Ils croient que la personne est croyante même si elle n’accomplit pas d’acte ou si elle délaisse tous les actes, elle sera tout de même croyante. Ils furent nommés Murji’ah à partir du terme al-irja, qui signifie at-ta’khir (le retard) parce qu’ils retiennent les actes en dehors de la foi. Ils sont divisés en nombreuses sectes.

Les pires d’entre eux sont les Jahmiyyah qui disent que la foi n’est que dans la connaissance du cœur Donc celui qui connaît par son cœur est croyant, même s’il ne croit pas !

La seconde sectes des Murji’ah sont les Asha’irah qui sont d’avis que la foi n’est que la croyance du cœur et que ni les paroles de la langue, ni les actes des membres n’y sont inclus. Pour eux, il est suffisant de croire avec son cœur.

La troisième secte est les Karramiyyah qui croient que la foi est de prononcer avec la langue, même si l’on n’a pas de croyance dans le cœur.

La quatrième secte est al-Murji’atu al-Fuqaha qui disent que la foi est croyance du cœur et parle de la langue, même si l’on ne fait pas d’actes.

 

Ils sont tous unanime quand au fait que les actes n’entrent pas dans la foi. Mais ils divergent cependant dans leurs écoles de pensée en ce qui concerne l’action du cœur et la prononciation avec la langue.

Les Khawarij partirent aux extrêmes dans l’inclusion des actes dans la foi et dirent : « Celui qui abandonne les actes mécroit de manière absolue. » Alors que les Murji’ah sont à l’opposé : ils partirent à l’extrême dans la négation des actes comme faisant partie de la réalité de la foi et disent que ne mécroit pas celui qui abandonne tous les actes de manière absolue. Quand à Ahl As-Sunnah wal-Jama’ah (et toutes les louanges reviennent à Allah), Allah les guida à la vérité comme le dit le Très Haut :

« … Puis Allah, de part sa Grâce, guida ceux qui crurent vers cette Vérité sur laquelle les autres disputaient. Et Allah guide qui Il veut vers le chemin droit. » [Coran, Sourate 2, verset 213]

Ils disent que la foi est la parole de la langue, croyance du cœur et action des membres. Elle accroît par l’obéissance à Allah et décroît par les désobéissances. Mais elle ne disparaît pas de manière absolue par l’arrêt des actions, comme le prétendent les Khawarij, ni ne reste intacte malgré le délaissement de tous les actes, comme le prétendent les Murji’ah. Au contraire l’abandon de certaines actions causes la mécréance, comme l’abandon de la prière. Et l’abandon de certaines autres actions est un péchés majeur qui n’implique pas de mécréance.

C’est cela le détail que fait Ahl As-Sunnah wal-Jama’ah (et toutes les louanges reviennent à Allah) qui concilie les versets de promesse auxquels s’attachent les Murji’ah et les versets de menace auxquels s’attachent les Khawarij. Ahl As-Sunnah wal-Jama’ah regroupe donc entre les versets de promesse et ceux de menace et expliquent les uns avec les autres, les restreignant les uns par les autres, ramenant ceux qui sont équivoques à ceux qui sont clairs et les mettant tous en application et disent :

« Nous y croyons : tout est de la part de notre Seigneur ! » [Coran, Sourate 5, verset 7]

Ce sont les sectes dont de nombreuses autres sectes ont découlé. »

 

[Sharh As-Sunnah (L’explication de la Sunnah) de l’imam Al-Hasan Ibn ‘Ali Al-Barbahari, expliqué par Shaykh Salih Ibn Fawzan Al-Fawzan, Éditions Al-Bayyinah, Tome 2, Pages 85 à 91]

 

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Shaykh Salih Ibn Fawzan : Ne peut être musulman celui qui n’accomplit pas les cinq piliers de l’Islam !

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« Le musulman est celui qui atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration, si ce n’est Allah et que Mohammed (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) est le Messager d’Allah. Cependant, il faut agir après les deux attestations de foi : accomplir la prière, s’acquitter de la zakat, accomplir le jeûne et accomplir le Pèlerinage à la Maison (Kaaba) si l’on en est capable. Il faut agir. »

[Sharh As-Sunnah (L’explication de la Sunnah) de l’imam Al-Hasan Ibn ‘Ali Al-Barbahari, expliqué par Shaykh Salih Ibn Fawzan Al-Fawzan, Éditions Al-Bayyinah, Tome 1, Page 349]

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Croire que l’attestation de foi seule permet de devenir musulman est une croyance qui provient de la secte des Murji’ah :

« Les Murji’ah disent que les péchés ne causent pas de tort à la foi, tant que la personne croit dans son cœur, nul péché ne lui nuira. Même si elle abandonne tous les actes et accomplit rien, il s’agira d’un croyant, à la foi complète ! »

[Sharh As-Sunnah (L’explication de la Sunnah) de l’imam Al-Hasan Ibn ‘Ali Al-Barbahari, expliqué par Shaykh Salih Ibn Fawzan Al-Fawzan, Éditions Al-Bayyinah, Tome 1, Page 313]

 

Shaykh Salih Ibn Fawzan : La passion peut devenir une divinité !

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boutique-musulmane-islam-entre-la-verite-et-la-passion-700x700Celui qui suit ses passions finira par renier la religion, même si cela peut prendre longtemps. La première étape étant de tolérer ce qui s’oppose à la Shari’ah et de tolérer les passions jusqu’à quitter le sein de la religion et ainsi sa passion sera devenue sa religion, comme Allah le Puissant et Majestueux dit :

« Vois-tu celui qui prend sa passion pour sa propre divinité ? Et Allah l’égare sciemment et scelle son ouïe et son cœur et étend un voile sur sa vue… » [Sourate 45, verset 23]

Ainsi, la passion est une autre divinité. Le polythéisme ne se restreint pas à l’adoration des statues ou des idoles. Il en existe une autre forme : les passions. Il se peut qu’une personne n’adore ni idole, ni arbre, ni pierre, ni tombe, mais suive sa passion. Une telle personne est esclave de sa passion. C’est pourquoi il faut faire preuve de prudence et ne suivre que ce qui se conforme au Livre d’Allah et à la Sunnah.

Source : Sharh As-Sunnah (L’explication de la Sunnah) de l’imam Al-Hasan Ibn ‘Ali Al-Barbahari, expliqué par Shaykh Salih Ibn Fawzan Al-Fawzan, Éditions Al-Bayyinah, Tome 1, Chapitre : Certes, la religion provient d’Allah, Page 71

Imam Al-Hasan Ibn ‘Ali Al-Barbahari : Les trois manières de nommer islamiquement un Calife !

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abu-bakr-le-premier-calife-de-l-islam-ibn-kathirL’Imam Al-Hasan Ibn ‘Ali Al-Barbahari a dit : « Et celui qui devient Calife par consensus et agrément des gens est considéré le commandeur des croyants [Calife]. »

Shaykh Salih Ibn Fawzan explique : Ceci est une explication de la manière dont le commandement est donné en Islam.

Le commandement est conféré de l’une des façons suivantes :

La première façon : ce que l’auteur vient de mentionner. C’est-à-dire celui que les musulmans auront choisi. Cependant, les musulmans qui choisissent le dirigeant sont les Ahl al-Hall wal-‘Aqd (les gens d’expérience et de raison) parmi les savants, dirigeants, hommes d’état et commandants d’armée. Cela ne signifie pas que le choix du dirigeant revient à tout le monde dont les enfants, les femmes, les habitants des villes et de la campagne.

Parce que les gens doivent suivre Ahl al-Hall wal-‘Aqd. Donc, si Ahl al-Hall wal-‘Aqd choisit un dirigeant, il devient obligatoire au (reste du) peuple de lui obéir. Ce fut ce qui arriva concernant le Califat de Abou Bakr As-Siddiq (Radia Llahou Anhou).

Après la mort du Messager d’Allah (Sala Llahou Aleyhi wa Salam), les compagnons furent unanimes dans le serment d’allégeance à As-Siddiq. Le reste de la communauté suivit donc ceux qui choisirent As-Siddiq. Nulle place ne fut laissée à qui que ce soit d’autre pour participer à cette sélection. Parce qu’il s’agit de l’un des devoirs spécifiques à Ahl al-Hall wal-‘Aqd et les musulmans choisirent donc Abou Bakr As-Siddiq (Radia Llahou Anhou), qui était le meilleur d’entre eux. Et ce choix a des preuves dans la Sunnah du Messager d’Allah (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) :

1. Abou Bakr était le meilleur compagnons de manière absolue et nul ne conteste cela;

2. Le Messager d’Allah (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) donna des indications de son Califat. Parmi celles-ci, durant la maladie qui causa sa mort, le Prophète (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) dit avancer Abou Bakr dans la prière afin qu’il dirige les musulmans dans le mihrab (place de l’imam lors de la prière) du Messager d’Allah (Sala Llahou Aleyhi wa Salam), et prenne sa place. Ceci est une indication qu’il sera leur dirigeant dans le Califat, comme il le fut dans la prière. Ils choisirent donc Abou Bakr (Radia Llahou Anhou) en disant : « Le Messager d’Allah (Sala Llahou Aleyhi wa Salam), était satisfait de toi pour notre religion, pourquoi ne serions-nous pas satisfait de toi concernant nos affaires mondaines ? » Ils lui prêtèrent donc allégeance et les compagnons furent unanimes à ce sujet, que ce soit ceux qui participèrent directement à ce choix, ou ceux qui n’y participèrent pas qui les suivirent. Parce que les musulmans sont une seule communauté et une seule main.

La deuxième façon : lorsque Abou Bakr (Radia Llahou Anhou) fut à l’article de la mort, il choisit et désigna ‘Omar Ibn Al-Khattab (Radia Llahou Anhou) comme successeur. Les musulmans écoutèrent donc et obéirent. Il s’agit de la deuxième manière de conférer le pouvoir. Dans ce cas, le dirigeant désigne un successeur pour [régner] après sa mort, comme le fit Abou Bakr (Radia Llahou Anhou) avec ‘Omar Ibn Al-Khattab (Radia Llahou Anhou).

La troisième façon : lorsque l’un des musulmans l’emporte sur les autres et que les autres se soumettent à son commandement, il devient alors leur chef et Imam. Par exemple, ce qui arriva à ‘Abdel Malik Ibn Marwan lors du désaccord qui arriva après la mort de Yazid Ibn Mu’awiya. ‘Abdel malik Ibn Marwan Ibn Al-Hakam s’empara du Califat. Il était bon, ferme et fort. Allah fit que les gens tirèrent bénéfice de son action. L’allégeance lui fut prêtée et les musulmans écoutèrent et obéirent. Et il y eut du bien en cela pour les musulmans.

Voila donc comment le commandement est conféré en Islam : soit par le choix de Ahl al-Hall wal-‘Aqd ou par le dirigeant précédent désignant son successeur ou lorsqu’un musulman l’emporte sur les autres, devenant de fait leur dirigeant; le reste des musulmans doivent se soumettre et lui être assujetti et devient interdit à quiconque de renoncer à son allégeance.

Il ne faut pas comprendre par ceci que la sélection revient à l’ensemble des musulmans. Celle-ci revient au consensus de Ahl al-Hall wal-‘Aqd comme ce qui eut lieu lors du Califat de Abou Bakr et celui de ‘Othman (Radia Llahou Anhoum), car ceux qui le choisirent était l’organe consultatif, ceux qui avaient reçu la bonne annonce du Paradis. Personne n’émit d’objection. Ils furent plutôt unanimes par accorder le commandement à ‘Othman (Radia Llahou Anhou).

Sharh As-Sunnah (L’explication de la Sunnah) de l’imam Al-Hasan Ibn ‘Ali Al-Barbahari, expliqué par Shaykh Salih Ibn Fawzan Al-Fawzan, Éditions Al-Bayyinah, Tome 1, Pages 246 à 248]

Shaykh Salih Ibn Fawzan : Celui qui mécroit en l’un des prophètes aura mécru en tous les prophètes dont celui à qui il prétend croire !

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Histoires des Prophètes de Ibn Kathir« Celui qui mécroit en l’un des prophètes aura mécru en tous les prophètes dont celui à qui il prétend croire. Parce que les prophètes sont des frères.

Le Messager d’Allah (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) dit :

« Les prophètes sont des frères de mères différentes. »

Une seule chaîne, leur voie est unique. Donc celui qui renie l’un d’entre eux les renie tous. Parce que celui qui est avec celui-ci est avec l’autre également. Ils sont tous les messagers d’Allah. Celui qui prétend croire en Moussa [1] comme les juifs et mécroit en ‘Isa [2] et Mohammed (Aleyhoum Salam) mécroit en fait en tous les prophètes dont le prophète auquel il prétend croire – Moussa (Aleyhi Salam). Parce que Mohammed (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) est mentionné dans le livre lequel vint Moussa.

Allah le Très Haut dit :

« Ceux qui suivent le messager, le Prophète illettré qu’ils trouvent écrit (mentionné) chez eux dans la Torah et l’Évangile. Il leur ordonne le convenable, leur défend le blâmable, leur rend licites les bonnes choses, leur interdit les mauvaises, et leur ôte le fardeau et les jougs qui étaient sur eux. Ceux qui croiront en lui, le soutiendront, lui porteront secours et suivront la lumière descendue avec lui; ceux-là seront la gagnants. » [Coran, Sourate 7 verset 157]

« Ceux à qui Nous avons donné le Livre, le reconnaissent comme ils reconnaissent leurs enfants… » [Coran, Sourate 2 verset 146]

Mais l’envie les fit mécroire en Mohammed (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) parce qu’ils ne voulaient pas que la prophétie fut enlevée des Fils d’Isra’il [3]. Ils voulaient monopoliser la faveur d’Allah.

« Envient-ils aux gens ce qu’Allah leur a donné de par Sa grâce ? » [Coran, Sourate 4 verset 54]

Ce sont l’envie et la transgression qui les firent le rejeter; autrement, ils savaient qu’il était le Messager d’Allah, car ils trouvèrent sa mention dans la Torah et l’Évangile.

De même ‘Isa (Aleyhi Salam) annonça la bonne nouvelle de (la venue de) Mohammed (Sala Llahou Aleyhi wa Salam). Allah le Très Haut dit :

« Et quand ‘Isa fils de Maryam [4] dit : « Ô Enfants d’Isra’il, je suis vraiment le Messager d’Allah [envoyé] à vous, confirmateur de ce qui, dans la Torah, est antérieur à moi, et annonciateur d’un Messager à venir après moi, dont le nom sera « Ahmed »… » [Coran, Sourate 61 verset 6]

Qui fut le messager qui vint après ‘Isa (Aleyhi Salam) ? Nul autre messager ne vint après ‘Isa (Aleyhi Salam), si ce n’est Mohammed (Sala Llahou Aleyhi wa Salam). Son nom est Ahmed et Mohammed, il a de nombreux noms. Celui qui mécroit en ‘Isa mécroit en tous les messagers. C’est pour cela qu’Allah, le Majestueux et Très Haut, dit :

« Le peuple de Nouh [5] traita de menteurs les Messagers. » [Coran, Sourate 26 verset 105]

Bien que le premier des messagers fut Nouh, ils le rejetèrent. Mais Allah dut qu’ls traitèrent tous les messagers de menteurs. Cela inclut donc tous ceux qui vinrent après lui. Parce que celui qui renie un messager renie (également) tous les autres messagers :

« Les ‘Ad [6] traitèrent de menteurs les Envoyés. » [Coran, Sourate 26 verset 123]

« Les Thamoud [7] traitèrent de menteurs les messagers. » [Coran, Sourate 26 verset 141]

« Les gens d’Al-Aykah [8] traitèrent de menteurs les Messagers. » [Coran, Sourate 26 verset 176]

Ainsi, celui qui mécroit en un, mécroit à tous.

« Ceux qui ne croient pas en Allah et en Ses messagers, et qui veulent faire la distinction entre Allah et Ses messagers et qui disent : « Nous croyons en certains d’entre eux mais ne croyons pas en d’autres », et qui veulent prendre un chemin intermédiaire (entre la foi et la mécréance), les voilà les vrais mécréants !… » [Coran, Sourate 4 versets 150 et 151]

Bien qu’ils croyaient en certains d’entre eux, cela ne fut pas suffisant. Il est obligatoire de croire à tous, car ils sont tous les messagers d’Allah. Tous vinrent d’Allah, exalté soit-Il, le premier d’entre eux annonçant la bonne nouvelle du dernier d’entre eux tout comme le dernier d’entre eux croit au premier d’entre eux (Aleyhoum Salam). Voilà la croyance des Musulmans – Ahl As-Sunnah wal-Jama’ah.

Sharh As-Sunnah (L’explication de la Sunnah) de l’imam Al-Hasan Ibn ‘Ali Al-Barbahari, expliqué par Shaykh Salih Ibn Fawzan Al-Fawzan, Éditions Al-Bayyinah, Tome 1, Chapitre : La croyance aux prophètes et aux anges, Pages 193 à 198 ]

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[1] Moïse

[2] Jésus

[3] Les Enfants d’Israël

[4] Jésus fils de Marie

[5] Noé

[6] Le peuple du prophète Houd

[7] Le peuple du prophète Salih

[8] Le peuple du prophète Shou’ayb

Shaykh Salih Ibn Fawzan : La différence entre un prophète et un messager !

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poster-carte-prophetes-messagers-orientica« L’auteur a dit : « Et croire aux prophètes et aux anges. »

– Un prophète est celui à qui une législation a été révélée, sans qu’il lui ait été ordonné de la transmettre.

– Un messager est celui à qui une législation a été révélée et qui a été ordonné de la transmettre.

La différence entre un prophète et un messager est que le messager est envoyé avec une législation qui lui a été descendue. Contrairement au prophète qui est envoyé avec la législation descendue à un messager avant lui comme les prophètes des Fils d’Isra’il [1]. Ils furent envoyés avec le message de Moussa [2] dans la Torah.

« Nous avons fait descendre la Torah dans laquelle il y a guide et lumière. C’est sur sa base que les prophètes qui se sont soumis à Allah, ainsi que les rabbins et les docteurs jugent les affaires des Juifs… » [Sourate 5, verset 44]

Ils jugeaient donc avec la Torah descendue à Moussa (Aleyhi Salam). Ils ne vinrent pas avec une législation indépendante. Contrairement au messager qui vient avec une législation indépendante et est ordonné de la transmettre aux autres. Quant au prophète, il lui est ordonné de transmettre le message d’autres avant lui et une révélation peut lui être faite occasionnellement. Ceci est la différence.

Source : Sharh As-Sunnah (L’explication de la Sunnah) de l’imam Al-Hasan Ibn ‘Ali Al-Barbahari, expliqué par Shaykh Salih Ibn Fawzan Al-Fawzan, Éditions Al-Bayyinah, Tome 1, Chapitre : La croyance aux prophètes et aux anges, Page 193]

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[1] Les Enfants d’Israël. Israël était le surnom du prophète Jacob donné par Allah.

[2] Moïse

Shaykh Salih Ibn Fawzan : Définition de la religion [dîn] d’Allah et la religion [dîn] du Tâghoût !

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????????????????????????????????????????????????????????????????????????????La religion vint d’Allah. Il – Exalté soit-Il – est Celui qui la légiféra. Nul n’a le droit de légiférer une religion qu’Allah n’a pas permise. Allah le Très Haut dit :

« Ou bien auraient-ils des associer [à Allah] qui auraient établi pour eux des lois religieuses qu’Allah n’a jamais permises ? » [Sourate 42, verset 21]

Ceci est une désapprobation et une mise en garde. La religion est donc ce qu’Allah a légiféré et transmis par Son Messager (Sala Lahou Aleyhi wa Salam). C’est elle la religion à propos de laquelle Allah (le Puissant et Majestueux) a dit :

« Il vous a légiféré en matière de religion, ce dont il avait enjoint à Nouh, ce que Nous t’avons révélé, ainsi ce que nous avons enjoint à Ibrahim, à Moussa et à ‘Issa : « Établissez la religion; et n’en faites pas un sujet de division. » [Sourate 42, verset 13]

Il s’agit de la shari’a (législation) de tous les prophètes, et ces cinq messagers doués de ferme résolution en particulier. Ceci est leur religion. Donc quiconque s’y oppose ou en diverge sera détruit et se sera égaré. Elle est basée que l’Unicité d’Allah (l’Exalté et Majestueux), l’abandon de l’adoration d’autres en dehors de Lui, se limiter à ce qu’Allah (l’Exalté et Majestueux) a légiféré et s’abstenir de ce qu’Il a interdit. Voilà ce qu’est la religion.

La religion n’est pas ce que les hommes jugent ou considèrent bon. Ceci n’est pas la religion d’Allah Il s’agit plutôt de la religion de ceux qui l’ont innovée. Quant à la religion d’Allah (l’Exalté et Majestueux), il s’agit de ce qu’Allah a légiféré. Mais ce que les hommes jugent bon selon leur opinion n’est pas la religion d’Allah. Cela ne sera que la religion que de ceux qui la considère comme telle. Donc nulle part de la religion ne devrait être attribuée à Allah, si ce n’est ce qu’Il a révélé par l’intermédiaire de Son Messager (Sala Lahou Aleyhi wa Salam). Et ce que tout autre que Lui a légiféré ne peut-être attribué à Allah. Cela ne sera attribué qu’à celui qui l’aura légiféré, et Allah en est exempt. Allah le Très Haut dit :

« Ou bien auraient-ils des associer [à Allah] qui auraient établi pour eux des lois religieuses qu’Allah n’a jamais permises ? » [Sourate 42, verset 21]

Source : Sharh As-Sunnah (L’explication de la Sunnah) de l’imam Al-Hasan Ibn ‘Ali Al-Barbahari, expliqué par Shaykh Salih Ibn Fawzan Al-Fawzan, Éditions Al-Bayyinah, Tome 1, Chapitre : Certes, la religion provient d’Allah, Pages 66 et 67