Révolution

IslamRéinfo TV : Le Printemps Arabe : une Révolution contre la Restauration du Califat ? [Partie 2]

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Qu’est-ce que le Printemps Arabe ? Qui en ait à l’origine ? Quel est la stratégie de l’Occident et de ses alliés dans les pays à majorité musulmane pour séculariser et laïciser la foi des musulmans ?

Téléchargement : L’Abolition du Califat ou la première étape pour détruire l’Islam !

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Histoire de l’Abolition du Califat.

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Califat2LES CHAPITRES DU LIVRE

  • La Renaissance paganique en Occident
  • La Réforme protestante
  • La Révolution française
  • Le déclin de l’Empire Ottoman
  • La période pré-Tanzimat
  • Les Tanzimat
  • Les Jeunes Ottomans
  • Abdoul Hamid II, le calife résistant
  • Le cheval de Troie occidental : la turquisme ou le nationalisme turque
  • Les origines du nationalisme arabe
  • Les Jeunes Turcs
  • La société pour la liberté ottomane
  • Révolution maçonnique de 1908 et Révolution islamique de 1909
  • L’Empire sous la première guerre mondiale
  • La révolte arabe
  • La Révolution kémaliste
  • L’Abolition du Sultanat et du Califat

IslamRéinfo TV : Le Printemps Arabe : une Révolution contre la Restauration du Califat ? [Partie 1]

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Qu’est-ce que le Printemps Arabe ? Qui en ait à l’origine ? Quel est la stratégie de l’Occident et de ses alliés dans les pays à majorité musulmane pour séculariser et laïciser la foi des musulmans ?

PS : Quelques secondes ont été coupés de la fin de la vidéo lors du montage, rien de bien important.Je ferai en sorte d’intégrer les dernières secondes coupées dans la seconde partie, in sha Llah.

IslamRéinfo TV : L’Abolition du Califat et la laïcisation forcé de la Turquie !

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Troisième épisode de la série « Histoire de l’Islam et des Musulmans sous l’Empire Seldjoukide, l’Empire Ottoman et la Turquie Moderne ». Cet épisode a pour thème la Révolution kémaliste qui amène à l’Abolition du Califat et à la laïcisation forcé de la Turquie !

IslamRéinfo TV : Déclin et sécularisation de l’Empire Ottoman !

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Second épisode de la série « histoire de l’islam et des musulmans sous l’Empire Seldjoukide, l’Empire Ottoman et la Turquie Moderne ». Cet épisode présente le processus de sécularisation de l’Empire Ottoman qui finira par engendrer l’abolition du Califat et l’instauration de la Turquie moderne laïque.

Conseil de lecture : La Turquie Moderne et l’Islam de Thierry Zarcone

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411CC8CSXJLThierry Zarcone, historien français spécialisé dans la franc-maçonnerie, le soufisme et la Turquie, est l’auteur du livre « La Turquie Moderne et l’Islam ».

Contrairement à ce que laisse transparaître le titre, il n’est pas question ici d’une étude sur la Turquie moderne et sa relation avec l’islam uniquement, mais bien d’une analyse qui a pour point de départ l’arrivée des tribus turcomanes en Anatolie et leur conversions à l’islam jusqu’à la Turquie moderne sous la présidence de Recep Tayyip Erdoğan. Ce livre est très intéressant car il permet de faire un tableau de l’évolution de la société islamique turc jusqu’à nos jours et nous apporte diverses informations comme les relations entre l’islam sunnite orthodoxe et les sectes présentes dans cette région, l’apogée et le déclin de l’Empire Ottoman, la révolution des Jeunes Turcs, la trahison de Mustafa Kemal Atatürk, l’abolition du Califat ou encore les différents courants de l’islam politique turc. Tout ceci nous permet de dresser un bilan assez complet de la société turc et de constater que les erreurs commises par les musulmans dans l’histoire et d’en tirer profit pour ne pas les répéter.

On y voit clairement les manœuvres des ennemis de l’islam (franc-maçon, sabbataïstes/dönmeh, sionistes, occidentaux, sectes « musulmanes », etc…) pour détruire la Califat car ce dernier était un obstacle majeur à la diffusion de leur croyances hérétiques et surtout qu’ils ont usés de la force pour imposer la laïcité et la démocratie en Turquie (ce que les Turcs musulmans qui participent à la politique islamo-démocratique, ne semble pas avoir compris).

Un livre dont je recommande vivement la lecture.

Franc-Maçonnerie partie 39 : Le combat contre la religion en France

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illuminati_new_world_order_skull_and_crossbones_masons_desktop_1200x1592_hd-wallpaper-892987Lors de travaux antérieurs nous avons étudié le rôle important joué par la maçonnerie dans la Révolution française. Un très grand nombre de philosophes de l’Illuminisme, plus particulièrement ceux qui avaient les plus fortes opinions antireligieuses, étaient des maçons. Les jacobins, qui plantèrent le décor de la révolution et en devinrent les leaders, étaient membres de loges. [122]

Le rôle joué par les maçons dans la révolution a été reconnu par un « agent provocateur » du nom de Comte Cagliostro. Cagliostro a été arrêté par l’Inquisition en 1789 et a fait d’importantes confessions alors qu’il était interrogé. Il a commencé par déclarer que les maçons d’un bout à l’autre de l’Europe planifiaient une série de révolutions. Il a dit que le but principal des maçons était de détruire la Papauté ou de s’en emparer. Dans sa confession, Cagliostro a également admis que des banquiers juifs soutenaient financièrement toutes ces activités révolutionnaires et que l’argent juif jouait également un rôle important dans la Révolution française. [123]

La Révolution française était essentiellement une révolution contre la religion. Dans l’effort déterminé des révolutionnaires de se débarrasser du clergé, ainsi que de l’aristocratie, de nombreux gens d’église furent tués, des institutions religieuses détruites et des lieux de culte endommagés. Les Jacobins voulaient même éradiquer complètement la chrétienté et la remplacer par une croyance païenne qu’ils appelaient « la religion de la raison ». Mais, en peu de temps, ils perdirent le contrôle de la révolution et la France plongea dans un chaos total.

La mission de la maçonnerie dans ce pays ne s’arrêta pas avec la révolution. Lorsque Napoléon arriva au pouvoir, il mit fin au chaos survenu à la suite de la révolution. Mais, cette stabilité ne dura pas longtemps ; l’ambition de Napoléon de gouverner l’Europe entière ne fit qu’affaiblir son pouvoir. Le conflit, en France, continua entre les monarchistes et les révolutionnaires. En 1830, 1848 et 1871, se produisirent trois autres révolutions. En 1848, la « Deuxième République » fut proclamée ; puis, remplacée par la « Troisième République » en 1871.

Les maçons furent très actifs tout au long de cette période d’agitation. Leur but principal était d’affaiblir l’Eglise et ses institutions, de détruire les valeurs de la religion et l’influence de ses lois sur la société et d’abolir l’éducation religieuse. Ils considéraient que l’anticléricalisme était le centre de leurs activités sociales et politiques.

L’Encyclopédie Catholique fournit des informations importantes sur la mission antireligieuse du Grand Orient, comme on appelait la maçonnerie française :

« A partir des documents officiels de la maçonnerie française, contenus essentiellement dans le « Bulletin » officiel et le « Compte-rendu » du Grand Orient, il a été prouvé que toutes les mesures anticléricales votées par le Parlement français avaient été prescrites auparavant dans les loges maçonniques et mises en vigueur sous la direction du Grand Orient, dont le but avoué était de contrôler tout et tout le monde en France… « J’ai dit à l’Assemblée de 1898 », déclare le député Massé, porte-parole officiel de l’Assemblée de 1903, « qu’il est du suprême devoir de la franc-maçonnerie d’intervenir chaque jour davantage dans les conflits politiques et profanes. » « Le succès (dans le combat anticlérical) est largement dû à la franc-maçonnerie ; car c’est son esprit, son programme, ses méthodes, qui ont triomphé. » « Si le bloc a été établi, c’est grâce à la franc-maçonnerie et à la discipline apprise dans les loges »… « Nous aurons besoin de vigilance et surtout de confiance mutuelle, si nous voulons accomplir notre œuvre, jusqu’à présent inachevée. Cette œuvre, vous savez… Le combat anticlérical, continue. La République doit se débarrasser des congrégations religieuses, en leur donnant un vigoureux coup de balai. Le système des demi-mesures est dangereux partout ; l’adversaire doit être écrasé d’un seul coup. » [124]

L’Encyclopédie Catholique continue son récit du combat de la franc-maçonnerie contre la religion :

« En vérité, toutes les réformes maçonniques « anticléricales » menées à bien en France depuis 1877, telles que la sécularisation de l’éducation, les mesures contre des écoles privées chrétiennes et les établissement de charité, la suppression des ordres religieux et le pillage de l’Eglise, culminent ouvertement dans une réorganisation antichrétienne et irréligieuse de la société humaine, pas seulement en France mais dans le monde entier. Ainsi, la franc-maçonnerie française, comme porte-étendard de toute la franc-maçonnerie, prétend inaugurer l’âge d’or de la république maçonnique universelle, en réunissant tous les hommes et toutes les nations dans la fraternité maçonnique. « Le triomphe des Galiléens, » dit le président du Grand Orient, le Sénateur Delpech, le 20 septembre, 1902, « a duré vingt siècles ». Mais maintenant il meurt à son tour…. « L’Eglise catholique romaine, fondée sur le mythe galiléen, a commencé à dépérir rapidement dès le jour où fut établie l’Association maçonnique » [125]

Par « Galiléen », les maçons entendent Jésus (Que la Paix de Dieu soit sur lui), parce que, selon l’Evangile, Jésus est né dans la ville palestinienne de Galilée. Par conséquent, la haine des maçons contre l’Eglise est une expression de leur haine contre Jésus et toutes les religions monothéistes. Ils pensaient avoir détruit l’effet des religions divines grâce aux philosophies matérialistes, darwinistes et humanistes qu’ils avaient établies au 19ème siècle et avoir fait revenir l’Europe à son paganisme pré-chrétien.

L’illustration d’une loge maçonnique française du 18ème siècle.
L’illustration d’une loge maçonnique française du 18ème siècle.

Lorsque ces mots furent prononcés en 1902, une série de lois votées en France élargirent la portée de l’opposition religieuse. 3.000 écoles religieuses furent fermées et il fut interdit de donner toute éducation religieuse dans les écoles. De nombreux membres du clergé furent arrêtés, quelques-uns exilés et les personnes religieuses commencèrent à être considérées comme des citoyens de deuxième ordre. C’est pourquoi, en 1904, le Vatican rompit toute relation diplomatique avec la France, mais cela ne changea pas l’attitude du pays. Il fallut la perte des vies de centaines de milliers de français contre l’armée allemande lors de la Première Guerre Mondiale avant de dompter l’arrogance du pays et qu’il reconnaisse à nouveau l’importance des valeurs spirituelles.

Comme l’affirme l’Encyclopédie catholique, la guerre contre la religion, de la Révolution française jusqu’au 20ème siècle, fut livrée par « les mesures anticléricales votées par le Parlement français », « décrétées auparavant par les loges maçonniques et exécutées sous la direction du Grand Orient. » [126] Ce fait apparaît clairement dans les écrits maçonniques. Voici, par exemple, la citation d’une publication turque d’un « Discours réalisé par Frère Gambetta, le 8 juillet 1875, dans la loge Clémente Amitié » :

« Alors que le spectre de la réaction menace la France, et que la doctrine religieuse et les idées rétrogrades sont passées à l’offensive contre les principes et les lois modernes et sociaux, au sein des organisations industrieuses et visionnaires comme la maçonnerie, fidèles aux principes de la fraternité, nous trouvons force et consolation dans la lutte contre les extravagantes revendications de l’Eglise, ses exagérations ridicules et ses excès habituels… nous devons être vigilants et continuer la lutte. De façon à établir les idées de l’ordre et du progrès humains, résistons afin que nos boucliers ne puissent être percés. » [127]

On observera que la littérature maçonnique présente constamment ses propres idées comme étant « visionnaires » tout en accusant les personnes religieuses d’être « rétrogrades ». Cependant, il s’agit seulement d’un jeu de mots. La notion de « spectre » de la réaction, mentionnée dans la citation ci-dessus, est une chose à laquelle les personnes religieuses sincères s’opposent aussi, mais que les maçons exploitent pour viser la vraie religion dans leur tentative d’en éloigner les gens. En outre, il faut à nouveau souligner que la philosophie matérialiste humaniste adoptée par les maçons est en réalité un système d’idées superstitieuses, dépassées, un héritage des civilisations païennes de l’Egypte et de la Grèce anciennes.

C’est pourquoi, l’utilisation par les maçons de termes tels que « visionnaire » et « dépassé » ne repose en réalité sur aucune base. Cette utilisation est sans fondement car le conflit entre les maçons et les personnes religieuses n’est rien de plus que la perpétuation du conflit entre deux idées qui ont existé depuis les tout premiers temps de l’histoire. C’est la religion qui proclame la première de ces idées : que l’humanité a été créée par la volonté d’Allah et que les êtres humains ont le devoir de Le vénérer. C’est la vérité. L’idée opposée, que les êtres humains n’ont pas été créés, mais vivent des existences vaines et sans but, est celle proposée par ceux qui nient l’existence d’Allah. Lorsqu’on comprend bien, on voit que leur utilisation des termes superficiels de « dépassés » et « visionnaires » ne repose sur rien.

En utilisant l’idée de « progrès, » les maçons cherchent à détruire la religion. L’Encyclopédie Catholique déclare :

« Ce qui suit est considéré comme étant les principaux moyens [de la franc-maçonnerie] :

(1) Détruire radicalement l’Eglise par une persécution ouverte ou par un système frauduleux et hypocrite de séparation entre l’Etat et l’Eglise, toute influence de l’Eglise et de la religion sur la société, appelée insidieusement « cléricalisme » et, autant que possible, détruire l’Eglise et toute religion authentique, c’est-à-dire surhumaine, qui soit plus qu’un vague culte à la patrie et à l’humanité ;

(2) Laïciser, ou séculariser, par le biais d’un système tout aussi frauduleux et hypocrite de « non sectarisme », toute vie publique et privée et, surtout, l’instruction et l’éducation populaires. Le « non sectarisme » comme l’entend le parti du Grand Orient est anticatholique et même un sectarisme antichrétien, athéiste, positiviste ou agnostique dans un costume de non sectarisme. La liberté de pensée et de conscience des enfants doit être développée systématiquement chez l’enfant à l’école et protégée, autant que faire se peut, de toutes les influences dérangeantes, non seulement de l’Eglise et des prêtres, mais également des propres parents des enfants, si nécessaire, même si ça doit être au moyen de contraintes morales et physiques. Le parti du Grand Orient considère que cela est indispensable et qu’il s’agit d’une manière infailliblement sûre de parvenir à établir une république sociale universelle… » [128]

On peut voir que la maçonnerie a mis en place, sous le nom de « libération de la société », un programme, encore utilisé de nos jours, dont le but est de déraciner la religion. Celui-ci ne doit pas être confondu avec un modèle cherchant à donner l’opportunité à chaque citoyen de quelque confession que ce soit de pratiquer sa foi librement. Le modèle envisagé par la maçonnerie est plutôt un programme de lavage de cerveaux en masse, conçu pour éliminer complètement la religion de la société et des esprits des individus et, si nécessaire, de persécuter ses partisans.

Dans tous les pays où elle se trouve, la maçonnerie cherche à mettre son programme en œuvre, bien que ce soit d’une façon adaptée à la culture et aux conditions qui prévalent dans ce pays.

Un de ces pays est l’Allemagne.

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Notes :

[122] Pour les relations entre l’Illuminisme et la Révolution française avec la maçonnerie voir Harun Yahya, Yeni Masonik Düzen, pp. 203-215

[123] Michael Howard, The Occult Conspiracy, p. 69

[124] Compte rendu Gr. Or., 1903, Nourrisson, « Les Jacobins, » 266-271 ; The Catholic Encyclopedia, « Masonry (Freemasonry), » New Advent, (http://www.newadvent.org/cathen/09771a.htm)

[125] L’Encyclopédie catholique, « Maçonnerie », Nouvel avènement, (http://www.newadvent.org/cathen/09771a.htm)

[126] L’Encyclopédie catholique, http://www.newadvent.org/cathen/09771a.htm#VIII

[127] Nur Safa Tekyeliban, « Taassuba Karsi Mucadele », : Du Discours du Frère Gambetta fait le 8 juillet 1875 dans la Loge Clémente Amitié, « Dogus Kolu Yilligi : Ankara Dogus Mahfili Çalismalari, 1962, Kardes Press, Ankara, 1963, p. 19

[128] The Catholic Encyclopedia, « Masonry (Freemasonry), » New Advent, (http://www.newadvent.org/cathen/09771a.htm)

Franc-Maçonnerie partie 33 : Erasmus Darwin, grand-père de Charles Darwin

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On pense généralement que les fondateurs de la théorie de l’évolution sont les biologistes français Jean Lamarck et anglais Charles Darwin. Selon l’histoire classique, Lamarck fut le premier à proposer la théorie de l’évolution, mais il fit l’erreur de la baser sur l' »héritage des traits acquis ». Plus tard, Darwin proposa une deuxième théorie fondée sur la sélection naturelle.

Cependant, nous devons mentionner ici le nom d’un autre théoricien qui joua un rôle important dans l’origine de la théorie de l’évolution : Erasmus Darwin, grand-père de Charles Darwin.

Erasmus Darwin était un contemporain de Lamarck (18ème siècle). Physicien, psychologue et poète, il était reconnu comme une autorité. Son biographe, Desmond King-Hele l’a même surnommé le plus grand anglais du 18ème siècle. [99] Mais, Erasmus Darwin avait une vie privée très sombre. [100]

Il s’est surtout fait remarqué comme l’un des plus célèbres naturalistes d’Angleterre. Comme nous l’avons dit au début, le naturalisme est une philosophie qui n’accepte pas qu’Allah ait créé les organismes vivants. En fait, ce point de vue, qui est proche du matérialisme, fut le point de départ de la théorie de l’évolution d’Erasmus Darwin.

Erasmus Darwin, grand-père de Charles Darwin était un "Maître maçon".
Erasmus Darwin, grand-père de Charles Darwin était un « Maître maçon ».

Dans les années 1780-1790, Erasmus Darwin développa les grandes lignes de la théorie de l’évolution, selon laquelle toute vie provient, par hasard et selon les lois de la nature, d’un seul ancêtre commun. Il fit ses recherches dans un jardin botanique de 32.000 m2 qu’il avait préparé, et chercha des preuves qui prouvent sa théorie. Il l’expliqua dans deux livres intitulés Le Temple de la Nature et La Zoonomie. Par ailleurs, en 1784, il fonda une société chargée de diffuser ses idées, connue comme la Société Philosophique.

Des années plus tard, Charles Darwin héritait les idées de son grand père et les grandes lignes lui permettant de présenter sa théorie de l’évolution. La théorie de Charles Darwin s’élabora sur la structure établie par son grand-père, tandis que la Société Philosophique devint l’un des partisans les plus passionnés de sa théorie. [101]

En bref, Erasmus Darwin est le véritable pionnier de la théorie que nous connaissons comme la théorie de l’évolution et dont on a fait la propagande dans le monde entier durant les derniers 150 ans.

Où Erasmus Darwin découvrit-il l’idée d’évolution ? D’où vient son intérêt pour ce thème ?

Après une recherche approfondie sur cette question, nous avons découvert le fait intéressant qu’Erasmus Darwin était un maçon. Et Erasmus Darwin n’était pas un maçon ordinaire, il était l’un des maîtres les plus hauts placés dans l’organisation.

Il a été le maître de la célèbre loge de Canongate à Édimbourg, en Ecosse. [102] En outre, il avait des liens très étroits avec les maçons jacobins qui étaient les organisateurs de la Révolution, à l’époque, en France, avec les Illuminati, dont le principal objectif était de fomenter de l’hostilité envers la religion. [103] Comme nous le voyons, Erasmus Darwin était un nom important parmi les organisations maçonniques antireligieuses en Europe.

Le livre d’Erasmus Darwin La Zoonomie, dans lequel il posait les fondements de la théorie de l’évolution.
Le livre d’Erasmus Darwin La Zoonomie, dans lequel il posait les fondements de la théorie de l’évolution.

Erasmus éduqua son fils Robert (le père de Charles Darwin) qui fut lui aussi membre de la loge maçonnique. [104] Pour cette raison, Charles Darwin reçut l’héritage des préceptes maçonniques à la fois de son père et de son grand-père.

Erasmus Darwin espérait que son fils Robert développe et publie sa théorie, mais ce fut son petit-fils Charles qui se chargea de le faire. Bien qu’il paru quelques années plus tard, le Temple de la Nature d’Erasmus Darwin fut finalement révisé par Charles Darwin. Les idées de Darwin n’avaient pas le poids d’une théorie scientifique ; c’était simplement l’expression d’une doctrine naturaliste qui soutenait que la nature avait une puissance créatrice.

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Notes :

[99] Desmond King-Hele, Doctor of Revolution: The Life and Times of Erasmus Darwin, Faber & Faber, Londres, 1977, p. 361

[100] Henry Morris, The Long War Against God, p. 178

[101] William R. Denslow, 10,000 Famous Freemasons, vol. I. Macoy Publishing & Macoy Supply Co., Inc. Ricmond, Virginia, 1957, p. 285

[102] William R. Denslow, 10,000 Famous Freemasons, vol. I. Macoy Publishing & Macoy Supply Co., Inc. Ricmond, Virginia, 1957, p. 285

[103] Henry Morris, The Long War Against God, p. 198. L’Ordre des Illuminati fondé en Bavière, en Allemagne, en 1776, était une sorte de loge maçonnique. Le fondateur des Illuminati, Dr. Adam Weishaupt, était juif. Il avait énuméré les objectifs de l’Ordre comme il suit : 1- Abolir toutes les monarchies et les gouvernements réguliers, 2- Abolir la propriété privée et l’héritage, 3- Abolir la vie de famille et l’institution du mariage et établir un système d’enseignement communautaire pour les enfants, 4- Abolir toutes les religions. (voir, Eustace Mullins, The World Order: Our Secret Rulers, p. 5 ; Lewis Spence, The Encyclopedia of the Occult, p. 223)

[104] Henry Morris, The Long War Against God, Master Books, avril 2000, p. 198

Franc-Maçonnerie partie 32 : Illuminisme et avènement du mythe de l’évolution

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Les idées matérialistes et évolutionnistes que les organisations maçonniques comme l’ordre de la Rose-Croix ou l’Ikhwan as-Safa’ exprimaient secrètement, mais surtout symboliquement, ont pris plus de force à mesure que le pouvoir social de l’Eglise catholique s’affaiblissait en Europe. En conséquence, ces enseignements païens, restés dans la clandestinité pendant environ 1.000 ans en raison de la domination politique et intellectuelle du Christianisme, ont trouvé un regain d’intérêt auprès des penseurs européens des 17ème et 18ème siècles.

La Révolution: la France fut noyée dans un bain de sang.
La Révolution : la France fut noyée dans un bain de sang.

Cette période, durant laquelle les idées matérialistes et évolutionnistes furent largement acceptées par la société européenne et l’influencèrent en s’éloignant de la religion, est connue comme l’Illuminisme. Certainement, ceux qui ont choisi ce nom (c’est-à-dire ceux qui qualifiaient ce changement d’idées comme un passage à la lumière) étaient les leaders de cette déviation. Ils décrivaient la période antérieure comme l' »Age des ténèbres » et en blâmaient la religion, affirmant que l’Europe est devenue « éclairée » lorsqu’elle s’est laïcisée et s’est éloignée de la religion. Cette perspective tendancieuse et fausse est toujours un des principaux mécanismes de propagande des personnes opposées à la religion.

Dans son livre, Réflexions sur la Révolution en France, Edmund Burke a montré les effets destructeurs de la Révolution française et de l’Illuminisme.
Dans son livre, Réflexions sur la Révolution en France, Edmund Burke a montré les effets destructeurs de la Révolution française et de l’Illuminisme.

Il est vrai que le Christianisme médiéval était plutôt « ténébreux » en raison des superstitions et de l’intolérance, mais la plupart de ces excès furent éliminés à l’époque postmédiévale. En fait, l’Illuminisme n’a pas non plus apporté beaucoup de résultats positifs dans l’Occident. L’effet le plus important de l’Illuminisme, qui s’est produit en France, a été la Révolution française, qui a noyé le pays dans une mer de sang. Aujourd’hui la littérature influencée par l’Illuminisme glorifie la Révolution française ; toutefois, elle a coûté énormément à la France et a provoqué des conflits sociaux qui ont duré jusqu’au 20ème siècle. L’analyse de la Révolution française et de l’Illuminisme par le célèbre penseur britannique, Edmund Burke, est très révélatrice. Dans son célèbre ouvrage, Réflexions sur la Révolution en France, publié en 1790, il critique à la fois l’idée de l’Illuminisme et son fruit, la Révolution française ; à son avis, ce mouvement a détruit les valeurs fondamentales qui servaient de cohésion à la société, c’est-à-dire la religion, la morale et la structure familiale, et a ouvert la voie à la terreur et à l’anarchie. Enfin, il considérait l’Illuminisme, selon les mots d’un commentateur, comme un « mouvement destructeur de l’intelligence humaine ». [98]

Les leaders de ce mouvement destructeur étaient les maçons. Voltaire, Diderot, Montesquieu, et d’autres penseurs antireligieux qui ont ouvert la voie à la Révolution, étaient tous des maçons. Ceux-ci étaient intimes avec les jacobins qui étaient les leaders de la Révolution. Cela a mené certains historiens à conclure qu’il est difficile de distinguer entre le jacobinisme et la maçonnerie en France à cette époque. (Voir Le nouvel ordre maçonnique de Harun Yahya)

Au cours de la Révolution française, l’hostilité envers la religion était évidente. De nombreux prêtres furent envoyés à la guillotine, des Eglises furent détruites, et, par ailleurs, il y avait des gens qui voulaient éradiquer totalement le Christianisme et le remplacer par une religion déviée, païenne et symbolique appelée « la Religion de la raison. » Les leaders de la Révolution devinrent également victimes de cette folie ; chacun d’eux perdit finalement la tête sous la guillotine, à laquelle ils avaient eux-mêmes condamné tant de gens. De nos jours encore, beaucoup de français se demandent si la Révolution a été une bonne chose.

Voltaire, Diderot et les "Encyclopédistes" : les leaders maçonniques de l’Illuminisme et les féroces opposants à la religion.
Voltaire, Diderot et les « Encyclopédistes » : les leaders maçonniques de l’Illuminisme et les féroces opposants à la religion.

Les sentiments antireligieux de la Révolution française se répandirent ensuite dans toute l’Europe et, par conséquent, le 19eme siècle fut l’une des périodes de propagande antireligieuse les plus agressives.

Par conséquent, ce processus a permis que les idées évolutionnistes et matérialistes, qui étaient restées clandestines pendant des siècles grâce à l’utilisation de symboles, sortent au grand jour. Des matérialistes, comme Diderot et le Baron d’Holbach, brandirent la bannière de l’antireligion, et le mythe de l’évolution de la Grèce antique fut introduit dans la communauté scientifique.

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Notes :

[98] Pocock, dans ; Edmund Burke, Reflections on the Revolution in France, ed. J. G. A. Pocock, Indianapolis: Hackett Publishing Company, 1987, pp. 33-38

Franc-Maçonnerie partie 15 : La théorie morale humaniste

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Aujourd’hui, les maçons dans de nombreux pays mènent un effort pour se faire connaître du reste de la société. Par le biais de conférences de presse, de sites Internet, de publicité dans les journaux et de déclarations, ils se décrivent comme une organisation consacrée exclusivement au bien de la société. Dans certains pays, on trouve même des œuvres caritatives soutenues par les maçons.

La théorie maçonnique de "la moralité humaniste" est extrêmement trompeuse. L’histoire montre que, dans les sociétés où la religion a été détruite, il n’y a pas de moralité, il n’y a que discorde et chaos. L’image à gauche montre la sauvagerie de la Révolution française et dépeint les vrais effets de l’humanisme.
La théorie maçonnique de « la moralité humaniste » est extrêmement trompeuse. L’histoire montre que, dans les sociétés où la religion a été détruite, il n’y a pas de moralité, il n’y a que discorde et chaos. L’image montre la sauvagerie de la Révolution française et dépeint les vrais effets de l’humanisme.

On peut dire la même chose des organisations des Rotary et Lion’s Club, qui sont des versions « édulcorées » de la maçonnerie. Toutes ces organisations insistent sur le fait qu’elles œuvrent pour le bien de la société.

Il ne faut certainement pas décourager une entreprise visant à œuvrer pour le bien de la société et nous n’y voyons aucune objection. Mais, derrière cette revendication se cache un message trompeur. Les maçons affirment que la morale est possible sans religion et qu’un monde moral peut être établi sans religion. Et, ils dissimulent derrière ce travail de charité leur intention de répandre ce message dans la société.

Nous verrons brièvement pourquoi cette affirmation est si trompeuse. Mais, avant cela, il sera utile de considérer les opinions des maçons sur le sujet. Sur le site Internet des maçons, la possibilité d’une « religion sans morale » est décrite en ces termes :

« Qu’est-ce que l’humain ? D’où vient-il et où va-t-il ?… Comment vit une personne ? Comment doit-elle vivre ? Les religions essaient de répondre à ces questions avec l’aide des principes moraux qu’elles ont établis. Toutefois, elles expriment leurs principes par des concepts métaphysiques, comme Allah, le paradis, l’enfer et l’adoration. Et les gens doivent trouver leurs principes de vie sans être impliqués dans des problèmes métaphysiques, qu’ils doivent croire sans les comprendre. La franc-maçonnerie proclame ces principes depuis des siècles sous les termes de liberté, égalité, fraternité, amour du travail et de la paix, démocratie, etc. Ceux-ci permettent de libérer complètement une personne des croyances religieuses tout en posant un principe de vie. Ils recherchent leurs fondements non pas dans les concepts métaphysiques, mais chez une personne adulte vivant sur terre. » [50]

Les maçons qui pensent en ces termes sont totalement à l’opposé d’une personne croyant en Allah et réalisant des actes charitables pour obtenir Son approbation. Pour eux, tout doit être fait uniquement pour le bien de l’humanité. Cette manière de voir est clairement visible dans un livre publié par les loges turques :

« La morale maçonnique repose sur l’amour de l’humanité. Elle rejette totalement l’idée de faire le bien dans l’espoir d’un avenir meilleur, un bénéfice, une récompense ou le paradis ; par crainte d’une autre personne, d’une institution religieuse ou politique, de pouvoirs surnaturels inconnus… Elle n’embrasse et n’exalte que l’idée de faire le bien par amour pour la famille, son pays, les êtres humains et l’humanité. Il s’agit d’un des objectifs les plus significatifs de l’évolution franc-maçonne. Aimer les autres et faire le bien sans attendre quelque chose en retour et atteindre ce niveau constituent l’évolution suprême. » [51]

Les assertions renfermées dans la citation ci-dessus sont très trompeuses. Sans la discipline morale de la religion, il ne peut y avoir de sacrifice de soi pour le reste de la société. Et, là où elle semblerait avoir été réussie, les relations humaines ne sont que superficielles. Ceux qui n’ont aucune morale religieuse ne craignent pas Allah, ni ne Le respectent, et lorsqu’Allah n’est pas craint, les êtres humains ne s’intéressent qu’à leur propre réussite. Lorsque les gens pensent que leurs propres intérêts sont en jeu, ils ne peuvent pas exprimer le vrai amour, la loyauté et l’affection. Ils ne montrent amour et respect qu’à ceux qui pourraient leur être utiles. Car, d’après leur conception erronée, ils ne sont sur cette terre qu’une seule fois, et par conséquent, ils doivent en tirer le maximum de profit. En outre, d’après cette fausse croyance, aucun châtiment n’existe pour la malhonnêteté ou le mal qu’ils commettent sur terre.

La guillotine, instrument de brutalité de la Révolution française
La guillotine, instrument de brutalité de la Révolution française

La littérature maçonnique regorge de sermons moraux qui tentent de masquer ce fait. Mais, en réalité, cette morale sans religion n’est rien d’autre qu’un simulacre de rhétorique. L’histoire regorge d’exemples qui montrent que sans l’autodiscipline que la religion confère à l’esprit humain, et sans la loi divine, la vraie morale ne peut en aucun cas être établie.

Un exemple frappant à ce sujet fut la Révolution française de 1789. Les maçons, qui fomentèrent la révolution, brandirent des slogans réclamant les idéaux moraux de « liberté, égalité, fraternité ». Et des dizaines de milliers d’innocents furent envoyés à la guillotine et le pays plongé dans le sang. Même les leaders de la révolution ne purent échapper à cette barbarie et furent envoyés à la guillotine l’un après l’autre.

Enquête sur la Loge P2 concernant l'assassinat du Pape Jean-Paul 1er.
Enquête sur la Loge P2 concernant l’assassinat du Pape Jean-Paul 1er.

Au 19ème siècle, le socialisme naquit de la notion de la possibilité d’une morale sans religion, avec les résultats encore plus désastreux qu’on connaît. Le socialisme demandait, soi-disant, une société juste et équitable dans laquelle l’exploitation n’existerait pas et, à cette fin, proposait l’abolition de la religion. Toutefois, au 20ème siècle, dans des régions comme l’Union Soviétique, le bloc de l’Est, la Chine, l’Indochine, plusieurs pays d’Afrique et d’Amérique centrale, le socialisme soumit les peuples à une atroce misère. Les régimes communistes assassinèrent un nombre incroyable de personnes ; le nombre total avoisine les 120 millions de personnes. [52] En outre, contrairement à ce qui a été dit, la justice et l’égalité ne furent jamais établis dans aucun régime communiste ; les leaders communistes à la tête de l’Etat étaient composés de l’élite uniquement. (Dans son livre classique La nouvelle classe dirigeante, le penseur yougoslave Milovan Djilas, explique que les leaders communistes, appelés « nomenklatura » formaient une « classe privilégiée » contraire aux revendications socialistes.)

Enquête su le scandale du "Grand Orient de France" concernant l'affaire dites des fiches.
Enquête su le scandale du « Grand Orient de France » concernant l’affaire dites des fiches.

D’autre part, aujourd’hui, lorsqu’on examine la maçonnerie elle-même, qui proclame continuellement ses idées de « service à la société » et de « sacrifice pour l’humanité », on ne trouve pas un dossier très propre. Dans de nombreux pays, la maçonnerie a été le centre d’attention dans des affaires de biens matériels mal acquis. Au cours du scandale de la Loge maçonnique P2 en Italie dans les années 1980, il a été dévoilé que les maçons maintenaient une relation étroite avec la mafia et que les directeurs de la loge étaient impliqués dans des activités telles que la contrebande d’armes, le commerce de la drogue ou le blanchiment d’argent. Il a également été révélé qu’ils agressaient leurs adversaires et ceux qui les avaient trahis. Au cours du « scandale du Grand Orient » de France en 1904 et de l’opération « Mains propres » en Angleterre, rapportée dans la presse anglaise en 1995, les activités des loges maçonniques dans des affaires de profits illégaux devinrent évidentes. L’idée maçonnique d’une « morale humaniste » n’est qu’une imposture.

Une autre scène violente de la Révolution française
Une autre scène violente de la Révolution française

Il est donc inévitable que de telles affaires surgissent car, comme nous l’avons dit au début, la morale est seulement établie dans la société par la discipline morale de la religion. Le fondement de la morale repose sur l’absence d’arrogance et d’égoïsme, et les seules personnes susceptibles d’atteindre cet état sont ceux qui comprennent la responsabilité qu’ils ont vis-à-vis d’Allah. Dans le Coran, après avoir parlé du sacrifice de soi des croyants, Allah nous dit : « …Quiconque se prémunit contre sa propre avarice, ceux-là sont ceux qui réussissent. » [Coran, Sourate 59, verset 9]. Voilà le vrai fondement de la morale.

Dans la sourate 25 du Coran, la nature de la moralité des vrais croyants est décrite de la façon suivante :

« Les serviteurs du tout miséricordieux sont ceux qui marchent humblement sur terre, qui, lorsque les ignorants s’adressent à eux, disent : « Paix », qui passent les nuits prosternés et debout devant leur Seigneur…

… lorsqu’ils dépensent, ne sont ni prodigues ni avares mais se tiennent au juste milieu.

Qui n’invoquent pas d’autre dieu avec Allah et ne tuent pas la vie qu’Allah a rendue sacrée, sauf à bon droit ; qui ne commettent pas de fornication…

… Ceux qui ne donnent pas de faux témoignages ; et qui, lorsqu’ils passent auprès d’une frivolité, s’en écartent noblement ;

Qui lorsque les versets de leur Seigneur leur sont rappelés, ne deviennent ni sourds ni aveugles. »

[Coran, Sourate 25, versets 63-73]

A savoir, la responsabilité élémentaire des croyants à se soumettre avec humilité à Allah, « qui ayant été édifiés par les signes de leur Seigneur, ne se tiennent ni sourds ni aveugles devant eux. » Grâce à cette responsabilité, l’homme est sauvé de son propre égoïsme, des passions matérielles, de l’ambition et de la préoccupation de se faire aimer des autres. Le type de morale décrite dans les versets ci-dessus est obtenu par ces moyens uniquement. Pour cette raison, dans une société sans amour ni crainte d’Allah ou de foi en Lui, la morale ne peut exister. Etant donné que rien ne peut être déterminé formellement, chacun détermine ce qui est bon et mauvais d’après ses propres envies.

D’ailleurs, l’objectif premier de la morale philosophique séculière et humaniste de la maçonnerie est non pas d’établir un monde moral, mais un monde séculier. Autrement dit, les maçons n’embrassent pas la philosophie de l’humanisme, car ils accordent une grande importance à la morale, mais seulement pour transmettre à la société la notion que la religion est inutile.

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Novus Ordo Seclorum signifie Nouvel Ordre Séculier.

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Ajout provenant du livre Jérusalem dans le Coran de Cheikh Imran Hosein concernant la signification de Novus Ordo Seclorum.

Note Du Traducteur

« Dans la traduction de l’ouvrage « Jerusalem in the Quran », j’ai employé le terme « Impie » et « Impiété » pour traduire les mots « godless » et « godlessness », qui dans l’absolu, auraient été mieux traduits par « Sans Dieu » ou « Dépourvu de Dieu ». Le terme désigne une personne ou une entité qui n’obéit, ni ne reconnait aucune autorité Divine, et qui mène par conséquent une vie complètement séparée des lois autres que terrestres. La traduction littérale en Français du terme « Godless Society » aurait été « Une Société Sans Dieu ». Mais celle-ci donne un terme qui, à première vue n’est pas métaphorique, et qui pour un croyant en général et un Musulman en particulier est difficilement employable (vu que rien n’existe « sans Dieu »). C’est pourquoi j’ai utilisé le terme «Impie». Le lecteur devra donc garder à l’esprit la définition appropriée de ce mot, lorsqu’il le rencontrera. Effort qui ne sera pas difficile, étant donné le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui et qui est excellemment décrit dans ce livre. Le cas du terme « Laïc » utilisé dans le livre est assez similaire. En effet, celui-ci est utilisé pour traduire le mot « Secular ». Le terme « laïcité » en France et dans les pays francophones est assez utilisé dans le langage courant, ce qui a rendu la définition de ce mot assez floue et anodine. Un petit, mais néanmoins important rappel est donc nécessaire. Le terme « séculaire » est un adjectif qui a la même racine que sécularisme ou sécularisation. Prenons l’origine philosophique fournie par Wikipédia du terme sécularisation :

« Le sens du terme sécularisation apparaît déjà dans les écrits néo-testamentaires, notamment chez Saint Paul, où il désigne déjà sous l’aspect du saeculum, le siècle (latin de la Vulgate qui traduit le terme grec aiôn, présent dans Romains, 12, 2), c’est-à-dire de la temporalité de ce monde-ci, la dimension mondaine de la vie humaine, associée à la dimension du péché. On comprend ainsi que l’expression retourner dans le siècle signifie retourner dans le monde profane. La sécularisation s’identifie donc à la laïcisation, c’est-à-dire à un processus par lequel le contenu théologique s’efface au profit de modes d’être et d’habitudes populaires sans référence explicite au sacré. Plus globalement et plus largement, la sécularisation désigne le processus visible depuis la fin du Moyen Âge qui voit des activités ou des dimensions de la vie humaine reliées à la sphère religieuse comme l’Art, l’Éthique, la Morale ou la Politique se couper de toute référence au sacré ou à la transcendance. La sécularisation, au sens en usage aujourd’hui définit un processus dans lequel le monde et l’histoire humaine peuvent se comprendre à partir d’eux mêmes, de manière proprement immanente. »

La racine de ce mot est donc « saeculum » ou siècle en Latin. Cependant, la définition du mot siècle à notre époque correspond plutôt à un « bloc » de 100 années. Le terme Anglais « Secular », par contre, se traduit littéralement par « séculaire » qui en français moderne signifie « qui a un siècle ». « Secular » reste donc fidèle à la définition d’origine qui désigne « la temporalité de ce monde-ci, la dimension mondaine de la vie humaine, associée à la dimension du péché ». Autrement dit, la séparation entre l’homme et Dieu, ou entre « l’Eglise et l’Etat », définition du mot « laïcité» qui est enseignée dans les écoles Françaises. Les Arabophones saisiront d’avantage si nous traduisons le terme « secular » ou « siècle » par « Dounya » (Séculaire étant « Dounyaoui ») (vie terrestre) par opposition à « Akhira » (vie de l’au-delà). On comprend donc que « secular », sécularisme, ou laïcité désignent la vie terrestre qui se détache de la vie de l’au-delà. Lorsque le lecteur rencontrera le terme « Laïc » ou « Sécularisme » dans l’ouvrage, il devra donc se référer à la définition décrite ci-dessus. »

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Notes :

[50] http://www.mason.org.tr/uzerine.html

[51] Dr. Selami Isindag, Ucuncu Derece Rituelinin Incelenmesi, Les publications du cercle maçonnique : 4, Istanbul, 1978, p. 15

[52] Harun Yahya, Komunizm Pusuda, Vural Yayıncılık, Istanbul, avril 2001, p. 25