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Anâ-Muslim : Genèse religieuse et philosophique de l’Occident !

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Source : http://www.ana-muslim.org/genese-religieuse-philosophique-de-loccident-2/

Franc-Maçonnerie partie 40 : La campagne antireligieuse en Allemagne : Le « Kulturkampf »

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Il y a 150 ans, l’Allemagne n’existait pas en tant que pays. Le territoire actuel nommé l’Allemagne était constitué d’un nombre de principautés. Le plus important était la Prusse qui occupait la partie orientale de l’Allemagne d’aujourd’hui et une grande partie de la Pologne. Dans les années 1860, la Prusse commença à annexer d’autres petits états germaniques et fonda l’Empire Germanique, en 1871. Le gouvernant de ce nouvel état était le chancelier du royaume de Prusse de 1862 à 1870 et chancelier de l’Empire allemand de 1871 à 1890, Otto von Bismarck.

Otto von Bismarck
Otto von Bismarck

Bismarck était un homme d’état brillant, particulièrement en politique étrangère, mais ne jouissait pas du même succès dans les affaires intérieures. Une des raisons pour cela était un groupe d’intellectuels connus sous le nom de « nationaux-libéraux », similaires aux anticléricaux français, qui adoptaient une politique antireligieuse. Afin de réaliser l’union de l’Allemagne, les nationaux-libéraux croyaient qu’il était nécessaire de débarrasser les peuples de tout genre d’affiliation en dehors de leurs frontières, et considéraient que le lien entre un tiers de la population et le Pape catholique représentait le plus grand obstacle à cette libération. Encouragé par les nationaux-libéraux, Bismarck s’embarqua dans une campagne anticatholique connue sous le nom de Kulturkampf, ou « guerre de la culture ». On l’a aussi décrite comme une lutte pour contrôler les esprits des allemands. [129]

Pendant le Kulturkampf, les catholiques, plus particulièrement dans l’Allemagne du Sud, ont souffert d’oppression.

En 1872, en conformité avec une nouvelle loi, tous les prêtres jésuites du pays furent rassemblés en une seule nuit et leurs institutions confisquées. En conformité avec les « Lois de Mai, » (Maigesetze) votées en 1873, tous les prêtres travaillant pour le gouvernement furent licenciés ; on interdit à l’Eglise tout engagement dans les affaires concernant les mariages et l’éducation, et les thèmes des sermons furent restreints. De nombreux archevêques furent arrêtés et 1.300 églises se retrouvèrent finalement sans prêtre.

Mais, du fait que ces tactiques produisirent une forte réaction de la part des catholiques du pays contre le gouvernement, le Kulturkampf fut abandonné. Bismarck ignora les suggestions des nationaux-libéraux, qui l’avaient conduit à cette campagne et restreignît petit à petit le Kulturkampf jusqu’à y mettre totalement fin. Toute cette campagne n’eut d’autre résultat que l’oppression de fidèles catholiques allemands et la ruine du bien-être social du pays. De nombreux historiens pensent aujourd’hui que ce fut un fiasco qui a ébranlé le sens de sécurité de la société allemande. En outre, après l’Allemagne, la vague de ce Kulturkampf recouvrit l’Autriche, la Suisse, la Belgique et les Pays-Bas, causant une grande tension sociale dans ces pays.

Il est intéressant de noter que ce furent les intellectuels maçons qui entraînèrent Bismarck dans cette politique. L’Encyclopédie Catholique affirme :

« Mais ils (les maçons) ont sans aucun doute fait avancer le mouvement par lequel la Prusse devint graduellement l’Etat leader de l’Allemagne, qu’ils considéraient comme le « représentant et le protecteur de l’évolution moderne » contre l »‘ultramontanisme », « l’intolérance » et les « usurpations papales ». Ils sont également les instigateurs du « Kulturkampf ». Le célèbre jurisconsulte et maçon, Grand maître Bluntschli, était l’un des principaux agitateurs dans ce conflit ; il a également exalté le « Kulturkampf » suisse… Les francs-maçons allemands ont usé d’efforts incessants pour exercer une influence décisive sur la vie entière de la nation afin de conserver les principes maçonniques, maintenant ainsi un perpétuel « Kulturkampf » silencieux. Les principaux moyens utilisés furent les librairies populaires, les conférences, l’affiliation d’associations et d’institutions, familiales, la création, le cas échéant, de nouvelles institutions, par le biais desquelles l’esprit maçonnique imprégnait la nation. » [130]

Lorsque les nazis parvinrent au pouvoir, une campagne antireligieuse, pire que celle de Bismarck, commença.
Lorsque les nazis parvinrent au pouvoir, une campagne antireligieuse, pire que celle de Bismarck, commença.

C’est-à-dire que, malgré le fait que le Kulturkampf ait été officiellement suspendu par Bismarck, il fut néanmoins continué par les maçons, comme une campagne continuelle de propagande antireligieuse adressée à la société dans son ensemble. Les fruits les plus amers de ce conflit furent récoltés dans les années 1920 : les nazis, qui avaient pour but de faire revenir la nation allemande à son paganisme pré-chrétien, gagnèrent progressivement du terrain et parvinrent au pouvoir en 1933. Une des actions les plus importantes des nazis est le fait qu’ils commencèrent un deuxième Kulturkampf contre les autorités religieuses. Le commentateur américain Elbridge Colby explique que « les nazis ont ouvert un nouveau Kulturkampf contre l’Eglise catholique, emprisonnant des prêtres et destituant des évêques ; cependant, à la différence de 1874, Hitler s’est tourné également contre le protestantisme établi. » [131]

En bref, les activités amorcées par les maçons pour débarrasser la société de la religion ont permis l’accession d’une des dictatures les plus brutales de l’histoire, le « Reich » nazi, et ont précipité le monde dans la Deuxième Guerre Mondiale, dans laquelle 55 millions de personnes ont perdu la vie.

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Notes :

[129] Louis L. Synder et Ida Mae Brown, Bismarck and German Unification, New York, 1966, pp. 90-91

[130] The Catholic Encyclopedia, « Masonry (Freemasonry), » New Advent, (http://www.newadvent.org/cathen/09771a.htm)

[131] Elbridge Colby, In Hitler’s Shadow: The Myth of Nazism’s Conservative Roots, In Bad Faith? : Politique et Religion à Harvard, 13 octobre 1999

Société moderne partie 2 : De la Renaissance à la Réforme protestante

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29_reforme_protestanteEn 1453, les Ottomans prennent possession de Constantinople, ce qui marque la chute de l’Empire byzantin. Des savants grecs vont fuir vers l’Europe occidentale et y apporte des « trésors littéraires de l’antiquité ». L’Eglise catholique vit d’un bon œil l’étude de ces œuvres païenne et voulue les utilisés pour son compte. Pour cela, elle prit sous son aile, les écrivains les plus renommés mais ces derniers ne tardèrent pas à devenir les ennemis de l’Eglise.

Henri Delassus nous dit : « Ces écrivains sont les initiateurs de la civilisation moderne […]. Pour ces intellectuels et leur disciples, l’ordre surnaturel fut mit de côté, la morale devint la satisfaction donné à tous les instincts, la jouissance sous toutes ses formes fut l’objet de leur poursuites. La glorification du plaisir était le sujet préféré des dissertations des humanistes. Laurent Valla dans son traité « De voluptate » que « le plaisir est le vrai bien et qu’il n’y a d’autre bien que le plaisir ». Cette conviction l’amena, lui et bien d’autres, à poétiser les pires débauches. L’humanisme redevenu païen déifiait l’homme. »

Parti de l’Italie, l’humanise se répandit dans toute l’Europe. Dans son « éloge à la folie », Erasme prépara la voie à la Réforme protestante dont Luther ne fera qu’exécuter la vision d’Erasme. La Renaissance engendra donc la Réforme et de la Réforme découlera la Révolution « dont le but avoué est d’anéantir la civilisation chrétienne pour lui substituer par tout l’univers la civilisation moderne ».

Vous l’aurez remarquer, le but rechercher par les humanistes et les révolutionnaires est encore d’actualité de nos jours avec un Occident athée qui cherche à imposé sa domination et son model « démocratique » partout dans le monde et s’il trouve une quelconque résistance, ils n’hésitent pas à propager ce qu’il appel le « progrès » et la « démocratie » par les bombes.

Les humanistes ayant leur académies dans les cours des princes, la Réforme fut diffusé plus rapidement et accepter plus largement par le peuple. Selon Henri Delassus, « le protestantisme provient de l’Allemagne et surtout de Genève. Elle est protestation contre l’Eglise et contre Dieu. Comme Lucifer, le protestantisme proclame la liberté, celle des rebelles, celle de Satan : le libéralisme. »

Définition du libéralisme : « Doctrine politique qui réclame la liberté politique, religieuse, économique, etc…, dans les principes de 1789 ».

Henri Delassus continu : « La Réforme promet le Paradis à toute homme, même le plus criminel, sous la seule réserve d’un acte de foi intérieur. Les hommes sont donc assuré d’aller au Paradis tout en continuant de se livrer au péché, même au crime. Le protestantisme prêche aux individus la foi sans les œuvres. Un fois qu’il se sentit assez fort, il voulu s’emparer du royaume afin de l’arracher à ses traditions et le façonner à sa guise. En France, les protestants montèrent les échelons jusqu’à dominé l’Etat et voulurent fonder une démocratie. La guerre de religion frappera la France durant 50 ans dont l’un des épisodes les plus tragique fût le massacre de la Saint Barthelemy en 1572. Louis XIII (1601 – 1643) et Louis XIV (1638 – 1715) remirent la France sur le chemin de la civilisation catholique. Cependant, Louis XIV commis une faute : celle d’avoir accepté la déclaration de 1682 ».

Cette déclaration n’accorde qu’une valeur spirituel au Pape et il est impossible pour ce dernier de s’ingérer dans les affaires temporel de l’Etat français.

« Ceci fût le premier pas vers la sécularisation ( = domaine laïc / temporel / matériel ) ».

Société moderne : Introduction

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Henri_Delassus_La_conjuration_antichretienneCette série d’article sur l’histoire de la société occidentale moderne a pour but de mieux comprendre pourquoi aujourd’hui nous nous retrouvons dans une société mondiale où les religions se trouvent diabolisés, notamment le christianisme et l’islam. Il est fondamental de retourner aux sources et suivre l’évolution de ce que l’on nomme le modernisme et les racines du monde moderne qui voit le jour en Occident avec la Renaissance.

Au premier abord, cela ne semble pas être en relation avec l’islam et les musulmans mais cela est essentielle pour les musulmans comme les non musulmans de connaître ces racines pour comprendre le monde et l’état d’esprit actuel.

Pour ce faire, je vais m’appuyer sur une œuvre de Henri Delassus du nom de « La conjuration antichrétienne ». Il s’agit d’une œuvre très impressionnante publié en 1910 et qui retrace la naissance des idées antichrétienne en Europe à partir du 14e siècle avec la Renaissance, son évolution avec la Réforme protestante et son application avec la Révolution française et les Révolutions qui suivirent cette dernière en Europe.

Ainsi vous comprendrez mieux cet esprit antireligieux que ressentent les chrétiens et les musulmans en France et en Europe principalement. Vous pourrez ainsi mieux cerner l’ennemi qui ce cache derrière cette diabolisation du christianisme et de l’islam car contrairement à ce que beaucoup de musulmans pensent, cette diabolisation n’a pas pour but de justifier les guerres dites pour le pétrole mais vise la soumission de l’islam au modernisme athée.

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