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Anâ-Muslim : Jihad du nikah (sexe) ou comment les mensonges et la propagande des « laïcards » tunisiens s’exportent jusqu’en occident

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Une information revient sans cesse de manière périodique depuis quelques temps. Cette information relayée par les médias occidentaux, sans en vérifier la véracité, devient de plus en plus grotesque. C’est pourquoi il convient de rejeter avec force cette calomnie qui atteint des femmes musulmanes qu’on accuse littéralement de prostituées !!

Ces informations non vérifiées, sans aucun fondement, émaneraient de sources aussi diverses que loufoques (généralement des médias tenu par les extrémistes laïcs de Tunisie), mais dernièrement ces affabulations ont été reprises par le ministre de l’intérieur tunisien Lofti Ben Jeddou (cherchant par là à camoufler son incompétence) qui affirme, ce jeudi 19 septembre à la tribune de l’Assemblée Nationale Constituante que des tunisiennes seraient parties en Syrie afin d’assouvir les besoins sexuels des combattants .

Selon ces derniers, affabulateurs, calomniateurs nos sœurs tunisiennes feraient le « djihad du nikah », bizarrement ce phénomène ne toucherait que la Tunisie et  pas la Libye voisine d’où un nombre conséquent de combattants auraient rejoints la résistance islamique en Syrie contre Bachar le sanguinaire.

Bien évidemment ce phénomène n’est évoqué nulle part ailleurs et serait donc circonscrit à la seule Tunisie, d’ailleurs la question qui se pose ici: Est si cette pratique existerait réellement, les femmes syriennes ne suffirait-elle pas ? Et pourquoi alors l’exportation de femmes tunisiennes serait exclusivement réservé à cette pratique dans le monde ?

Revenons en à ce prétendu « djihad du nikah » : en effet, cette pratique, jamais vu de la part de djihadistes sunnites, ne peux que faire penser au nikah al mutaa. Or cette pratique est interdite de manière catégorique dans l’islam sunnite.

À l’inverse, cette pratique est légale et autorisé chez les chiites. Il est étrange de voir que cette rumeur contre les djihadistes sunnites à pour point de départ une chaîne de télévision chiite pro iranienne (Al Mayadine). Ce qui expliquerait tout à la fois cette calomnie sans nom envers les djihadistes sunnites (les chiites étant pro-bachar, ce n’est un secret pour personne) et la proximité des termes entre la pratique chiite du nikah al mutaa et du djihad du nikah.

L’ignorance manifeste des laïcs tunisiens concernant l’Islam et leur haine contre tout les musulmans  »barbus » les ont poussés à reprendre cet argument fallacieux et totalement tiré par les cheveux du djiah du nikah.

Les laïques tunisiens n’en sont pas à leur premier coup d’essai puisqu’il y a un an, ils ont tentés de propager la rumeur selon laquelle les musulmans en Tunisie pratiquerait le mariage temporaire, rumeur qui n’a pas fait long feu, et qui au passage dévoile, encore une fois, leur niveau de connaissance et leur crédibilité. Au contraire cette pratique dont ils accusent les musulmans s’apparenterait plutôt à de la « Zina » (fornication), l’acte de fornication qui est réprimandé lourdement par les lois de l’islam. Donc d’un coté ils accusent régulièrement d’obscurantisme les « barbus » qui souhaitent voir appliquer la sentence légiférée pour la fornication,et l’adultère, puis de l’autre, ils souhaiteraient les faire passer pour des pervers… n’y a t-il pas, ici, une évidente contradiction ?

Ces laïques ont même tentés de donner une caution religieuse à ce mensonge éhonté en faisant dire au sheikh Muhammad al ‘arifi qu’il cautionnait cet acte, par l’intermédiaire de son compte tweeter. Cette supercherie est facilement démontable car cette prétendu fatwa posté sur tweeter compte plus de 180 caractères, or tout bon utilisateur de tweeter sais pertinemment qu’un tweet ne peut excéder plus de 140 caractères … Une supercherie, une de plus, fomenté par les laïques afin de salir l’honneur des musulmans.

De plus et afin d’éteindre tout soupçon, le Sheikh a répondu à plusieurs reprises à cette accusation, affirmant que cela était totalement faux, jusqu’à dire : « ceux qui combattent en Syrie, se battent pour le Paradis, ils n’ont pas besoin de perdre leur temps avec les futilités d’ici-bas ».

Puis de nombreux témoignages de combattants et d’activistes syriens ont réfutés clairement ces accusations, ces agissements qui sont contraire aux valeurs de l’islam, agissements qui sied plus à des laïques qu’à des  «islamistes- extrémistes-djihadistes ».

Mais pourtant ces mensonge ont trouvé échos jusqu’en occident et notamment en France, où les médias (cf lemonde.fr), férus d’anecdotes farfelus concernant les salafistes-djihadites se sont permis de partager et vendre ces informations à un public recherchant la moindre occasion pour nourrir un fantasme islamodiume causé par un profond complexe d’infériorité face aux valeurs exemplaires de l’islam et pour salir la réputation des musulmans et musulmanes sans tenir compte de l’idiotie de leur argumentation.

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Alors, pourquoi donc la Tunisie ? Car les musulmans et musulmanes de Tunisie font face à une virulente campagne de diabolisation et de dénigrement de la part des extrémistes de la laïcité tunisiens qui s’appuient sur un large réseau de médias privé, et de leurs « amis » occidentaux. Le pseudo régime « islamiste » au pouvoir en Tunisie fait donc les yeux doux à ces extrémistes, afin de se positionner comme étant un régime légitime puisque docile et servile, tout comme l’était Zine El Abidine Ben Ali.

D’ailleurs le ministre de l’intérieur Youssef Ben Jeddou n’a trouver que cela pour justifier son incompétence à propos des récents troubles qui ont frappé le pays, en sortant la carte « salafiste » et celle du « djihad nikah » devant l’assemblée, une de leurs spécialités lorsqu’ils sont dans l’impasse.

Devrais t-on rappeler à monsieur Youssef que ce sont ses policiers qui ont pris des photos en compagnie de prostitués pendant leur heures de service, et qu’ils sont ceux qui protège ces lieux de débauche, lieux que les musulmans, accusé à tort, voudrait voir disparaître.

Le pseudo régime « islamiste » tunisien devrait prêter une attention particulière aux paroles de notre Chef  Bien Aimé Muhammad Paix et Salut d’Allah soient sur lui:

D’après Abû Hurayra , le Prophète (salât alayhi wa salam) a dit :

« Evitez les 7 péchés capitaux ». Les gens dirent : « Quels sont ils ? » Il dit : « Associer d’autres divinités à ALlâh, la sorcellerie, le meurtre illégitime, consommer les biens issus de l’intérêt usuraire, consommer les biens de l’orphelin, fuir au combat et accuser les croyantes chastes et innocentes (d’adultère) ». 

Rapporté par l’Imam Al Bukhârî (5/393)

Il devrait également tenir compte du Livre d’Allah où Il dit  dans la sourate « La Lumière » An-Nur (comme pour mieux éclairer les croyants et croyantes)

« Ceux qui lancent des accusations contre des femmes vertueuses, chastes [qui ne pensent même pas à commettre la turpitude] et croyantes sont maudits ici-bas comme dans l’au-delà; et ils auront un énorme châtiment. Le jour où leurs langues, leurs mains et leurs pieds témoigneront contre eux de ce qu’ils faisaient. Ce Jour-là, Allah leur donnera leur pleine et vraie rétribution; et ils sauront que c’est Allah qui est le Vrai de toute évidence. »

Qur’an Al Karim sourate An-Nur  versets 23/24/25

Définitivement, la propagande n’est pas du côté que l’on veut nous faire croire…

Source : http://www.ana-muslim.org/mensonges-propagandes-laicards-tunisiens/

Franc-Maçonnerie partie 16 : L’Objectif Maçonnique : Etablir un Monde Humaniste

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nwoLa philosophie humaniste, que les maçons estiment énormément, repose sur le rejet de la foi en Allah et l’adoration des êtres humains, ou la vénération de l‘humanité à Sa place. Mais, ceci soulève une question importante : les maçons se réservent-ils cette croyance pour eux seuls ou souhaitent-ils la faire adopter par d’autres ?

A l’examen des écrits maçonniques, la réponse apparaît claire : l’objectif de cette organisation est de répandre la philosophie humaniste dans le monde entier et d’éradiquer les religions monothéistes (l’Islam, le Christianisme et le Judaïsme).

Par exemple, dans un article publié dans le magazine maçonnique Mimar Sinan, il est écrit : « Les maçons ne recherchent pas l’origine des idées du mal, de la justice et de l’honnêteté au-delà du monde physique, ils pensent que ces concepts sont nés des conditions sociales, des relations sociales d’une personne et de ses combats dans la vie » et d’ajouter : « La maçonnerie essaie de propager cette idée dans le monde entier. » [53]

Selami Isindag, un maçon turc senior écrit :

« D’après la maçonnerie, afin de sauver l’humanité de la morale du surnaturel basée sur les sources religieuses, il est nécessaire d’établir une morale reposant sur l’amour de l’humanité qui n’est pas relative. Dans ses principes moraux traditionnels, la maçonnerie prend en compte les tendances de l’organisme humain, ses besoins et leur satisfaction, les règles de la vie sociale et leur organisation, la conscience, la liberté de pensée et de parole, et enfin, tout ce qui entre dans la formation de la vie naturelle. Pour cette raison, son objectif est d’établir et d’encourager la morale humaine dans toutes les sociétés. » [54]

Ce que Maître Isindag entend par « sauver les êtres humains de la morale basée sur les sources religieuses » est l’aliénation de tous de la religion. Dans le même ouvrage, Isindag explique cet objectif et ses « principes pour l’établissement d’une civilisation avancée ».

Les principes positifs de la maçonnerie sont nécessaires et suffisent à l’établissement d’une civilisation avancée. Ils regroupent :

– L’acceptation que le Dieu impersonnel (Le Grand architecte de l’univers) est lui-même évolution.

– Le rejet de la croyance dans la révélation, le mysticisme et les croyances vides.

– La supériorité de l’humanisme rationnel et du travail.

Le premier de ces trois articles ci-dessus suppose le rejet de l’existence d’Allah. (Les maçons ne croient pas en Allah, mais dans le Grand architecte de l’univers, et la citation ci-dessus indique que par ce terme, ils entendent évolution.) Le deuxième article rejette la révélation d’Allah et la connaissance religieuse reposant dessus. (Isindag lui-même définit ceci comme des « croyances vides ».) Et le troisième article exalte l’humanisme et le concept humaniste de « travail » (comme dans le communisme). (Allah est bien au-dessus de ce qu’ils Lui imputent.)

Si on considère comment ces idées sont enracinées dans le monde aujourd’hui, on peut apprécier l’influence jouée par la maçonnerie.

Il s’agit d’un autre élément important à noter ici : comment la maçonnerie a-t-elle mis en branle sa mission contre la religion ? A l’examen des écrits maçonniques, on remarque qu’ils souhaitent détruire la religion, particulièrement au niveau sociétal au moyen d’une « propagande » massive. Maître Selami Isindag jette la lumière sur ce sujet dans ce passage de son livre :

« …Même les régimes excessivement répressifs ont échoué dans leurs tentatives de détruire l’institution de la religion. D’ailleurs, les durs excès des méthodes politiques, dans leurs tentatives d’éclairer la société en sauvant le peuple d’une foi et de dogmes religieux vides produisirent l’effet contraire : les lieux de culte qu’ils souhaitaient fermer sont aujourd’hui encore plus remplis que jamais, et la foi et les dogmes qu’ils interdirent comptent encore plus de membres. Dans une autre conférence, nous avons souligné que face à un thème touchant au cœur et à l’émotion, l’interdiction et la force restent sans effet. La seule manière d’amener les peuples des ténèbres aux lumières est la science positive et les principes de la logique et de la sagesse. Si les gens sont éduqués selon ce principe, ils respectent les aspects humanistes et positifs de la religion, mais se préservent de ses croyances et ses dogmes stériles. » [55]

Pour comprendre le sens de ces paroles, il est nécessaire d’en faire une analyse rigoureuse. Isindag indique que la répression de la religion rendra les gens religieux encore plus motivés et renforcera la religion. Par conséquent, afin d’empêcher le renforcement de la religion, Isindag pense que les maçons devraient la détruire au niveau intellectuel. Ce qu’il entend par « science positive et principes de la logique et de la sagesse » n’impliquent pas réellement la science, la logique ou la sagesse. Mais simplement une philosophie matérialiste et humaniste, qui utilisent ces slogans accrocheurs comme camouflage, similairement au darwinisme. Isindag affirme que, lorsque ces idées sont disséminées dans la société, « seuls les éléments humanistes de la religion seront respectés », c’est-à-dire que les seuls éléments de la religion qui subsisteront seront ceux approuvés par la philosophie humaniste. Autrement dit, ils veulent rejeter les vérités de base constituant la charpente de la religion monothéiste (Isindag les appelle des croyances et des dogmes stériles). Ces vérités sont les réalités ultimes telles que l’homme est créé par Allah et est responsable envers Lui.

En résumé, les maçons ambitionnent de détruire les éléments de la foi qui constituent l’essence de la religion. Ils souhaitent diminuer le rôle de la religion à un simple élément culturel qui exprime ses idées sur un nombre de questions morales d’ordre général. Le moyen pour y parvenir, d’après eux, est d’imposer l’athéisme à la société sous couvert de science et de raison. Leur objectif ultime est néanmoins de déposséder la religion de sa place comme élément culturel et d’établir un monde complètement athée.

Dans un article de Isindag, dans le magazine Mason, intitulé « Science positive – Les obstacles de l’esprit et la maçonnerie » il explique :

« En conséquence de tout cela, je voudrais dire que l’obligation humaniste et maçonnique la plus importante pour nous tous est de ne pas nous éloigner de la science et de la raison, de reconnaître que c’est l’unique et meilleur moyen d’après l’évolution, de répandre cette foi parmi les gens et de leur enseigner la science positive. Les paroles d’Ernest Renan sont très importantes : « Si les gens sont instruits et éclairés par la science positive et la raison, les croyances stériles de la religion s’effondreront d’elles-mêmes. » Les paroles de Lessing soutiennent ce point de vue : « Si les êtres humains sont instruits et éclairés par la science positive et la raison, un jour la religion n’aura plus de raison d’être. » [56]

G. E. Lessing et E. Renan. Les maçons voulaient réaliser le rêve de ces deux écrivains athées en effaçant la religion de la face de la terre.
G. E. Lessing et E. Renan. Les maçons voulaient réaliser le rêve de ces deux écrivains athées en effaçant la religion de la face de la terre.

Voilà l’objectif ultime de la maçonnerie. Ils souhaitent détruire complètement la religion et établir un monde humaniste fondé sur le « caractère sacré » de l’humanité. C’est-à-dire qu’ils souhaitent établir un nouvel ordre d’ignorance, dans lequel les hommes rejettent Allah Qui les a créés et se considèrent divins… (Allah est bien au-dessus de ce qu’ils Lui imputent) Cet objectif est la raison d’exister de la maçonnerie. Dans le magazine maçonnique du nom de Ayna (Miroir), ceci est appelé « Temple des idées » :

« Les maçons modernes ont modifié l’objectif des anciens maçons de construire un temple physique en une idée de construction d’un « Temple des idées ». La construction d’un Temple des idées sera possible lorsque les principes et vertus maçonniques seront établis sur terre et le nombre de sages accrus. » [57]

Pour étendre davantage cet objectif, les maçons travaillent sans relâche dans de nombreux pays à travers le monde. L’organisation maçonnique est influente dans les universités, d’autres institutions éducatives, dans les médias, dans le monde des arts et des idées. Elle ne cesse jamais ses efforts pour disséminer sa philosophie humaniste dans la société et discréditer les vérités de la foi à la base de la religion. Nous verrons plus tard que la théorie de l’évolution est un des principaux moyens de propagande des maçons. En outre, ils ambitionnent de construire une société qui ne mentionne même pas le nom d’Allah ou de la religion, mais satisfait uniquement au plaisir, désirs et ambition matérielle des humains. Ce sera une société formée des gens qui ont tourné ouvertement le dos [Coran, Sourate 11, verset 92] à Allah, comme l’avait fait le peuple de Madyan, mentionné dans le Coran. Dans cette culture de l’ignorance, il n’y a pas de place pour la crainte ou l’amour d’Allah, obéir à Sa volonté, pratiquer des actes d’adoration, ni pour des réflexions sur l’au-delà. En fait, ces idées sont considérées comme étant vieillottes et propres aux gens non instruits. Ce message est asséné dans les films, les bandes dessinées et les romans.

Partie 1 : Super-héros, cultes païens et sorcellerie !

Partie 2 : Super-héros, cultes païens et sorcellerie !

Partie 1 : Mangas, cultes païens et satanisme !

Les maçons jouent un rôle leader dans cette vaste supercherie. Mais, de nombreux autres groupes et individus sont également impliqués dans la même tâche. Les maçons les acceptent en tant que « maçons honoraires », et les considèrent comme leurs alliés car ils partagent la même philosophie humaniste. Selami Isindag écrit :

« La maçonnerie accepte par ailleurs ce fait : Dans le monde extérieur, on trouve des sages, qui bien que n’étant pas maçons, embrassent l’idéologie maçonnique. Car cette idéologie est vraiment l’idéologie des êtres humains et de l’humanité. » [58]

Cette lutte continuelle contre la religion repose sur deux arguments ou justifications de base : la philosophie matérialiste et la théorie de l’évolution de Darwin.

Dans les deux chapitres suivants, nous examinerons ces deux arguments, leur origine et leur relation avec la maçonnerie. Alors, nous serons en mesure de mieux comprendre les coulisses de ces idées qui influencèrent le monde depuis le 19ème siècle.

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Notes :

[53] Moiz Berker, « Gercek Masonluk », Mimar Sinan, 1990, no. 77, p. 23

[54] Dr. Selami Isindag, Sezerman Kardes V, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, p. 62

[55] Dr. Selami Isindag, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, pp. 145-146

[56] Dr. Selami Isindag, « Olumlu Bilim-Aklin Engelleri ve Masonluk », Mason Dergisi, année 24, No. 25-26 (décembre 76 – mars 77)

[57] Ibrahim Baytekin, Ayna, Janvier 1999, no : 19, p. 4

[58] Dr. Selami Isindag, Masonluk Ustune, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, p. 32

Franc-Maçonnerie partie 12 : L’Humanisme Revisité

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L »humanisme » est considéré comme une idée positive par la majorité des gens. Elle évoque des notions telles que l’amour de l’humanité, la paix et la fraternité. Mais, la signification philosophique de l’humanisme est bien plus lourde de sens : l’humanisme est une façon de penser qui pose les concepts d’humanité comme son seul et unique objectif. Autrement dit, elle appelle les êtres humains à se détourner d’Allah, leur Créateur et à s’intéresser à leur propre existence et identité. Un dictionnaire courant définit l’humanisme ainsi : « un système de pensées reposant sur les valeurs, caractéristiques et comportements, considérés comme étant meilleurs chez l’être humain, plutôt que chez une autorité surnaturelle. » [33]

La définition la plus évidente de l’humanisme, toutefois, a été mise en avant par ceux qui l’embrassent. Un des plus éminents porte-parole modernes de l’humanisme est Corliss Lamont. Dans son livre, The Philosophy of Humanism, l’auteur écrit :

Aujourd’hui, humanisme est devenu un autre nom pour athéisme. Un exemple en est l’enthousiasme pour Darwin, typique dans le magazine américain, The Humanist.
Aujourd’hui, humanisme est devenu un autre nom pour athéisme. Un exemple en est l’enthousiasme pour Darwin, typique dans le magazine américain, The Humanist.

« [En somme] l’humanisme croit que la nature… constitue la somme totale de la réalité, que l’énergie-matière et non l’esprit est la base fondatrice de l’univers et que les entités surnaturelles n’existent pas tout simplement. Cette non réalité du surnaturel signifie, au niveau humain, que les hommes ne possèdent pas d’âmes surnaturelles ni immortelles ; et au niveau de l’univers en tant que tout, que notre cosmos ne possède pas de Dieu surnaturel et éternel. » [34]

Comme vous le voyez, l’humanisme est presque identique à l’athéisme, ce que les humanistes reconnaissent volontiers. Deux manifestes importants furent publiés par les humanistes au siècle dernier. Le premier fut publié en 1933 et a été signé par certaines personnes influentes de cette époque. Quarante ans plus tard, en 1973, un deuxième manifeste humaniste fut publié qui confirmait le premier, mais contenait certaines additions en rapport avec les développements surgis entre temps. Des milliers de penseurs, scientifiques, écrivains et membres des médias signèrent le deuxième manifeste, qui est soutenu par l’association, très active comme toujours, de American Humanist Association.

L’examen des manifestes révèle une base fondamentale dans chacun d’eux : le dogme athée selon lequel l’univers et les êtres humains n’ont pas été créés, mais existent indépendamment, que les êtres humains ne sont pas responsables envers une quelconque autorité autre qu’eux-mêmes et que la croyance en Allah a retardé le développement des individus et des sociétés. (Allah est bien au-dessus de ce qu’ils Lui imputent) Par exemple, les six premiers articles du premier manifeste humaniste présentent les énoncés suivants :

Premier : Les humanistes religieux considèrent l’univers comme existant par lui-même sans avoir été créé.

Deuxième : L’humanisme croit que l’homme fait partie de la nature et qu’il a émergé du résultat d’un processus continuel.

Troisième : Ayant une vision organique de la vie, les humanistes trouvent que le dualisme traditionnel entre corps et esprit doit être rejeté.

Quatrième : L’humanisme considère que la culture et la civilisation religieuse de l’homme, comme elles sont clairement présentées par l’anthropologie et l’histoire, sont le fruit d’un développement progressif, résultat de l’interaction de l’homme avec son environnement naturel et son héritage social. Un individu né dans une culture particulière est largement façonné par cette culture.

Cinquième : L’humanisme affirme que la nature de l’univers représentée par la science moderne rend inacceptable les garanties surnaturelles ou cosmiques des valeurs humaines…

Sixième : Nous sommes convaincus que le théisme, déisme, modernisme et les différentes variétés de la « nouvelle pensée » sont révolus. [35]

Dans les articles ci-dessus, nous avons vu l’expression d’une philosophie commune se manifestant sous des noms tels que matérialisme, darwinisme, athéisme et agnosticisme. Dans le premier article, le dogme matérialiste de l’existence éternelle de l’univers est mis en avant. Le deuxième article énonce, pareillement à la théorie de l’évolution, que les êtres humains n’ont pas été créés. Le troisième article nie l’existence d’une âme humaine et revendique que l’être humain est fait de matière. Le quatrième article propose une « évolution culturelle » et nie l’existence d’une nature humaine décrétée par Dieu (une nature humaine spéciale attribuée lors de la création). Le cinquième article rejette la souveraineté d’Allah sur l’univers et l’humanité, et le sixième énonce que l’heure est venue de rejeter le « théisme », c’est-à-dire la croyance en Allah.

On remarquera que ces affirmations constituent des stéréotypes, typiques de ces cercles hostiles à la vraie religion. Ceci du fait que l’humanisme est le fondement même du sentiment antireligieux. Car l’humanisme est une expression de « l’homme pensant qu’il sera laissé libre », ce qui est l’élément principal, tout au long de l’histoire, pour la négation d’Allah. Dans un verset du Coran, Allah nous dit :

« L’homme pense-t-il qu’on le laissera sans obligation à observer ? N’était-il pas une goutte de sperme éjaculé ? Et ensuite une adhérence Puis [Allah] l’a créée et formée harmonieusement ; Puis en a fait alors les deux éléments de couple : le mâle et la femelle ? Celui-là (Allah) n’est-Il pas capable de faire revivre les morts ?« 

[Coran, Sourate 75, versets 36 à 40]

Allah dit que les hommes ne sont pas « laissés libres », et leur rappelle immédiatement après qu’ils sont Sa création. Car lorsqu’une personne comprend qu’elle est une création d’Allah, elle comprend qu’elle n’est pas « libre », mais responsable devant Allah.

Pour cette raison, l’affirmation que les êtres humains ne sont pas créés est devenue la doctrine primordiale de la philosophie humaniste. Les deux premiers articles du premier manifeste humaniste formulent cette doctrine. Par ailleurs, les humanistes soutiennent que la science appuie leurs thèses.

Néanmoins, ils se trompent. Depuis la première publication du manifeste humaniste, les deux principes présentés par les humanistes comme des faits scientifiques (l’idée que l’univers est éternel et la théorie de l’évolution) se sont effondrés :

1. L’idée que l’univers est éternel a été invalidée par une série de découvertes astronomiques faites lorsque le premier manifeste humaniste fut écrit. Des découvertes telles que l’expansion de l’univers, du rayonnement cosmologique et le calcul du ratio hydrogène/hélium démontrèrent que l’univers avait un commencement et qu’il apparut du néant il y a quelques 15 à 17 millions d’années dans une explosion gigantesque appelée le « Big Bang ». Bien que ceux qui embrassent la philosophie humaniste et matérialiste avaient des réticences à accepter la théorie du Big Bang, ils finirent par être convaincus.

Lorsque cette preuve scientifique a été dévoilée, la communauté scientifique finit par accepter la théorie du Big Bang, c’est-à-dire que l’univers a un commencement, laissant les humanistes sans argument. Le penseur athée Anthony Flex fut donc obligé de confesser :

« … Je commencerai donc par confesser que l’athée stratonicien est embarrassé par le consensus cosmologique contemporain. Car il semble que les cosmologistes sont en train de fournir une preuve scientifique de ce que Saint Thomas ne pouvait prouver philosophiquement ; à savoir que l’univers a eu un commencement… » [36]

2. La théorie de l’évolution, la justification scientifique la plus importante à l’origine du premier manifeste humaniste, a commencé à perdre pied dans les décennies qui suivirent sa publication. Nous savons aujourd’hui que le scénario proposé pour l’origine de la vie par les évolutionnistes athées (et sans aucun doute humanistes), tels que A. I. Oparin et J. B. S. Haldane dans les années 1930, n’a aucune validité scientifique ; les organismes vivants ne peuvent pas être créées spontanément à partir de la matière non vivante comme suggéré par ce scénario. Le registre fossile prouve que les organismes vivants ne se sont pas développés par un processus de petits changements par cumulation, mais sont apparus brusquement avec leurs caractéristiques distinctes, et ce fait est accepté par les paléontologistes évolutionnistes eux-mêmes depuis les années 1970. La biologie moderne a démontré que les organismes vivants ne sont pas le fruit du hasard et des lois naturelles, mais qu’on trouve dans chaque organisme des systèmes complexes faisant la preuve de la création. (Pour plus de détails, voir Harun Yahya, Réfutation du darwinisme)

resim1En outre, l’affirmation erronée que la croyance religieuse fut le facteur qui empêcha l’humanité d’avancer et l’entraîna dans des conflits a été réfutée par l’expérience historique. Les humanistes ont affirmé que la suppression des croyances religieuses rendrait les gens heureux et à l’aise, toutefois, l’opposé s’est avéré vrai. Six ans après la publication du premier manifeste humaniste, la Deuxième Guerre Mondiale éclata, des calamités record s’abattirent sur le monde en raison de l’idéologie fasciste laïque. L’idéologie humaniste du communiste frappa d’abord l’Union Soviétique, puis la Chine, le Cambodge, le Viêt-nam, la Corée du Nord, Cuba et différents pays d’Afrique et d’Amérique Latine d’une sauvagerie inégalée. 120 millions de personnes en tout furent tués par les régimes ou organisations communistes. Il est d’autre part évident que la branche occidentale de l’humanisme (le système capitaliste) n’a pas réussi à apporter la paix et le bonheur dans ses propres sociétés ou dans d’autres régions du monde.

L’effondrement des arguments humanistes sur la religion s’est également manifesté dans le cadre de la psychologie. Le mythe freudien, une pierre angulaire du dogme athée dès le début du 20ème siècle, a été invalidé par les données empiriques. Patrick Glynn, de l’Université George Washington, explique ce fait dans son livre intitulé God: The Evidence, The Reconciliation of Faith Jehovah Reason in a Post secular World :

« Le dernier quart du 20ème siècle n’a pas été tendre avec la perspective psychanalytique. La révélation de la vision de Freud sur la religion (sans mentionner une foule d’autres sujets) comme étant complètement fallacieuse fut la plus importante. Ironie du sort, la recherche scientifique dans la psychologie au cours des dernières vingt-cinq années a démontré que, loin d’être une névrose ou une source de névrose comme l’affirmaient Freud et ses disciples, la croyance religieuse est un des corrélats les plus constants de santé mentale et de bonheur. Des études successives ont démontré une forte relation entre la croyance et la pratique religieuses, d’une part, et un comportement sain en considération de problèmes tels que le suicide, l’alcool et la toxicomanie, le divorce, la dépression, et même, peut-être le plus surprenant, les niveaux de satisfaction sexuelle dans le mariage, d’autre part. » [37]

En résumé, la justification prétendument scientifique de l’humanisme s’est avérée nulle et ses promesses vaines. Cependant, les humanistes n’ont pas renoncé à leur philosophie, mais ont plutôt essayé de la propager à travers le monde par des méthodes de propagande de masse. Se développa ainsi, particulièrement pendant l’après-guerre, une propagande humaniste intense dans les domaines de la science, la philosophie, la musique, la littérature, l’art et le cinéma. Les messages attrayants, mais vides créés par les idéologues humanistes furent imposés avec insistance aux masses. La chanson « Imagine » de John Lennon, le chanteur du groupe pop le plus célèbre de tous les temps, les Beatles, en est un exemple :

John Lennon, avec ses paroles, "Imagines, qu’il n’y ait pas de religion", fut l’un des plus importants propagandistes de la philosophie humaniste au 20ème siècle.
John Lennon, avec ses paroles, « Imagines, qu’il n’y ait pas de religion », fut l’un des plus importants propagandistes de la philosophie humaniste au 20ème siècle.

« Imagine qu’il n’y a pas de paradis
C’est facile si tu essaies
Pas d’enfer sous nos pieds
Seul le ciel au-dessus de nos têtes
Imagine tout le monde
Vivant l’instant présent…
Imagine qu’il n’y a pas de pays
Ce n’est pas difficile
Aucune raison de tuer ou de mourir pour
Et aucune religion non plus…
Tu peux dire que je suis un rêveur
Mais je ne suis pas le seul
J’espère qu’un jour tu nous rejoindras
Et que le monde sera uni »

Cette chanson fut élue la « chanson du siècle » dans divers sondages réalisés en 1999. Il s’agit d’une bonne représentation du sentimentalisme avec lequel l’humanisme, sans aucun fondement scientifique ou rationnel, est imposé aux masses. L’humanisme est incapable d’émettre une objection rationnelle à la religion ou des vérités qu’il enseigne, mais il essaie d’user de méthodes suggestives comme celles-ci.

Lorsque les principes énoncés dans le Premier Manifeste Humaniste (de 1933) se révélèrent vains, quarante ans passèrent avant que les humanistes ne présentent le deuxième volume. Au début du texte, tentative fut faite d’expliquer pourquoi les premiers principes n’avaient rien donné. Malgré la médiocrité de l’explication, elle démontrait l’attachement tenace des humanistes à leur philosophie athée.

Un des traits les plus évidents du deuxième manifeste fut le maintien du caractère antireligieux présenté par le manifeste de 1933 :

« Comme en 1933, les humanistes croyaient toujours que le théisme traditionnel, particulièrement la foi en un Dieu à l’écoute des prières, qui est censé vivre pour et se préoccuper des gens, d’écouter et d’entendre leurs prières, et d’être en mesure de faire quelque chose pour eux, est une foi sans fondement et dépassée. (…) Nous croyons (…) que les religions dogmatiques traditionnelles ou autoritaires plaçant la révélation, Dieu, le rituel ou le credo au-dessus des besoins humains et de l’expérience desservent l’espèce humaine. En tant qu’athées, nous partons de l’homme, pas de Dieu, de la nature, pas de la déité. » [38]

C’est une explication très superficielle. Pour comprendre la religion, il faut avoir l’intelligence et l’entendement nécessaires à la compréhension d’idées profondes. Il faut être prédisposé à la sincérité et dépourvu de préjugés. A l’inverse, l’humanisme n’est rien d’autre qu’une tentative de certains individus, dès de le départ passionnément athées et antireligieux, de représenter ce préjugé sous une forme rationnelle.

Toutefois, les efforts des humanistes pour décrire la foi en Allah et les religions monothéistes comme sans fondement et dépassés n’ont rien de nouveau ; ce n’est que le calque d’une affirmation faite depuis des milliers d’années par ceux qui rejettent Allah. Dans le Coran, Allah explique cet argument vieux comme le temps réfuté par les incroyants :

« Votre Dieu est un Dieu unique. Ceux qui ne croient pas en l’au-delà leurs cœurs nient (l’unicité d’Allah) et ils sont remplis d’orgueil. Nul doute qu’Allah sait ce qu’ils cachent et ce qu’ils divulguent. Et assurément Il n’aime pas les orgueilleux. Et lorsqu’on leur dit : « Qu’est-ce que votre Seigneur a fait descendre ? » Ils disent : « Des légendes anciennes !« 

[Coran, Sourate 16, versets 22 à 24]

Ce verset révèle que la vraie raison du rejet de la religion par les incroyants est l’arrogance cachée dans leurs cœurs. La philosophie appelée humanisme est simplement la manière actuelle qu’à cette époque de rejeter Allah. Autrement dit, l’humanisme n’a rien de neuf, comme le revendique ceux qui l’embrassent ; c’est une vision du monde laïc et archaïque commune à ceux qui rejettent Allah par arrogance.

A l’examen de l’humanisme au cours de l’histoire européenne, on découvre de nombreuses preuves solides de cette affirmation.

Contrairement aux promesses de la philosophie humaniste, l’athéisme n’a apporté que guerres, conflits, cruauté et souffrances au monde.
Contrairement aux promesses de la philosophie humaniste, l’athéisme n’a apporté que guerres, conflits, cruauté et souffrances au monde.

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Notes :

[33] Encarta® World English Dictionary © 1999 Microsoft Corporation. Développé pour Microsoft par Bloomsbury Publishing Plc.

[34] Lamont, The Philosophy of Humanism, 1977, p. 116

[35] http://www.jjnet.com/archives/documents/humanist.htm

[36] Henry Margenau, Roy Abraham Vargesse, Cosmos, Bios, Theos. La Salle IL, Open Court Publishing, 1992, p. 241

[37] Patrick Glynn, God: The Evidence, The Reconciliation of Faith and Reason in a Postsecular World, Prima Publishing, California, 1997, p. 61

[38] http://www.garymcleod.org/2/johnd/humanist.htm)