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IslamRéinfo TV : Histoire de la franc-maçonnerie

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Histoire de la franc-maçonnerie des origines jusqu’à nos jours.

Franc-Maçonnerie partie 43 : Destruction de l’Empire Ottoman et du Califat islamique

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Ajout  Islam Réinformation : Harun Yahya n’aborde pas la destruction de l’Empire Ottoman dans son livre, ce que je trouve très surprenant. Pour pallier ce manque, je vous renvoi à la section Abolition du Califat, ainsi qu’à cette vidéo qui retourne aux sources des causes qui ont permis la chute de l’Empire Ottoman et donc du Califat islamique :

Franc-Maçonnerie partie 41 : Le combat contre la religion en Italie

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Un autre pays dans lequel les activités maçonniques étaient évidentes était l’Italie.

Une publication de la maçonnerie italienne
Une publication de la maçonnerie italienne

Jusqu’en 1870, le territoire italien était occupé par plusieurs petits états, restes des temps féodaux. Le plus important de ceux-ci était l’Etat papal. Il était situé à Rome, gouverné par le Pape, et contrôlait une grande partie de l’Italie centrale. Les maçons d’Italie furent fondés comme une extension des maçons français et commencèrent à exercer une influence en Italie à partir du début du 19ème siècle. Ils voulaient détruire l’Etat papal et totalement déraciner l’autorité de l’Eglise en Italie.

La maçonnerie commença son combat contre la religion en Italie par le biais d’une autre société secrète qu’elle fonda et contrôla. Cette société fut connue sous le nom de « Carbonari ».

Cette société, dont on a entendu parler pour la première fois à Naples au début du 19èmesiècle, doit son nom aux brûleurs à charbon. Alors que les maçons utilisaient l’emblème des constructeurs de murs et exprimaient leurs idées avec des symboles, de la même façon les Carbonari adoptèrent l’emblème du brûleur à charbon. Mais, la société avait des objectifs cachés. Les membres de la société cherchèrent à initier un programme politique, d’abord en Italie, puis en France, afin de détruire l’influence de l’Eglise, d’établir un nouveau gouvernement et de laïciser toutes les institutions sociales.

Le lien entre la maçonnerie et les Carbonari est évident. Les maçons devenaient automatiquement membres des sociétés Carbonari ; en fait, du moment où ils entraient dans la société, ils obtenaient le degré de maître. (D’un autre côté, il était nécessaire que d’autres membres Carbonari passent par un long processus d’avancement avant d’obtenir ce degré). Deux cardinaux répondant aux noms de Consalvi et Pacca publièrent un décret le 15 août 1814 accusant les maçons et les Carbonari d’être organisés pour mener une ingérence sociopolitique et fomenter une hostilité envers la religion.

Giuseppe Mazzini et le Comte de Cavour. Deux maîtres maçons qui mirent fin à l’Etat papal.
Giuseppe Mazzini et le Comte de Cavour. Deux maîtres maçons qui mirent fin à l’Etat papal.

Cette accusation s’est avérée exacte, car les membres des Carbonari avaient organisé des ruses politiques et armé des révoltes. La révolte armée qui eut lieu à Macerata le 25 juin 1817 fut organisée par les Carbonari, mais elle fut écrasée par les forces de sécurité de l’Etat papal. En 1820, en Espagne et à Naples, ainsi qu’au Piedmont, en 1821, des révoltes révolutionnaires furent organisées par les Carbonari contre l’Eglise et l’ordre public.

Propagande maçonnique illustrant Garibaldi comme un grand héro.
Propagande maçonnique illustrant Garibaldi comme un grand héro.

C’est un fait établi que les Carbonari furent créés par les maçons ; ensemble ils étaient impliqués dans des activités révolutionnaires parallèles. Après la Révolution de juillet 1830 en France, l’organisation perdit de son influence et disparut peu à peu. En Italie, elle s’unit au mouvement « Jeune Italie » fondé par Giuseppe Mazzini.

Ce dernier, athée renommé, avait lutté des années contre l’Etat papal et l’Eglise et était finalement devenu un maçon de haut rang qui allait être le fondateur de l’Union italienne. Avec le support de deux autres maçons proéminents, Giuseppe Garibaldi et le Comte de Cavour, il fonda l’Union italienne en 1870 et fixa les limites de l’Etat papal aux frontières actuelles. Après quoi, l’Italie entra dans un processus selon lequel elle prit de plus en plus de distance de la religion, ce qui devait préparer la fondation de la dictature fasciste de Mussolini des années 1920.

En bref, on peut dire que Mazzini, Garibaldi et Cavour furent un trio de leaders prééminents qui réalisèrent d’importantes fonctions dans le combat contre la religion en Europe. Mazzini ne fut pas seulement un leader politique dans la lutte contre la religion, il joua aussi un rôle d’idéologue. Son slogan « chaque nation un état » fut l’étincelle qui alluma les rebellions de minorités, qui allaient être la cause de la chute d’empires multiethniques, tels que les Empires Austro-hongrois et Ottoman. Ce slogan de Mazzini aliéna les gens de leur sentiment de fraternité religieuse ; ce fut un appel qui les poussa dans le conflit ethnique les uns contre les autres et leur inspira une « rage fanatique. »

Le fait que cet appel soit venu des maçons, et de maçons de haut rang est sans aucun doute significatif. Selon les informations de la publication de la loge, 10.000 francs-maçons célèbres, Mazzini fut promu dans la loge maçonnique et, des années plus tard, en 1867, il fut choisi Maître maçon du Grand Orient Italien. En 1949, lors d’une cérémonie à Rome pour marquer le dévoilement d’une statue de Mazzini, 3.000 maçons se souvinrent avec gratitude de leur grand-maître. Garibaldi, la main droite de Mazzini, parvint au 33ème grade du Conseil Suprême Italien en 1863, et en 1864 il fut choisi Maître Maçon italien. En mémoire de ce maître maçon, une loge a pris le nom de Garibaldi.

IslamRéinfo TV : Les Causes à la Source de l’Abolition du Califat

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Cette série de vidéos ont pour but d’éclairer les musulmans sur les causes qui ont permit la chute du Califat Ottoman en 1924 mais aussi de leur faire prendre conscience de l’importance de connaître l’histoire. Pour cela cette audio va développer différents thèmes qui en apparences n’ont rien avec le Califat mais qui sont bel et bien à la source de sa chute.

Franc-Maçonnerie partie 34 : Les Maçons et la Philosophie Naturaliste

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En ce qui concerne la théorie de la sélection naturelle qui est censée être une contribution particulière de Darwin, elle aussi est simplement une théorie présentée auparavant par un certain nombre de scientifiques. Mais avant l’époque de Darwin, les chercheurs ne présentaient pas la théorie de la sélection naturelle comme argument contre la création ; au contraire, ils la considéraient comme un mécanisme généré par le Créateur afin de protéger les espèces d’une distorsion héréditaire. Tout comme Karl Marx adopta le concept idéaliste de la « dialectique » de Hegel et l’adapta à sa propre philosophie, Darwin, quant à lui, appliqua la théorie de la sélection naturelle des scientifiques créationnistes et l’adapta à l’idée du naturalisme.

Par conséquent, il ne faut pas surestimer la contribution de Darwin dans l’élaboration du darwinisme. Les concepts philosophiques qu’il utilisa furent d’abord imaginés par les tous premiers philosophes du naturalisme. Si Darwin n’avait pas proposé la théorie de l’évolution, quelqu’un d’autre l’aurait fait à sa place. En fait, une théorie très similaire à la sienne fut proposée à la même époque par un autre scientifique d’origine anglaise, du nom d’Alfred Russell Wallace ; c’est pourquoi Darwin se dépêcha de publier l’Origine des Espèces.

Finalement, Darwin fit son apparition à une époque où venait de s’engager, en Europe, un long combat contre la foi en Allah et la religion. Le but était de la remplacer par la philosophie naturelle et par un modèle humaniste pour la vie humaine. Mais l’influence la plus significative derrière tout ce combat n’était pas tel penseur ou tel autre, mais bien l’organisation maçonnique à laquelle appartenaient tant de penseurs, idéologues et leaders politiques.

Alfred Russel Wallace et Charles Darwin
Alfred Russel Wallace et Charles Darwin.

Plusieurs chrétiens reconnurent et relatèrent ce fait. En 1884, le Pape Léon XIII, alors leader des catholiques du monde entier, publia la célèbre bulle Humanum Genus, dans laquelle il fit d’importantes révélations concernant la maçonnerie et ses activités. Il écrivit :

« A cette époque pourtant, les partisans du diable semblent unir leurs forces et semblent lutter avec véhémence, conduits et appuyés par cette importante association très organisée que l’on appelle les franc-maçons. Ne cachant désormais plus leurs intentions, ils se révoltent avec audace contre Dieu (Allah) lui-même.

… Car, en raison de ce que nous avons montré très clairement ci-dessus, c’est ce qui constitue leur but ultime se fait jour – c’est-à-dire le renversement total de cet ordre religieux et politique du monde que l’enseignement chrétien a produit, ainsi que le remplacement d’un nouvel état de choses en accord avec leurs idées, c’est-à-dire un « nouvel état de choses en accord avec leurs idées dont les fondements et les lois seront simplement tirées du naturalisme ». » [105]

Dans la citation ci-dessus, Léon XIII se réfère à un fait important qui est la tentative de destruction complète des valeurs morales de la religion. Avec l’aide du darwinisme, la maçonnerie tenta de créer une société moralement dégénérée, qui ne reconnaissait aucune loi divine, qui n’avait aucune crainte d’Allah et qui était capable de commettre n’importe quel crime. L’explication de ce modèle social fut évoquée par cette phrase « nouvel état de choses en conformité avec leurs idées dont les fondements et les lois seraient simplement tirées du naturalisme« .

En pensant que le darwinisme pourrait servir leur cause, les maçons jouèrent un grand rôle dans sa propagation parmi les gens. Dès que la théorie de Darwin fut publiée, un groupe de propagandistes volontaires se constitua, le plus célèbre d’entre eux fut Thomas Huxley surnommé le « bouledogue » de Darwin. Huxley, « dont l’ardent soutien à cette théorie était la seule cause responsable de sa rapide acceptation » [106] attira l’attention mondiale sur la théorie de l’évolution, lors d’un débat qui eut lieu au musée de l’Université d’Oxford, Université où il était entré le 30 juin 1860 avec l’évêque anglais Samuel Wilberforce.

Le Pape Léon XIII.
Le Pape Léon XIII.

Le grand dévouement d’Huxley dans la diffusion de l’idée de l’évolution, avec l’aide de ses contacts avec l »establishment », s’explique de la façon suivante : Huxley était membre de la Royal Society, l’une des plus prestigieuses institutions scientifiques et, comme pratiquement tous ses membres qui la composaient, il était un franc-maçon de haut rang. [107] D’autres membres de cette société prêtèrent à Darwin un appui solide avant et après la publication du livre. [108] Cette communauté maçonnique adopta Darwin et sa théorie à un tel point, qu’à l’instar du Prix Nobel, la médaille de Darwin fut attribuée annuellement à un scientifique considéré digne de cet honneur.

Thomas Huxley, un disciple fanatique de Darwin.
Thomas Huxley, un disciple fanatique de Darwin.

En bref, Darwin n’agissait pas seul. Dès que sa théorie fut proposée, il reçut le soutien de classes sociales et de groupes dont le noyau était composé de maçons. Le penseur marxiste Anton Pannekoek, révèle, dans son livre Marxisme et darwinisme, ce fait important et décrit le soutien apporté à Darwin par la « bourgeoisie », c’est-à-dire la classe riche capitaliste européenne.

« Ce marxisme doit toute son importance et sa position au rôle qu’il joue au sein de la lutte de classe prolétaire, cela est bien connu de tous… Cependant, il n’est pas compliqué de voir qu’en réalité le darwinisme a dû subir les mêmes expériences que le marxisme. Le darwinisme n’est pas qu’une théorie abstraite, adoptée par le monde scientifique après l’avoir discutée et expérimentée simplement d’une manière objective. Non, dès l’apparition du darwinisme, il y eut ses partisans enthousiastes et ses fervents opposants… Le darwinisme joua également un rôle dans la lutte des classes, du fait qu’il s’était répandu tellement vite et parce qu’il y avait ces partisans enthousiastes et ces opposants envenimés.

Le darwinisme servit d’outil à la bourgeoisie dans sa lutte contre la classe féodale, contre la noblesse, les droits du clergé et la seigneurie… La bourgeoisie souhaitait se débarrasser des vieilles puissances régnantes qui les dérangeaient… Avec l’aide de la religion, le clergé maintint les grandes foules dans la soumission, prêt à affronter les exigences de la bourgeoisie…

Les sciences naturelles devinrent une arme dans la résistance à la croyance et aux traditions ; la science et les lois naturelles tout nouvellement découvertes furent proposées. La bourgeoisie lutta avec ces armes-là…

Le darwinisme fit son apparition à un moment très attendu ; la théorie de Darwin, selon laquelle, l’homme est le descendant d’un animal inférieur, détruisit complètement les fondements du dogme chrétien. C’est pourquoi la bourgeoisie s’empara avec ardeur du darwinisme dès qu’il fut son apparition.

…Dans ces conditions, même les débats scientifiques furent menés avec l’ardeur et la passion d’une lutte de classe. Les écrits publiés pour ou contre Darwin, ont désormais l’aspect de polémiques sociales, malgré qu’ils contiennent les noms d’auteurs scientifiques… » [109]

Anton Pannekoek, parce qu’il pense en marxiste, décrit l’impact que provoque le darwinisme et met en place contre la religion, une lutte organisée telle la « bourgeoisie ». Lorsque nous examinons la question à la lumière de plus de preuves historiques, nous voyons bien qu’il existait une organisation au sein de la bourgeoisie qui appliquait le darwinisme afin de continuer sa lutte contre la religion. Cette organisation était la maçonnerie.

La théorie de Darwin semblait plausible à certains et ce à cause du niveau primitif des connaissances scientifiques et des maigres preuves dont on disposait au 19ème siècle.
La théorie de Darwin semblait plausible à certains et ce à cause du niveau primitif des connaissances scientifiques et des maigres preuves dont on disposait au 19ème siècle.

Cette vérité est évidente d’un point de vue historique comme de sources maçonniques. Une des ces sources est un article de maître maçon Selami Isindag, intitulé « Obstacles au développement de la connaissance et de la maçonnerie« , publié en 1962 dans le Bulletin annuel de la Grande Loge Turque des Francs-maçons admis. Au début de cet article, Isindag rappelle la déclaration classique maçonnique qui dit que la religion est un mythe inventé par les êtres humains, et que le monothéisme est contraire à la raison et à la science. Plus tard, il décrit que le véritable instigateur de la guerre contre la religion agissait sous le couvert de la « science » :

« On notera que les maçons sont bien connus pour avoir participé à tous les niveaux, dans ce combat pour la diffusion de la connaissance. C’est parce qu’à chaque étape, la maçonnerie a toujours été guidée avec sagesse par la logique, la connaissance et la maturité. Depuis sa fondation, elle a toujours combattu la superstition et le mythe. » [110]

Cependant, en réalité « superstition et mythe », n’appartiennent pas à la religion, comme le prétendent les maçons. Ils adoptent plutôt les fondements de croyances matérialistes, naturalistes et évolutionnistes. La plus évidente preuve est que leurs idées dépassées, leurs répétitions de croyances non fondées des anciennes civilisations païennes d’Egypte et de Grèce, ont été infirmées par les découvertes de la science moderne.

Une comparaison des vérités scientifiques en rapport aux origines de la vie et des croyances maçonniques, nous suffira à en tirer des conclusions.

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Notes :

[105] Pape Léon XIII, Humanum Genus, « Encyclique sur la franc-maçonnerie, » promulguée le 20 avril 1984

[106] Henry Morris, The Long War Against God, p. 60

[107] Pour la maçonnerie d’Huxley, voir (Albert G. Mackey. « Charles Darwin and Freemasonry. » An Encyclopedia of Freemasonry, New York: The Masonic History Company, 1921, Vol. III.) La Société Royale, ou d’après son nom complet la Société Royale de Londres pour le développement de la connaissance naturelle a été fondée en 1662. Tous les membres de la Société sans exception étaient des maçons. Voir John J. Robinson, Born in Blood, p. 285

[108] Pour le support accordé par la Société Royale à Charles Darwin, voir Henry Morris, The Long War Against God, pp. 156-57

[109] Anton Pannekoek, Marxism and Darwinism, traduit par Nathan Weiser. Transcrit pour Internet par Jon Muller, Chicago, Charles H. Kerr & Company Co-operative Copyright, 1912 by Charles H. Kerr & Company, (http://www.marxists.org/archive/pannekoe/works/1912-dar.htm)

[110] Dr. Selami Isindag, « Bilginin Gelismesinde Engeller ve Masonluk », 1962 Bulletin annuel de la Grande Loge turque des Franc-maçons acceptés p. 44

Franc-Maçonnerie partie 14 : L’humanisme maçonnique : la vénération de l’humanité

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Les publications internes des maçons décrivent dans le détail la philosophie humaniste de l’organisation et leur hostilité au monothéisme. On trouve d’innombrables explications, interprétations, citations et allégories à ce sujet dans les publications maçonniques.

Comme nous l’avons vu au début, l’humanisme s’est éloigné du Créateur de l’humanité et a accepté les humains comme « la forme suprême d’être dans l’univers ». D’ailleurs, ceci implique la vénération de l’humanité. Cette croyance irrationnelle, qui débuta avec les humanistes kabbalistes du 14 et 15ème siècle, perdure aujourd’hui dans la maçonnerie moderne.

Pic de la Mirandole, un célèbre humaniste kabbaliste
Pic de la Mirandole, un célèbre humaniste kabbaliste

Un des plus célèbres humanistes du 14ème siècle était Jean Pic de la Mirandole. Son œuvre intitulé Conclusiones philosophicae, cabalisticae, et theologicae fut condamnée par le Pape Innocent VIII en 1489 pour renfermer des idées hérétiques. Mirandole écrivit qu’il n’y avait rien de plus élevé dans le monde que la gloire de l’humanité. L’Eglise y vit une idée hérétique qui n’était rien de moins que le culte de l’humanité. En effet, c’était une idée hérétique, car il n’existe pas d’autre être à glorifier qu’Allah. L’humanité n’est que Sa création.

Aujourd’hui, les maçons proclament les idées hérétiques de Mirandole du culte de l’humanité bien plus ouvertement. Par exemple, dans une revue maçonnique locale, il est écrit :

« Les sociétés primitives sont faibles, et en raison de cette faiblesse, elles divinisent les forces et les phénomènes autour d’elles. Mais la maçonnerie divinise seulement l’humanité. » [45]

Dans The Lost Keys of Freemasonry, Manly P. Hall explique que cette doctrine humaniste maçonnique remonte à l’Egypte antique :

« L’homme est un dieu en devenir, et comme dans les mythes mystiques d’Egypte, il est façonné sur le tour du potier. Lorsque sa lumière brille pour élever et préserver toutes choses, il reçoit la triple couronne au caractère divin, et rejoint cette multitude de maîtres maçons, qui dans leurs robes bleu et or, cherchent à dissiper les ténèbres de la nuit grâce à la triple lumière de la loge maçonnique. » [46]

Ce qui signifie que d’après la fausse croyance de la maçonnerie, les êtres humains sont des dieux, mais seul un grand maître embrasse toute l’ampleur de ce caractère divin. Pour devenir un grand maître, il faut rejeter complètement la croyance en Allah et le fait que les êtres humains sont Ses serviteurs. Cette question est brièvement abordée par un autre écrivain, J. D. Buck, dans son livre Mystic Masonry :

« Le seul dieu personnel que la franc-maçonnerie accepte est l’humanité… L’humanité est donc le seul dieu personnel qui soit. » [47]

Evidemment, la maçonnerie est une sorte de religion. Mais, ce n’est pas une religion monothéiste ; c’est une religion humaniste et, par conséquent, une fausse religion. Elle ordonne le culte de l’humanité, pas d’Allah. Les écrits maçonniques insistent sur ce point. Dans un article du magazine Turk Mason, (Le maçon turc), il est écrit : « Nous reconnaissons toujours que l’idéal supérieur de la maçonnerie réside dans la doctrine de l’humanisme. » [48]

Une autre publication turque explique que l’humanisme est une religion :

« Éloignée des sermons froids des dogmes religieux, mais une religion authentique. Et notre humanisme au sein duquel le sens de la vie prend racine, satisfera les désirs dont les jeunes n’ont pas conscience. » [49]

Comment les maçons servent-ils cette fausse religion en laquelle il croit ? Pour le savoir, nous devons regarder de plus près les messages qu’ils disséminent dans la société.

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Notes :

[45] Selamet Mahfilinde Uc Konferans, p. 51

[46] Manly P. Hall, The Lost Keys of Freemasonry, Philosophical Research Society ; 1996, pp. 54-55

[47] J. D. Buck, Mystic Masonry, Kessinger Publishing Company, septembre 1990, p. 216

[48] « Masonluk Iddia Edildigi Gibi Gizli Bir Tesekkul mudur ? », Mim Kemal Oke, Turk Mason Dergisi, no. 15, Juillet 1954

[49] Franz Simecek, Turkiye Fikir ve Kultur Dernegi E. ve K. S. R. Sonuncu ve 33. Derecesi Turkiye Yuksek Surasi, 24. Konferans, Istanbul, 1973, p. 46

Franc-Maçonnerie partie 11 : Des Templiers aux Maçons

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734154_10151346607801880_1144622404_nLorsque nous avons mentionné les templiers plus tôt, nous avons remarqué que cet ordre particulier de croisés avait été touché par un « secret » trouvé à Jérusalem, qui leur fit abandonner le christianisme pour pratiquer des rites magiques. Nous avons indiqué que de nombreux chercheurs étaient arrivés à la conclusion que ce secret était lié à la Kabbale. Par exemple dans son livre, Histoire de la Magie, l’écrivain français Eliphas Lévi, présente des preuves précises révélant que les templiers furent initiés aux mystérieuses doctrines de la Kabbale, c’est-à-dire qu’ils furent secrètement formés à cette doctrine. [29] On voit donc qu’une doctrine avec des racines en Egypte antique a été transmise aux templiers par le biais de la Kabbale.

Dans Le Pendule de Foucault, le célèbre romancier italien, Umberto Eco, narre ces faits au cours de l’intrigue. Tout au long du roman, il raconte par la bouche des protagonistes que les templiers furent influencés par la Kabbale et que les kabbalistes possédaient un secret dont on pouvait retrouver la trace à l’époque des pharaons de l’Egypte antique. D’après Eco, certains juifs éminents apprirent des secrets venus de l’Egypte antique et insérés plus tard dans les premiers cinq livres de l’Ancien Testament (Le Pentateuque). Mais, ce secret, transmis secrètement, ne pouvait être compris que des kabbalistes (Le Zohar, écrit plus tard en Espagne et formant le livre fondamental de la Kabbale, traite des secrets de ces cinq livres). Après avoir déclaré que les kabbalistes lisèrent ce secret égyptien dans les mesures géométriques du temple de Salomon, Eco écrit que les templiers l’apprirent des rabbins kabbalistes présents à Jérusalem :

« Le secret, c’est-à-dire ce que le Temple avait déjà complètement révélé, est soupçonné uniquement par un petit groupe de rabbins restés en Palestine… et les templiers l’apprirent d’eux. » [30]

Un modèle du Temple de Salomon. Les templiers et les maçons, du fait de leurs croyances superstitieuses concernant le Prophète Salomon (Que la Paix de Dieu sur lui), pensent qu’un "secret" existe dans ce temple provenant d’anciennes civilisations païennes. C’est pour cette raison que la littérature maçonnique insiste tant sur le Temple de Salomon.
Un modèle du Temple de Salomon. Les templiers et les maçons, du fait de leurs croyances superstitieuses concernant le Prophète Salomon (Que la Paix de Dieu sur lui), pensent qu’un « secret » existe dans ce temple provenant d’anciennes civilisations païennes. C’est pour cette raison que la littérature maçonnique insiste tant sur le Temple de Salomon.

Lorsque les templiers adoptèrent cette doctrine kabbaliste d’origine égyptienne, ils entrèrent naturellement en conflit avec l’establishment chrétien qui dominait l’Europe. Un conflit qu’ils avaient en commun avec une autre force importante : les juifs. Après que les templiers furent arrêtés, par ordre commun du Roi de France Philippe le Bel et du Pape en 1307, l’ordre entra dans la clandestinité, mais son influence perdura, et ce d’une manière plus radicale et plus déterminée.

Comme il a été dit précédemment, un nombre significatif de templiers échappa à l’arrestation et en appela au Roi d’Ecosse, le seul royaume européen à l’époque qui n’avait pas accepté l’autorité du Pape. En Ecosse, ils infiltrèrent la guilde des maçons et, à termes, en prirent le contrôle. Les guildes adoptèrent les traditions des templiers et ainsi, la graine maçonnique fut plantée en Ecosse. Le courant dominant de la maçonnerie, « le rite écossais ancien et accepté » existe encore jusqu’à ce jour.

Au fil de nos enquêtes détaillées dans le Nouvel ordre maçonnique, il nous a été possible de retrouver dès le début du 14ème siècle des traces des templiers (et de certains juifs alliés à eux) à différentes époques de l’histoire européenne. Sans entrer dans les détails, voici certains titres de chapitre sous lesquels nous avons examiné le sujet :

• On trouvait en Provence, en France, un important refuge de templiers. Pendant les arrestations, ils furent très nombreux à s’y cacher. Une autre caractéristique importante de cette région est qu’il s’agit du centre de kabbalisme le plus connu en Europe. C’est en Provence que la tradition orale de la Kabbale fut transcrite sous forme de livre.

• La révolte des paysans en Angleterre, en 1381, fut, d’après certains historiens, attisée par une organisation secrète. Les experts qui étudient l’histoire de la maçonnerie s’accordent sur le fait que cette organisation secrète n’était autre que les templiers. C’était plus qu’un simple soulèvement civil : une attaque planifiée contre l’Eglise catholique. [31]

• Un demi-siècle après cette révolte, un ecclésiastique en Bohême du nom de Jean Huss lança un soulèvement contre l’Eglise catholique. Dans les coulisses de ce soulèvement, on retrouvait encore les templiers. En outre, Huss était très intéressé par la Kabbale. Avigdor Ben Isaac Kara fut l’un des plus importants noms influencés par le développement de ses doctrines. Kara était un rabbin de la communauté juive de Prague et un kabbaliste. [32]

Des exemples tels que ce dernier sont le signe que l’alliance entre les templiers et les kabbalistes avait pour objectif un changement de l’ordre social européen. Ce changement impliquait une modification de la culture chrétienne de l’Europe et son remplacement par une culture basée sur des doctrines païennes comme la Kabbale. Ensuite, après ce changement culturel, des changements politiques suivraient. Les révolutions française et italienne, par exemple…

Dans les sections suivantes, nous analyserons certains moments décisifs de l’histoire de l’Europe. Nous découvrirons qu’à chaque étape on retrouve une force qui souhaitait aliéner l’Europe de son héritage chrétien pour le remplacer par une idéologie laïque et, avec ce programme en tête, détruire ses institutions religieuses. Cette force essaya de faire accepter à l’Europe une doctrine qui avait été transmise depuis l’Egypte antique par la Kabbale. Comme nous l’avons évoqué précédemment, à la base de cette doctrine se trouvent deux concepts importants : humanisme et matérialisme.

Commençons tout d’abord par analyser l’humanisme.

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Notes :

[29] Eliphas Lévi, Histoire de la Magie, p. 273 ; Nesta H. Webster, Secret Societies And Subversive Movements, Boswell Publishing Co., Ltd., Londres, 1924

[30] Umberto Eco, Le Pendule de Foucault, traduit de l’italien par Jean-Noël Schifano, Editions Grasset, p. 450

[31] Pour ces thèses sur la Franc-maçonnerie, voir John J. Robinson, Born in Blood: The Lost Secrets of Freemasonry, New York : M. Evans & Company, 1989

[32] Encyclopaedia Judaica, vol. 10, p. 759