Osiris

IslamRéinfo TV : Histoire de la franc-maçonnerie

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Histoire de la franc-maçonnerie des origines jusqu’à nos jours.

Franc-Maçonnerie partie 25 : Le compas et l’équerre

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Parmi les symboles les plus courants de la maçonnerie, on retrouve le compas surimposé sur un équerre. Si vous leur demandez, les maçons vous expliquent que ce symbole représente les concepts de science, ordre géométrique et pensée rationnelle. Toutefois, le compas et l’équerre ont en réalité une signification bien différente.

Un livre écrit par l’un des plus grands maçons de tous les temps nous l’explique. Dans son livre, Morales et Dogmes, Albert Pike écrivit ce qui suit sur le compas et l’équerre :

« L’équerre (…) est un symbole approprié et naturel de cette terre (…) La figure hermaphrodite est le symbole de la double nature anciennement attribuée à la Déité, comme générateur et producteur, comme Bram et Maya chez les Ariens, Osiris et Isis chez les Egyptiens. Le soleil étant masculin, la lune était féminin. » [78]

Ceci signifie que le compas et l’équerre, le symbole le plus célèbre de la maçonnerie est un symbole du paganisme arien qui remonte à l’Egypte antique ou avant l’avènement du Christianisme. La lune et le soleil, dans le passage cité de Pike, sont des symboles importants dans les loges maçonniques et ne sont rien d’autres qu’un reflet des fausses croyances de ces anciennes sociétés païennes qui vénéraient la lune et le soleil.

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Notes :

[78] Albert Pike, Morales et Dogmes, Editeur Guigue. – 2005

Franc-Maçonnerie partie 25 : La Légende D’Isis, La Veuve !

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Une représentation d’Isis dans l’Egypte antique.
Une représentation d’Isis dans l’Egypte antique.

Une idée symbolique importante chez les maçons est celle de la veuve. Les maçons s’appellent les enfants de la veuve, et des images de veuves apparaissent souvent dans leurs publications. D’où vient cette idée ? Et qui est cette veuve ?

A l’examen des sources maçonniques, on découvre que le symbole de la veuve provient à l’origine d’une légende égyptienne. Cette légende est un des plus importants mythes de l’Egypte antique, l’histoire d’Osiris et Isis. Osiris était un dieu de la fertilité et Isis sa femme. D’après la légende, Osiris fut victime d’un crime passionnel qui fit d’Isis une veuve. La veuve maçonnique est donc Isis. Un article de Mimar Sinan explique ainsi ce fait :

« La légende Osiris-Isis est le sujet de nombreux articles et cours et le mythe de l’Egypte antique le plus proche des maçons. L’examen pour devenir prêtre du temple d’Isis est l’initiation maçonnique elle-même. Il serait assommant d’avoir à le répéter. Là, la lumière était un des éléments les plus importants ; afin d’être enterré dans l’obscurité de l’orient, le soleil levant commence à descendre après midi et assume les tâches d’Osiris chaque jour, comme Horus, qui plus brillamment prit la place de son père assassiné. Donc, la « veuve » dont nous sommes les enfants n’est personne d’autre que la veuve d’Osiris, Isis. » [77]

On voit que la maçonnerie qui se représente comme étant fondée sur la raison et la science, est en réalité une doctrine mythologique abondant en croyances superstitieuses.

Vestiges de l’Egypte antique. Des monuments des pharaons avec un obélisque s’élevant devant eux dans la Vallée des Rois.
Vestiges de l’Egypte antique. Des monuments des pharaons avec un obélisque s’élevant devant eux dans la Vallée des Rois.

Note Islam Réinformation : A partir de ce point, je vais vous faire d’un extrait du livre « Isis l’éternelle » de Florence Quentin où vous constaterez que la Révolution française était maçonnique, tout comme les révolutionnaires eux même. 

Tout d’abord, il faut comprendre que « Isis est la personnification de la Nature » [Page 174] ce qui signifie qu’à chaque fois que vous entendez parler de Dame Nature ou de Mère Nature, il est question d’Isis car cette dernière a eu de multiplie transformation dans l’histoire. Ceci est d’ailleurs le sujet principale du livre de Florence Quentin.

« Hiram est l’Osiris de la franc-maçonnerie » [Page 175] Pour s’en convaincre, il suffit de comparer le mythe d’Osiris avec le mythe d’Hiram pour comprendre que seul le nom change.

« Nicolas de Bonneville (1760/1828) défend l’idée qu’il est temps de bâtir une religion universelle sur les ruines des anciens cultes. Pour cela, il préconise le culte de la loi et la création d’un Temple de la Vérité. Le 10 août 1793, la « Fontaine de la Régénération » est dressée sur les ruines du symbole de monarchie qu’était la Bastille. Cette statue n’est autre qu’Isis. La cérémonie de l’inauguration célèbre la Constitution de l’an I, née des idées de Robespierre et placée sous l’invocation de l’Être Suprême, veut frapper les imaginations et supplanter les fêtes chrétiennes déchues. Le discours d’Hérault de Séchelles (1759/1794) définira Isis comme étant la Nature. Cette statue est dotée de multiples seins d’où jaillit une eau symbolisant la régénération nationale« . [Pages 176 et 177]

Ci-dessus :Culte de l'Être suprême.
Le triangle avec l’oeil représente l’Être suprême. La femme est la personnification de la Nature et donc Isis.

« Geste symbolique aux airs de déjà vu (Isis allaitant Pharaon ou la Vierge Marie « nourrissant au sein » Bernard de Clairveaux). Dans cette cérémonie républicaine, une libation (= rituel religieux consistant en la présentation d’une boisson en offrande à un dieu, en renversant quelques gouttes sur le sol ou sur un autel) au « sol de la Liberté » fut effectuée. Les membres de la convention venue se régénérer à la « Fontaine de la Régénération« , se dirigent vers le Champs de Mars, en portant à la main un bouquet formé d’épis de blé et de différents fruits, dans une procession qui évoque celles consacrées aux deux grandes figures de la fécondité, Isis et Déméter« . [Pages 178/179]

Il faut savoir que dans les chapitres précédent, Florence Quentin affirme que Déméter est une des formes d’Isis dans la mythologie grecque.

« C’est dans le  même esprit qu’un projet qui ne verra pas le jour envisagera de transformer la cathédrale de Strasbourg en Temple de la Raison, au sein duquel aurait trôné une déesse de la Nature aux multiples seins, nouvel avatar d’Isis, confondue là encore avec Artémis d’Ephèse. » [Page 179]

Vous voulez comprendre pourquoi Vincent Peillon (juif et franc-maçon) impose la charte de la laïcité ?

Vincent Peillon veut imposer la laïcité dans les consciences pour finir la Révolution. 

Vincent Peillon affirme que la franc-maçonnerie a inventée une nouvelle religion qui a pour nom : la laïcité ! 

Je suppose que c’est plus clair désormais.

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Notes :

[77] Resit Ata, « Bir Fantezi: Mitoloji’den Masonluga », Mimar Sinan, 1980, no. 38, p. 59

Franc-Maçonnerie partie 18 : Les Maçons et L’Egypte Antique

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La philosophie matérialiste de l’Egypte antique perdura bien après la disparition de cette civilisation. Elle fut adoptée par quelques juifs et maintenue vivante dans la doctrine kabbaliste. D’un autre côté, un certain nombre de penseurs grecs adoptèrent la même philosophie et la réinterprétèrent sous l’aspect de l’école de pensée connue sous le nom de « hermétisme ».

Le mot hermétisme vient du nom d’Hermès, l’équivalent grec du dieu égyptien « Toth ». Autrement dit, l’hermétisme est la version grecque de la philosophie de l’Egypte antique.

Maître Selami Isindag explique les origines de cette philosophie et sa place dans la maçonnerie moderne.

« Dans l’Egypte antique, il existait une société religieuse qui transmit un système de pensées et des croyances à l’hermétisme. La maçonnerie avait un système semblable. Par exemple, ceux qui avaient atteint un certain grade participaient à des cérémonies de la société, dévoilaient leurs réflexions et sentiments spirituels et formaient ceux qui étaient à un grade inférieur. Pythagore était un hermétiste formé parmi eux. Là encore, l’organisation et le système philosophique de l’école alexandrine et du néoplatonisme tiraient leur origine de l’Egypte antique et on retrouve certaines similarités non négligeables entre ceux-ci et les rites maçonniques. » [60]

Isindag est bien plus franc sur l’influence de l’Egypte antique sur les origines de la maçonnerie lorsqu’il déclare : « La franc-maçonnerie est une organisation sociale et rituelle dont les origines remontent à l’Egypte antique. » [61]

Les anciens égyptiens croyaient au mythe que la matière est éternelle et que l’ordre de l’univers avait surgi du fait d’un pouvoir mythique "d’autoorganisation" de la matière.
Les anciens égyptiens croyaient au mythe que la matière est éternelle et que l’ordre de l’univers avait surgi du fait d’un pouvoir mythique « d’autoorganisation » de la matière.

De nombreuses autres autorités maçonniques reconnaissent que les origines de la maçonnerie remontent aux sociétés secrètes des cultures païennes antiques, comme celles de l’Egypte antique et de la Grèce. Un maçon turc senior, Celil Layiktez, a déclaré dans un article du magazine Mimar Sinan intitulé « Le secret maçonnique : Qu’est-ce qui est secret et qu’est-ce qui ne l’est pas ? » :

« Dans la Grèce antique, les civilisations égyptiennes et romaines, des écoles de mystères se retrouvaient dans le contexte d’une science, d’une gnosie ou de la connaissance d’un secret particulier. Les membres de ces écoles de mystère étaient acceptés uniquement après une longue période d’étude et de cérémonies d’initiation. Parmi ces écoles, la première semble avoir été l’école d‘Osiris reposant sur les événements de la naissance, la jeunesse, la lutte contre les ténèbres, la mort et la résurrection de ce dieu. Ces événements étaient interprétés rituellement dans des cérémonies célébrées par le clergé et de cette façon les rituels et les symboles présentés étaient bien plus efficaces en raison de la participation réelle des fidèles…

Des années plus tard, ces rites formèrent les premiers cercles d’une série de confréries d’initiés qui perdureraient sous le nom de maçonnerie. De tels confréries établirent toujours les mêmes idéaux et, sous l’oppression, furent capables de prospérer secrètement. Elles purent survivre jusqu’à aujourd’hui, car elles changèrent constamment de noms et de formes. Mais elles restèrent fidèles au symbolisme antique et à leur caractère propre, et transmirent leurs idées les unes aux autres en héritage. Afin de réduire les risques que leurs idées soient considérées comme une menace pour l’ordre établi, elles élaborèrent des lois secrètes entre elles. Afin de se protéger de la colère des ignorants, elles se réfugièrent dans la maçonnerie opérative, qui renfermait les règles discrètes de leur propre commerce. Elles y introduirent leurs idées, qui influencèrent ultérieurement la formation de la maçonnerie spéculative moderne que nous connaissons aujourd’hui. » [62]

Dans la citation ci-dessus, Layiktez fait l’éloge des sociétés qui furent à l’origine de la maçonnerie et affirme qu’elles restaient cachées pour se protéger des « ignorants ». Si on peut laisser de côté cette affirmation subjective pour le moment, nous pouvons comprendre à partir de cette citation que la maçonnerie est une représentation actuelle des sociétés qui furent fondées dans les civilisations païennes antiques de l’Egypte, de la Grèce et de Rome. Parmi ces trois civilisations, la plus ancienne étant l’Egypte ; il est possible de dire que la principale source de la maçonnerie est l’Egypte antique. (Nous avons vu auparavant que les templiers sont le lien entre cette tradition païenne et les maçons moderne).

Il est nécessaire de rappeler ici que l’Egypte antique fut un des exemples de systèmes impies, dévoilés par Allah, les plus mentionnés dans le Coran. Il s’agit de l’archétype d’une organisation maléfique. De nombreux versets nous parlent des pharaons qui gouvernaient l’Egypte et de leurs cercles privés, de leur cruauté, injustice, méchanceté et excès. En outre, les égyptiens furent un peuple pervers, qui acceptaient le système de leurs pharaons et croyaient dans les faux dieux.

Malgré cela, les maçons soutiennent que leurs origines proviennent de l’Egypte antique et considèrent cette civilisation comme digne d’éloges. Un article publié dans Mimar Sinan fait éloge les temples de l’Egypte antique comme étant la « source de l’artisanat maçon » :

« …Les Egyptiens fondèrent Héliopolis (la ville du Soleil) et Memphis ; et d’après la légende maçonnique, ces deux villes furent la source du savoir et de la science, c’est-à-dire, comme le diraient les maçons de la « grande lumière ». Pythagore qui visita Héliopolis était loquace à propos du temple. Le temple de Memphis où il avait été formé revêt une importance historique. Dans la cité de Thèbes, on trouvait des écoles avancées. Pythagore, Platon et Cicéron furent initiés à la maçonnerie dans ces cités. » [63]

Les écrits maçonniques ne font pas les louanges de l’Egypte antique en des termes vagues ; ils expriment louanges et sympathie pour les pharaons qui gouvernaient ce système cruel. Dans un autre article du magazine Mimar Sinan, il est écrit :

« L’obligation élémentaire du pharaon était de trouver la lumière. Pour exalter la lumière cachée d’une façon plus éclatante et plus puissante… Comme nous les maçons essayons de construire le Temple de Salomon, les Égyptiens tentèrent de construire Eram ou la Maison de la Lumière. Les cérémonies célébrées dans les temples de l’Egypte antique étaient divisées en plusieurs degrés. Ces degrés comportaient deux sections, petit et grand. Le petit degré était séparé en un, deux et trois divisions ; puis le grand degré commençait. » [64]

On peut donc en conclure que la « lumière » que les pharaons de l’Egypte antique et les maçons recherchent est la même. Ceci peut également être interprété comme si la maçonnerie était une représentation moderne de la philosophie des pharaons égyptiens. La nature de cette philosophie est révélée dans le Coran, par le jugement qu’Allah fait sur Pharaon et son peuple :  » …ils sont vraiment des gens pervers » [Coran, Sourate 27, verset 12]

Dans d’autres versets, le système impie d’Egypte est décrit ainsi :

« Et Pharaon fit une proclamation à son peuple et dit : « O mon peuple ! Le royaume de Misr [l’Egypte] ne m’appartient-il pas ainsi que ces canaux qui coulent à mes pieds ? N’observez-vous donc pas ?… »Ainsi chercha-t-il à étourdir son peuple et ainsi lui obéirent-ils car ils étaient des gens pervers.« 

[Coran, Sourate 43, versets 51 à 54]

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Notes :

[60] Dr. Selami Isindag, Kurulusundan Bugune Masonluk ve Bizler, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, pp. 274-275

[61] Dr. Selami Isindag, Sezerman Kardes VII, Masonlukta Yorumlama Vardir Ama Putlastirma Yoktur, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, p. 120

[62] Celil Layiktez, « Masonik Sir, Ketumiyet Nedir? Ne Degildir? », Mimar Sinan, 1992, No. 84, pp. 27-29

[63] Dr. Cahit Bergil, « Masonlugun Lejander Devri », Mimar Sinan, 1992, No. 84, p. 75

[64] Oktay Gok, « Eski Misirda Tekris », Mimar Sinan, 1995, vol. 95, pp. 62-63