Nouvel Ordre Séculier

IslamRéinfo TV : Histoire de la franc-maçonnerie

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Histoire de la franc-maçonnerie des origines jusqu’à nos jours.

Franc-Maçonnerie partie 16 : L’Objectif Maçonnique : Etablir un Monde Humaniste

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nwoLa philosophie humaniste, que les maçons estiment énormément, repose sur le rejet de la foi en Allah et l’adoration des êtres humains, ou la vénération de l‘humanité à Sa place. Mais, ceci soulève une question importante : les maçons se réservent-ils cette croyance pour eux seuls ou souhaitent-ils la faire adopter par d’autres ?

A l’examen des écrits maçonniques, la réponse apparaît claire : l’objectif de cette organisation est de répandre la philosophie humaniste dans le monde entier et d’éradiquer les religions monothéistes (l’Islam, le Christianisme et le Judaïsme).

Par exemple, dans un article publié dans le magazine maçonnique Mimar Sinan, il est écrit : « Les maçons ne recherchent pas l’origine des idées du mal, de la justice et de l’honnêteté au-delà du monde physique, ils pensent que ces concepts sont nés des conditions sociales, des relations sociales d’une personne et de ses combats dans la vie » et d’ajouter : « La maçonnerie essaie de propager cette idée dans le monde entier. » [53]

Selami Isindag, un maçon turc senior écrit :

« D’après la maçonnerie, afin de sauver l’humanité de la morale du surnaturel basée sur les sources religieuses, il est nécessaire d’établir une morale reposant sur l’amour de l’humanité qui n’est pas relative. Dans ses principes moraux traditionnels, la maçonnerie prend en compte les tendances de l’organisme humain, ses besoins et leur satisfaction, les règles de la vie sociale et leur organisation, la conscience, la liberté de pensée et de parole, et enfin, tout ce qui entre dans la formation de la vie naturelle. Pour cette raison, son objectif est d’établir et d’encourager la morale humaine dans toutes les sociétés. » [54]

Ce que Maître Isindag entend par « sauver les êtres humains de la morale basée sur les sources religieuses » est l’aliénation de tous de la religion. Dans le même ouvrage, Isindag explique cet objectif et ses « principes pour l’établissement d’une civilisation avancée ».

Les principes positifs de la maçonnerie sont nécessaires et suffisent à l’établissement d’une civilisation avancée. Ils regroupent :

– L’acceptation que le Dieu impersonnel (Le Grand architecte de l’univers) est lui-même évolution.

– Le rejet de la croyance dans la révélation, le mysticisme et les croyances vides.

– La supériorité de l’humanisme rationnel et du travail.

Le premier de ces trois articles ci-dessus suppose le rejet de l’existence d’Allah. (Les maçons ne croient pas en Allah, mais dans le Grand architecte de l’univers, et la citation ci-dessus indique que par ce terme, ils entendent évolution.) Le deuxième article rejette la révélation d’Allah et la connaissance religieuse reposant dessus. (Isindag lui-même définit ceci comme des « croyances vides ».) Et le troisième article exalte l’humanisme et le concept humaniste de « travail » (comme dans le communisme). (Allah est bien au-dessus de ce qu’ils Lui imputent.)

Si on considère comment ces idées sont enracinées dans le monde aujourd’hui, on peut apprécier l’influence jouée par la maçonnerie.

Il s’agit d’un autre élément important à noter ici : comment la maçonnerie a-t-elle mis en branle sa mission contre la religion ? A l’examen des écrits maçonniques, on remarque qu’ils souhaitent détruire la religion, particulièrement au niveau sociétal au moyen d’une « propagande » massive. Maître Selami Isindag jette la lumière sur ce sujet dans ce passage de son livre :

« …Même les régimes excessivement répressifs ont échoué dans leurs tentatives de détruire l’institution de la religion. D’ailleurs, les durs excès des méthodes politiques, dans leurs tentatives d’éclairer la société en sauvant le peuple d’une foi et de dogmes religieux vides produisirent l’effet contraire : les lieux de culte qu’ils souhaitaient fermer sont aujourd’hui encore plus remplis que jamais, et la foi et les dogmes qu’ils interdirent comptent encore plus de membres. Dans une autre conférence, nous avons souligné que face à un thème touchant au cœur et à l’émotion, l’interdiction et la force restent sans effet. La seule manière d’amener les peuples des ténèbres aux lumières est la science positive et les principes de la logique et de la sagesse. Si les gens sont éduqués selon ce principe, ils respectent les aspects humanistes et positifs de la religion, mais se préservent de ses croyances et ses dogmes stériles. » [55]

Pour comprendre le sens de ces paroles, il est nécessaire d’en faire une analyse rigoureuse. Isindag indique que la répression de la religion rendra les gens religieux encore plus motivés et renforcera la religion. Par conséquent, afin d’empêcher le renforcement de la religion, Isindag pense que les maçons devraient la détruire au niveau intellectuel. Ce qu’il entend par « science positive et principes de la logique et de la sagesse » n’impliquent pas réellement la science, la logique ou la sagesse. Mais simplement une philosophie matérialiste et humaniste, qui utilisent ces slogans accrocheurs comme camouflage, similairement au darwinisme. Isindag affirme que, lorsque ces idées sont disséminées dans la société, « seuls les éléments humanistes de la religion seront respectés », c’est-à-dire que les seuls éléments de la religion qui subsisteront seront ceux approuvés par la philosophie humaniste. Autrement dit, ils veulent rejeter les vérités de base constituant la charpente de la religion monothéiste (Isindag les appelle des croyances et des dogmes stériles). Ces vérités sont les réalités ultimes telles que l’homme est créé par Allah et est responsable envers Lui.

En résumé, les maçons ambitionnent de détruire les éléments de la foi qui constituent l’essence de la religion. Ils souhaitent diminuer le rôle de la religion à un simple élément culturel qui exprime ses idées sur un nombre de questions morales d’ordre général. Le moyen pour y parvenir, d’après eux, est d’imposer l’athéisme à la société sous couvert de science et de raison. Leur objectif ultime est néanmoins de déposséder la religion de sa place comme élément culturel et d’établir un monde complètement athée.

Dans un article de Isindag, dans le magazine Mason, intitulé « Science positive – Les obstacles de l’esprit et la maçonnerie » il explique :

« En conséquence de tout cela, je voudrais dire que l’obligation humaniste et maçonnique la plus importante pour nous tous est de ne pas nous éloigner de la science et de la raison, de reconnaître que c’est l’unique et meilleur moyen d’après l’évolution, de répandre cette foi parmi les gens et de leur enseigner la science positive. Les paroles d’Ernest Renan sont très importantes : « Si les gens sont instruits et éclairés par la science positive et la raison, les croyances stériles de la religion s’effondreront d’elles-mêmes. » Les paroles de Lessing soutiennent ce point de vue : « Si les êtres humains sont instruits et éclairés par la science positive et la raison, un jour la religion n’aura plus de raison d’être. » [56]

G. E. Lessing et E. Renan. Les maçons voulaient réaliser le rêve de ces deux écrivains athées en effaçant la religion de la face de la terre.
G. E. Lessing et E. Renan. Les maçons voulaient réaliser le rêve de ces deux écrivains athées en effaçant la religion de la face de la terre.

Voilà l’objectif ultime de la maçonnerie. Ils souhaitent détruire complètement la religion et établir un monde humaniste fondé sur le « caractère sacré » de l’humanité. C’est-à-dire qu’ils souhaitent établir un nouvel ordre d’ignorance, dans lequel les hommes rejettent Allah Qui les a créés et se considèrent divins… (Allah est bien au-dessus de ce qu’ils Lui imputent) Cet objectif est la raison d’exister de la maçonnerie. Dans le magazine maçonnique du nom de Ayna (Miroir), ceci est appelé « Temple des idées » :

« Les maçons modernes ont modifié l’objectif des anciens maçons de construire un temple physique en une idée de construction d’un « Temple des idées ». La construction d’un Temple des idées sera possible lorsque les principes et vertus maçonniques seront établis sur terre et le nombre de sages accrus. » [57]

Pour étendre davantage cet objectif, les maçons travaillent sans relâche dans de nombreux pays à travers le monde. L’organisation maçonnique est influente dans les universités, d’autres institutions éducatives, dans les médias, dans le monde des arts et des idées. Elle ne cesse jamais ses efforts pour disséminer sa philosophie humaniste dans la société et discréditer les vérités de la foi à la base de la religion. Nous verrons plus tard que la théorie de l’évolution est un des principaux moyens de propagande des maçons. En outre, ils ambitionnent de construire une société qui ne mentionne même pas le nom d’Allah ou de la religion, mais satisfait uniquement au plaisir, désirs et ambition matérielle des humains. Ce sera une société formée des gens qui ont tourné ouvertement le dos [Coran, Sourate 11, verset 92] à Allah, comme l’avait fait le peuple de Madyan, mentionné dans le Coran. Dans cette culture de l’ignorance, il n’y a pas de place pour la crainte ou l’amour d’Allah, obéir à Sa volonté, pratiquer des actes d’adoration, ni pour des réflexions sur l’au-delà. En fait, ces idées sont considérées comme étant vieillottes et propres aux gens non instruits. Ce message est asséné dans les films, les bandes dessinées et les romans.

Partie 1 : Super-héros, cultes païens et sorcellerie !

Partie 2 : Super-héros, cultes païens et sorcellerie !

Partie 1 : Mangas, cultes païens et satanisme !

Les maçons jouent un rôle leader dans cette vaste supercherie. Mais, de nombreux autres groupes et individus sont également impliqués dans la même tâche. Les maçons les acceptent en tant que « maçons honoraires », et les considèrent comme leurs alliés car ils partagent la même philosophie humaniste. Selami Isindag écrit :

« La maçonnerie accepte par ailleurs ce fait : Dans le monde extérieur, on trouve des sages, qui bien que n’étant pas maçons, embrassent l’idéologie maçonnique. Car cette idéologie est vraiment l’idéologie des êtres humains et de l’humanité. » [58]

Cette lutte continuelle contre la religion repose sur deux arguments ou justifications de base : la philosophie matérialiste et la théorie de l’évolution de Darwin.

Dans les deux chapitres suivants, nous examinerons ces deux arguments, leur origine et leur relation avec la maçonnerie. Alors, nous serons en mesure de mieux comprendre les coulisses de ces idées qui influencèrent le monde depuis le 19ème siècle.

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Notes :

[53] Moiz Berker, « Gercek Masonluk », Mimar Sinan, 1990, no. 77, p. 23

[54] Dr. Selami Isindag, Sezerman Kardes V, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, p. 62

[55] Dr. Selami Isindag, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, pp. 145-146

[56] Dr. Selami Isindag, « Olumlu Bilim-Aklin Engelleri ve Masonluk », Mason Dergisi, année 24, No. 25-26 (décembre 76 – mars 77)

[57] Ibrahim Baytekin, Ayna, Janvier 1999, no : 19, p. 4

[58] Dr. Selami Isindag, Masonluk Ustune, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, p. 32

Franc-Maçonnerie partie 15 : La théorie morale humaniste

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Aujourd’hui, les maçons dans de nombreux pays mènent un effort pour se faire connaître du reste de la société. Par le biais de conférences de presse, de sites Internet, de publicité dans les journaux et de déclarations, ils se décrivent comme une organisation consacrée exclusivement au bien de la société. Dans certains pays, on trouve même des œuvres caritatives soutenues par les maçons.

La théorie maçonnique de "la moralité humaniste" est extrêmement trompeuse. L’histoire montre que, dans les sociétés où la religion a été détruite, il n’y a pas de moralité, il n’y a que discorde et chaos. L’image à gauche montre la sauvagerie de la Révolution française et dépeint les vrais effets de l’humanisme.
La théorie maçonnique de « la moralité humaniste » est extrêmement trompeuse. L’histoire montre que, dans les sociétés où la religion a été détruite, il n’y a pas de moralité, il n’y a que discorde et chaos. L’image montre la sauvagerie de la Révolution française et dépeint les vrais effets de l’humanisme.

On peut dire la même chose des organisations des Rotary et Lion’s Club, qui sont des versions « édulcorées » de la maçonnerie. Toutes ces organisations insistent sur le fait qu’elles œuvrent pour le bien de la société.

Il ne faut certainement pas décourager une entreprise visant à œuvrer pour le bien de la société et nous n’y voyons aucune objection. Mais, derrière cette revendication se cache un message trompeur. Les maçons affirment que la morale est possible sans religion et qu’un monde moral peut être établi sans religion. Et, ils dissimulent derrière ce travail de charité leur intention de répandre ce message dans la société.

Nous verrons brièvement pourquoi cette affirmation est si trompeuse. Mais, avant cela, il sera utile de considérer les opinions des maçons sur le sujet. Sur le site Internet des maçons, la possibilité d’une « religion sans morale » est décrite en ces termes :

« Qu’est-ce que l’humain ? D’où vient-il et où va-t-il ?… Comment vit une personne ? Comment doit-elle vivre ? Les religions essaient de répondre à ces questions avec l’aide des principes moraux qu’elles ont établis. Toutefois, elles expriment leurs principes par des concepts métaphysiques, comme Allah, le paradis, l’enfer et l’adoration. Et les gens doivent trouver leurs principes de vie sans être impliqués dans des problèmes métaphysiques, qu’ils doivent croire sans les comprendre. La franc-maçonnerie proclame ces principes depuis des siècles sous les termes de liberté, égalité, fraternité, amour du travail et de la paix, démocratie, etc. Ceux-ci permettent de libérer complètement une personne des croyances religieuses tout en posant un principe de vie. Ils recherchent leurs fondements non pas dans les concepts métaphysiques, mais chez une personne adulte vivant sur terre. » [50]

Les maçons qui pensent en ces termes sont totalement à l’opposé d’une personne croyant en Allah et réalisant des actes charitables pour obtenir Son approbation. Pour eux, tout doit être fait uniquement pour le bien de l’humanité. Cette manière de voir est clairement visible dans un livre publié par les loges turques :

« La morale maçonnique repose sur l’amour de l’humanité. Elle rejette totalement l’idée de faire le bien dans l’espoir d’un avenir meilleur, un bénéfice, une récompense ou le paradis ; par crainte d’une autre personne, d’une institution religieuse ou politique, de pouvoirs surnaturels inconnus… Elle n’embrasse et n’exalte que l’idée de faire le bien par amour pour la famille, son pays, les êtres humains et l’humanité. Il s’agit d’un des objectifs les plus significatifs de l’évolution franc-maçonne. Aimer les autres et faire le bien sans attendre quelque chose en retour et atteindre ce niveau constituent l’évolution suprême. » [51]

Les assertions renfermées dans la citation ci-dessus sont très trompeuses. Sans la discipline morale de la religion, il ne peut y avoir de sacrifice de soi pour le reste de la société. Et, là où elle semblerait avoir été réussie, les relations humaines ne sont que superficielles. Ceux qui n’ont aucune morale religieuse ne craignent pas Allah, ni ne Le respectent, et lorsqu’Allah n’est pas craint, les êtres humains ne s’intéressent qu’à leur propre réussite. Lorsque les gens pensent que leurs propres intérêts sont en jeu, ils ne peuvent pas exprimer le vrai amour, la loyauté et l’affection. Ils ne montrent amour et respect qu’à ceux qui pourraient leur être utiles. Car, d’après leur conception erronée, ils ne sont sur cette terre qu’une seule fois, et par conséquent, ils doivent en tirer le maximum de profit. En outre, d’après cette fausse croyance, aucun châtiment n’existe pour la malhonnêteté ou le mal qu’ils commettent sur terre.

La guillotine, instrument de brutalité de la Révolution française
La guillotine, instrument de brutalité de la Révolution française

La littérature maçonnique regorge de sermons moraux qui tentent de masquer ce fait. Mais, en réalité, cette morale sans religion n’est rien d’autre qu’un simulacre de rhétorique. L’histoire regorge d’exemples qui montrent que sans l’autodiscipline que la religion confère à l’esprit humain, et sans la loi divine, la vraie morale ne peut en aucun cas être établie.

Un exemple frappant à ce sujet fut la Révolution française de 1789. Les maçons, qui fomentèrent la révolution, brandirent des slogans réclamant les idéaux moraux de « liberté, égalité, fraternité ». Et des dizaines de milliers d’innocents furent envoyés à la guillotine et le pays plongé dans le sang. Même les leaders de la révolution ne purent échapper à cette barbarie et furent envoyés à la guillotine l’un après l’autre.

Enquête sur la Loge P2 concernant l'assassinat du Pape Jean-Paul 1er.
Enquête sur la Loge P2 concernant l’assassinat du Pape Jean-Paul 1er.

Au 19ème siècle, le socialisme naquit de la notion de la possibilité d’une morale sans religion, avec les résultats encore plus désastreux qu’on connaît. Le socialisme demandait, soi-disant, une société juste et équitable dans laquelle l’exploitation n’existerait pas et, à cette fin, proposait l’abolition de la religion. Toutefois, au 20ème siècle, dans des régions comme l’Union Soviétique, le bloc de l’Est, la Chine, l’Indochine, plusieurs pays d’Afrique et d’Amérique centrale, le socialisme soumit les peuples à une atroce misère. Les régimes communistes assassinèrent un nombre incroyable de personnes ; le nombre total avoisine les 120 millions de personnes. [52] En outre, contrairement à ce qui a été dit, la justice et l’égalité ne furent jamais établis dans aucun régime communiste ; les leaders communistes à la tête de l’Etat étaient composés de l’élite uniquement. (Dans son livre classique La nouvelle classe dirigeante, le penseur yougoslave Milovan Djilas, explique que les leaders communistes, appelés « nomenklatura » formaient une « classe privilégiée » contraire aux revendications socialistes.)

Enquête su le scandale du "Grand Orient de France" concernant l'affaire dites des fiches.
Enquête su le scandale du « Grand Orient de France » concernant l’affaire dites des fiches.

D’autre part, aujourd’hui, lorsqu’on examine la maçonnerie elle-même, qui proclame continuellement ses idées de « service à la société » et de « sacrifice pour l’humanité », on ne trouve pas un dossier très propre. Dans de nombreux pays, la maçonnerie a été le centre d’attention dans des affaires de biens matériels mal acquis. Au cours du scandale de la Loge maçonnique P2 en Italie dans les années 1980, il a été dévoilé que les maçons maintenaient une relation étroite avec la mafia et que les directeurs de la loge étaient impliqués dans des activités telles que la contrebande d’armes, le commerce de la drogue ou le blanchiment d’argent. Il a également été révélé qu’ils agressaient leurs adversaires et ceux qui les avaient trahis. Au cours du « scandale du Grand Orient » de France en 1904 et de l’opération « Mains propres » en Angleterre, rapportée dans la presse anglaise en 1995, les activités des loges maçonniques dans des affaires de profits illégaux devinrent évidentes. L’idée maçonnique d’une « morale humaniste » n’est qu’une imposture.

Une autre scène violente de la Révolution française
Une autre scène violente de la Révolution française

Il est donc inévitable que de telles affaires surgissent car, comme nous l’avons dit au début, la morale est seulement établie dans la société par la discipline morale de la religion. Le fondement de la morale repose sur l’absence d’arrogance et d’égoïsme, et les seules personnes susceptibles d’atteindre cet état sont ceux qui comprennent la responsabilité qu’ils ont vis-à-vis d’Allah. Dans le Coran, après avoir parlé du sacrifice de soi des croyants, Allah nous dit : « …Quiconque se prémunit contre sa propre avarice, ceux-là sont ceux qui réussissent. » [Coran, Sourate 59, verset 9]. Voilà le vrai fondement de la morale.

Dans la sourate 25 du Coran, la nature de la moralité des vrais croyants est décrite de la façon suivante :

« Les serviteurs du tout miséricordieux sont ceux qui marchent humblement sur terre, qui, lorsque les ignorants s’adressent à eux, disent : « Paix », qui passent les nuits prosternés et debout devant leur Seigneur…

… lorsqu’ils dépensent, ne sont ni prodigues ni avares mais se tiennent au juste milieu.

Qui n’invoquent pas d’autre dieu avec Allah et ne tuent pas la vie qu’Allah a rendue sacrée, sauf à bon droit ; qui ne commettent pas de fornication…

… Ceux qui ne donnent pas de faux témoignages ; et qui, lorsqu’ils passent auprès d’une frivolité, s’en écartent noblement ;

Qui lorsque les versets de leur Seigneur leur sont rappelés, ne deviennent ni sourds ni aveugles. »

[Coran, Sourate 25, versets 63-73]

A savoir, la responsabilité élémentaire des croyants à se soumettre avec humilité à Allah, « qui ayant été édifiés par les signes de leur Seigneur, ne se tiennent ni sourds ni aveugles devant eux. » Grâce à cette responsabilité, l’homme est sauvé de son propre égoïsme, des passions matérielles, de l’ambition et de la préoccupation de se faire aimer des autres. Le type de morale décrite dans les versets ci-dessus est obtenu par ces moyens uniquement. Pour cette raison, dans une société sans amour ni crainte d’Allah ou de foi en Lui, la morale ne peut exister. Etant donné que rien ne peut être déterminé formellement, chacun détermine ce qui est bon et mauvais d’après ses propres envies.

D’ailleurs, l’objectif premier de la morale philosophique séculière et humaniste de la maçonnerie est non pas d’établir un monde moral, mais un monde séculier. Autrement dit, les maçons n’embrassent pas la philosophie de l’humanisme, car ils accordent une grande importance à la morale, mais seulement pour transmettre à la société la notion que la religion est inutile.

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Novus Ordo Seclorum signifie Nouvel Ordre Séculier.

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Ajout provenant du livre Jérusalem dans le Coran de Cheikh Imran Hosein concernant la signification de Novus Ordo Seclorum.

Note Du Traducteur

« Dans la traduction de l’ouvrage « Jerusalem in the Quran », j’ai employé le terme « Impie » et « Impiété » pour traduire les mots « godless » et « godlessness », qui dans l’absolu, auraient été mieux traduits par « Sans Dieu » ou « Dépourvu de Dieu ». Le terme désigne une personne ou une entité qui n’obéit, ni ne reconnait aucune autorité Divine, et qui mène par conséquent une vie complètement séparée des lois autres que terrestres. La traduction littérale en Français du terme « Godless Society » aurait été « Une Société Sans Dieu ». Mais celle-ci donne un terme qui, à première vue n’est pas métaphorique, et qui pour un croyant en général et un Musulman en particulier est difficilement employable (vu que rien n’existe « sans Dieu »). C’est pourquoi j’ai utilisé le terme «Impie». Le lecteur devra donc garder à l’esprit la définition appropriée de ce mot, lorsqu’il le rencontrera. Effort qui ne sera pas difficile, étant donné le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui et qui est excellemment décrit dans ce livre. Le cas du terme « Laïc » utilisé dans le livre est assez similaire. En effet, celui-ci est utilisé pour traduire le mot « Secular ». Le terme « laïcité » en France et dans les pays francophones est assez utilisé dans le langage courant, ce qui a rendu la définition de ce mot assez floue et anodine. Un petit, mais néanmoins important rappel est donc nécessaire. Le terme « séculaire » est un adjectif qui a la même racine que sécularisme ou sécularisation. Prenons l’origine philosophique fournie par Wikipédia du terme sécularisation :

« Le sens du terme sécularisation apparaît déjà dans les écrits néo-testamentaires, notamment chez Saint Paul, où il désigne déjà sous l’aspect du saeculum, le siècle (latin de la Vulgate qui traduit le terme grec aiôn, présent dans Romains, 12, 2), c’est-à-dire de la temporalité de ce monde-ci, la dimension mondaine de la vie humaine, associée à la dimension du péché. On comprend ainsi que l’expression retourner dans le siècle signifie retourner dans le monde profane. La sécularisation s’identifie donc à la laïcisation, c’est-à-dire à un processus par lequel le contenu théologique s’efface au profit de modes d’être et d’habitudes populaires sans référence explicite au sacré. Plus globalement et plus largement, la sécularisation désigne le processus visible depuis la fin du Moyen Âge qui voit des activités ou des dimensions de la vie humaine reliées à la sphère religieuse comme l’Art, l’Éthique, la Morale ou la Politique se couper de toute référence au sacré ou à la transcendance. La sécularisation, au sens en usage aujourd’hui définit un processus dans lequel le monde et l’histoire humaine peuvent se comprendre à partir d’eux mêmes, de manière proprement immanente. »

La racine de ce mot est donc « saeculum » ou siècle en Latin. Cependant, la définition du mot siècle à notre époque correspond plutôt à un « bloc » de 100 années. Le terme Anglais « Secular », par contre, se traduit littéralement par « séculaire » qui en français moderne signifie « qui a un siècle ». « Secular » reste donc fidèle à la définition d’origine qui désigne « la temporalité de ce monde-ci, la dimension mondaine de la vie humaine, associée à la dimension du péché ». Autrement dit, la séparation entre l’homme et Dieu, ou entre « l’Eglise et l’Etat », définition du mot « laïcité» qui est enseignée dans les écoles Françaises. Les Arabophones saisiront d’avantage si nous traduisons le terme « secular » ou « siècle » par « Dounya » (Séculaire étant « Dounyaoui ») (vie terrestre) par opposition à « Akhira » (vie de l’au-delà). On comprend donc que « secular », sécularisme, ou laïcité désignent la vie terrestre qui se détache de la vie de l’au-delà. Lorsque le lecteur rencontrera le terme « Laïc » ou « Sécularisme » dans l’ouvrage, il devra donc se référer à la définition décrite ci-dessus. »

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Notes :

[50] http://www.mason.org.tr/uzerine.html

[51] Dr. Selami Isindag, Ucuncu Derece Rituelinin Incelenmesi, Les publications du cercle maçonnique : 4, Istanbul, 1978, p. 15

[52] Harun Yahya, Komunizm Pusuda, Vural Yayıncılık, Istanbul, avril 2001, p. 25