nationalisme

Conseil de lecture : Aux origines du drame syrien : 1918 – 2013 de Xavier Baron

Publié le

718f79NGAiL._SL1482_« Aux origines du drame syrien : 1918 – 2013 » est un excellent ouvrage pour comprendre l’histoire de la Syrie depuis le démembrement de l’Empire Ottoman. En effet, son auteur, Xavier Baron, nous offre un récapitulatif détaillé de l’histoire du pays : l’état de la syrien eu avant la chute de l’Empire, les révoltes arabes, le mandat français, l’indépendance, la montée du panarabisme et l’alliance avec l’Egypte de Nasser, les années Hafez al-Assad, suivi de celles de son fils Bachar al-Assad jusqu’à nos jours.

Prendre connaissance de l’histoire de la Syrie permet aussi de comprendre que depuis l’abolition du Califat, la communauté musulmane est de plus en plus divisés et que l’adoption d’autres concept comme le nationalisme, ne font qu’enfoncer les croyants et les croyantes vers l’humiliation.

Une histoire très peu connue du grand publique et des musulmans en général, pourtant il est indispensable de la connaître. Pour ceux qui ne connaissent absolument rien de l’histoire de la Syrie et les enjeux actuelles, je vous recommande vivement cette lecture qui est complète et vous permettra de vous mettre à jour assez rapidement.

IslamRéinfo TV : Déclin et sécularisation de l’Empire Ottoman !

Publié le Mis à jour le

Second épisode de la série « histoire de l’islam et des musulmans sous l’Empire Seldjoukide, l’Empire Ottoman et la Turquie Moderne ». Cet épisode présente le processus de sécularisation de l’Empire Ottoman qui finira par engendrer l’abolition du Califat et l’instauration de la Turquie moderne laïque.

Ciné Deen : La maladie du Nationalisme !

Publié le Mis à jour le

Le Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) dit également : « Celui qui lutte, sous un drapeau en faveur d’une cause partisane ou qui répond à l’appel d’une cause partisane ou pour aider une cause partisane et meurt par la suite, sa mort est une mort pour la cause de la jahiliya ».

Documentaire : Génocide Arménien ou Génocide Musulman ? [1894/1920]

Publié le Mis à jour le

On nous parle jamais des révoltes nationalistes des arméniens contre l’Empire ottoman. Révoltes soutenues et entretenues par l’Occident. Les musulmans ont suit beaucoup plus de perte que les arméniens. Apprenez votre histoire pour déjouer les manipulations.

Fayçal Ibn Hussein, premier roi d’Irak

Publié le Mis à jour le

HU027374
Fayçal Ibn Hussein (1885-1933)

Fayçal Ibn Hussein est né le 20 mai 1885. Il s’agit du troisième fils du Chérif de la Mecque : Hussein Ben Ali. Il fait parti des hachémites, ce qui fait de lui un membre de la famille du prophète Mohammed (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui).

Il participa aux côté de son père et de son frère, Abdallah Ibn Hussein, à la révolte arabe (1916-1918) contre l’Empire ottoman. A l’issu de cet affrontement qui tournera en faveur de l’Occident et de ses alliés, Fayçal deviendra le roi de Syrie du 7 mars au 27 juillet 1920. Le Le 25 avril 1920, la Syrie sera placée sous mandat français et sera forcé à l’exil par ses derniers. Cependant, les britanniques le place sur le trône d’Irak en 1921, ce qui fait de lui le premier roi d’Irak.

Fayçal est un fervent nationaliste arabe qui souhait unir tous les arabes sous la bannière d’une seule nation. En 1919, il accepte les termes de la déclaration Balfour et signe, avec l’israélien Chaim Weizmann, l’accord Fayçal-Weizmann. Ces accords régissant les relations entre Juifs et Arabes au Moyen-Orient.

Fayçal mourra en 1933 et son fils Ghazi ben Fayçal lui succèdera.

Weizmann_and_feisal_1918
Chaim Weizmann et Fayçal Ibn Hussein.

Abolition du Califat partie 3 : Les turcs laïque prennent le pouvoir et abolissent le Califat

Publié le Mis à jour le

1011339-La_formation_de_la_TurquieLes britanniques ont réussi à promouvoir et exploiter le nationalisme arabe dans la péninsule arabique comme un moyen efficace d’attaquer et d’affaiblir le Califat Ottoman. En conséquence, les arabes se révoltèrent contre la domination ottomane sur la base d’une offre britannique d’aide pour réaliser l’indépendance nationale. Et comme une conséquence de la perte des villes de La Mecque et, éventuellement, Médine, l’appel pan-islamique du Calife ottoman subi des dommages irréparables. Les britanniques et les français ont réussi à gagner le soutien militaire islamique de l’Inde, du Maghreb et d’autres régions et ainsi à la fois arabes et des non-arabes se sont battus contre leur frères turcs. Le résultat fut que l’Empire Ottoman a été non seulement défait, mais les fondations islamiques incarnés par le Califat ont été détruits.

Sur les cendres de la défaite ottomane durant la Première Guerre Mondiale, les forces laïques nationalistes turcs, dirigée par Mustafa Kemal, a mené une guerre « après la guerre » avec tant de courage, de brillance et de détermination que les pouvoirs las de la guerre européenne ne pouvait rien faire pour empêcher les Turcs d’infliger une cuisante défaite aux Grecs. Le Traité de Lausanne, signé en 1924, a donné une reconnaissance internationale à celui qui avait été gagné par les armes turques sur le champ de bataille.

Les forces nationalistes turcs avaient été en conflit constant avec le Calife ottoman pendant plus de cinquante ans, luttent pour limiter ses pouvoirs grâce à un ordre constitutionnel qui remplacerait ce qu’ils considéraient être une dictature autocratique. Les forces nationalistes turcs ont été essentiellement laïque dans leurs perspectives politiques et ont été très impressionnés par la pseudo supériorité de la civilisation occidentale sur l’Empire ottoman.

Après la perte des villes de La Mecque et Médine, et après que les arabes et non arabes musulmans avaient combattu contre eux, les turcs se sentaient libéré de toute attache au monde islamique. Et ils n’ont pas tardé à adopter le modèle moderne laïque à la place du modèle traditionnel du Califat.

Ce changement de régime à permis l’instauration de la séparation de « l’église » et de « l’Etat », ce qui était irréalisable sous le modèle traditionel du Dar al-Islam. La nouvelle Grande Assemblée nationale turque a nommé Abdul Mageed comme Calife en 1922 pour servir en tant que chef de « l’Eglise » islamique. Son califat, cependant, a été dépouillé de tout pouvoir temporel (comme le Pape en Occident qui n’a plus aucun pouvoir temporel). Ils ont été dévolus à l’État.

Il est tout aussi inévitable que le modèle laïque devait se décomposer dans le milieu islamique de la Turquie. Il n’a pas été, et n’est toujours pas possible, de faire avec l’islam ce que les européens ont fait avec le christianisme. Le Calife n’a pas été, et ne pouvait être, l’équivalent du Pape car l’islam orthodoxe ne reconnait pas la division entre l’Église et l’État. En effet, il n’existe pas d’équivalent à l’Eglise catholique dans le système islamique.

220px-MustafaKemalAtaturk
Mustafa Kemal Atatürk (1881 – 1938)

Il est vite devenu évident que le modèle d’Etat moderne et laïque ne pouvait pas se concrétise tant que le Califat n’était pas supprimé. Il est également devenu évident que les ennemis de la République kémaliste allaient chercher à utiliser le Calife pour déstabiliser la République et, éventuellement, de supprimer Mustafa Kemal. Les forces nationalistes turques ont rapidement fait entendre que la République, dans un milieu islamique, devait trouver le courage de prendre le contrôle de l’islam et subordonnée l’islam à l’État au risque de subir le sort de voir l’islam prendre le contrôle de l’État et restaurer le Dar al-Islam.

Il n’est donc pas surprenant d’apprendre que la Grande Assemblée nationale turque a adopté, le 3 Mars 1924, une loi abolissant le Califat. L’adoption de cette loi a marqué un moment décisif dans l’histoire de la communauté musulmane après une période de treize cents ans, durant laquelle l’institution du Califat a été presque universellement reconnu par les musulmans comme essentielle à leur religion.