musulmane

Mohammed Qutb : Pourquoi Allah ne nous donne-t-Il pas la réussite ?

Publié le

Mohammed Qutb (RahimahuLlah) nous parle de le sécularisation de la foi islamique qui est la cause de la décadence de la communauté musulmane !

Ces démocrates « musulmans » qui craignent plus le Front National que Allah !

Publié le Mis à jour le

Cet article est une réponse à Lounès A. de Havre de Savoir. Ce dernier a déjà rédigé un article qui portait le nom de « Préserve l’islamophobie : ne vote pas » en réponse à la campagne initié par l’association Anâ-Muslim qui elle avait pour slogan «Préserve ta foi : ne vote pas». Dans cette article, Lounès A. calomnie gravement l’association Anâ-Muslim ainsi que tout les musulmans qui sont contre le vote. Il n’a pas hésité à les qualifier d’«imposteurs», d’être des «personnes qui ne sont pas soucieuses de l’avenir de la communauté», qui «n’ont pas le moindre sens des priorités», etc… J’ai répondu à cette calomnie manifeste dans une vidéo portant le titre « Réponse à l’article calomnieux de Havre de Savoir !« . Réponse que j’ai pris soin de publier sur leur page Facebook, dans les commentaires de l’article en question. Résultat, la vidéo a été supprimer et j’ai vu mes droits de commenter la page Havre de Savoir disparaître. Drôle de procéder pour des individus qui osent publier le hadith suivant :

« Le musulman est le frère du musulman, il ne fait pas preuve d’injustice envers lui et ne l’abandonne pas » (rapporté par al-Boukhari) »

fff

D’ailleurs, peu avant la censure opéré par Havre de Savoir, j’avais pris soin de commenter cette dernière publication, où j’avais affirmer qu’il n’était pas suffisant de publier un tel hadith mais qu’il serait mieux de l’appliquer. En l’occurrence, de ne pas qualifier les musulmans qui sont contre le vote d’être des «imposteurs», des «personnes qui ne sont pas soucieuses de l’avenir de la communauté» et qui «n’ont pas le moindre sens des priorités». Bien sur, suite à la censure de la vidéo et les restriction concernant la possibilité de commenter les publications de la page, mon commentaire est lui aussi passé à la trappe. Aucun échange, cela en dit long sur les personnes qui se trouvent derrière Havre de Savoir.

Cette petite introduction était nécessaire pour comprendre ce qui va suivre, à savoir ma réponse au nouvel article de Havre de Savoir, toujours sous la plume de Lounès A., qui porte le nom de «Ces musulmans qui offrent la victoire au Front National».Pour l’occasion, j’ai décidé d’intituler le mien «Ces démocrates « musulmans » qui craignent plus le Front National que Allah». Cet intitulé n’est pas provocateur mais réaliste, car ces démocrates « musulmans » sont prêt à associer à Allah et entraîner toute la communauté musulmane avec eux, pour la simple et bonne raison qu’ils ont peur du Front National. Pourtant Allah a dit dans Son Saint Livre :

« Ne redoutez donc pas les hommes, mais redoutez-Moi ! Ne troquez pas Mes enseignements à vil prix ! Ceux qui ne jugent pas d’après ce que Dieu a révélé sont de véritables négateurs ! »

[Coran, Sourate 5 verset 44]

Malgré l’existence de ce verset et de bien d’autres qui interdisent de juger ou de légiférer à la place d’Allah :

« Ou bien auraient-ils des associés qui leur auraient établi des lois religieuses qu’Allah n’a jamais permises ? »

[Coran, Sourate 42 verset 21]

« N’as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu’on a fait descendre vers toi (Prophète) et à ce qu’on a fait descendre avant toi ? Ils veulent prendre pour juge le Tâghoût, alors que c’est en lui qu’on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l’égarement »

[Coran, Sourate 4 verset 60]

Lounès A. et par ricochet Havre de Savoir, osent poser, aux musulmans qui sont contre le vote, les questions suivantes :

« Aux prédicateurs et médias qui ont appelé à l’absentéisme, il faut maintenant prendre vos responsabilités. Les musulmans de Mantes la ville qui se sont abstenus ont ils préservé leur foi ? Préserveront ils leur foi quand le nouveau maire leur mettra des bâtons dans les roues pour la construction de la nouvelle mosquée ? Ont ils préservé leur foi en restant spectateur de ce drame ? Vraiment je vous invite à vous remettre en question sur le vote. »

La ville de Mantes la ville, qui possède une population majoritairement musulmane, s’est abstenue de voté. Le Front National ayant gagner le siège de la Mairie, Lounès A. s’en prend aux musulmans qui ont appelés à ne pas voter mais bizarrement il n’évoque pas les arguments théologiques qui interdisent de voter dans un système démocratique. Il préfère apporter des arguments matérialistes qui ne justifient en aucun car de transgresser les interdits décrétés et légiférés par Allah, Le Seigneur de l’Univers. Depuis quand la foi d’un musulman est lié à la construction d’une mosquée ?

Il affirme aussi que la Turquie est le seule pays « où l’islam et la démocratie ont réussit là ou aucun pays musulman n’a réussit« , pourtant une simple étude de l’histoire de l’islam politique turcs, des origines à nos jours, suffit à nous convaincre que l’islam politique est un échec car les « musulmans » démocrates comme l’AKP se sont convertis à la religion démocratie et de ce fait ne peuvent-être considérés comme musulmans. Encore une fois, Lounès A. évite d’entrer dans le champ théologique, pourtant tant de sources provenant du Coran et de la Sunna démontrent que l’islam et la démocratie sont incompatibles et que celui qui légifère et qui jugent avec une autre loi que celle d’Allah n’est plus musulman. D’ailleurs même des mécréants comme Thierry Zarcone, auteur de l’excellent « La Turquie Moderne et l’islam« , que je recommande à Lounès A., affirme que l’islamisme politique qui joue le jeu de la démocratie n’a plus rien avoir avec l’islam authentique car paradoxalement, ces « musulmans » deviennent les garant d’une démocratie et d’une laïcité qui les as combattus, eux et leurs pères, et a détruit simultanément l’Empire Ottoman et le Califat islamique. Cette histoire, Lounès A. ne vous en parlera jamais, car se serait vous empêcher d’adopter son culte à sa divinité qu’est la démocratie, véritable religion séculière. [1]

Lounès A. nous demande de prendre notre responsabilité quant à l’abstention des musulmans, nous la prenons volontiers car nous ne craignons pas le Front National et nous refusons de vendre notre foi à vil prix pour la construction d’une mosquée de la République athée et maçonnique. Ces mêmes mosquées qui sont incapables d’obtenir des maires de leur ville de prendre des sanctions contre ceux qui agressent lâchement nos sœurs, n’est-ce pas Mr. Lounès A., vous qui affirmez que si la mairie de Mantes la ville avait accueilli un autre candidat que le Front National, cela aurait permis de protéger nos sœurs. Depuis quand les électeurs du Front National sont les seules à agresser nos sœurs ? Depuis quand les maires des autres partis politique (PS et UMP) protègent les musulmanes ? Philippe Doucet, maire socialiste de la ville d’Argenteuil, a-t-il levé le petit doigt lors des agressions d’une musulmane par les forces de l’ordre (désordre) dans sa ville malgré ses promesses ? J’attends vos réponses Mr. Lounès A. et non pas un mur de silence et de censure de votre part.

_______________________________

[1] Lire « De l’idéologie islamique française » de Aissam Aît-Yahya pour comprendre ce qu’est une religion séculière.

IslamRéinfo TV : L’escroquerie de Camel Bechikh et de son association Fils de France !

Publié le Mis à jour le

Camel Bechikh, à travers son association Fils de France, souhaite soumettre les musulmans à la divinité des nationalistes français ennemis de l’islam. Décryptage du projet Fils de France d’un point de vu islamique.

Madonna, la sabbataïste qui veut instaurer l’islam du nouvel ordre mondial

Publié le Mis à jour le

9782864325567_1_75Pour ceux qui ne le savent pas, Madonna est « née catholique, convertie au judaïsme il y a 17 ans, et adepte de la Kabbale (mystique du judaïsme), Madonna vient de révéler, dans une interview accordée au Harper’s Bazaar, qu’elle s’intéressait à l’Islam et qu’elle étudiait actuellement le Coran.

Sensibilisée à l’Islam depuis qu’elle connaît le Malawi, la star planétaire américaine finance désormais des écoles musulmanes religieuses dans le pays. “Je suis la construction d’écoles pour les filles dans les pays islamiques et j’étudie le Coran” a-t-elle confié. “Je pense qu’il est important d’étudier tous les livres saints” a-t-elle ajouté.

Et comme son ami Yaman le lui a dit : “un bon musulman est un bon juif, et un bon juif est un bon catholique, et ainsi de suite”, un adage avec lequel elle ne peut “être plus en accord” a-t-elle déclaré. »

Source : http://www.lemondejuif.info/madonna-tourne-page-kabbale-coran/

D’après les propos de Madonna, elle-même, il est clair que cette femme est une sabbataïste, c’est-à-dire une adepte de Sabbataï Tsevi, le faux messie car une des caractéristiques de cette secte juives est de changer de religion comme de chemise pour faire avancer la venue du Machiah (le messie juif).

Certains diront que j’exagère et qu’elle soit sincère, mais je rétorquerai que d’après les propos de l’intéressée même, elle dévoile son appartenance religieux. Lorsque son ami Yaman lui dit : “un bon musulman est un bon juif, et un bon juif est un bon catholique, et ainsi de suite” et qu’elle répond qu’elle est d’accord avec ces propos, il est clair qu’elle prône le syncrétisme du nouvel ordre mondial et qu’elle se révèle être une sabbataïste car sans cette lecture, les propos de Yaman n’ont aucun sens.

De plus que Madonna finance la construction d’école pour femme dans les pays islamiques, cela est très inquiétant…

Je finirai par dire à une certaine catégorie de musulman : arrêtez de vous extasier lorsqu’une star se convertie à l’islam et faites attention à ne pas adorer des idoles modernes.

I-Grande-12012-jacob-frank-le-faux-messie--deviance-de-la-kabbale-ou-theorie-du-complot.net

Anâ-Muslima : Le voile et la femme musulmane dans l’Histoire

Publié le Mis à jour le

ht93zu8f

L’Histoire est l’une des meilleures clefs qui peut nous servir à décoder ce qui se passe aujourd’hui

بسم الله الرحمن الرحيم

Au nom d’Allah, Le Tout-Miséricordieux, Le Très-Miséricordieux

« Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. »

[Sourate 59 al-Ahzab. (Les Coalisés), verset 33]

L’Histoire est l’une des meilleures clefs qui peut nous servir à décoder ce qui se passe aujourd’hui. A l’heure où les femmes portant le hijab/niquab en France et en Belgique connaissent une vague d’agressions autant physiques que symboliques très violentes desquelles le système (politique) se détourne complètement, il serait fort utile de se pencher sur les origines de ce problème en remontant dans l’histoire pour mettre en évidence les relations entre le système, ses fondateurs idéologiques, ses institutions, et les femmes musulmanes en particulier.
Nous arriverions alors à dénouer certains des nombreux nœuds qui nous obstruent la gorge, à mieux comprendre les tenants et aboutissants de notre condition de musulman-e-s vivant en occident, et à nous défrustrer de sorte à pouvoir mieux (ré)agir ensuite.

Aux origines culturelles du système occidental : l’époque des Lumières (1)

Selon la définition la plus courante, les Lumières seraient un mouvement culturel et philosophique qui émerge dans la seconde moitié du XVIIe siècle sous l’impulsion de philosophes comme Locke, Montesquieu, Rousseau et Voltaire avant de se développer dans toute l‘Europe, et notamment en France, au XVIIIe siècle. On a donné à cette période le nom de « siècle des Lumières ». Par leur « engagement contre les oppressions religieuses et politiques », les membres de ce mouvement, qui se voyaient comme une élite avancée œuvrant pour un progrès du monde, combattant l’irrationnel, l’arbitraire, l’obscurantisme et la superstition des siècles passés, ont, à ce qu’il parait, procédé au renouvellement du savoir, de l’éthique et de l’esthétique de leur temps.
Ok, on retient !

Nous commencerons par constater que dès le début de la période des Lumières, au XVIIe siècle avec les publications de Chardin, Tavernier, et d’autres, et surtout la traduction du conte des « Mille et Une Nuits », les deux représentations les plus courantes de la femme musulmane dans la littérature française sont : -son enfermement dans les chambres du harem , -le rapport femme-eunuque dans le sérail.
Reprenons quelques citations des grands auteurs des Lumières où ils y évoquent les femmes du monde musulman :

Rousseau : « Le harem est une prison, les femmes y sont esclaves, amoureuses éperdues de leurs hommes, et gardées par les eunuques qu’elles haïssent. ».

Montesquieu : « La première porte du sérail est gardée par des huissiers du roi ; quiconque a affaire du palais et les gens de qualité y passent librement. La seconde porte est gardée par le capitaine de la porte, avec plusieurs domestiques et plusieurs gardes, et il n’y a que les officiers de la maison du roi qui puissent passer, à moins d’être mandés exprès. La troisième est gardée par les eunuques, et de celle-ci, il n’est pas permis d’en approcher à vue. Véritablement, il faut être au-dessus pour la voir (…) ».

Et Montesquieu était au-dessus apparemment…

L’image de la femme musulmane comme victime y est toujours liée à la terreur et à l’oppression d’une part, et à l’assouvissement des plaisirs charnels des seigneurs d’autre part.
Gardons à l’esprit que Montesquieu était radicalement opposé au droit de vote et à la participation politique des femmes en France…

Chardin : « Ce sont des femmes-objets soumises à la volonté du maître absolu. »

Voltaire : « Les Circassiens, qui sont pauvres et dont les filles sont belles, fournissent en beauté les harems du Grand Seigneur, du Sophie de Perse et de ceux qui sont assez riches pour acheter et pour entretenir cette marchandise précieuse. »
On sent bien dans ce passage le paradoxe entre la dénonciation et la fascination, voire même le désir de l’auteur.
Rousseau et Diderot parlent eux d’« Hourris des Harems » ou encore de « Sérail des Hourris » confondant ainsi les femmes musulmanes et les Hourris citées dans le coran, ce qui en dit long sur leur état de fantasmagorie. Mais c’est trop d’honneur pour nous, Messieurs Rousseau et Diderot.
Tous ces auteurs racontent donc des scènes et détaillent des endroits qu’ils décrivent eux-mêmes comme étant inaccessibles si ce n’est aux seigneurs… Ils rapportent en réalité des rêves ; celui de « l’Orientale » exotique, beurette d’époque oppressée par son barbare de mari polygame qu’il faut absolument aller civiliser….

Ils sont aussi obsédés par le divorce, la polygamie, le rapport entre les hommes (très souvent eunuques, de sorte à bien travailler la castration imaginaire des musulmans) et les femmes, ou encore la « liberté » des femmes. Ils utilisent le Sérail comme élément d’analogie politique ; la servitude fantasmée des femmes musulmanes est systématiquement liée à la servitude politique. La polygamie est d’ailleurs considérée par Chardin comme le principal levier de conquête des musulmans.

Mais le plus intéressant reste tout de même l’évolution de la considération de la femme par l’occident en fonction de son état idéologique : quelques siècles auparavant, l’Islam était considéré par l’Europe chrétienne conservatrice comme une religion de débauche et de libertinage où les femmes avaient droit au divorce et à l’indépendance financière. Il sera considéré comme rétrograde et oppressant dès lors que l’idéologie européenne aura amorcé la dernière phase de son détachement de Dieu et du religieux.

Pour faire le lien entre ces éléments d’histoire et la situation qui nous préoccupe dans cet article, j’utiliserais l’extrait suivant écrit par Sadek Neaimi :

« Ce maître (de Harem) n’est-il pas qu’une image pour les hommes du XVIIIe siècle qui se sentent frustrés à cause de l’éducation sexuelle héritée du christianisme faisant de la femme la cause du pêché originel. (…) Or il semble que cette femme-objet ne soit qu’une symbolique de l’Etat de la femme française et occidentale du XVIIIe siècle. A travers les femmes du Sérail, Montesquieu critique les pratiques sexuelles de son temps. » […] « Or cette idée de l’enfermement des femmes dans la société musulmane n’est pas une invention du XVIIIe siècle, elle remonte au XVIe siècle et se voit confirmée par les voyageurs du Levant à l’âge classique. Ce n’est, chez les philosophes, particulièrement Montesquieu, qu’une image stéréotypée des femmes musulmanes. Le discours du XVIe siècle « anti-turc » trouve ainsi un écho dans les écrits des Lumières, mais utilisé pour satisfaire le goût de l’exotisme et faire des histoires de sérails une littérature érotique, et peut-être aussi pour conforter par contraste la condition féminine en Europe : la femme occidentale se sentant privilégiée face à sa consœur musulmane. »
Il est donc en réalité logique que la haine que ces idéologues avaient contre l’islam ait percolé à travers le temps et l’évolution des théories politiques qu’ils ont contribué à développer et qui régissent les sociétés dans lesquelles nous vivons aujourd’hui.

A titre anecdotique, l’expression selon laquelle « les femmes musulmanes ne sortent que deux fois dans leur vie : à leur mariage et à leur mort » et que l’on entend parfois citée à tort comme un hadith du Prophète Mohamed (salla Allahu ‘alayhi wa sallam) date en réalité de cette époque et vient d’auteurs des Lumières.

Les femmes musulmanes dans l’art à la période des Lumières (XIXe siècle) (2)

Nous nous attarderons quelques instants aussi sur la représentation de la femme musulmane dans l’art à l’époque des Lumières (XIXe siècle) car cela nous permet d’imager la conception idéologique des Occidentaux envers le monde musulman et ses femmes en particulier. Les analogies que l’on peut faire avec les mentalités des Occidentaux aujourd’hui sont frappantes.
En effet, pour la société française du XIXe siècle, l’Orient, plus que jamais au goût du jour, devient le lieu de transgression de l’ordre, et très précisément de l’ordre moral. Cette transgression demande l’appropriation des lieux qui serviront à mettre en scène, de l’histoire et des mythes qui donneront un prétexte aux artistes, des femmes en particulier qui deviendront le sujet obsessionnel des tableaux orientalistes et de harems imaginaires.
Dans les célèbres et très courantes scènes de bains par exemple, les orientalistes donnent à voir l’assoupissement, l’inaction, l’enchevêtrement des corps tortueux des baigneuses. La lumière est sombre, ce qui laisse imaginer que la scène se déroule dans un endroit mystérieux aux couleurs et décors renvoyant à l’orient, et même intime vu la promiscuité des personnages. Or les femmes représentées ne ressemblent pas à des indigènes mais bien à des femmes blanches. Les esclaves y figurant, selon un schéma de femmes de couleur noire, sont également représentées selon une vision occidentalo-colonialiste (les domestiques du monde arabo-musulman étaient d’origines très diverses). Dans les tableaux, il y a toujours (et la fréquence est très frappante) un tissu-voile qui traîne quelque part autour des femmes dénudées insinuant ainsi qu’elles étaient bien couvertes avant d’être nues…

Pourtant, comme le fit Lady Montague, épouse de l’ambassadeur anglais à Istanbul en 1717, dans ces célèbres lettres adressées au peintre Ingres, certaines femmes occidentales de l’époque qui avaient eu l’occasion, lors d’expéditions, d’entrer dans les bains maures, avaient expliqué aux peintres que leurs représentations ne coïncidaient pas à la réalité, que les femmes n’étaient pas entièrement nues dans les hammams, que ceux-ci grouillaient d’enfants courant partout, que le voile assurait l’indépendance des musulmanes !!!! Mais aux auteurs d’ignorer totalement les remarques et de continuer à faire vivre dans leurs œuvres artistiques leurs fantasmes sur les femmes musulmanes.

Il en est tout autant pour les scènes de marchés d’esclaves et celles de guerre où la situation des femmes représentées en dit très long sur les représentations idéologiques ou schémas mentaux de l’époque par rapport aux femmes musulmanes et où le monde musulman évoque à la fois fascination, répulsion et effroi.

En fait, la vision de l’Orient résultant des œuvres orientalistes est plutôt un certain regard de l’Occident sur l’Orient : ce que beaucoup croient être des documents témoins ne sont en réalité que rêveries et des représentations empreintes de subjectivité où l’obsession de libération des femmes du monde musulman est non seulement très présente mais elle continue d’évoluer selon l’évolution idéologique du monde occidental encore aujourd’hui.

Les femmes présentées sont des modèles classiques conformes aux « canons européens de la beauté féminine », et non pas de véritables personnages issus de l’Orient et ces  « personnages-leurres » ont depuis longtemps revêtu la forme d’icônes des harems dans l’esprit occidental. Roger Bezombe affirmait qu’en Orient germèrent les croyances les plus puissamment organisées et les philosophies les mieux raisonnées. L’idolâtrie y créa, selon lui, des monstres de magnificence et de beauté plus que des chefs-d’œuvre. Mais à bien y penser, même les images tentant de reproduire une réelle vérité de l’Orient ne pourraient jamais le faire véritablement tant elles sont dépendantes du contexte idéologique duquel elles relèvent. Les images de l’Orient sont en quelque sorte le produit des normes figuratives, des codes idéologiques représentant la vision unique et « monoculaire » de la société qui les créé. Et tout cela nous rappelle bien des éléments qui nous sont très contemporains…
Et si jusque-là il ne s’est agi que d’articulation de mots, d’idées et de fantasmes, la colonisation physique et l’occupation du monde musulman par l’occident donnera lieu à une toute autre relation avec les femmes musulmanes comme nous le verrons au point suivant ; on passe du rêve à la réalisation du rêve… par la violence !

Photo de Marc Garanger, photographe colonial. Il obligeait les Algériennes à se dévoiler, parfois avec l’aide des militaires, en utilisant la force contre elles et leur entourage. Il était encore exposé à Paris en 2012.
Photo de Marc Garanger, photographe colonial. Il obligeait les Algériennes à se dévoiler, parfois avec l’aide des militaires, en utilisant la force contre elles et leur entourage. Il était encore exposé à Paris en 2012.

« Je savais que c’était un acte policier épouvantable, souligne Marc Garanger. Mais immédiatement je me suis rappelé les photos de l’Américain Edward Curtis qui avait photographié à la fin du 19e siècle les indiens bousillés par le peuple américain. Je me suis dit que c’était l’histoire qui recommençait. Donc je n’ai pas fait des photos d’identité mais des portraits en majesté cadrés à la ceinture pour rendre à ces femmes toute leur dignité. ». (C’est donc lui qui décidait de ce que devait être la dignité de ces femmes…)
«Dans chaque village, Marc Garanger faisait assoir les femmes sur un tabouret contre le mur blanc de leur maison. Pas de paroles. Pas de protestation. Saisies dans leur intimité, les femmes se pliaient aux ordres sans broncher. Au début, elles faisaient tomber sur leurs épaules le morceau de tulle qui voilait leur visage mais gardaient le cheich enroulé autour de la tête, puis elles ont été forcées à tout enlever. «Après avoir vu mes premières photos, le commandant a demandé à ce que les femmes soient complètement dévoilées. Il m’a dit : « quand on se fait photographier, on enlève son chapeau » ! C’était un pas de plus dans l’agression et ça se lit dans le regard de ces femmes. A l’exception des plus jeunes qui étaient sans doute plus apeurées, elles m’ont foudroyé du regard. Mais je savais ce que je faisais.».
(http://www.tv5.org/cms/chaine-franco…du-regard-.htm).

Pour rappel, comme écrit en introduction, les membres du mouvement des Lumières se voyaient comme « une élite avancée œuvrant pour un progrès du monde, combattant l’irrationnel, l’arbitraire, l’obscurantisme et la superstition des siècles passés, et étaient sensés procéder au renouvellement du savoir, de l’éthique et de l’esthétique de leur temps »…
Hum !

Les femmes musulmanes et la colonisation des XIX et XXe siècles.

Après un petit saut de quelques décennies à peine dans l’Histoire nous arrivons à la période la plus noire de la colonisation du monde musulman. Mais avant de passer au traitement réservé aux femmes musulmanes par l’autorité coloniale à travers l’exemple de l’occupation de l’Algérie, nous allons nous intéresser un instant au cas de la Turquie, et surtout d’Atatürk (3).

Car après la chute de l’Empire Ottoman, une nouvelle forme de colonisation par l’esprit se met en place : des personnalités locales sont choisies et mises à la tête des pays dont les frontières sont le pur fruit d’accord entre colons occidentaux, et ce pour permettre une colonisation plus « douce ».
Atatürk, qui faisait donc partie de ces personnalités, est considéré par ses homologues européens de l’époque comme un moteur de démocratisation, d’émancipation, etc. Il va pourtant très tôt faire passer des ordonnances sans concertation ; il va prohiber le port du foulard sans législation, pour éviter « la guerre civile » de ses propres mots. Or s’il anticipe une guerre civile c’est que manifestement son peuple est contre. Dans ce cas, pourquoi le prohibe-t-il ?

Son cas personnel nous aidera à comprendre : il épouse en 1923, Latifé Usakghil, une très brillante intellectuelle musulmane féministe ayant fait ses études en Allemagne et en France et parlant 4 langues. MAIS ! … elle portait le foulard !

attaturk
Latifé Usakghil et Mustafa Kemal Atatürk

Atatürk va subir des pressions de la part des autorités françaises et britanniques l’incitant à adopter l’image de la femme occidentale pour sa nation. Il tentera d’obliger sa femme à retirer son foulard et à s’habiller comme un homme.
Latifé connaissant bien le monde occidental pour y avoir vécu, refuse et, par ailleurs, milite avec ferveur et tente de faire adopter dans la loi le droit de vote aux femmes.
Deux ans après leur mariage, Atatürk, n’arrivant pas à faire céder son épouse et toujours sous l’injonction de la France et de l’Angleterre, divorce d’elle. Latifé sera ensuite empêchée par les pressions d’Atatürk, de la famille de ce dernier après sa mort, et avec l’aide de la France et de l’Angleterre, de toute communication vers l’extérieur jusqu’à son décès en 1975.
Ces nouvelles pouvant porter atteinte à son image de démocrate laïque moderniste, Atatürk va, pour masquer l’affaire, accorder le droit de vote aux femmes en 1934, soit plus de 20 ans avant la France !
On comprend alors qui était derrière l’interdiction du port du hijab allant à l’encontre de la volonté du peuple, et surtout, ce qu’il y a derrière des concepts comme la démocratie, développés et exportés par les Occidentaux vers les colonies et néo-colonies, ainsi que derrière ces pseudo-valeurs dites de liberté, d’égalité, etc.
Nous arrivons ensuite au temps fort de la colonisation du monde musulman au Maghreb.

Dans cette partie, nous nous référerons essentiellement aux écrits de Frantz Fanon sur l’Algérie (4) puisque l’analyse qu’il a faite du sujet qui nous occupe ici, développé au moment même de l’occupation, est très pertinente. Nous précisons néanmoins que la situation coloniale au Maroc et en Tunisie était sensiblement identique.
Comme développé plus haut, les Français prennent connaissance de la culture algérienne à travers l’habillement, les reportages et les documents artistiques, etc. Le voile dont se drapent les Algériennes et qui y occupe une place très importante délimite à la fois la société algérienne et sa composante féminine.

A partir des années 1930-1935, le combat décisif est engagé. Les responsables de l’administration française en Algérie, préposés à la destruction de l’originalité du peuple, chargés par les pouvoirs de procéder coûte que coûte à la désagrégation des formes d’existence susceptibles d’évoquer de près ou de loin une réalité nationale, vont justement porter le maximum de leurs efforts sur le port du voile.

L’administration précise en ce sens : « Ayons les femmes, le reste suivra ! », et « Si nous voulons frapper la société algérienne dans sa contexture, dans ses facultés de résistance, il nous faut d’abord conquérir les femmes ; il faut que nous allions les chercher derrière le voile où elles se dissimulent et dans les maisons où l’homme les cache. »

La situation de la femme deviendra alors le thème d’action principal de la France coloniale : « L’administration coloniale veut défendre solennellement la femme humiliée, mise à l’écart, cloîtrée » …
Tiens donc ! On en entend encore très souvent des comme celles-là, de nos jours.
C’est la période d’effervescence et de mise en application de toute une technique d’infiltration au cours de laquelle des meutes d’assistantes sociales et animatrices d’œuvres de bienfaisance se ruent sur les quartiers arabes.

Dans une stratégie d’éclatement des cellules familiales algériennes orchestrée par l’armée, les femmes algériennes sont invitées à jouer un « rôle fondamental, capital » dans la transformation de leur sort. On les presse de dire non à la sujétion séculaire. On leur décrit le rôle immense qu’elles ont à jouer. L’administration coloniale dépensera des sommes gigantesques dans ce combat.

propagande-algérie

On demandait souvent au travailleur algérien, au moment des entretiens d’embauche, si sa femme portait le voile. Son engagement dépendait de la réponse donnée. Et pour être vraiment sûr de la réponse au cas où il répondait non, des fêtes de noël étaient organisées et les travailleurs y étaient invités à venir avec leurs épouses.
Et alors que la discrimination à l’école envers les petits Algériens était très forte, l’administration trouve un intérêt soudain à la scolarisation des jeunes filles. Des sommes astronomiques qui nous rappellent les montants des subsides colossaux attribués à certaines associations que nous connaissons bien sont débloquées pour « éduquer » et « émanciper » les jeunes filles.
Malgré tous ces efforts, les Français n’arrivent pas à leurs fins : « L’islam tient sa proie ».
Aussi, alors qu’on reproche aux Algériens de retenir tant de beauté, les Européennes vont ressentir une certaine inquiétude devant certaines femmes algériennes dévoilées, qui avec une rapidité étonnante et une aisance insoupçonnée, réalisent de parfaites occidentales: « Frustrées devant le voile, elles éprouvent une impression analogue devant le visage découvert (…) La satisfaction de diriger l’évolution, de corriger les fautes de la dévoilée est non seulement retirée à l’Européenne, mais elle se sent mise en danger sur le plan de la coquetterie, de l’élégance, voire de la concurrence par cette… novice muée en professionnelle transformée en propagandiste (…) « Décidément ces femmes dévoilées sont tout de même des amorales dévergondées. », diront les européennes ».
L’intégration, pour être réussie, semble bien devoir n’être qu’un paternalisme continué, accepté.

Frantz Fanon était psychanalyste et recevait régulièrement des Français en thérapie, ce qui lui octroya une certaine expérience dans la psyché des Européens. Il constate par exemple que le fantasme du viol de la femme algérienne est fort présent dans les rêves d’Européens : « L’Européen rêve toujours d’un groupe de femmes, d’un champ de femmes, qui n’est pas sans évoquer le gynécée, le harem, thèmes exotiques fortement implantés dans l’inconscient. »
Le voile y a une place très particulière : « C’est ainsi que le viol de la femme algérienne, dans le rêve de l’Européen, est toujours précédé de la déchirure du voile. On assiste là à une double défloration. »

Pendant ce temps et suivant le contexte de violence croissante, les femmes algériennes demandent rapidement à rejoindre les rangs de la résistance armée. Les Algériennes engagées apprennent à la fois d’instinct leur rôle de femmes seules dans la rue et leur mission révolutionnaire. Elles transportent des documents, des denrées, des armes, sous leur long haïk. Les Français vont s’en rendre compte et littéralement se déchaîner sur les femmes algériennes. Des centaines d’entre elles sont torturées dans les geôles coloniales.

Les résistantes, par stratégie, décident alors de se dévoiler pour ressembler au modèle français de femme algérienne; « Porteuse de revolvers, de grenades, de centaines de fausses cartes d’identité ou de bombes, la femme algérienne dévoilée évolue comme un poisson dans l’eau occidentale. Les militaires et les patrouilles françaises lui sourient au passage. Des compliments sur son physique fusent çà et là, mais personne ne soupçonne que dans ses valises se trouve le pistolet-mitrailleur qui, tout à l’heure, fauchera quatre ou cinq membres d’une des patrouilles. »
Après 1957, l’adversaire se rend compte, certaines ayant parlé sous la torture, que les femmes algériennes très européanisées d’aspect, jouent un rôle fondamental dans la bataille. Des femmes européennes sont aussi arrêtées parmi les résistantes, au grand désarroi des Français. Il devient urgent de dissimuler le paquet au regard de l’occupant et de se couvrir à nouveau du haïk protecteur. On ne fera plus de discrimination entre les Algériennes : toutes sont suspectes…

meurtre

D’autres formes d’humiliation verront le jour. Le colonialisme français va rééditer à l’occasion du 16 mai 1958 sa campagne d’occidentalisation de la femme algérienne; des domestiques menacées de renvoi, de pauvres femmes arrachées de leurs foyers, des prostituées sont conduites sur la place publique et symboliquement dévoilées au cri de « vive l’Algérie française ! » …

ff

Ces scènes nous rappellent douloureusement celles où les directions d’écoles s’érigent devant leur établissement en gardien de l’ordre dominant, vomissant sans arrêt sur les jeunes musulmanes l’injonction de se dévoiler…
Frantz Fanon rapporte que « Spontanément et sans mot d’ordre, les femmes algériennes dévoilées depuis longtemps reprennent le haïk, affirmant ainsi qu’il n’est pas vrai que la femme se libère sur l’invitation de la France et du Général de Gaulle ».

A travers ces exemples nous avons pu prendre conscience de combien le voile a une valeur très importante pour le groupe social musulman et, dans un contexte de lutte, devient un mécanisme de résistance.
L’Algérienne, en quarante-huit heures, a bousculé toutes les pseudo-vérités que des années « d’études sur le terrain » avaient, pouvait-on croire, confirmées. En effet, l’effervescence et l’esprit révolutionnaires sont entretenus par la femme au foyer ce qui a bien montré que la guerre révolutionnaire n’est pas qu’une guerre d’hommes ! « Côte à côte avec nous, nos sœurs bousculent un peu plus le dispositif ennemi et liquident définitivement les vieilles mystifications de la musulmane arabe soumise. »

L’immigration économique des Indigènes issus des colonies vers l’ Europe

C’est pendant la fin de la colonisation que les premiers immigrés algériens, marocains et tunisiens arrivent en Europe Occidentale. Après les indépendances théoriques de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie, la France a quand même un intérêt économique à garder cette immigration. Celle-ci est extrêmement discrète et vit dans des ghettos : les immigrés « rasent les murs ».
La France attendra de cette immigration qu’elle retourne chez elle mais ce retour n’aura pas lieu. C’est le moment de transformer cette immigration économique initiée par les états coloniaux eux-mêmes en problèmes; la télévision ayant fait sa grande entrée dans les foyers européens, de 1960 à 1970 on y entretiendra l’image selon laquelle l’immigré est différent du Français et que ce dernier a intérêt à ce qu’il en reste ainsi. C’est aussi à ce moment que l’immigré devient le musulman suivant un schéma de construction d’un islam totalement imaginaire (5); l’étape première et majeure dans la construction de cet islam imaginaire se joue entre le milieu des années 1970 et la fin des années 1980 où deux phénomènes concomitants vont inciter le regard médiatique à s’intéresser tout particulièrement à l’islam : l’évolution de la situation internationale d’abord avec la crise pétrolière, et la très spectaculaire révolution iranienne.

Les profits économiques de la France sont mis à mal. Les mouvements de gauche se sentent trahis après le soutient qu’ils avaient porté à la révolution iranienne. Il faut diaboliser les responsables !
En 1989, éclate l’affaire Rushdie, et la première « affaire des tchadors » dans un collège de Creil. Cette polémique est justement lancée par la gauche trahie, quasiment par vengeance.
Les principes de « valeurs de la République » et de « laïcité » y sont mis en exergue. L’image du « bon musulman » arrive : sont « bons musulmans » ceux qui se positionnent en faveur de Rushdie et contre le foulard, et sont « intégristes » ceux qui sont contre Rushdie et contre l’interdiction du foulard.

Le 9 novembre 1989, c’est la chute du mur de Berlin et pendant que la France se questionne sur son identité dans le contexte mondialisé alors que la deuxième génération d’immigrés revendique son identité islamique. C’est le début de la crise aigue !
L’exclusion des « trois tchadors » du collège de Creil relève de la plus haute symbolique : on a exclu l’Iran du champ de vision de la France.
Les interdictions se multiplient et les arguments d’émancipation sont toujours à l’ordre du jour. Quand les filles voilées deviennent émancipées, c’est qu’elles seront devenues des outils de manipulation intégriste. Quand les filles émancipées dévoilées dénoncent la discrimination faite à leurs sœurs, c’est qu’elles sont influencées… !
L’évolution du vocabulaire pour identifier le foulard est tout à fait emblématique de la posture française : on passe du tchador iranien durant et après la révolution iranienne, à la burqa depuis l’invasion américaine en Afghanistan.
Il faudrait en réalité un ouvrage entier pour exposer l’évolution de notre situation depuis 1975. Nous la résumerons par l’image suivante :

liberté-égalité

… c’est que cette liberté, égalité et fraternité ne t’ont jamais été destinées, ô jeune musulmane !
Soit !

Pour conclure, nos contemporains n’ont en réalité rien inventé, l’histoire ne fait que se répéter depuis des siècles et à chaque obstacle politique que vit l’Occident, la question de l’islam, et tout particulièrement du voile (et donc des femmes), est manipulée à des fins de propagande politique. L’immigration, comme la question socio-économique, comme le contexte politique international ne sont que des pivots autour desquels les dominants articulent leurs positions contre l’Islam profondément ancrées en eux et en le système qu’ils animent et qui les anime.
Il est donc plus que nécessaire pour nous de replacer la lutte là où les abus ont commencé il y a des siècles et perdurent,en s’amplifiant aujourd’hui ; sur le plan idéologique !
Nous devons impérativement arrêter de nous mentir en pensant que ce n’est que parce que les autres ne nous connaissent pas et ont peur qu’ils nous considèrent de la sorte. Ces autres nous connaissent bien, du moins son élite, et depuis très longtemps comme nous le montre l’histoire! Il n’est d’ailleurs pas anodin de constater que l’écrasante majorité des agressions que connaissent les sœurs aujourd’hui trouvent leurs sources dans les institutions de l’Etat : violence symbolique via les discours politiques, violences morales via le système d’éducation et le marché de l’emploi, violences physiques via le système sécuritaire, etc.

Il ne s’agit donc plus uniquement de peur mais de haine, bien construite idéologiquement. Derrière chaque phrase assassine envoyée par un élu, derrière chaque article de presse rageur, derrière chaque insulte, bref derrière chaque violence symbolique, morale ou physique il y a des idées, des théories, de la propagande, de la peur alimentées par de la haine intellectuellement construite, de l’Histoire !

C’est donc dans la construction d’un rapport de force idéologique que nous devons concentrer nos efforts ; en nous réappropriant NOTRE HISTOIRE, surtout celle qui est liée à la leur et dont ils se sont octroyé le monopole de l’analyse et de l’enseignement ; en réaffirmant NOS VALEURS qu’ils n’ont de cesse de dénigrer ou dont ils nous dictent, sans gêne aucune, la manière dont nous devons les vivre ; en analysant les faits de société selon NOTRE GRILLE DE LECTURE ISLAMIQUE animée par la justice ; et surtout en reconquérant NOTRE IDENTITE de musulman-e-s !

Nous arriverons alors, petit à petit et avec l’aide d’Allah, à dénouer les nœuds de notre situation comme il se doit pour avancer au mieux ; cet article se voulait être une contribution à cela.

Puisse le Très Haut nous en donner la force !

Oumou Hourayra et Oum Anas pour Anâ-Muslima

———————————————————

Notes :

(1) Les éléments d’histoire et citations repris dans cette partie sont issus de l’ouvrage de Sadek Neaimi « L’Islam au siècle des Lumières : image de la civilisation islamique chez les philosophes français du XVIIIe siècle ». Ed L’Harmattan.
(2) Les éléments repris dans cette partie sont issus de l’ouvrage de Lynne Thornton « La femme dans la peinture orientaliste ». Ed ACR.
(3) Les éléments repris dans cette partie sont issus de l’ouvrage de Ipek Calislar « Latife Hanim » et ont été traduits du Turc et analysés par Oum Ragheb.
(4) Les éléments et citations repris dans cette partie sont issus de l’ouvrage de Frantz Fanon « L’an V de la révolution algérienne ». Ed La Découverte.
(5) Les éléments repris dans cette partie sont issus de l’ouvrage de Thomas Delthombe « L’Islam imaginaire : La construction médiatique de l’islamophobie en France, 1975-2005 ». Ed La Découverte.

Source : http://www.ana-muslim.org/le-voile-et-la-femme-musulmane-dans-lhistoire/

Anâ-Muslim : Jihad du nikah (sexe) ou comment les mensonges et la propagande des « laïcards » tunisiens s’exportent jusqu’en occident

Publié le Mis à jour le

laicité-tunisie

Une information revient sans cesse de manière périodique depuis quelques temps. Cette information relayée par les médias occidentaux, sans en vérifier la véracité, devient de plus en plus grotesque. C’est pourquoi il convient de rejeter avec force cette calomnie qui atteint des femmes musulmanes qu’on accuse littéralement de prostituées !!

Ces informations non vérifiées, sans aucun fondement, émaneraient de sources aussi diverses que loufoques (généralement des médias tenu par les extrémistes laïcs de Tunisie), mais dernièrement ces affabulations ont été reprises par le ministre de l’intérieur tunisien Lofti Ben Jeddou (cherchant par là à camoufler son incompétence) qui affirme, ce jeudi 19 septembre à la tribune de l’Assemblée Nationale Constituante que des tunisiennes seraient parties en Syrie afin d’assouvir les besoins sexuels des combattants .

Selon ces derniers, affabulateurs, calomniateurs nos sœurs tunisiennes feraient le « djihad du nikah », bizarrement ce phénomène ne toucherait que la Tunisie et  pas la Libye voisine d’où un nombre conséquent de combattants auraient rejoints la résistance islamique en Syrie contre Bachar le sanguinaire.

Bien évidemment ce phénomène n’est évoqué nulle part ailleurs et serait donc circonscrit à la seule Tunisie, d’ailleurs la question qui se pose ici: Est si cette pratique existerait réellement, les femmes syriennes ne suffirait-elle pas ? Et pourquoi alors l’exportation de femmes tunisiennes serait exclusivement réservé à cette pratique dans le monde ?

Revenons en à ce prétendu « djihad du nikah » : en effet, cette pratique, jamais vu de la part de djihadistes sunnites, ne peux que faire penser au nikah al mutaa. Or cette pratique est interdite de manière catégorique dans l’islam sunnite.

À l’inverse, cette pratique est légale et autorisé chez les chiites. Il est étrange de voir que cette rumeur contre les djihadistes sunnites à pour point de départ une chaîne de télévision chiite pro iranienne (Al Mayadine). Ce qui expliquerait tout à la fois cette calomnie sans nom envers les djihadistes sunnites (les chiites étant pro-bachar, ce n’est un secret pour personne) et la proximité des termes entre la pratique chiite du nikah al mutaa et du djihad du nikah.

L’ignorance manifeste des laïcs tunisiens concernant l’Islam et leur haine contre tout les musulmans  »barbus » les ont poussés à reprendre cet argument fallacieux et totalement tiré par les cheveux du djiah du nikah.

Les laïques tunisiens n’en sont pas à leur premier coup d’essai puisqu’il y a un an, ils ont tentés de propager la rumeur selon laquelle les musulmans en Tunisie pratiquerait le mariage temporaire, rumeur qui n’a pas fait long feu, et qui au passage dévoile, encore une fois, leur niveau de connaissance et leur crédibilité. Au contraire cette pratique dont ils accusent les musulmans s’apparenterait plutôt à de la « Zina » (fornication), l’acte de fornication qui est réprimandé lourdement par les lois de l’islam. Donc d’un coté ils accusent régulièrement d’obscurantisme les « barbus » qui souhaitent voir appliquer la sentence légiférée pour la fornication,et l’adultère, puis de l’autre, ils souhaiteraient les faire passer pour des pervers… n’y a t-il pas, ici, une évidente contradiction ?

Ces laïques ont même tentés de donner une caution religieuse à ce mensonge éhonté en faisant dire au sheikh Muhammad al ‘arifi qu’il cautionnait cet acte, par l’intermédiaire de son compte tweeter. Cette supercherie est facilement démontable car cette prétendu fatwa posté sur tweeter compte plus de 180 caractères, or tout bon utilisateur de tweeter sais pertinemment qu’un tweet ne peut excéder plus de 140 caractères … Une supercherie, une de plus, fomenté par les laïques afin de salir l’honneur des musulmans.

De plus et afin d’éteindre tout soupçon, le Sheikh a répondu à plusieurs reprises à cette accusation, affirmant que cela était totalement faux, jusqu’à dire : « ceux qui combattent en Syrie, se battent pour le Paradis, ils n’ont pas besoin de perdre leur temps avec les futilités d’ici-bas ».

Puis de nombreux témoignages de combattants et d’activistes syriens ont réfutés clairement ces accusations, ces agissements qui sont contraire aux valeurs de l’islam, agissements qui sied plus à des laïques qu’à des  «islamistes- extrémistes-djihadistes ».

Mais pourtant ces mensonge ont trouvé échos jusqu’en occident et notamment en France, où les médias (cf lemonde.fr), férus d’anecdotes farfelus concernant les salafistes-djihadites se sont permis de partager et vendre ces informations à un public recherchant la moindre occasion pour nourrir un fantasme islamodiume causé par un profond complexe d’infériorité face aux valeurs exemplaires de l’islam et pour salir la réputation des musulmans et musulmanes sans tenir compte de l’idiotie de leur argumentation.

1364752860-34d91

Alors, pourquoi donc la Tunisie ? Car les musulmans et musulmanes de Tunisie font face à une virulente campagne de diabolisation et de dénigrement de la part des extrémistes de la laïcité tunisiens qui s’appuient sur un large réseau de médias privé, et de leurs « amis » occidentaux. Le pseudo régime « islamiste » au pouvoir en Tunisie fait donc les yeux doux à ces extrémistes, afin de se positionner comme étant un régime légitime puisque docile et servile, tout comme l’était Zine El Abidine Ben Ali.

D’ailleurs le ministre de l’intérieur Youssef Ben Jeddou n’a trouver que cela pour justifier son incompétence à propos des récents troubles qui ont frappé le pays, en sortant la carte « salafiste » et celle du « djihad nikah » devant l’assemblée, une de leurs spécialités lorsqu’ils sont dans l’impasse.

Devrais t-on rappeler à monsieur Youssef que ce sont ses policiers qui ont pris des photos en compagnie de prostitués pendant leur heures de service, et qu’ils sont ceux qui protège ces lieux de débauche, lieux que les musulmans, accusé à tort, voudrait voir disparaître.

Le pseudo régime « islamiste » tunisien devrait prêter une attention particulière aux paroles de notre Chef  Bien Aimé Muhammad Paix et Salut d’Allah soient sur lui:

D’après Abû Hurayra , le Prophète (salât alayhi wa salam) a dit :

« Evitez les 7 péchés capitaux ». Les gens dirent : « Quels sont ils ? » Il dit : « Associer d’autres divinités à ALlâh, la sorcellerie, le meurtre illégitime, consommer les biens issus de l’intérêt usuraire, consommer les biens de l’orphelin, fuir au combat et accuser les croyantes chastes et innocentes (d’adultère) ». 

Rapporté par l’Imam Al Bukhârî (5/393)

Il devrait également tenir compte du Livre d’Allah où Il dit  dans la sourate « La Lumière » An-Nur (comme pour mieux éclairer les croyants et croyantes)

« Ceux qui lancent des accusations contre des femmes vertueuses, chastes [qui ne pensent même pas à commettre la turpitude] et croyantes sont maudits ici-bas comme dans l’au-delà; et ils auront un énorme châtiment. Le jour où leurs langues, leurs mains et leurs pieds témoigneront contre eux de ce qu’ils faisaient. Ce Jour-là, Allah leur donnera leur pleine et vraie rétribution; et ils sauront que c’est Allah qui est le Vrai de toute évidence. »

Qur’an Al Karim sourate An-Nur  versets 23/24/25

Définitivement, la propagande n’est pas du côté que l’on veut nous faire croire…

Source : http://www.ana-muslim.org/mensonges-propagandes-laicards-tunisiens/