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Anâ-Muslim : Genèse religieuse et philosophique de l’Occident !

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IslamRéinfo TV : Histoire de la franc-maçonnerie

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Histoire de la franc-maçonnerie des origines jusqu’à nos jours.

Franc-Maçonnerie partie 42 : Agenda révolutionnaire maçonnique en Russie

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A part l’Italie, on peut également trouver des traces d’activité révolutionnaire maçonnique dans de nombreux autres pays d’Europe. Dans l’Encyclopédie Catholique, on peut lire :

« Lors… des derniers mouvements révolutionnaires en France, Italie, Espagne, Portugal, en Amérique Centrale et Amérique Latine, des entités maçonniques, auraient joué un rôle plus ou moins actif… En Russie aussi la franc-maçonnerie se révéla être une « conspiration politique » des clubs maçonniques organisés qui couvraient le pays. » [133]

Le célèbre écrivain Pouchkine faisait partie des maçons qui avaient organisé la tentative de coup d’Etat maçonnique perpétrée en Russie.
Le célèbre écrivain Pouchkine faisait partie des maçons qui avaient organisé la tentative de coup d’Etat maçonnique perpétrée en Russie.

Le complot maçonnique en Russie est particulièrement intéressant.

La maçonnerie est arrivée dans ce pays au cours de la deuxième moitié du 18ème siècle et s’est développée parmi les intellectuels. Bien qu’elle ressemblait, vu de l’extérieur, à un simple club culturel, des idées antireligieuses et antigouvernementales venues d’autres parties d’Europe étaient débattues dans ces loges. Les premiers à le remarquer furent les prêtres de l’Eglise orthodoxe. Ils envoyèrent l’information qu’ils avaient obtenue au Tsar Alexandre 1er, qui avait de bonnes relations avec l’Eglise, en le prévenant d’un complot maçonnique devant renverser le régime tsariste. En réponse, le Tsar publia une loi en 1822 pour fermer toutes les loges maçonniques du pays et proscrire l’organisation. Néanmoins, cela ne réussit pas à éliminer les maçons ; ils devinrent simplement clandestins.

Trois ans après que le Tsar Alexandre 1er ait proscrit les loges, il tomba malade et mourut. Le Tsar Nicolas 1er lui succéda. Mais, la succession du Tsar Nicolas survint comme conséquence d’une série de disputes et d’intrigues et fut à l’origine d’une situation chaotique dans le pays. Certains individus qui avaient voulu apporter une certaine stabilité à la situation en renversant le régime avaient planifié un coup contre le nouveau Tsar. Ils avaient de nombreux soutiens dans l’armée. Confiant en ce support, un grand nombre de soldats révolutionnaires, ainsi que de nombreux civils, marchèrent sur le palais du Tsar, dans la capitale de St. Petersbourg, le 14 décembre 1825. Il y eut un affrontement armé entre les révolutionnaires et les forces du Tsar au cours duquel les révolutionnaires furent battus. Ce groupe fut appelé les « Décembristes » à cause du mois auquel ils avaient tenté leur révolution. Les leaders de ce groupe furent arrêtés et cinq d’entre eux pendus.

Les Décembristes étaient tout simplement des maçons… Les officiers, intellectuels et écrivains qui constituèrent le groupe étaient membres des loges mises hors la loi par le Tsar Alexandre 1er trois ans auparavant. Un de ces révolutionnaires maçons était le célèbre écrivain Comte Pouchkine. [134]

L’entreprise des Décembristes se termina par un échec, mais les maçons n’abandonnèrent pas leur tentative de renverser le Tsar. Les maçons ont toujours joué un rôle important dans ces groupes organisés au cours du 19ème siècle et du premier quart du 20ème siècle contre le régime Tsariste. Lors de la Révolution de février 1917, le leader Alexander Kerenski et presque tout son entourage étaient des maçons. [135] La majorité du nouveau gouvernement était également composée de maçons. [136] La seule contribution à l’histoire que le bref Gouvernement Kerenski apporta, fut de livrer le pays aux mains de Lénine et des Bolcheviques qu’il dirigeait.

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Notes :

133 The Catholic Encyclopedia, « Masonry (Freemasonry), » New Advent, (http://www.newadvent.org/cathen/09771a.htm)

134 Michael Howard, The Occult Conspiracy, p. 105

135 Stephen Knight, The Brotherhood: The Explosive Expose of the Secret World of the Freemasons, HarperCollins, 1985, p. 33

Franc-Maçonnerie partie 27 : Le Matérialisme dans des Sources Maçonniques

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I.Croyance dans la matière absolue

Les maçons d’aujourd’hui, comme les pharaons, les prêtres et les autres classes de l’Egypte antique, croient en l’éternité et le fait que la matière n’est pas créée, et qu’à partir de cette matière sans vie les organismes vivants sont apparus par hasard. Dans les écrits maçonniques, on peut lire des comptes-rendus détaillés sur ces principes de base de la philosophie matérialiste.

Dans son livre, Masonluktan Esinlenmeler (Inspirations de la franc-maçonnerie), Maître Selami Isindag écrit sur la pure philosophie matérialiste de la maçonnerie :

« Tout l’espace, l’atmosphère, les étoiles, la nature, toutes les choses animées et inanimées sont composées d’atomes. Les êtres humains ne sont rien de plus qu’un rassemblement d’atomes spontané. Un équilibre dans le flux d’électricité parmi les atomes garantit la survie des organismes vivants. Lorsque cet équilibre est détruit (pas l’électricité dans les atomes), nous mourrons, retournons à la terre et sommes dispersés en atomes. Nous sommes venus de la matière et l’énergie, et nous retournerons à la matière et l’énergie. Les plantes utilisent nos atomes et tous les organismes vivants, nous y compris, utilisent les plantes. Tout est fait de la même substance. Mais parce que nos cerveaux sont plus développés parmi tous les animaux, la conscience est apparue. Si on regarde les résultats de la psychologie expérimentale, on voit que notre expérience psychique triptyque d’émotion-esprit-volonté est le résultat du fonctionnement équilibré des cellules dans le cortex du cerveau et les hormones… La science positive admet que rien n’est né de rien, et que rien ne sera détruit. Par conséquent, on peut en conclure que les êtres humains ne sont pas reconnaissants, ni obligés envers aucune force. L’univers est une totalité d’énergie sans commencement ni fin. Tout est né de cette totalité d’énergie, évoluant et mourant, mais ne disparaissant jamais complètement. Les choses changent et se transforment. Il n’existe vraiment rien comme la mort ou la perte ; mais un changement, une transformation et une formation continus. Mais il est impossible d’expliquer cette formidable question et ce secret universel par les lois scientifiques. Pourtant les explications extra-scientifiques sont des descriptions imaginaires, des dogmes et des croyances stériles. D’après la science positive et la raison, il n’existe pas d’esprit séparé du corps. » [81]

Vous trouverez des opinions identiques à celles ci-dessus dans les ouvrages de penseurs matérialistes comme K. Marx, F. Engels, V .I. Lénine, G. Politzer, C. Sagan et J. Monod. Ils acceptent tous le mythe matérialiste de base que l’univers a existé depuis l’éternité, que la matière est la seule entité existante absolue, que les êtres humains sont composés de matière et ne possèdent pas d’esprit, que la matière évolue en et hors d’elle-même, et que la vie est apparue par hasard. Il est juste d’utiliser le terme de mythe, car, contrairement à la déclaration d’Isindag que « ces processus sont le résultat de la science positive et de la raison », toutes ces opinions ont été invalidées par les découvertes scientifiques de la deuxième moitié du 20ème siècle. Par exemple, la théorie du Big Bang acceptée dans les cercles scientifiques comme prouvée, montre scientifiquement que l’univers a été créé de rien il y a des millions d’années. Les lois de la thermodynamique montrent que la matière n’a pas la capacité de s’organiser elle-même et que l’équilibre et l’ordre dans l’univers sont par conséquent le résultat d’une création consciente. En démontrant l’extraordinaire structure des organismes vivants, la biologie prouve l’existence d’un Créateur Qui a conçu tout ce qui existe.

Les théories matérialistes de la littérature maçonnique ne diffèrent pas de celles trouvées dans les écrits d’idéologues matérialistes tels que Marx, Engels et Lénine.
Les théories matérialistes de la littérature maçonnique ne diffèrent pas de celles trouvées dans les écrits d’idéologues matérialistes tels que Marx, Engels et Lénine.

Dans son article, Isindag explique que les maçons sont, en fait, des matérialistes et par conséquent, des athées, et qu’ils utilisent le concept de « Grand architecte de l’univers » en référence à une évolution matérielle :

« Je voudrais très brièvement faire référence à certains principes, ou pensées adoptés par les francs-maçons : Selon la maçonnerie, la vie provient d’une seule cellule, elle change, évolue, et se transforme en être humain. La nature, la cause, le but et les conditions de ce début ne sont pas tous connus. La vie provient d’une combinaison de matière et d’énergie et retourne à cet état. Si nous acceptons le Grand architecte de l’univers comme un principe sublime, un horizon interminable de bonté et de beauté, l’apogée de l’évolution, son stade le plus élevé et l’idéal vers lequel tendent tous les êtres humains, et si nous ne le personnalisons pas, nous pouvons être sauvés du dogmatisme. » [82]

Comme nous le voyons, l’un des principes de base de la philosophie maçonnique repose sur le fait que les choses viennent de la matière et retournent à la matière. Un aspect intéressant de ce point de vue c’est que les francs-maçons ne considèrent pas cette philosophie particulière à eux-mêmes ; ils veulent diffuser ces idées à l’ensemble de la société. Isindag poursuit :

« Un franc-maçon formé sur ces principes et doctrines accepte le devoir d’éduquer les gens… et de les édifier en leur enseignant les principes de la raison et de la science positiviste. De cette façon, la franc-maçonnerie s’adresse aux gens. Elle travaille au nom des gens et malgré les gens. » [83]

Cette explication montre deux aspects du rôle de la maçonnerie tel qu’il est perçu par la société;

1. Sous le couvert de la raison et de la science positiviste, la maçonnerie tente d’imposer au reste de la société la philosophie matérialiste à laquelle elle croit (c’est-à-dire l’ancien mythe égyptien).

2.Ils ont l’intention de faire cela malgré les gens. C’est-à-dire, même si une société croit en Allah et n’a aucun désir d’accepter une philosophie matérialiste, la maçonnerie s’obstinera à essayer de changer sa conception du monde sans son consentement.

Il y a un point important que nous devions noter ici : la terminologie utilisée par les maçons est trompeuse. Dans leurs écrits, en particulier ceux destinés au reste de la société, ils emploient un langage conçu pour présenter leur philosophie comme inoffensive, intelligente et tolérante. Nous en avons un exemple dans la citation ci-dessus, dans la notion d »‘édifier les gens en leur enseignant les principes de la raison et de la science positiviste. » En effet, la philosophie maçonnique n’a rien à voir avec « la science et la raison » ; elle est liée à un mythe démodé qui va à l’encontre de la science. Les maçons n’ont pas pour but d’édifier les gens; leur intention délibérée est d’imposer leur philosophie aux gens. Quand ils affirment qu’ils sont déterminés à faire cela malgré l’opinion des gens, on constate qu’ils ne sont pas tolérants, et qu’ils ont une vision totalitaire du monde.

II. Négation de l’existence de l’esprit et de l’au-delà

hiram_usLes maçons croient au matérialisme et rejettent l’idée de la vie après la mort. Quelquefois le concept d’une vie après la mort apparaît dans des textes maçonniques, mais, comme dans le mythe d’Hiram reproduit ici (à gauche), ce que l’on entend par là est la continuation de la mémoire du nom d’une personne dans ce monde.taDu fait de leurs croyances matérialistes, les maçons n’acceptent pas l’existence de l’esprit humain et rejettent complètement l’idée de l’au-delà. En dépit de cela, les écrits maçonniques disent parfois des morts qu’ils sont « partis pour l’éternité » ou une autre expression spirituelle de ce genre. Cela peut paraître contradictoire, mais ne l’est pas, en fait, car toutes les références de la maçonnerie à l’immortalité de l’esprit sont symboliques. Mimar Sinan traite ce sujet dans un article intitulé « Après la mort dans la franc-maçonnerie » :

« Dans le mythe de Maître Hiram, les maçons acceptent la résurrection après la mort d’une manière symbolique. Cette résurrection montre que la vérité prévaut toujours sur la mort et l’obscurité. La maçonnerie ne donne aucune importance à l’existence d’un esprit séparé du corps. Selon elle, la résurrection après la mort doit laisser une certaine création spirituelle ou matérielle en héritage aux êtres humains. Cela rend l’être humain immortel. Ceux qui ont pu immortaliser leur nom durant cette courte vie humaine, sont ceux qui ont réussi. Nous considérons ceux qui ont immortalisé leurs noms comme des personnes qui ont consacré tous leurs efforts, soit en faveur de leurs contemporains, soit en faveur des générations qui suivent, afin de rendre les gens heureux et d’assurer pour eux un monde plus humain. Leur objectif est d’exalter les impulsions bienveillantes qui influencent la vie des gens… Les êtres humains qui ont été à la recherche de l’immortalité tout au long des siècles peuvent l’atteindre par le biais du travail qu’ils font, les services qu’ils rendent et les idées qu’ils élaborent, ce qui donne du sens à leur vie. Comme l’explique Tolstoï, « le Paradis sera alors établi sur la terre et les gens atteindront le bien le plus élevé possible. » [84]

Sur le même sujet, le Maître Maçon Isindag écrit :

« LA SUBSTANCE DE TOUTES LES CHOSES : La maçonnerie interprète cela en termes d’énergie et de matière. Les francs-maçons affirment que tout change, étape par étape, et reviendra à la matière. Scientifiquement, ceci est défini comme la mort. Le mysticisme sur cette question, c’est à dire, la croyance que, des deux forces dont une personne est composée – esprit et corps — le corps meurt, mais pas l’esprit ; que les esprits meurent et s’en vont au monde des esprits, où ils poursuivent leur existence et reviennent incarnés dans un autre corps lorsqu’Allah l’ordonne, n’est pas compatible avec les idées de changement-transformation acceptées par la maçonnerie. Les idées de la maçonnerie à ce sujet peuvent être exprimées de la façon suivante : « Après votre mort, la seule chose qui restera de vous, et qui ne mourra pas, sont les souvenirs de votre maturité et de ce que vous avez accompli. » Cette idée est une manière philosophique de penser fondée sur les principes de la science positiviste et la raison. La croyance religieuse dans l’immortalité de l’esprit et la résurrection après la mort ne s’accorde pas avec les principes positivistes. La maçonnerie a tiré ses principes de pensée des systèmes philosophiques positivistes et rationalistes. Donc, sur cette question philosophique, ils sont reliés à une façon de penser et d’expliquer qui n’est pas celle de la religion. » [85]

Rejeter la résurrection après la mort et rechercher l’immortalité dans le patrimoine temporel… Même si les maçons présentent cette idée comme étant en conformité avec la science moderne, c’est en fait un mythe auquel des personnes impies ont cru depuis les temps préhistoriques. Le Coran nous dit que des gens sans foi en Allah ont édifié des châteaux comme s’ils devaient demeurer éternellement. Houd (Que la Paix de Dieu soit sur lui), l’un des prophètes du passé, avait averti le peuple d’Ad contre ce type d’ignorance comme il suit :

« Et quand Houd, leur frère (contribule), leur dit : « Ne craindrez-vous pas [Allah] ? » Je suis pour vous un messager digne de confiance, Craignez Allah donc et obéissez-moi. Et je ne vous demande pas de salaire pour cela ; mon salaire n’incombe qu’au Seigneur de l’univers. Bâtissez-vous par frivolité sur chaque colline un monument ? Et édifiez-vous des châteaux comme si vous deviez demeurer éternellement ? Et quand vous sévissez contre quelqu’un, vous le faites impitoyablement. Craignez Allah donc et obéissez-moi.« 

[Coran, Sourate 42, versets 124 à 131]

L’erreur commise par ces personnes impies n’était pas la construction de beaux bâtiments. Les musulmans donnent également de l’importance à l’art; en le créant, ils essaient d’embellir le monde. La différence réside dans l’intention. Un musulman est intéressé par l’art dans la mesure où il exprime la beauté et des notions esthétiques qu’Allah a données aux êtres humains. Les personnes impies se trompent en considérant l’art comme un moyen d’atteindre d’immortalité.

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Notes :

[81] Dr. Selami Isindag, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, pp. 189

[82] Dr. Selami Isindag, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, pp. 190

[83] Dr. Selami Isindag, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, pp. 189-190

[84] Hasan Erman, « Masonlukta Olum Sonrasi », Mimar Sinan, 1977, no. 24, p. 57

[85] Dr. Selami Isindag, Masonlugun Kendine Ozgu Bir Felsefesi Var Midir, Yok Mudur?, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, p. 97