La Franc-Maçonnerie Mondiale

IslamRéinfo TV : Histoire de la franc-maçonnerie

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Histoire de la franc-maçonnerie des origines jusqu’à nos jours.

Franc-Maçonnerie partie 38 : Exemple de Loge Maçonnique : Le Club du Feu l’Enfer

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illuminati_sign_wall_decal_sPour comprendre l’organisation maçonnique au 18ème siècle et ce qu’elle cherchait à accomplir, nous devons étudier avant tout, les différentes sociétés maçonniques secrètes qui apparurent à cette époque. L’une d’entre elles appelée « Le club du feu de l’enfer » (Hell-Fire Club) fut active en Angleterre à la moitié du 18ème siècle. La structure maçonnique de ce club et de son caractère païen antireligieux est expliqué par l’écrivain Daniel Willens, lui-même maçon, dans son article « Le club du feu de l’enfer: sexe, politique et religion au 18ème siècle en Angleterre. » On trouve certains passages intéressants dans cet article publié dans Gnosies, un journal de traditions occidentales :

« Au cours de nuits de pleine lune, sous le règne de George III, roi d’Angleterre, on pouvait parfois apercevoir des membres très puissants du gouvernement de sa majesté, de hauts intellectuels et d’influents artistes, remonter la Tamise en gondole jusqu’aux ruines de l’abbaye près de West Wycombe. Là, dans le clocher retentissant du cloître désaffecté, vêtus de robes de moines et adonnés à n’importe quelle forme de dépravation, culminant avec une Messe Noire lors de célébration sur le corps nu d’une aristocrate débauchée, et présidée par le notoire Sir Francis Dashwood. Une fois leurs prières diaboliques achevées, le cercle interne se retirerait afin de comploter contre l’évolution de l’Empire britannique.

Ce « coupable imbécile » comme on l’a appelé, les dénomma, avec un flair gothique, « Les frères religieux de St. Francis de Medmenham », alors qu’ils avaient été immortalisés par leur nom populaire « Le club du feu de l’enfer ». En cette époque de commérages, il y avait beaucoup de spéculation sur les activités diaboliques de la société et en 1765, Charles Johnstone publia un roman à clé, intitulé Chrysal, ou les aventures d’une Guinée, populairement reconnu pour sa révélation sur les secrets « Des Moines de Medmenham ». …

…Le Club du Feu de l’Enfer est le principal précurseur des moines, fondé aux alentours de 1719 à Londres par Philippe, Duc de Wharton (1698-1731). Wharton était un éminent politicien, franc-maçon, athée, qui chercha à ridiculiser la religion présidant en public, des rassemblements festifs aux apparats sataniques… puis Wharton devint Grand Maître Maçon de la Grande Loge de Londres en 1722…

En 1739, Dashwood fit son retour. Sur son chemin, il s’arrêta à Florence pour y rencontrer l’Abbé Nicolini, et là, il fit la connaissance de Lady Mary Wortley Montagu… (qui) devait finalement rejoindre… Dashwood au Club du Divan… Malheureusement les choses ne se passaient pas bien pour la franc-maçonnerie en Italie. Le Pape Clément XII venait de publier la bulle In Eminenti Apostalatus Specula, déchaînant l’Inquisition contre les loges. Au début des années 1740, le pontife mourut et Dashwood se rendit à Rome pour le conclave qui devait élire le nouveau Pape. Là-bas, enjoué, il s’octroya l’identité du Cardinal Ottiboni, un des chefs persécuteurs de la maçonnerie et le railla en public d’un rituel moqueur et injurieux…

La « chambre capitulaire », est la clé pour comprendre les activités des moines. Son ameublement reste inconnu et l’usage que l’on en faisait, demeure un mystère. Des auteurs à sensation affirment que c’était un sanctuaire satanique, alors qu’il est plus sage de conclure qu’il servait de lieu de cérémonie aux maçons. John Wilkes, un membre important du cercle de Medmenham, qui ne devint pas franc-maçon avant sa division, se plaignit dans un article diffama son précédent ami : « Aucun œil blasphématoire n’a osé pénétrer les mystères Eleusinien anglais de la chambre capitulaire, où se rassemblaient les moines lors d’occasions solennelles. Les rites secrets y étaient célébrés et les libations déversées en grande pompe pour le BONA DEA. » (…) Horace, le fils de Sir Robert Walpole, un des ennemis politiques de Dashwood et probablement méconnu de l’abbaye, se moqua : « Qu’importe ce que leurs doctrines étaient, leur pratique était rigoureusement païenne : Bacchus et Venus étaient deux divinités qui furent pratiquement sacrifiées en public ; et les nymphes et les tonneaux approvisionnés pour contrer les festivités de cette nouvelle église, informèrent suffisamment le voisinage du caractère de ces ermites. »…

La liste des membres des Moines de Medmenham n’existe plus, au cas où elle aurait existé, mais les noms de source sûre associés au groupe, incluent le frère de Dashwood, John Dashwood-King, John Montagu – Comte de Sandwich, John Wilkes, George Bubb Dodington, Baron Melcombe, Paul Whitehead, et un rassemblement de la petite noblesse et d’hommes professionnels. … un groupe d’hommes suffisamment exposés aux yeux du public pour créer le scandale.

Toute la question de la religion est au centre de la fascination que continue d’exercer Dashwood. (…) Une interprétation plus sophistiquée s’était peut-être emparée des rumeurs de magie sexuelle, le livre kabbalistique de l’abbaye, l’image récurrente de Harpocrate, du faible lien de Dashwood avec l’Ordre Maçonnique du Temple et bien sûr la devise Télémaque de l’abbaye de Medmenham, pour finalement en conclure que le Club du Feu de l’Enfer était une manifestation précoce du « Crowlevanity ». L’approche d’un esprit un peu plus réfléchi avait dû repérer les contacts maçonniques de Dashwood et en conclure, probablement de manière correcte, que la « chambre capitulaire » était un temple maçonnique. » [121]

La représentation d’étranges cérémonies dans une loge maçonnique du 18ème siècle.
La représentation d’étranges cérémonies dans une loge maçonnique du 18ème siècle.

La raison d’inclure cette longue citation, est pour donner une idée de l’atmosphère qu’avait développée la maçonnerie au 18ème siècle, et de son influence sur le peuple. La maçonnerie fut perçue comme un secret, comme une organisation curieusement attirante, dont l’opposition aux croyances générales de la société, procurait une sorte de satisfaction psychologique à ses membres. La caractéristique fondamentale des rites maçonniques, comme nous l’avons souligné dans la citation ci-dessus, était la sanctification des symboles et des concepts païens au lieu de ceux des religions monothéistes traditionnelles. Donc, ceux qui devenaient maçons, et tournaient le dos à la Chrétienté, se « paganisaient » par là même, bien que pas nécessairement en adoptant le paganisme comme croyance, mais au moins en adoptant ses symboles.

Cependant, la maçonnerie ne se contentait pas de pratiquer d’étranges cérémonies ; elle suivait également une stratégie destinée à éloigner l’Europe des religions divines, et de l’attirer vers le paganisme. Dans la section suivante, nous aborderons quelques-uns des points les plus importants de l’histoire de l’Europe, pays par pays, et nous suivrons les traces de cette guerre maçonnique contre la religion. Le premier pays que nous devons étudier est la France.

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Notes :

[121] Daniel Willens « The Hell-Fire Club, » Gnose, no. 24, été 1992

Téléchargement : La Franc-Maçonnerie Mondiale par Harun Yahya

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La Franc-Maçonnerie Mondiale de Harun Yahya traite de l’origine des croyances de la franc-maçonnerie et comment elles ont été sauvegardées jusqu’à nos jours. Ce livre est mis gratuitement à notre disposition par l’auteur sur son site.

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LES CHAPITRES DU LIVRE

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  • Introduction
  • Des templiers à l’Egypte antique
  • L’histoire cachée de la kabbale
  • L’humanisme revisité
  • Le matérialisme revisité
  • La théorie de l’évolution revisitée
  • La guerre maçonnique contre la religion
  • Conclusion

Franc-Maçonnerie partie 10 : La Kabbale, une doctrine opposée au créationnisme

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Allah révèle dans le Coran que la Torah est un livre saint qui a été envoyé pour illuminer l’humanité :

« Nous avons fait descendre le Torah dans laquelle il y a guide et lumière. C’est sur sa base que les prophètes qui se sont soumis à Allah, ainsi que les rabbins et les docteurs jugent les affaires des juifs. Car on leur a confié la garde du Livre d’Allah, et ils en sont les témoins…« 

[Coran, Sourate 5, verset 44]

Par conséquent, la Torah, comme le Coran, est un livre qui contient des connaissances et des commandements liés à des sujets tels que l’existence d’Allah, Son unité, Ses qualités, la création des êtres humains et d’autres créatures, l’objectif de la création humaine et les lois morales d’Allah pour l’humanité. (Mais, cette Torah originale n’existe plus aujourd’hui. Ce que nous avons aujourd’hui est une version « altérée » de la Torah, souillée par les mains des hommes.)

L’enseignement de la Kabbale quant aux origines de l’univers et des organismes vivants est une histoire pleine de mythes totalement contraires aux faits de la création révélée par les livres saints.
L’enseignement de la Kabbale quant aux origines de l’univers et des organismes vivants est une histoire pleine de mythes totalement contraires aux faits de la création révélée par les livres saints.

On remarque un point important partagé à la fois par la véritable Torah et le Coran : Allah est considéré comme le Créateur. Allah est absolu et existe depuis l’origine des temps. Toute autre chose qu’Allah est Sa création, créée par Lui à partir du néant. Il a créé et formé l’univers entier, les corps célestes, la matière inerte, les êtres humains et tous les organismes vivants. Allah est unique ; Il existe seul.

Bien que ceci soit la vérité, on trouve une interprétation bien différente dans la Kabbale, ce « poison subtil qui pénètre dans les veines du judaïsme et l’infecte entièrement. » Sa doctrine de Dieu est totalement à l’opposé de la « réalité de la création » trouvée dans la véritable Torah et le Coran. Dans un de ses ouvrages sur la Kabbale, le chercheur américain, Lance S. Owens, présente sa vision des origines possibles de cette doctrine :

« L’expérience kabalistique est à l’origine de plusieurs perceptions sur le Divin, dont nombre d’entre elles émanent d’un point de vue orthodoxe. Le principe le plus fondamental de la foi d’Israël réside dans la proclamation que « notre Dieu est unique ». Mais la Kabbale soutient que bien que Dieu existe dans la forme la plus élevée comme une entité entièrement ineffable (appelée Aïn Sof, l’infini), cette singularité inconnaissable se répand nécessairement en un grand nombre de formes divines : une pluralité de Dieux. C’est ce que les kabbalistes appellent Séphiroths, les émanations ou manifestations de Dieu. La manière par laquelle Dieu passe d’une entité incompréhensible en une pluralité est un mystère auquel les kabbalistes ont consacré beaucoup de méditations et spéculations. Visiblement, cette image d’un Dieu aux multiples facettes évoque le polythéisme, une accusation qui a été véhément réfutée, sans jamais complètement réussir, par les kabbalistes.

Non seulement le Divin est-il pluriel dans la théosophie kabbaliste, mais dans sa première émanation subtile à partir d’une entité inconnaissable, Dieu prit une forme double : masculine et féminine ; un père et une mère divins, Hohma et Bina, étaient les premières émanations de Dieu. Les kabbalistes utilisent sans détours des métaphores sexuelles afin d’expliquer comment le coït créatif de Hohma et Bina engendra le reste de la création... » [27]

Cette théologie mystique comporte une caractéristique intéressante, selon laquelle, les êtres humains ne sont pas créés, mais sont d’une certaine façon divins. Owens décrit ce mythe :

« L’image complexe du Divin … était également considérée par la Kabbale comme ayant une forme unitaire et anthropomorphique. Dieu était, d’après le texte révisé kabbalistique, Adam Kadmon : le premier archétype de l’homme. L’homme et Dieu ont, en commun, à la fois une étincelle divine intrinsèque non créée et une forme organique complexe. Cette étrange équation selon laquelle Adam est Dieu est appuyée par un chiffre kabbalistique : la valeur numérique en hébreu des noms d’Adam et Jéhovah (le tétragrammaton, YHWH, le nom de Dieu dans la Bible hébraïque) est 45 pour les deux noms. Ainsi pour l’exégèse kabbalistique, Jéhovah égale Adam : Adam est Dieu. Avec cette affirmation vient l’assertion que toute l’humanité dans sa plus grande réalisation est semblable à Dieu. » [28]

Cette théologie composée d’une mythologie païenne est à l’origine de la dégénérescence du Judaïsme. Les kabbalistes juifs ont repoussé les limites du bon sens à une telle extrémité qu’ils essaient même de faire des êtres humains des dieux. En outre, d’après cette théologie, non seulement l’humanité est divine, mais elle est seulement composée de juifs ; les autres races ne sont pas considérées comme humaines. Par conséquent, au sein du Judaïsme, originellement fondé sur la servitude et l’obéissance à Allah, cette doctrine corrompue s’est développée, avec pour intention d’assouvir l’arrogance juive. Malgré sa nature contraire à la Torah, la Kabbale fut introduite dans le Judaïsme et elle finit par souiller la Torah.

Un autre point intéressant concernant les doctrines corrompues de la Kabbale réside dans leurs similarités avec les idées païennes de l’Egypte antique. Comme nous l’avons vu dans les premières pages, les Égyptiens antiques croyaient que la matière avait toujours existé ; autrement dit, ils rejetaient l’idée que la matière avait été créée à partir du néant. La Kabbale affirme la même chose pour les êtres humains ; elle déclare que les êtres humains n’ont pas été créés et qu’ils sont responsables de leurs propres existences.

Pour le dire d’une façon moderne : les Égyptiens antiques étaient des matérialistes, et finalement, la doctrine de la Kabbale peut être considérée comme un humanisme laïc.

Il est intéressant de remarquer que ces deux concepts, le matérialisme et l’humanisme laïc, décrivent l’idéologie qui a dominé le monde tout au long des deux siècles derniers.

On est tenté de se demander s’il existe des forces ayant transmis les doctrines de l’Egypte antique et de la Kabbale du cœur de l’histoire antique à aujourd’hui.

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Notes :

[27] Lance S. Owens, Joseph Smith and Kabbalah: The Occult Connection, Dialogue: A Journal of Mormon Thought, vol. 27, no. 3, Automnal 1994, pp. 117-194

[28] Lance S. Owens, Joseph Smith and Kabbalah: The Occult Connection, Dialogue: A Journal of Mormon Thought, vol. 27, no. 3, Automnal 1994, pp. 117-194

Franc-Maçonnerie partie 9 : Doctrines païennes ajoutées à la Torah

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Arbre de Vie des Sephiroth.
Arbre de Vie des Sephiroth.

Il est important de noter que les pêchés des juifs corrompus sont souvent rapportés dans le livre saint des juifs eux-mêmes : l’Ancien Testament. Dans le livre de Néhémie, une sorte de manuel historique dans l’Ancien Testament, les juifs confessent leurs pêchés et leur repentir :

« Ceux qui étaient de la race d’Israël, s’étant séparés de tous les étrangers, se présentèrent et confessèrent leurs péchés et les iniquités de leurs pères. Lorsqu’ils se furent levés à leur place, ils lurent dans le livre de la loi de Yahweh, leur Dieu, pendant un quart de la journée, et, pendant un autre quart, ils confesseront leurs péchés et adorèrent Yahweh, leur Dieu. Josué, Bani, Cedmiel, Sabanias, Bonni, Sarébias, Bani et Chanani, étant montés sur l’estrade des lévites, crièrent à haute voix vers Yahweh, leur Dieu.

… [Ils dirent :] « … Ils [nos pères] se soulevèrent et se révoltèrent contre Toi. Ils jetèrent Ta loi derrière leur dos, ils tuèrent Tes prophètes qui les conjuraient de revenir à Toi, et ils se livrèrent envers Toi à de grands outrages. Alors Tu les abandonnas entre les mains de leurs ennemis, qui les opprimèrent. Mais, au temps de leur détresse, ils crièrent à Toi ; et Toi, Tu les entendis du haut des cieux, et, dans Ta grande miséricorde, Tu leur donnas des libérateurs qui les sauvèrent de la main de leurs ennemis. Quand ils eurent du repos, ils recommencèrent à faire le mal devant Toi. Alors Tu les abandonnas entre les mains de leurs ennemis, qui les dominèrent. Mais, de nouveau, ils crièrent à Toi ; et Toi, Tu les entendis du haut des cieux, et, dans Ta grande miséricorde, Tu les délivras maintes fois. Tu les conjuras de revenir à Ta loi ; et ils persévérèrent dans l’orgueil, ils n’écoutèrent point Tes commandements, ils péchèrent contre Tes ordonnances, qui font vivre celui qui les met en pratique, ils eurent une épaule rebelle, ils raidirent leur cou, et ils n’obéirent point… Mais, dans Ta grande miséricorde, Tu ne les anéantis pas, et Tu ne les abandonnas pas, car Tu [es] un Dieu compatissant et miséricordieux.

Et maintenant, ô notre Dieu, Dieu grand, puissant et redoutable… Tu as été juste dans tout ce qui nous est arrivé, car Tu T’es montré fidèle, et nous avons fait le mal. Nos rois, nos chefs, nos sacrificateurs et nos pères n’ont point observé Ta loi, et ils n’ont été attentifs ni à Tes commandements ni aux avertissements que Tu leur adressais. Pendant qu’ils étaient les maîtres, au milieu des bienfaits nombreux que Tu leur accordais, dans le pays vaste et fertile que Tu leur avais livré, ils ne T’ont point servi et ils ne se sont point détournés de leurs œuvres mauvaises. »

[Torah, Néhémie, Chapitre 9 : verset 2 à 4, 26 à 29, 31 à 35]

Torah
Torah

Ce passage exprime le désir d’un grand nombre de juifs de retourner à leur foi en Allah, mais au cours de l’histoire juive un segment différent acquit progressivement de la force et en vint à dominer les juifs pour plus tard modifier profondément la religion elle-même. Pour cette raison, dans la Torah et les autres livres de l’Ancien Testament, on trouve des éléments provenant de doctrines païennes hérétiques, ainsi que celles mentionnées ci-dessus qui recommandent vivement le retour à la vraie religion. Par exemple :

• Dans le premier livre de la Torah, il est écrit qu’Allah créa l’univers entier en six jours à partir du néant. Ceci est juste et provient de la révélation originale. Mais, ensuite, il est soutenu qu’Allah s’est reposé le septième jour, alors qu’il s’agit d’une pure fabulation. C’est une idée perverse provenant du paganisme qui attribue des qualités humaines à Allah. Dans un verset du Coran, Allah nous dit :

« En effet, Nous avons créé les cieux et la terre et ce qui existe entre eux en six jours, sans éprouver la moindre lassitude. »

[Coran, Sourate 50, verset 38]

Coran
Coran

• Dans d’autres passages de la Torah, on trouve un style d’écriture non respectueux de l’honneur d’Allah, particulièrement là où des faiblesses humaines Lui sont faussement attribuées. (Allah est bien au-dessus de ce qu’ils Lui imputent) Ces anthropomorphismes sont faits pour évoquer les faiblesses humaines que les païens attribuaient à leurs propres dieux fictifs.

• La revendication que Jacob (Que la Paix de Dieu soit sur lui) , l’ancêtre des Israélites, lutta contre Allah et gagna constitue une autre affirmation blasphématoire. Il s’agit manifestement d’une histoire inventée pour conférer aux Israélites une supériorité raciale, dans une exaltation des sentiments raciaux largement répandus chez les païens. (Ou ce qu’on appelle « une rage fanatique » d’après les termes dans le Coran)

• On trouve une tendance dans l’Ancien Testament à présenter Allah comme un Dieu national, comme s’Il était le Dieu des Israélites uniquement. Cependant, Allah est le Seigneur et le Dieu de l’univers et de tous les êtres humains. Cette notion de religion nationale, dans l’Ancien Testament, correspond aux tendances païennes, selon lesquelles chaque tribu adore son propre dieu.

• Dans certains livres de l’Ancien Testament (par exemple, Joshua), les commandements sont donnés pour commettre d’horribles violences contre les non juifs. Les meurtres collectifs sont ordonnés, sans merci pour les femmes, les enfants ou les anciens. Cette sauvagerie impitoyable va complètement à l’encontre de la justice d’Allah et rappelle le barbarisme des cultures païennes, qui adoraient un dieu de la guerre mythique.

Ces idées païennes qui furent introduites dans la Torah doivent avoir une origine. Certains juifs ont dû adopter, honorer et chérir une tradition étrangère à la Torah et modifier cette dernière en y ajoutant des idées provenant de la tradition qu’ils avaient embrassée. L’origine de cette tradition remonte aux prêtres de l’Egypte antique (les magiciens du régime du pharaon). C’est en fait la Kabbale qui a été transmise de là par un grand nombre de juifs. La Kabbale prit une forme qui permit aux doctrines païennes de l’Egypte antique et à d’autres de s’insinuer dans le judaïsme et de s’y développer. Les kabbalistes, bien évidemment, affirme que la Kabbale explique simplement avec plus de détails les secrets cachés de la Torah, mais, en réalité, comme l’historien juif de la Kabbale, Theodore Reinach, le dit la Kabbale est un « poison subtil qui pénètre dans les veines du judaïsme et l’infecte entièrement« . [26]

Il est donc possible de trouver dans la Kabbale des traces évidentes de l’idéologie matérialiste de l’Egypte antique.

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Notes :

[26] Nesta H. Webster, Secret Societies And Subversive Movements, Boswell Publishing Co., Ltd., Londres, 1924 ; Theodore Reinach, Histoire des Israélites, p. 221, et Salomon Reinach, Orpheus, p. 299

Franc-Maçonnerie partie 8 : De L’Egypte Antique à la Kabbale

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Du vivant de Moïse (Que la Paix de Dieu soit sur lui), les Israélites se mirent à créer des sosies des idoles qu’ils avaient vues en Egypte et à les adorer. A la mort de Moïse (Que la Paix de Dieu soit sur lui), plus rien ne les empêchait de sombrer davantage dans la perversité. Bien évidemment, on ne peut pas en dire autant de tous les juifs, mais certains d’entre eux adoptèrent le paganisme égyptien. En fait, ils poursuivirent les doctrines du sacerdoce égyptien (les magiciens du pharaon) qui forment la base des croyances de cette société, et dépravèrent leur propre foi en y introduisant ces doctrines.

Un séphiroth est une des expressions les plus flagrantes des enseignements païens de la Kabbale. La figure composée de cercles sur la gravure kabbalistique de droite est un séphiroth. Tentatives kabbalistiques d’expliquer le processus de la création au moyen du séphiroth. Le scénario qu’ils proposent est réellement un mythe païen totalement en désaccord avec les faits révélés par les livres saints.
Un séphiroth est une des expressions les plus flagrantes des enseignements païens de la Kabbale. La figure composée de cercles sur la gravure kabbalistique de droite est un séphiroth. Tentatives kabbalistiques d’expliquer le processus de la création au moyen du séphiroth. Le scénario qu’ils proposent est réellement un mythe païen totalement en désaccord avec les faits révélés par les livres saints.

La doctrine qui fut introduite dans le Judaïsme en provenance de l’Egypte antique était la Kabbale. Tout comme le système des prêtres égyptiens, la Kabbale était une tradition ésotérique reposant sur la pratique de la magie. Chose intéressante, la Kabbale fournit un compte-rendu de la création assez différent de celui trouvé dans la Torah. Il s’agit d’un compte-rendu matérialiste, reposant sur l’idée égyptienne de l’existence éternelle de la matière. Murat Ozgen, franc-maçon turc, remarque ceci à ce propos :

« Il est évident que la Kabbale a été élaborée de nombreuses années avant que la Torah n’existe. La section la plus importante de la Kabbale est la théorie sur la formation de l’univers. Cette théorie diffère considérablement de l’histoire de la création telle qu’elle est acceptée par les religions théistes. D’après la Kabbale, au début de la création, des choses appelées Séphiroth, ce qui signifie « cercles » ou « orbites », avec des caractéristiques à la fois matérielles et spirituelles prirent forme. Il y avait en tout 32 de ces choses. Les dix premières représentaient le système solaire et les autres les masses d’étoiles dans l’espace. Cette particularité de la Kabbale indique qu’elle est étroitement liée aux systèmes astrologiques anciens de croyance… Ainsi, la Kabbale est très éloignée de la religion juive et bien plus étroitement liée aux anciennes religions mystérieuses de l’Orient. » [24]

Quelques juifs, influencés par les cultures des civilisations païennes de l’Egypte antique et de la Mésopotamie, se sont éloignés de la Thora qu'Allah leur avait donnée comme guide et ont commencé à vénérer divers objets matériels. Ci-dessus est représenté un temple du soleil païen.
Quelques juifs, influencés par les cultures des civilisations païennes de l’Egypte antique et de la Mésopotamie, se sont éloignés de la Torah qu’Allah leur avait donnée comme guide et ont commencé à vénérer divers objets matériels. Ci-dessus est représenté un temple du soleil païen.

Les juifs, en adoptant ces doctrines matérialistes et ésotériques de l’Egypte antique basées sur la magie, ignoraient les interdictions en rapport dans la Torah. Ils assimilèrent les rituels magiques d’autres peuples païens, et par là, la Kabbale devint une doctrine mystique au sein du Judaïsme, mais contraire à la Torah. Dans son livre intitulé Secret Societies and Subversive Movements, l’écrivaine anglaise Nesta H. Webster explique :

« La sorcellerie, telle que nous la connaissons, fut pratiquée par les Cananéens avant l’occupation de la Palestine par les Israélites ; l’Egypte, l’Inde et la Grèce comptaient également des devins et des voyants. Malgré les imprécations contre la sorcellerie, renfermées dans la Loi de Moïse, les juifs, ignorant ces avertissements, furent gagnés par la contagion et mélangèrent la tradition sacrée dont ils avaient hérité avec les idées magiques empruntées à d’autres races ou fruit de leur propre invention. A la même époque, la branche spéculative de la Kabbale juive emprunta à la philosophie du Perse M’agi, des néoplatoniciens et des néopythagoriciens. Il y a donc, une certaine justification quant à l’affirmation des anti-kabbalistes que ce que l’on connaît aujourd’hui comme la Kabbale n’est pas entièrement juive. » [25]

Il existe un verset du Coran qui se rapporte à ce sujet. Allah dit que les Israélites apprirent les rituels de sorcellerie sataniques de sources extérieures à leur propre religion :

« Ils ont préféré suivre ce que les démons rapportaient sur le règne de Salomon. Mais Salomon n’était pas négateur, ce sont les démons qui l’étaient et qui apprenaient aux gens la sorcellerie et ce qui avait été inspiré aux deux anges de Babylone, Hârût et Mârût. Or, ces deux anges n’apprenaient rien à personne sans lui dire auparavant : «Nous ne sommes là que pour tenter les hommes ! Prends donc garde de perdre ta foi !» Les gens apprenaient d’eux le moyen de séparer le mari de sa femme, mais ils ne pouvaient nuire à qui que ce soit sans la permission du Seigneur. D’ailleurs, de telles pratiques les initiaient beaucoup plus à ce qui était nuisible qu’à ce qui était utile, sans compter que ceux qui s’y adonnaient savaient bien qu’ils n’auraient aucune part de bonheur dans la vie future. À quel vil prix ont-ils ainsi aliéné leurs âmes ! Mais le savaient-ils ?« 

[Coran, Sourate 2, verset 102]

Ce verset soutient que certains juifs, même en sachant ce qu’ils allaient perdre dans l’au-delà, apprirent et adoptèrent les pratiques de la magie. Par conséquent, ils s’égarèrent de la Loi qu’Allah leur avait envoyée et ayant vendu leurs âmes, ils s’adonnèrent au paganisme (doctrines magiques). « Il s’étaient vendus » pour une chose maléfique, autrement dit, ils avaient abandonné leur foi.

Les faits relatés dans ce verset indiquent les principaux éléments d’un conflit important dans l’histoire juive. Ce combat était, d’une part, entre les prophètes qu’Allah avait envoyés aux juifs et ces juifs croyants qui leur obéissaient, et d’autre part, ces juifs pervers qui s’étaient rebellés contre les commandements d’Allah, imitaient la culture païenne des gens autour d’eux et suivaient leurs pratiques culturelles plutôt que la loi d’Allah.

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Notes :

[24] Murat Ozgen Ayfer, Masonluk Nedir ve Nasildir?, Istanbul, 1992, pp. 298-299

[25] Nesta H. Webster, Secret Societies And Subversive Movements, Boswell Publishing Co., Ltd., Londres, 1924 ; p, 1924

Franc-Maçonnerie partie 7 : Le Veau D’or

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Veau d'or
Veau d’or

Un des faits importants concernant l’exode des Israélites d’Egypte, telle que relatée dans le Coran, est qu’ils se rebellèrent contre la religion qui leur fut révélée par Allah, bien qu’Il les sauva par la main de Moïse (Que la Paix de Dieu soit sur lui) de la tyrannie du pharaon. Les Israélites furent dans l’incapacité de comprendre le monothéisme que Moïse (Que la Paix de Dieu soit sur lui) leur avait communiqué, mais penchaient continuellement vers idolâtrie.

Allah décrit ainsi cette tendance étrange :

« Et nous avons fait traverser la mer aux enfants d’Israël. Ils passèrent auprès d’un peuple attaché à ses idoles et dirent : « Moïse, désigne-nous une divinité semblable à leurs dieux. » Il dit : « Vous êtes certes des gens ignorants. Le culte, auquel ceux-là s’adonnent, est caduc ; et tout ce qu’ils font est nul et sans valeur. »

[Coran, Sourate  8, versets 138 et 139]

Malgré les avertissements de Moïse (Que la Paix de Dieu soit sur lui), les Israélites continuèrent de vivre dans cette perversion et lorsque Moïse (Que la Paix de Dieu soit sur lui) les quitta pour monter seul au mont Sinaï, elle se manifesta au grand jour. Profitant de l’absence de Moïse (Que la Paix de Dieu soit sur lui), un homme (le Samaritain) s’avança. Il attisa les flammes du penchant des Israélites pour idolâtrie et les persuada de fabriquer la statue d’un veau et de l’adorer.

« Courroucé et plein d’amertume, Moïse revint vers son peuple : «Ô mon peuple, s’écria-t-il, votre Seigneur ne vous a-t-Il pas fait une belle promesse? Avez-vous trouvé cette promesse trop longue à se réaliser? Ou avez-vous voulu que la colère de Dieu s’abatte sur vous, pour avoir trahi votre engagement envers moi ?» «Nous n’avons pas manqué à notre engagement envers toi, répondirent-ils, de notre propre gré. Mais on nous a fait porter des charges de bijoux appartenant au peuple de Pharaon. Nous les avons jetées au feu, le Samaritain en a fait de même, et il leur a fait sortir des flammes un veau sous forme d’un corps mugissant. Et aussitôt l’assistance s’est mis à crier : “Voilà votre dieu et celui de Moïse qui l’a tout simplement oublié !”

[Coran, Sourate 20, versets 86 à 88]

Pourquoi y avait-il chez les Israélites une tendance aussi tenace à ériger les idoles et à les adorer ? Quelle était l’origine de ce penchant ?

Manifestement, une société qui n’avait jamais auparavant cru dans les idoles n’adopterait pas brusquement le comportement aussi inepte de construire une idole et de se mettre à l’adorer. Seuls ceux pour lesquels l’idolâtrie était un penchant naturel auraient pu croire dans ces aberrations.

Néanmoins, les Israélites étaient un peuple qui avait cru en un seul Dieu depuis l’époque de leur ancêtre Abraham (Que la Paix de Dieu soit sur lui). Le nom « Israélites » ou « les Fils d’Israël » fut donné en premier aux fils de Jacob (Que la Paix de Dieu soit sur lui), le petit-fils d’Abraham (Que la Paix de Dieu soit sur lui), puis à l’ensemble des  juifs. Les Israélites avaient protégé la foi monothéiste héritée de leurs ancêtres Abraham, Isaac et Jacob (Que la Paix de Dieu soit sur eux). Ensemble avec Joseph (Que la Paix de Dieu soit sur lui), ils se rendirent en Egypte et préservèrent le monothéisme pendant une longue période, bien qu’ils vécussent au milieu de l’idolâtrie égyptienne. Il est évident d’après les histoires narrées dans le Coran que lorsque Moïse (Que la Paix de Dieu soit sur lui) vint à eux, les Israélites étaient un peuple qui croyait en un seul Dieu.

Autre idole de l’Egypte ancienne: Hathor, le veau d’or.
Autre idole de l’Egypte ancienne : Hathor, le veau d’or.

La seule explication serait que les Israélites, même s’ils adhéraient à une croyance monothéiste, furent influencés par les païens parmi lesquels ils vivaient, et se mirent à les imiter, remplaçant la religion choisie pour eux par Allah par l’idolâtrie des nations étrangères.

Une statue de l’Egypte ancienne d’Hathor.
Une statue de l’Egypte ancienne d’Hathor.

Lorsqu’on enquête sur ce sujet à la lumière des documents historiques, on remarque que le culte païen qui influença les Israélites n’était autre que celui de l’Egypte antique. Une preuve importante à l’appui de cette conclusion est que le veau d’or adoré par les Israélites, pendant que Moïse (Que la Paix de Dieu soit sur lui) était sur le Mont Sinaï, était en réalité une réplique des idoles égyptiennes Hathor et Apis. Dans son livre, Too Long in the Sun (Trop longtemps dans le soleil), l’auteur chrétien Richard Rives écrit :

« Hathor et Apis, les dieux vache et taureau d’Egypte, représentaient l’adoration du soleil. Leur adoration n’était qu’une étape dans la longue histoire égyptienne du culte du soleil. Le veau d’or du Mont Sinaï constitue une preuve plus qu’évidente que la fête proclamée était liée à l’adoration du soleil… » [23]

L’influence de la religion païenne égyptienne sur les israélites s’est manifestée en plusieurs reprises. Aussitôt qu’ils ont rencontré un peuple païen, leur penchant pour des croyances hérétiques c’est fait sentir et selon un verset du Coran, ils dirent :

« Moïse, désigne-nous une divinité semblable à leurs dieux. » [Coran, Sourate 8, verset 138] « Ce qu’ils ont dit à leur Prophète, « O Moïse, nous ne te croirons qu’après avoir vu Allah clairement ! » [Coran, Sourate 2, verset 55] montre bien leur penchant pour la vénération des choses matérielles, selon le religion païenne qu’ils avaient pratiqué en Egypte.

Le penchant des Israélites pour le paganisme de l’Egypte antique, souligné ici, est important pour nous permettre de comprendre l’altération du texte de la Torah et les origines de la Kabbale. Lorsque l’on considère attentivement ces deux sujets, on note, qu’à leur origine, se trouve le paganisme de l’Egypte antique et la philosophie matérialiste.

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Notes :

[23] Richard Rives, Too Long in the Sun, Pub., 1996, pp. 130-131