Khawarij

IslamRéinfo TV : Réponse à Aldo Stérone sur le calife `Othman Ibn `Affan !

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Réponse à la vidéo d’Aldo Stérone qui porte le titre « L’histoire non racontée du Califat – Uthman » où il occulte beaucoup d’éléments dans le but de salir `Othman Ibn `Affan aux yeux des ignorants mais surtout pour diaboliser la fonction de Calife et le système du Califat.

Shaykh Salih Ibn Fawzan : La source des innovations !

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librairie-islamique-la-verite-sur-les-sectes-Shaykh Salih Ibn Fawzan a dit : « Le Prophète (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) nous informa que cette communauté se divisera tout comme les juifs et les chrétiens se divisèrent. Cette information est une mise en garde et une incitation à s’accrocher à la Sunnah quand cela arrive, et qu’il n’y a pas de salut en dehors de la Sunnah. Celui qui délaisse la Sunnah fera partie des sectes qui entreront au feu. Les sectes qui émergèrent sont très nombreuses. Toutefois, leurs fondements sont quatre :

1 / Les chiites : leur première apparition fut lors de l’assassinat de Othman (Radia Llahou Anhou) avec la venue de Abdullah Ibn Saba le juif. Il introduisit la fitnah chez les musulmans et appela à prendre le parti de ‘Ali Ibn Abou Talib (Radia Llahou Anhou) et qu’il aurait été choisi par le Messager d’Allah (Sala Llahou Aleyhi wa Salam et que les compagnons auraient été injustes envers lui en lui enlevant le Califat. Ce fut à ce moment qu’apparurent les chiites.

Les savants ont expliqué que les chiites se divisent en de nombreuses sectes.

La première d’entre elles est al-Mufaddilah. Il sont ceux qui préfèrent Ali au reste des compagnons dont Abou Bakr, Omar et Othman ; voilà ce que sont al-Mufaddilah. Ils ne diffament cependant pas les Califats de Abou Bakr, Omar et Othman, mais ils disent seulement que Ali était le meilleur d’entre eux. C’est une erreur. Ali fut le quatrième des Califes bien guidés. Il n’était pas meilleur que Abou Bakr, Omar et Othman. Même lui s’opposait à celui qui le préférait à Abou Bakr et Omar, le menaçant de le châtier.

La seconde est composée de ceux qui prétendent que Ali avait été choisi par le Messager d’Allah (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) et qu’il était celui qui méritait le plus le Califat, et que les Califats de Abou Bakr, Omar et Othman étaient injustes et une usurpation. Ils disent que le Califat revenait à Ali et qu’il était celui qui fut choisi par le Messager d’Allah (Sala Llahou Aleyhi wa Salam), mais que les compagnons l’opprimèrent et lui usurpèrent le Califat, entre autres doctrines égarées !

La troisième est composée des chiites extrémistes des chiites extrémistes qui disent que le message divin était à Ali et que Jibril le trahit en le confiant à Mohammed ! Car il était originellement destiné à Ali. Ils disent : « Le digne de confiance fit preuve de traîtrise et le détourna du lion. » Le digne de confiance fait référence à Jibril (Aleyhi Salam) qui aurait donc détourné le message du lion, Ali, pour Mohammed.

La quatrième est la pire Ils prétendent que Ali est une divinité. Ils sont ceux que Ali Ibn Abou Talib (Radia Llahou Anhou) fit brûler. Il creusa des fossés, y alluma le feu et les-y jeta vifs. Il est rapporté de lui qu’il dit :

« Lorsque je vis que l’affaire devint abjecte, j’attisai mon feu et appelai Qanbar (son serviteur). »

Il les jeta au feu lorsqu’ils lui dirent : « Tu es Lui, tu es Lui ». Ibn Abbas (Radia Llahou Anhou) était d’avis qu’il était obligatoire de les exécuter par l’épée et non de les brûler, parce que le Prophète (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) a dit :

« Ce n’est que le Seigneur du feu qui peut châtier par le feu. »

Il n’interdit pas leur exécution, mais il dit : « Je suis d’avis qu’ils auraient dû être exécutés par l’épée au lieu du feu. » Nombreuses sont les sectes qui découlent de ces sectes chiites.

 

2 / Les Qadariyyah : Ils sont ceux qui renient le destin. Ils émergèrent vers la fin de l’époque des compagnons. Ils se divisent en deux :

Les Qadariyyah Jabriyyah qui sont extrême dans l’affirmation du destin.

Les Qadariyyah Nufah, qui nient le destin. Ils sont les Mu’tazilah et ceux qui empruntent leur voie. Ils disent que le serviteur crée ses propres actions et qu’Allah n’a pas créé les actions des serviteurs, mais que ce sont plutôt eux qui les créent. De l’autre côté, leur opposants, les Jabriyyah, disent que les actes des serviteurs sont les actes d’Allah et que les serviteurs sont obligés de dire et de faire ce qu’ils disent et font, qu’ils n’ont pas le choix. Les Mu’tazilah, eux, disent qu’ils ont un choix indépendant.

Par conséquent, si le terme Qadariyyah est employé de façon absolue, il fait référence aux Mu’tazilah et ceux qui suivent leur avis dans le déni du destin, parce qu’ils le nient. Mais les Jabriyyah affirment le destin de manière extrême au point de dire que le serviteur est forcé. Les premiers nient le destin et les second exagèrent dans son affirmation. Ils sont tous appelés Qadariyyah de manière absolue. Ils se divisèrent en de nombreuses sectes.

 

3 / Les Khawarij : Ils sont ceux qui se révoltent contre le gouverneur musulman, sortent de l’obéissance, rendent mécréants les gens qui commettent de grands péchés inférieurs au polythéisme et rendent licite le sang des musulmans. Il sont les gens de l’excès et de l’extrémisme dans la religion. Ils sont religieux, craignent Allah, jeûnent, accomplissent la prière nocturne et récitent le Coran, mais sans compréhension, ni clairvoyance ! C’est pour cela qu’ils s’égarèrent – et c’est auprès d’Allah que l’on cherche refuge.

Ils sortirent de l’obéissance et se révoltèrent contre le commandeur des croyants, Ali Ibn Abou Talib et des combats eurent lieu entre lui et eux, et Allah le fit triompher. Ils n’ont de cesse de se révolter contre le gouverneur, rendant licite le sang des musulmans et déclarant mécréants ceux qui commettent des péchés majeurs inférieurs au polythéisme.

Ils sont appelés al-Wa’diyyah parce qu’ils agissent suivant les versets de menace (wa’id) sans faire de distinction entre les péchés majeurs que sont le polythéisme et la mécréance et les autres péchés majeurs. Toute personne commettant un péché majeur est mécréante selon eux. Non seulement ils les déclarent mécréants, mais aussi rendent licite de verser leur sang et combattent les musulmans, délaissant le combat contre les mécréants.

Par conséquent, le Prophète (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) les décrivit ainsi :

« Ils tueront les gens de l’Islam et laisseront les adorateurs d’idoles. »

Il n’a jamais été rapporté que les Khawarij ait jamais combattu les mécréants. Ils ne combattent que les musulmans. Ils sont divisés en de nombreuses sectes, certaines pires que d’autres.

 

4 / Les Murji’ah : Ils disent que les actes ne font pas partie de la foi. Ils croient que la personne est croyante même si elle n’accomplit pas d’acte ou si elle délaisse tous les actes, elle sera tout de même croyante. Ils furent nommés Murji’ah à partir du terme al-irja, qui signifie at-ta’khir (le retard) parce qu’ils retiennent les actes en dehors de la foi. Ils sont divisés en nombreuses sectes.

Les pires d’entre eux sont les Jahmiyyah qui disent que la foi n’est que dans la connaissance du cœur Donc celui qui connaît par son cœur est croyant, même s’il ne croit pas !

La seconde sectes des Murji’ah sont les Asha’irah qui sont d’avis que la foi n’est que la croyance du cœur et que ni les paroles de la langue, ni les actes des membres n’y sont inclus. Pour eux, il est suffisant de croire avec son cœur.

La troisième secte est les Karramiyyah qui croient que la foi est de prononcer avec la langue, même si l’on n’a pas de croyance dans le cœur.

La quatrième secte est al-Murji’atu al-Fuqaha qui disent que la foi est croyance du cœur et parle de la langue, même si l’on ne fait pas d’actes.

 

Ils sont tous unanime quand au fait que les actes n’entrent pas dans la foi. Mais ils divergent cependant dans leurs écoles de pensée en ce qui concerne l’action du cœur et la prononciation avec la langue.

Les Khawarij partirent aux extrêmes dans l’inclusion des actes dans la foi et dirent : « Celui qui abandonne les actes mécroit de manière absolue. » Alors que les Murji’ah sont à l’opposé : ils partirent à l’extrême dans la négation des actes comme faisant partie de la réalité de la foi et disent que ne mécroit pas celui qui abandonne tous les actes de manière absolue. Quand à Ahl As-Sunnah wal-Jama’ah (et toutes les louanges reviennent à Allah), Allah les guida à la vérité comme le dit le Très Haut :

« … Puis Allah, de part sa Grâce, guida ceux qui crurent vers cette Vérité sur laquelle les autres disputaient. Et Allah guide qui Il veut vers le chemin droit. » [Coran, Sourate 2, verset 213]

Ils disent que la foi est la parole de la langue, croyance du cœur et action des membres. Elle accroît par l’obéissance à Allah et décroît par les désobéissances. Mais elle ne disparaît pas de manière absolue par l’arrêt des actions, comme le prétendent les Khawarij, ni ne reste intacte malgré le délaissement de tous les actes, comme le prétendent les Murji’ah. Au contraire l’abandon de certaines actions causes la mécréance, comme l’abandon de la prière. Et l’abandon de certaines autres actions est un péchés majeur qui n’implique pas de mécréance.

C’est cela le détail que fait Ahl As-Sunnah wal-Jama’ah (et toutes les louanges reviennent à Allah) qui concilie les versets de promesse auxquels s’attachent les Murji’ah et les versets de menace auxquels s’attachent les Khawarij. Ahl As-Sunnah wal-Jama’ah regroupe donc entre les versets de promesse et ceux de menace et expliquent les uns avec les autres, les restreignant les uns par les autres, ramenant ceux qui sont équivoques à ceux qui sont clairs et les mettant tous en application et disent :

« Nous y croyons : tout est de la part de notre Seigneur ! » [Coran, Sourate 5, verset 7]

Ce sont les sectes dont de nombreuses autres sectes ont découlé. »

 

[Sharh As-Sunnah (L’explication de la Sunnah) de l’imam Al-Hasan Ibn ‘Ali Al-Barbahari, expliqué par Shaykh Salih Ibn Fawzan Al-Fawzan, Éditions Al-Bayyinah, Tome 2, Pages 85 à 91]

 

Autour de la règle : « Celui qui dit à son frère « mécréant », cela se retourne contre l’un des deux ! »

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khawarij-rumiLes savants Mourjî’ et les savants gouvernementaux aggravent ce Hadîth aux yeux des gens, au point qu’il est établit chez certains étudiants en science que quiconque traire un musulman de mécréant est un mécréant –et cet avis est faux-[1] ce qui mena beaucoup d’étudiants à s’abstenir de juger les Tawâghît mécréant. On trouve chez eux certains qui s’abstiennent même de les traiterd’injustes.

Mais l’aspect ténébreux de cette parole s’éclaircit dans plusieurs points :

1) ‘Omar ibn Al Khattâb traita Hâtib ibn Balta‘a de mécréant lorsque ce dernier commit un grand crime, mais qui n’atteignait pas la limite de la mécréance. Nous savons cela, car Allah l’appela au nom de la foi : « Ô vous les croyants, ne prenez pas Mon ennemis et le vôtre pour allié. » Lorsque le messager d’Allah salla llahou ‘alayhi wa sallam voulu conquérir la Mecque, Hâtib écrivit une lettre aux habitant de la Mecque pour les en informer. ‘Omar dit alors « Laisse-moi trancher la nuque de cet hypocrite ! » Et le prophète salla llahou ‘alayhi wa sallam ne l’en blâma pas ni ne se fâcha pour cela, mais il lui dit « Ne sais tu pas, ‘Omar, qu’Allah se pencha sur les gens de Badr et leur a dit « Faites ce que vous voulez, Je vous ai déjà pardonné. » Ce récit est rapporté par Al Boukhârî. Le prophète salla llahou ‘alayhi wa sallam n’a pas dit à ‘Omar « Tu es un Takfîrî, qui juge les musulmans mécréants, tu fais partie des Khawârij… » Comme le disent aujourd’hui les savants gouvernementaux aux monothéistes. Et Al Boukhârî utilisa ce Hadîth pour ouvrir le chapitre qu’il intitula « Celui qui ne vois pas le verdict de mécréance sur celui qui le dit par erreur d’appréciation ou par ignorance. »

Ibn Al Qayyim dit au sujet de l’histoire de Hâtib et des conclusions qu’on peut en tirer : « Il y a dans ce récit : Lorsqu’un homme accuse un musulman d’hypocrisie ou de mécréance par erreur d’interprétation ou par colère pour la religion d’Allah ou de Son messager, et pas par passion ou autre, il ne devient pas mécréant pour cela, ni même pécheur, mais il est même récompensé pour son intention, contrairement aux gens des passions et de l’hérésie : eux, ils traitent de mécréants et d’hérétique celui qui s’oppose à leur passions, alors que ce sont eux qui méritent le plus ces accusations. » (Zâd Al Mou‘âd, 3/372)

2) L’histoire rapporté par Al Boukhârî, le Hadîth de Jâbir ibn ‘Abdilleh, qui raconte que Mou‘âdh faisait la prière avec le prophète salla llahou ‘alayhi wa sallam, puis des gens arrivèrent, et Mou‘âdh dirigea la prière avec eux, et récita la sourate Al Baqara. Un homme quitta les rangs et pria seul en récitant des sourates courtes. Lorsque Mou‘âdh l’apprit, il dit « C’est un hypocrite ! » Alors l’homme en question partit chez le prophète salla llahou ‘alayhi wa sallam, et le prophète ne fit aucun reproche à la parole de Mou‘âdh, mais bien à la durée de la prière, et lui dit « Veux-tu être un fauteur de trouble Mou‘âdh ?! Récite des sourates courtes comme « Wa Chamsi wa DhouHâha » ou « Sabbih isma rabbikal A‘lâ » ! »

3) Lorsque Ousayd Ibn Houdhayr, le fils de l’oncle de Sa‘d ibn ‘Oubâda, dit à Sa‘d « Tu n’es qu’un hypocrite ! Tu discutes en faveur des hypocrites ! » comme le rapporte Al Boukhârî. Ousayd traita donc Sa‘d ibn ‘Oubâda d’hypocrite car il discutait en faveur des hypocrites, et il s’agissait ici d’Abdallah ibn Oubay Saloûl, alors que Sa‘d ibn ‘Oubâda est bien connu ! Malgré cela,le prophète salla llahou ‘alayhi wa sallam n’a pas blâmé Ousayd et ne lui a pas dit « Tu es un Takfîrî Khârijî » comme le disent les savants gouvernementaux, par vénération pour leur Tawâghît. Il n’existe aucune personne pratiquant le Tawhîd et l’exposant, et désavouant les Tawâghît sans que ceux là disent ce genre de parole. Cela arriva même à Mouhammad ibn ‘Abdelwahhâb, lorsqu’il exposa le monothéisme et insulta les Tawâghît et les combattit, les savants du mal dirent de lui « C’est un Khârijî, un Takfîrî » tout comme aujourd’hui, c’est exactement la même chose. Nous demandons à Allah de nous protéger de l’égarement après la guidée.

Quant à la signification du Hadîth : « Cela revient sur l’un d’eux » cela veut dire « Le péché », dans le sens ou celui qui le fait est dans le péché et que cela ne lui est pas permis. Mais celui qui dit que c’est de la mécréance, sa parole est faible et très éloignée. Il faut faire attention à cela, et celui qui veut plus de détailles à ce sujet, qu’il revienne à ce qu’a expliqué cheikh ‘Abdallah Abou Boutayn dans « Majmoû‘at Rasâ‘il An-Najdya » 5/511.

Cheikh ‘Abdellatîf ibn ‘Abderrahmân dit : « Celui qui traite certains pieux de mécréants par erreur d’appréciation ou par erreur, et qu’il fait partie de ceux qui peuvent faire des efforts d’appréciation, ceux de ce genre là n’ont pas de péché dû à leur effort de trouver la justice, comme dans l’histoire de Hâtib : ‘Omar le traita d’hypocrite et demanda au messager d’Allah la permission de le tuer. Le messager d’Allah salla llahou ‘alayhi wa sallam lui dit alors « Ne sais tu pas, ‘Omar, qu’Allah se pencha sur les gens de Badr et leur a dit « Faites ce que vous voulez, Je vous ai déjà pardonné. » Malgré cela, il ne gronda pas ‘Omar pour ce qu’il dit sur Hâtib, qu’il est un hypocrite. Allah a dit « Seigneur, ne nous punis pas si nous oublions ou nous trompons » Et il est confirmé que le Seigneur Tabâraka wa Ta‘âlâ, après que ce verset fut révélé et récité par les croyants, Il dit « Je l’ai fait. » Quant à celui qui traite de mécréant quelqu’un de cette communauté en se basant sur une preuve et un texte du Coran ou de la Sounnah, et qu’il a vu une mécréance claire comme l’association à Allah, l’adoration d’un autre que Lui, ou se moquer d’Allah ou de Ses versets ou de Ses messager, ou les démentir, ou détester ce qu’Allah a révélé comme guidée et religion de vérité, ou renier une description d’Allah ou un des attributs de Sa majesté, celui qui traite une telle personne de mécréant est récompensé et il a raison, il ne fait par là qu’obéir à Allah et Son messager. » (Dourar 12/ 260, 261)

Et cheikh ‘Abdallah ibn ‘Abderrahmân Abou Boutayn fut interrogé au sujet du Hadîth « Celui qui traite un musulman de mécréant est un mécréant. » Il répondit : « Cette version du Hadîth n’est pas connue de nous comme venant du prophète salla llahou ‘alayhi wa sallam, mais le Hadîth connu est « Celui qui dit à son frère « Mécréant » alors cela se retourne contre l’un des deux. » Celui qui accuse un homme de mécréance, ou de perversion ou d’hypocrisie, par erreur d’appréciation ou par colère pour Allah, alors nous espérons qu’il sera pardonné [2], comme quand ‘Omar, qu’Allah l’agrée, dit sur Hâtib qu’il est un hypocrite. Cela arriva à d’autres compagnons. Quant aux ignorants qui disent « vous jugez les musulmans mécréants » Ceux-là ne connaissent ni l’islam ni le monothéisme. Apparemment, l’islam de celui qui dit cela est invalide [3], car celui qui ne blâme pas ces choses que font les idolâtres aujourd’hui, et ne voit rien de mal dedans, ce n’est pas un musulman. » (Majmoû‘at Rasâ‘il wa masâ’il An-Najdiya 1/654, 655.

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[1] Sache qu’il n’y a que quatre cas possible de personne qui traite un musulman de mécréant :
1) Celui qui refuse le verdict d’Allah et le dément.
2) Celui qui le fait pour plaisanter et jouer.
3) Celui qui le fait par erreur d’interprétation.
4) Celui qui le fait par effort de justice et se trompe.

Quant au premier, celui qui refuse le verdict et le dément, sa mécréance est flagrante. La justification de sa mécréance est qu’il s’est permis à lui-même de s’opposer à Allah et de décrire les choses différemment de ce qu’Allah a décrit. Comme si Allah disait d’une chose « C’est permis » mais que lui dise, sans aucune excuse valable, « Non ! C’est Interdit ! » Ou bien Allah dit « Celui qui fait cela est un croyant ! » et lui dit « Non, celui qui fait ça est un mécréant ! » Il donne aux choses un autre statut que ceux qu’Allah leur a donné. Ce qu’Allah décrit comme étant de la foi, il le décrit mécréance. Une telle personne est mécréante sans aucun doute, et elle sort de l’islam.

Pour le deuxième, celui qui le fait pour jouer et plaisanter, il ne fait également aucun doute de sa mécréance, car Allah a dit « Est-ce d’Allah, de Ses versets et de Son messager que vous vous moquiez ? Ne vous excusez pas, vous avez mécru après avoir cru. »

Pour le troisième, celui qui le fait par erreur d’interprétation, celui là est pécheur, car il a jugé sans science, mais avec ignorance. Mais il ne devient pas mécréant car il y a probabilité de présence d’une confusion, une mauvaise déduction des textes qui empêche de lier la menace générale sur le cas particulier. Exemple : Les Khawârij, qui traitaient de mécréants certains compagnons et ceux qui sont coupables de grands péchés. Malgré leur confusion, nous ne trouvons aucun compagnon qui les a jugés mécréant, mais ils étaient unanimes quant au faite de les combattre. Cheykh Al Islâm Ibn Taymiya dit « Les Khawârij étaient les plus manifestes dans l’hérésie et le meurtre des musulmans et l’excommunication de la communauté. Mais les compagnons ne les jugèrent pas mécréant, ni ‘Alî ibn Abî Tâlib, ni autre que lui. Mais ils les jugèrent musulmans, injustes et transgresseurs. »

Et pour le quatrième, celui qui le fait par effort de justice, celui là est pardonné et excusé, et récompensé, car le prophète salla llahou ‘alayhi wa sallam a dit « Si le juge fait effort de justice et se trompe, il a une récompense. » Comme ce fut le cas pour ‘omar ibn Al Khattâb, Mou‘âdh ibn Jabal et d’autres comme nous allons le voir inchaAllah. Trad. Référence : Qawâ‘id fî takfîr d’Abou Baçîr.

[2] Pas comme disent les savants gouvernementaux qui effraient les étudiants au sujet du Takfîr, au point que les Tawâghît arabes qui gouvernent par autre que la loi islamique et veulent une autre loi que la loi de l’islam, ne sont pas des mécréants. Et ils s’abstiennent même de juger celui qui insulte Allah mécréant ! Nous nous innocentons auprès d’Allah de cet égarement, et nous Lui demandons la protection contre cette ruse.

[3] Regarde ce que le cheikh jugea sur celui qui dit ce genre de paroles atroce.

Source : Musulmans du Monde