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Anâ-Muslim : Genèse religieuse et philosophique de l’Occident !

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Franc-Maçonnerie partie 39 : Le combat contre la religion en France

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illuminati_new_world_order_skull_and_crossbones_masons_desktop_1200x1592_hd-wallpaper-892987Lors de travaux antérieurs nous avons étudié le rôle important joué par la maçonnerie dans la Révolution française. Un très grand nombre de philosophes de l’Illuminisme, plus particulièrement ceux qui avaient les plus fortes opinions antireligieuses, étaient des maçons. Les jacobins, qui plantèrent le décor de la révolution et en devinrent les leaders, étaient membres de loges. [122]

Le rôle joué par les maçons dans la révolution a été reconnu par un « agent provocateur » du nom de Comte Cagliostro. Cagliostro a été arrêté par l’Inquisition en 1789 et a fait d’importantes confessions alors qu’il était interrogé. Il a commencé par déclarer que les maçons d’un bout à l’autre de l’Europe planifiaient une série de révolutions. Il a dit que le but principal des maçons était de détruire la Papauté ou de s’en emparer. Dans sa confession, Cagliostro a également admis que des banquiers juifs soutenaient financièrement toutes ces activités révolutionnaires et que l’argent juif jouait également un rôle important dans la Révolution française. [123]

La Révolution française était essentiellement une révolution contre la religion. Dans l’effort déterminé des révolutionnaires de se débarrasser du clergé, ainsi que de l’aristocratie, de nombreux gens d’église furent tués, des institutions religieuses détruites et des lieux de culte endommagés. Les Jacobins voulaient même éradiquer complètement la chrétienté et la remplacer par une croyance païenne qu’ils appelaient « la religion de la raison ». Mais, en peu de temps, ils perdirent le contrôle de la révolution et la France plongea dans un chaos total.

La mission de la maçonnerie dans ce pays ne s’arrêta pas avec la révolution. Lorsque Napoléon arriva au pouvoir, il mit fin au chaos survenu à la suite de la révolution. Mais, cette stabilité ne dura pas longtemps ; l’ambition de Napoléon de gouverner l’Europe entière ne fit qu’affaiblir son pouvoir. Le conflit, en France, continua entre les monarchistes et les révolutionnaires. En 1830, 1848 et 1871, se produisirent trois autres révolutions. En 1848, la « Deuxième République » fut proclamée ; puis, remplacée par la « Troisième République » en 1871.

Les maçons furent très actifs tout au long de cette période d’agitation. Leur but principal était d’affaiblir l’Eglise et ses institutions, de détruire les valeurs de la religion et l’influence de ses lois sur la société et d’abolir l’éducation religieuse. Ils considéraient que l’anticléricalisme était le centre de leurs activités sociales et politiques.

L’Encyclopédie Catholique fournit des informations importantes sur la mission antireligieuse du Grand Orient, comme on appelait la maçonnerie française :

« A partir des documents officiels de la maçonnerie française, contenus essentiellement dans le « Bulletin » officiel et le « Compte-rendu » du Grand Orient, il a été prouvé que toutes les mesures anticléricales votées par le Parlement français avaient été prescrites auparavant dans les loges maçonniques et mises en vigueur sous la direction du Grand Orient, dont le but avoué était de contrôler tout et tout le monde en France… « J’ai dit à l’Assemblée de 1898 », déclare le député Massé, porte-parole officiel de l’Assemblée de 1903, « qu’il est du suprême devoir de la franc-maçonnerie d’intervenir chaque jour davantage dans les conflits politiques et profanes. » « Le succès (dans le combat anticlérical) est largement dû à la franc-maçonnerie ; car c’est son esprit, son programme, ses méthodes, qui ont triomphé. » « Si le bloc a été établi, c’est grâce à la franc-maçonnerie et à la discipline apprise dans les loges »… « Nous aurons besoin de vigilance et surtout de confiance mutuelle, si nous voulons accomplir notre œuvre, jusqu’à présent inachevée. Cette œuvre, vous savez… Le combat anticlérical, continue. La République doit se débarrasser des congrégations religieuses, en leur donnant un vigoureux coup de balai. Le système des demi-mesures est dangereux partout ; l’adversaire doit être écrasé d’un seul coup. » [124]

L’Encyclopédie Catholique continue son récit du combat de la franc-maçonnerie contre la religion :

« En vérité, toutes les réformes maçonniques « anticléricales » menées à bien en France depuis 1877, telles que la sécularisation de l’éducation, les mesures contre des écoles privées chrétiennes et les établissement de charité, la suppression des ordres religieux et le pillage de l’Eglise, culminent ouvertement dans une réorganisation antichrétienne et irréligieuse de la société humaine, pas seulement en France mais dans le monde entier. Ainsi, la franc-maçonnerie française, comme porte-étendard de toute la franc-maçonnerie, prétend inaugurer l’âge d’or de la république maçonnique universelle, en réunissant tous les hommes et toutes les nations dans la fraternité maçonnique. « Le triomphe des Galiléens, » dit le président du Grand Orient, le Sénateur Delpech, le 20 septembre, 1902, « a duré vingt siècles ». Mais maintenant il meurt à son tour…. « L’Eglise catholique romaine, fondée sur le mythe galiléen, a commencé à dépérir rapidement dès le jour où fut établie l’Association maçonnique » [125]

Par « Galiléen », les maçons entendent Jésus (Que la Paix de Dieu soit sur lui), parce que, selon l’Evangile, Jésus est né dans la ville palestinienne de Galilée. Par conséquent, la haine des maçons contre l’Eglise est une expression de leur haine contre Jésus et toutes les religions monothéistes. Ils pensaient avoir détruit l’effet des religions divines grâce aux philosophies matérialistes, darwinistes et humanistes qu’ils avaient établies au 19ème siècle et avoir fait revenir l’Europe à son paganisme pré-chrétien.

L’illustration d’une loge maçonnique française du 18ème siècle.
L’illustration d’une loge maçonnique française du 18ème siècle.

Lorsque ces mots furent prononcés en 1902, une série de lois votées en France élargirent la portée de l’opposition religieuse. 3.000 écoles religieuses furent fermées et il fut interdit de donner toute éducation religieuse dans les écoles. De nombreux membres du clergé furent arrêtés, quelques-uns exilés et les personnes religieuses commencèrent à être considérées comme des citoyens de deuxième ordre. C’est pourquoi, en 1904, le Vatican rompit toute relation diplomatique avec la France, mais cela ne changea pas l’attitude du pays. Il fallut la perte des vies de centaines de milliers de français contre l’armée allemande lors de la Première Guerre Mondiale avant de dompter l’arrogance du pays et qu’il reconnaisse à nouveau l’importance des valeurs spirituelles.

Comme l’affirme l’Encyclopédie catholique, la guerre contre la religion, de la Révolution française jusqu’au 20ème siècle, fut livrée par « les mesures anticléricales votées par le Parlement français », « décrétées auparavant par les loges maçonniques et exécutées sous la direction du Grand Orient. » [126] Ce fait apparaît clairement dans les écrits maçonniques. Voici, par exemple, la citation d’une publication turque d’un « Discours réalisé par Frère Gambetta, le 8 juillet 1875, dans la loge Clémente Amitié » :

« Alors que le spectre de la réaction menace la France, et que la doctrine religieuse et les idées rétrogrades sont passées à l’offensive contre les principes et les lois modernes et sociaux, au sein des organisations industrieuses et visionnaires comme la maçonnerie, fidèles aux principes de la fraternité, nous trouvons force et consolation dans la lutte contre les extravagantes revendications de l’Eglise, ses exagérations ridicules et ses excès habituels… nous devons être vigilants et continuer la lutte. De façon à établir les idées de l’ordre et du progrès humains, résistons afin que nos boucliers ne puissent être percés. » [127]

On observera que la littérature maçonnique présente constamment ses propres idées comme étant « visionnaires » tout en accusant les personnes religieuses d’être « rétrogrades ». Cependant, il s’agit seulement d’un jeu de mots. La notion de « spectre » de la réaction, mentionnée dans la citation ci-dessus, est une chose à laquelle les personnes religieuses sincères s’opposent aussi, mais que les maçons exploitent pour viser la vraie religion dans leur tentative d’en éloigner les gens. En outre, il faut à nouveau souligner que la philosophie matérialiste humaniste adoptée par les maçons est en réalité un système d’idées superstitieuses, dépassées, un héritage des civilisations païennes de l’Egypte et de la Grèce anciennes.

C’est pourquoi, l’utilisation par les maçons de termes tels que « visionnaire » et « dépassé » ne repose en réalité sur aucune base. Cette utilisation est sans fondement car le conflit entre les maçons et les personnes religieuses n’est rien de plus que la perpétuation du conflit entre deux idées qui ont existé depuis les tout premiers temps de l’histoire. C’est la religion qui proclame la première de ces idées : que l’humanité a été créée par la volonté d’Allah et que les êtres humains ont le devoir de Le vénérer. C’est la vérité. L’idée opposée, que les êtres humains n’ont pas été créés, mais vivent des existences vaines et sans but, est celle proposée par ceux qui nient l’existence d’Allah. Lorsqu’on comprend bien, on voit que leur utilisation des termes superficiels de « dépassés » et « visionnaires » ne repose sur rien.

En utilisant l’idée de « progrès, » les maçons cherchent à détruire la religion. L’Encyclopédie Catholique déclare :

« Ce qui suit est considéré comme étant les principaux moyens [de la franc-maçonnerie] :

(1) Détruire radicalement l’Eglise par une persécution ouverte ou par un système frauduleux et hypocrite de séparation entre l’Etat et l’Eglise, toute influence de l’Eglise et de la religion sur la société, appelée insidieusement « cléricalisme » et, autant que possible, détruire l’Eglise et toute religion authentique, c’est-à-dire surhumaine, qui soit plus qu’un vague culte à la patrie et à l’humanité ;

(2) Laïciser, ou séculariser, par le biais d’un système tout aussi frauduleux et hypocrite de « non sectarisme », toute vie publique et privée et, surtout, l’instruction et l’éducation populaires. Le « non sectarisme » comme l’entend le parti du Grand Orient est anticatholique et même un sectarisme antichrétien, athéiste, positiviste ou agnostique dans un costume de non sectarisme. La liberté de pensée et de conscience des enfants doit être développée systématiquement chez l’enfant à l’école et protégée, autant que faire se peut, de toutes les influences dérangeantes, non seulement de l’Eglise et des prêtres, mais également des propres parents des enfants, si nécessaire, même si ça doit être au moyen de contraintes morales et physiques. Le parti du Grand Orient considère que cela est indispensable et qu’il s’agit d’une manière infailliblement sûre de parvenir à établir une république sociale universelle… » [128]

On peut voir que la maçonnerie a mis en place, sous le nom de « libération de la société », un programme, encore utilisé de nos jours, dont le but est de déraciner la religion. Celui-ci ne doit pas être confondu avec un modèle cherchant à donner l’opportunité à chaque citoyen de quelque confession que ce soit de pratiquer sa foi librement. Le modèle envisagé par la maçonnerie est plutôt un programme de lavage de cerveaux en masse, conçu pour éliminer complètement la religion de la société et des esprits des individus et, si nécessaire, de persécuter ses partisans.

Dans tous les pays où elle se trouve, la maçonnerie cherche à mettre son programme en œuvre, bien que ce soit d’une façon adaptée à la culture et aux conditions qui prévalent dans ce pays.

Un de ces pays est l’Allemagne.

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Notes :

[122] Pour les relations entre l’Illuminisme et la Révolution française avec la maçonnerie voir Harun Yahya, Yeni Masonik Düzen, pp. 203-215

[123] Michael Howard, The Occult Conspiracy, p. 69

[124] Compte rendu Gr. Or., 1903, Nourrisson, « Les Jacobins, » 266-271 ; The Catholic Encyclopedia, « Masonry (Freemasonry), » New Advent, (http://www.newadvent.org/cathen/09771a.htm)

[125] L’Encyclopédie catholique, « Maçonnerie », Nouvel avènement, (http://www.newadvent.org/cathen/09771a.htm)

[126] L’Encyclopédie catholique, http://www.newadvent.org/cathen/09771a.htm#VIII

[127] Nur Safa Tekyeliban, « Taassuba Karsi Mucadele », : Du Discours du Frère Gambetta fait le 8 juillet 1875 dans la Loge Clémente Amitié, « Dogus Kolu Yilligi : Ankara Dogus Mahfili Çalismalari, 1962, Kardes Press, Ankara, 1963, p. 19

[128] The Catholic Encyclopedia, « Masonry (Freemasonry), » New Advent, (http://www.newadvent.org/cathen/09771a.htm)

Franc-Maçonnerie partie 33 : Erasmus Darwin, grand-père de Charles Darwin

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On pense généralement que les fondateurs de la théorie de l’évolution sont les biologistes français Jean Lamarck et anglais Charles Darwin. Selon l’histoire classique, Lamarck fut le premier à proposer la théorie de l’évolution, mais il fit l’erreur de la baser sur l' »héritage des traits acquis ». Plus tard, Darwin proposa une deuxième théorie fondée sur la sélection naturelle.

Cependant, nous devons mentionner ici le nom d’un autre théoricien qui joua un rôle important dans l’origine de la théorie de l’évolution : Erasmus Darwin, grand-père de Charles Darwin.

Erasmus Darwin était un contemporain de Lamarck (18ème siècle). Physicien, psychologue et poète, il était reconnu comme une autorité. Son biographe, Desmond King-Hele l’a même surnommé le plus grand anglais du 18ème siècle. [99] Mais, Erasmus Darwin avait une vie privée très sombre. [100]

Il s’est surtout fait remarqué comme l’un des plus célèbres naturalistes d’Angleterre. Comme nous l’avons dit au début, le naturalisme est une philosophie qui n’accepte pas qu’Allah ait créé les organismes vivants. En fait, ce point de vue, qui est proche du matérialisme, fut le point de départ de la théorie de l’évolution d’Erasmus Darwin.

Erasmus Darwin, grand-père de Charles Darwin était un "Maître maçon".
Erasmus Darwin, grand-père de Charles Darwin était un « Maître maçon ».

Dans les années 1780-1790, Erasmus Darwin développa les grandes lignes de la théorie de l’évolution, selon laquelle toute vie provient, par hasard et selon les lois de la nature, d’un seul ancêtre commun. Il fit ses recherches dans un jardin botanique de 32.000 m2 qu’il avait préparé, et chercha des preuves qui prouvent sa théorie. Il l’expliqua dans deux livres intitulés Le Temple de la Nature et La Zoonomie. Par ailleurs, en 1784, il fonda une société chargée de diffuser ses idées, connue comme la Société Philosophique.

Des années plus tard, Charles Darwin héritait les idées de son grand père et les grandes lignes lui permettant de présenter sa théorie de l’évolution. La théorie de Charles Darwin s’élabora sur la structure établie par son grand-père, tandis que la Société Philosophique devint l’un des partisans les plus passionnés de sa théorie. [101]

En bref, Erasmus Darwin est le véritable pionnier de la théorie que nous connaissons comme la théorie de l’évolution et dont on a fait la propagande dans le monde entier durant les derniers 150 ans.

Où Erasmus Darwin découvrit-il l’idée d’évolution ? D’où vient son intérêt pour ce thème ?

Après une recherche approfondie sur cette question, nous avons découvert le fait intéressant qu’Erasmus Darwin était un maçon. Et Erasmus Darwin n’était pas un maçon ordinaire, il était l’un des maîtres les plus hauts placés dans l’organisation.

Il a été le maître de la célèbre loge de Canongate à Édimbourg, en Ecosse. [102] En outre, il avait des liens très étroits avec les maçons jacobins qui étaient les organisateurs de la Révolution, à l’époque, en France, avec les Illuminati, dont le principal objectif était de fomenter de l’hostilité envers la religion. [103] Comme nous le voyons, Erasmus Darwin était un nom important parmi les organisations maçonniques antireligieuses en Europe.

Le livre d’Erasmus Darwin La Zoonomie, dans lequel il posait les fondements de la théorie de l’évolution.
Le livre d’Erasmus Darwin La Zoonomie, dans lequel il posait les fondements de la théorie de l’évolution.

Erasmus éduqua son fils Robert (le père de Charles Darwin) qui fut lui aussi membre de la loge maçonnique. [104] Pour cette raison, Charles Darwin reçut l’héritage des préceptes maçonniques à la fois de son père et de son grand-père.

Erasmus Darwin espérait que son fils Robert développe et publie sa théorie, mais ce fut son petit-fils Charles qui se chargea de le faire. Bien qu’il paru quelques années plus tard, le Temple de la Nature d’Erasmus Darwin fut finalement révisé par Charles Darwin. Les idées de Darwin n’avaient pas le poids d’une théorie scientifique ; c’était simplement l’expression d’une doctrine naturaliste qui soutenait que la nature avait une puissance créatrice.

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Notes :

[99] Desmond King-Hele, Doctor of Revolution: The Life and Times of Erasmus Darwin, Faber & Faber, Londres, 1977, p. 361

[100] Henry Morris, The Long War Against God, p. 178

[101] William R. Denslow, 10,000 Famous Freemasons, vol. I. Macoy Publishing & Macoy Supply Co., Inc. Ricmond, Virginia, 1957, p. 285

[102] William R. Denslow, 10,000 Famous Freemasons, vol. I. Macoy Publishing & Macoy Supply Co., Inc. Ricmond, Virginia, 1957, p. 285

[103] Henry Morris, The Long War Against God, p. 198. L’Ordre des Illuminati fondé en Bavière, en Allemagne, en 1776, était une sorte de loge maçonnique. Le fondateur des Illuminati, Dr. Adam Weishaupt, était juif. Il avait énuméré les objectifs de l’Ordre comme il suit : 1- Abolir toutes les monarchies et les gouvernements réguliers, 2- Abolir la propriété privée et l’héritage, 3- Abolir la vie de famille et l’institution du mariage et établir un système d’enseignement communautaire pour les enfants, 4- Abolir toutes les religions. (voir, Eustace Mullins, The World Order: Our Secret Rulers, p. 5 ; Lewis Spence, The Encyclopedia of the Occult, p. 223)

[104] Henry Morris, The Long War Against God, Master Books, avril 2000, p. 198

Franc-Maçonnerie partie 32 : Illuminisme et avènement du mythe de l’évolution

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Les idées matérialistes et évolutionnistes que les organisations maçonniques comme l’ordre de la Rose-Croix ou l’Ikhwan as-Safa’ exprimaient secrètement, mais surtout symboliquement, ont pris plus de force à mesure que le pouvoir social de l’Eglise catholique s’affaiblissait en Europe. En conséquence, ces enseignements païens, restés dans la clandestinité pendant environ 1.000 ans en raison de la domination politique et intellectuelle du Christianisme, ont trouvé un regain d’intérêt auprès des penseurs européens des 17ème et 18ème siècles.

La Révolution: la France fut noyée dans un bain de sang.
La Révolution : la France fut noyée dans un bain de sang.

Cette période, durant laquelle les idées matérialistes et évolutionnistes furent largement acceptées par la société européenne et l’influencèrent en s’éloignant de la religion, est connue comme l’Illuminisme. Certainement, ceux qui ont choisi ce nom (c’est-à-dire ceux qui qualifiaient ce changement d’idées comme un passage à la lumière) étaient les leaders de cette déviation. Ils décrivaient la période antérieure comme l' »Age des ténèbres » et en blâmaient la religion, affirmant que l’Europe est devenue « éclairée » lorsqu’elle s’est laïcisée et s’est éloignée de la religion. Cette perspective tendancieuse et fausse est toujours un des principaux mécanismes de propagande des personnes opposées à la religion.

Dans son livre, Réflexions sur la Révolution en France, Edmund Burke a montré les effets destructeurs de la Révolution française et de l’Illuminisme.
Dans son livre, Réflexions sur la Révolution en France, Edmund Burke a montré les effets destructeurs de la Révolution française et de l’Illuminisme.

Il est vrai que le Christianisme médiéval était plutôt « ténébreux » en raison des superstitions et de l’intolérance, mais la plupart de ces excès furent éliminés à l’époque postmédiévale. En fait, l’Illuminisme n’a pas non plus apporté beaucoup de résultats positifs dans l’Occident. L’effet le plus important de l’Illuminisme, qui s’est produit en France, a été la Révolution française, qui a noyé le pays dans une mer de sang. Aujourd’hui la littérature influencée par l’Illuminisme glorifie la Révolution française ; toutefois, elle a coûté énormément à la France et a provoqué des conflits sociaux qui ont duré jusqu’au 20ème siècle. L’analyse de la Révolution française et de l’Illuminisme par le célèbre penseur britannique, Edmund Burke, est très révélatrice. Dans son célèbre ouvrage, Réflexions sur la Révolution en France, publié en 1790, il critique à la fois l’idée de l’Illuminisme et son fruit, la Révolution française ; à son avis, ce mouvement a détruit les valeurs fondamentales qui servaient de cohésion à la société, c’est-à-dire la religion, la morale et la structure familiale, et a ouvert la voie à la terreur et à l’anarchie. Enfin, il considérait l’Illuminisme, selon les mots d’un commentateur, comme un « mouvement destructeur de l’intelligence humaine ». [98]

Les leaders de ce mouvement destructeur étaient les maçons. Voltaire, Diderot, Montesquieu, et d’autres penseurs antireligieux qui ont ouvert la voie à la Révolution, étaient tous des maçons. Ceux-ci étaient intimes avec les jacobins qui étaient les leaders de la Révolution. Cela a mené certains historiens à conclure qu’il est difficile de distinguer entre le jacobinisme et la maçonnerie en France à cette époque. (Voir Le nouvel ordre maçonnique de Harun Yahya)

Au cours de la Révolution française, l’hostilité envers la religion était évidente. De nombreux prêtres furent envoyés à la guillotine, des Eglises furent détruites, et, par ailleurs, il y avait des gens qui voulaient éradiquer totalement le Christianisme et le remplacer par une religion déviée, païenne et symbolique appelée « la Religion de la raison. » Les leaders de la Révolution devinrent également victimes de cette folie ; chacun d’eux perdit finalement la tête sous la guillotine, à laquelle ils avaient eux-mêmes condamné tant de gens. De nos jours encore, beaucoup de français se demandent si la Révolution a été une bonne chose.

Voltaire, Diderot et les "Encyclopédistes" : les leaders maçonniques de l’Illuminisme et les féroces opposants à la religion.
Voltaire, Diderot et les « Encyclopédistes » : les leaders maçonniques de l’Illuminisme et les féroces opposants à la religion.

Les sentiments antireligieux de la Révolution française se répandirent ensuite dans toute l’Europe et, par conséquent, le 19eme siècle fut l’une des périodes de propagande antireligieuse les plus agressives.

Par conséquent, ce processus a permis que les idées évolutionnistes et matérialistes, qui étaient restées clandestines pendant des siècles grâce à l’utilisation de symboles, sortent au grand jour. Des matérialistes, comme Diderot et le Baron d’Holbach, brandirent la bannière de l’antireligion, et le mythe de l’évolution de la Grèce antique fut introduit dans la communauté scientifique.

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Notes :

[98] Pocock, dans ; Edmund Burke, Reflections on the Revolution in France, ed. J. G. A. Pocock, Indianapolis: Hackett Publishing Company, 1987, pp. 33-38