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IslamRéinfo TV : La Femme en Islam est soumise et elle n’est pas libre !

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La Femme en Islam n’est pas Libre et elle est Soumise contrairement à ce qu’en disent certains musulmans et certaines musulmanes.

Non, les femmes musulmanes n’ont pas besoin de faire carrière pour être “empowored”.

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Non, les femmes musulmanes n’ont pas besoin de faire carrière pour être émancipée/indépendante/autonome.

Nous avons des voix dans la communauté musulmane occidentale, à la fois sur le web et dans la vie réelle, avec des idées bien intentionnées mais finalement vaines sur les femmes musulmanes, idées qui font pleinement le jeu des islamophobes qu’elles tentent de combattre.

Ce type de mentalité est particulièrement visible sur les réseaux sociaux. Certains hommes musulmans voient la stigmatisation à laquelle les femmes musulmanes sont confrontées en Occident et leur réaction est une tentative de «combattre les stéréotypes».

Comment essaient-ils de faire cela?

En mettant l’accent sur les femmes musulmanes qui font carrière pour dire : “Regardez! Les femmes musulmanes ne sont pas opprimées.”

C’est vraiment dingue.

Pourquoi n’est-ce pas une stratégie intelligente?

Parce que lorsque nous essayons de prouver que les femmes musulmanes sont autonomes et non oppréssés en disant «Mais il y a plein de hijabés qui font carrière dans les domaines scientifitiques et téchnologiques !», c’est une bataille perdue.

Premièrement, cette ligne de pensée ne va pas vraiment convaincre vos ennemis idéologiques. S’ils croient fermement que l’Islam opprime les femmes, leur montrer des images d’ingénieures et de mathématiciennes musulmanes ne les influencera pas. Leur haine de l’islam est trop profonde pour que quelques images puissent la déloger, leur esprit restera donc borné. Ils reviendront simplement avec: «Bien, bien, ces femmes musulmanes en particulier ne sont peut-être pas opprimées, mais il y en a beaucoup d’autres qui le sont réellement. Le hijab lui-même, en tant que concept, est oppressant parce qu’il est porté par les femmes. L’islam est une religion sexiste, patriarcal et misogyne.”

Les photos glamour des scientifiques hijabi ne répondent pas vraiment à cette revendication centrale.

Deuxièmement, ce type de stratégie concède trop. Cela surcompense. En mettant en évidence les stéréotypes de la femme “indépendante” qui fait carrière, cette stratégie délaisse et fragilise complètement toutes les autres femmes : l’épouse et la mère au foyer. Cette femme qui est l’épine dorsale de la famille et donc de la société. Une société en bonne santé est composée de familles en bonne santé, et une famille en bonne santé a à cœur une femme musulmane forte et enracinée à la maison. Elle fonde sa famille, l’ancre. Sans elle dans ce rôle important, il y a un vide notable, un fossé, un déficit. Il existe un lien évident et historiquement documenté entre l’entrée massive des femmes sur le marché du travail et la rupture de la cellule familiale traditionnelle. Nous faisons semblant de ne pas savoir ça lorsque nous adoptons une stratégie consistant à mettre en valeur les femmes qui font carrière afin de plaider en faveur de l’autonomie des femmes musulmanes.

Troisièmement, la stratégie même consistant à afficher les femmes musulmanes dans la sphère publique est ironique pour quiconque a étudié l’histoire de la colonisation des pays musulman par l’Occident. Le hijab et la réclusion des femmes musulmanes en Algérie se sont révélés être un obstacle contre les puissances coloniales françaises. Frantz Fanon, psychiatre et intellectuel anticolonial originaire de Martinique, a décrit la doctrine coloniale française de la manière suivante:

 

“Si nous voulons détruire la structure de la société algérienne, sa capacité de résistance, nous devons tout d’abord conquérir les femmes; nous devons aller les chercher derrière le voile où elles se cachent et dans les maisons où les hommes les cachent.”

 

Contrairement à l’insistance non musulmane laïque qui veut que les femmes soient facilement visibles et exposées au public, l’Islam protège la vie privée et l’honneur d’une femme en la protégeant du regard d’hommes étrangers. En établissant une séparation saine entre les sexes et en ne rendant pas les femmes facilement accessibles dans la sphère publique, l’islam maintient également la pureté du cœur des individus ainsi que la santé de la société en général. Une solution diamétralement opposée consiste à coller des photos de femmes musulmanes sur les médias sociaux, où des milliers d’étrangers peuvent afficher leurs photos et les regarder aussi longtemps qu’ils le souhaitent. C’est grossier.

Quatrièmement, cette méthode pour montrer l’autonomie des femmes musulmanes en leur montrant qu’elles font de «grandes choses» dans les domaines de la science et de la technologie relève du complexe d’infériorité. Cette stratégie consiste en fait à prendre pour acquis, à intérioriser la manière de penser des non-musulmans. Au lieu de remettre en question les normes établies par le camp adverse, elle s’y conforme. Ce paradigme des non-musulmans et des islamophobes, repose sur un ensemble d’hypothèses spécifiques:

1. Les femmes doivent travailler et obtenir un salaire afin d’être considérées comme «des femmes qui ont réussi», «utiles à la société» et «améliorant le monde».

2. Les carrières les plus prestigieuses sont dans les STEM (science, technologie, ingénierie et mathématiques) qui sont dominées par les hommes. Les femmes devraient être encouragées à y entrer.

3. Les femmes doivent faire le même travail que les hommes de la même manière pour être perçues comme «indépendantes» et «libérées».

4. Plus une femme a gravi les échelons supérieurs d’une entreprise et plus elle a obtenu de diplômes, meilleure est sa performance.

Toutes ces affirmations sont fausses. En tant que musulmans, nous ne partageons pas ces points de vue et ne nous y soumettons pas non plus.

En tant que musulmans, nous nous soumettons aux valeurs supérieures révélées dans l’Islam au sujet des sexes, de leurs rôles, de leur nature et de la manière dont ces deux sexes travaillent ensemble et se complètent pour que la société et l’humanité puissent prospérer.

Nous, musulmans et musulmanes, comprenons que:

1. Il existe de nombreux autres modes de travail extrêmement précieux – et absolument irremplaçables – qui n’accordent pas en retour un salaire de la part d’un employeur. Mettre l’accent sur l’emploi salarié comme preuve de l’indépendance/autonomie/émancipation et du succès revient tout simplement à souscrire à la fausse affirmation selon laquelle le carriérisme est une émancipation. Pourquoi devrions-nous l’accepter aveuglément alors que tant de femmes dans le monde de l’entreprise expriment un degré d’insatisfaction élevé à l’égard de leur vie? Pourquoi devrions-nous l’accepter aveuglément quand toutes les données prouvent que les femmes occidentales sont devenues moins heureuses alors qu’elles sont plus “émancipées” ?

2. Si une femme est forcée de travailler à l’extérieur de la maison, en raison de besoins financiers ou de circonstances urgentes, pourquoi devrions-nous présumer que les carrières en STEM (science, technologie, ingénierie et mathématiques) sont ce qui lui convient le mieux? Il n’est pas sage de pousser par réflexe les femmes à entrer dans des domaines dominés par les hommes afin de prouver leur «émancipation». Dans ces domaines exigeants et concurrentiels, les femmes doivent souvent passer de nombreuses années à l’école pour obtenir leur diplôme. Et puis, ces carrières elles-mêmes ne sont pas toujours propices au meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, encore moins pour une famille musulmane. Dans de nombreux cas, une femme musulmane doit renoncer totalement à l’idée de fonder une famille si elle veut travailler dans le domaine des STEM.

3. L’idée qu’une femme doit prouver son mérite en s’efforçant de rivaliser avec les hommes et de les battre à leur propre jeu est tout simplement triste. Le féminisme pousse les femmes à vouloir être les mêmes que les hommes, à pénétrer dans les mêmes domaines, à travailler les mêmes longues heures, à avoir le même niveau de promiscuité et à promettre faussement que les femmes auront le même résultat que les hommes. Les hommes et les femmes ont des besoins et des natures très différents, et courir dans la même roue de hamster que les hommes juste pour prouver quelque chose ne peut apporter apporter de vrai bonheur à une femme, mais elle ne s’en rend compte que quand il est trop tard. Au moment où la plupart des femmes se rendent compte de la futilité de rivaliser avec les hommes dans leurs domaines, il est trop tard pour revenir en arrière et agir différemment. La fenêtre de ce qui apporte le plus grand bonheur à la plupart des femmes, à savoir les enfants et une famille stable, est fermée et il est trop tard pour revenir en arrière.

4. Les femmes qui sont de perpétuelles étudiantes et/ou des carriéristes ont tendance à le faire aux dépens de la famille. Le féminisme promet aux femmes qu’elles peuvent tout faire et tout avoir: elles peuvent gravir les échelons de l’entreprise et obtenir plusieurs doctorats tout en ayant un mari, une famille et des enfants. C’est un fantasme qui ne se déroule pas ainsi dans la réalité. D’innombrables travailleuses ayant de grandes carrières tendent à avoir des relations et des vies familiales dysfonctionnelles tout simplement parce qu’elles accordent la priorité à leur carrière. La famille récupère les restes. De même que les femmes avocates de haut niveau ou qui occupent d’autres emplois inhabituellement exigeants, les statistiques révèlent que leur santé mentale souffre du stress constant d’être entraînée dans trop de directions différentes. Incapables de se concentrer pleinement sur leur vie professionnelle mais également incapables de se consacrer pleinement à leur foyer, à leur famille ou à leurs enfants, elles souffrent de sentiments de dépression accablante et d’anxiété chronique. Elles essaient de tout faire mais ne le peuvent tout simplement pas, s’épuisant elles-mêmes.

Est-ce ce que nous voulons pour nos sœurs, quand l’Islam nous enseigne une meilleure voie ?

Aux islamophobes qui veulent dire que les femmes musulmanes sont opprimées, nous n’avons tout simplement pas besoin de jouer à leur jeu. Nous pouvons simplement renverser la situation et répondre: «En fait, ce sont les femmes occidentales qui souffrent du plus haut degré d’insatisfaction et de dépression en dépit de leur vie supposée “émancipée”. Au lieu de vous préoccuper des femmes musulmanes, peut-être devriez-vous d’abord nettoyer de votre côté. Et si vous avez besoin de conseils de notre part, nous, musulmans, serons ravis de vous aider! »

Daniel Haqiqatjou

Source : https://renaissancemusulmane.com/non-les-femmes-musulmanes-nont-pas-besoin-de-faire-carriere-pour-etre-empowored?fbclid=IwAR1UnJRGPVghnOtn3LT_lus2hihfXhHvas-3Dem22ZQ93dquzGIYwaFh7RU

Réponse à ceux qui affirme que le Voile n’est pas obligatoire !

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Depuis plusieurs semaines déjà, la question du voile agite les médias, dérange les élites jusqu’à résonner dans les plus hautes sphères politiques. Ce débat redondant devenant une spécialité française, il s’est particulièrement intensifié avec l’intervention à charge de grandes figures du gouvernement français ce qui a eu comme conséquence directe d’installer un climat délétère terrible allant jusqu’à avoir des répercussions réelles comme on a pu le voir récemment avec l’attentat de Bayonne. C’est donc l’occasion de répondre ensemble à quelques questions et accusations qui reviennent le plus souvent à propos du voile.

IslamRéinfo TV : Comprendre l’importance de la culture islamique [Partie 2]

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Comprendre l’importance d’une culture islamique et définir les pistes à son élaboration en vu de la renaissance de la civilisation islamique suite à sa décadence.

IslamRéinfo TV : Comprendre l’importance de la culture islamique [Partie 1]

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Comprendre l’importance d’une culture islamique et définir les pistes à son élaboration en vu de la renaissance de la civilisation islamique suite à sa décadence.

Histoire de l’Egypte Partie 14 : La seconde guerre du Golfe

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George W. Bush (1946/????)

Le 23 janvier 2003, l’Égypte participe à une réunion présidée par la Turquie à Istanbul en compagnie de la Syrie, l’Iran, la Jordanie et l’Arabie Saoudite, pour éviter la guerre en Irak. Elle demande à Bagdad plus de coopération avec l’ONU et de faciliter son désarmement.

Le 1er mars, Hosni Moubarak réuni la Ligue Arabe à Charm al-Cheikh dont la question sera l’évitement de la guerre en Irak mais seulement 11 chefs d’États sur 22 sont présents. Il demande à ce que les États arabes refuse toutes attaques ou actions militaires contre l’Irak. Les Émirats Arabes Unis demandent la démission de Saddam Hussein. Quant au président Libyen, Mouammar Kadhafi, il annonce qu’il retire son pays de la Ligue Arabe.

Hosni Moubarak envoi une délégation auprès du président irakien et lui demande de désarmer son pays pour éviter une escalade de violence. Saddam Hussein accepte et commence le désarmement du pays sous la supervision de l’ONU. Il autorise cette dernière à interroger ses scientifiques mais le 17 mars, le président des Etats-Unis George W. Bush donne un ultimatum de 48h au président irakien pour quitter son pays. Ce dernier refuse, ce qui entraîne un retrait de tous les inspecteurs de l’ONU, de la suspension du programme « Pétrole contre nourriture ». Le 20 mars, les Etats-Unis et la Grande Bretagne lance l’opération militaire « Liberté de l’Irak ».

Un nombre important de raids et de bombardement, ainsi que des missiles tirés à partir de navires stationnés dans la méditerranée, dans la mer rouge et le Golfe sur le territoire irakien. Dans la soirée, les troupes terrestres travers la frontière entre l’Irak et le Koweït et commence à envahir le pays. Le 14 avril, la coalition, anglo-américaine annonce la chute du régime de Saddam Hussein, même si ce dernier est toujours en cavale.

Les États arabes doivent faire face aux manifestations violentes dans toutes les grandes villes de leur territoires et son accusés de complicité pour leur inactions. Cette invasion va aggravé le mécontentement de la population envers le régime de Hosni Moubarak. Les partis d’oppositions reproche la traversée du Canal de Suez de la VIe flotte américaine et la mise à disposition des aérodromes égyptiens pour les bombardiers américains. Enfin, comme lors de la première guerre du Golfe, des expatriés égyptiens, reviennent au pays pour fuir la guerre.

Histoire de l’Egypte Partie 13 : Un Islam étatique et lutte anti-terroriste !

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Face à la montée des attentats et des revendications des islamistes, l’Etat se voit dans l’obligation de mettre en place des institutions religieuses qui seront sous sont contrôle. L’objectif est de diffuser un islam moins violent et surtout qui protège l’appareil d’État. Cette mesure est adoptée par de nombreux régimes dans monde arabo-musulman contemporain mais aussi par le passé à travers de nombreuses dynasties comme les Mamelouks ou les Ottomans. Mais sous Moubarak, cette mesure va engendrée une série de concessions de la part de l’Etat, qui va devoir accepter la censure et la critique de l’Islam par les intellectuelles laïques du pays et des films/romans de ces auteurs.

Ces concessions sont nécessaire pour combattre un mal plus féroce, qui est celui des islamistes et des jihadistes. L’État accepte cette diffusion de l’Islam pour contrer son ennemi principal qui se trouve être ces jihadistes qui plomb son économie et qui déstabilisent la société.

Depuis le début des années 1990, Hosni Moubarak dénonce le terrorisme islamiste dans les pays arabes. Cet ennemi insaisissable a porté un coup fatale à l’économie du pays en déstabilisant la sécurité de la population et surtout des touristes. La multiplication des attentats a atteint son point d’orgue avec l’attentat de Louxor qui met un frein au tourisme dans la pays. Malgré l’aide financière américaine, le tourisme était l’industrie n°1 du pays. Le président égyptien organise à Charm al-Cheïck une conférence des Nations Unis sur le thème de la lutte anti-terroriste au proche Orient.

Après les attentas du 11 septembre 2001, Hosni Moubarak profite de la situation pour réaffirmer son engagement envers les résolutions du Conseil de Sécurité sur les efforts déployés par l’Union Européenne contre le terrorisme. En avril 2002, le président participe à la rencontre ministérielle du groupe des Non-Alignés qui se déroule au Caire.

Depuis 2002, la contestation du régime en place est de plus en plus flagrant et Hosni Moubarak met tout en place pour faire taire ces contestation, à commencer par la lutte anti-terroriste pour restaurer la confiance des investisseurs et des touristes étrangers. Le parti du pouvoir (Parti National Démocratique) gagne les élections municipale en avril 2002 avec 99% des suffrages exprimés n’arrange pas les choses et s’ajoute à cela, de violentes manifestations dans les rues du Caire et d’Alexandrie, qui sont réprimés par les forces du régime.

Le régime multiplie les procès contre des formations politique islamistes comme le Parti de la Libération Islamique (Hizb al-Tahrir al-Islami) dont les 26 membres comparaîtront devant la Haute Cour de Sûreté de l’Etat, ainsi qu’une dizaines de sympathisants de divers partis islamistes à travers tout le territoire. Hosni Moubarak pousse certaines formations islamiques, qui jouent le jeu démocratique, à rejoindre les factions armées musulmanes. En effet, en empêchant les divers partis, islamiques ou non, à accéder au pouvoir, elle les poussant dans l’illégalité, ce qui sera à l’origine des revendications du printemps arabe de 2011.