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Ibn Taymiyya : Tous les Prophètes étaient musulmans, de Adam à Mohammed (Aleyhim Salam) !

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Sans_titre_11« Il [Allah] ordonna donc aux Messagers d’instituer la Religion et de ne point diverger. c’est pour cela que le prophète (SalaLlahou Aleyhi wa Salam) a dit dans le hadith authentique :

« Tous les prophètes appartiennent à une seule religion. Les prophètes sont des frères de mères différentes. Et il n’est pas d’homme plus digne que moi de se réclamer du fils de marie car il n’y a entre lui et moi aucun prophète.«  [Rapporté par al-Boukhari et Mouslim]

Cette religion n’est autre que l’Islam [soumission à Allah], car Allah n’agrée nul autre culte que l’Islam depuis les premières générations d’humains jusqu’aux dernières. Tous les prophètes professaient donc l’Islam. Allah a dit au sujet de Noé :

« Raconte-leur l’histoire de Noé lorsqu’il dit à son peuple : «Ô mon peuple ! S’il vous est pénible de me voir parmi vous et de m’entendre vous rappeler les signes de Dieu, c’est à Dieu que je m’en remets. Mettez-vous alors d’accord avec vos associés , étalez vos desseins au grand jour et prenez votre décision à mon sujet sans plus attendre ! Si vous tournez le dos à la foi, sachez que je ne vous réclame aucun salaire, car mon salaire n’incombe qu’à Dieu. Il m’a été ordonné d’être soumis à Sa volonté [muslimûn = musulman = soumis à la volonté d’Allah].«  [Coran, Sourate 10 versets 71 et 72]

Il dit au sujet d’Abraham :

« Mais qui donc se détournera, à moins d’être un esprit insensé, du culte d’Abraham ? Cet apôtre que Nous avons élu en ce monde, et qui siégera parmi les justes dans la vie future, Abraham auquel Allah a dit : «Soumets-toi !», et qui aussitôt répondit : «Je me soumets au Maître de l’Univers !» Abraham qui fit cette recommandation à ses enfants, suivi en cela par Jacob : «Ô mes enfants ! Allah a choisi pour vous cette religion. Que votre soumission à Allah [muslimûn] soit totale et entière jusqu’à votre mort ! »  [Coran, Sourate 2 versets 130 à 132]

Puis au sujet de Moïse :

« Ô mon peuple, dit Moïse, si vous croyez en Allah, mettez votre confiance en Lui, en tant que peuple soumis [muslimûn] à leur Seigneur. »  [Coran, Sourate 10 verset 84]

Puis au sujet du Christ (al-Masih) :

 » Et lorsque J’ai révélé aux Apôtres : “Croyez en Moi et en Mon Envoyé !”, ils répondirent : “Nous y croyons, et Tu es Témoin que nous sommes entièrement soumis [muslimûn].”  » [Coran, Sourate 5 verset 111]

Ainsi qu’au sujet des prophètes antérieurs :

« En vérité, Nous avons révélé la Torah comme guide et comme lumière, par lequel gouverne les Prophètes soumis [aslamû = Islam = soumis à la volonté d’Allah] à la volonté d’Allah.«  [Coran, Sourate 5 verset 44]

Enfin au sujet de Balqîs :

 » «Seigneur, dit-elle, je me suis fait du tort à moi-même , et avec Salomon, je me soumets [Aslamtu] à Allah, le Maître de l’Univers.» » [Coran, Sourate 27 verset 44]

[Le Lettre Palmyrienne de Ibn Taymiyya – Edition Nawa – Pages 183 et 184]

 

Shaykh Salih Ibn Fawzan : Ne peut être musulman celui qui n’accomplit pas les cinq piliers de l’Islam !

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« Le musulman est celui qui atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration, si ce n’est Allah et que Mohammed (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) est le Messager d’Allah. Cependant, il faut agir après les deux attestations de foi : accomplir la prière, s’acquitter de la zakat, accomplir le jeûne et accomplir le Pèlerinage à la Maison (Kaaba) si l’on en est capable. Il faut agir. »

[Sharh As-Sunnah (L’explication de la Sunnah) de l’imam Al-Hasan Ibn ‘Ali Al-Barbahari, expliqué par Shaykh Salih Ibn Fawzan Al-Fawzan, Éditions Al-Bayyinah, Tome 1, Page 349]

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Croire que l’attestation de foi seule permet de devenir musulman est une croyance qui provient de la secte des Murji’ah :

« Les Murji’ah disent que les péchés ne causent pas de tort à la foi, tant que la personne croit dans son cœur, nul péché ne lui nuira. Même si elle abandonne tous les actes et accomplit rien, il s’agira d’un croyant, à la foi complète ! »

[Sharh As-Sunnah (L’explication de la Sunnah) de l’imam Al-Hasan Ibn ‘Ali Al-Barbahari, expliqué par Shaykh Salih Ibn Fawzan Al-Fawzan, Éditions Al-Bayyinah, Tome 1, Page 313]

 

Shaykh Salih Ibn Fawzan : La passion peut devenir une divinité !

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boutique-musulmane-islam-entre-la-verite-et-la-passion-700x700Celui qui suit ses passions finira par renier la religion, même si cela peut prendre longtemps. La première étape étant de tolérer ce qui s’oppose à la Shari’ah et de tolérer les passions jusqu’à quitter le sein de la religion et ainsi sa passion sera devenue sa religion, comme Allah le Puissant et Majestueux dit :

« Vois-tu celui qui prend sa passion pour sa propre divinité ? Et Allah l’égare sciemment et scelle son ouïe et son cœur et étend un voile sur sa vue… » [Sourate 45, verset 23]

Ainsi, la passion est une autre divinité. Le polythéisme ne se restreint pas à l’adoration des statues ou des idoles. Il en existe une autre forme : les passions. Il se peut qu’une personne n’adore ni idole, ni arbre, ni pierre, ni tombe, mais suive sa passion. Une telle personne est esclave de sa passion. C’est pourquoi il faut faire preuve de prudence et ne suivre que ce qui se conforme au Livre d’Allah et à la Sunnah.

Source : Sharh As-Sunnah (L’explication de la Sunnah) de l’imam Al-Hasan Ibn ‘Ali Al-Barbahari, expliqué par Shaykh Salih Ibn Fawzan Al-Fawzan, Éditions Al-Bayyinah, Tome 1, Chapitre : Certes, la religion provient d’Allah, Page 71

Imam Al-Hasan Ibn ‘Ali Al-Barbahari : Les trois manières de nommer islamiquement un Calife !

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abu-bakr-le-premier-calife-de-l-islam-ibn-kathirL’Imam Al-Hasan Ibn ‘Ali Al-Barbahari a dit : « Et celui qui devient Calife par consensus et agrément des gens est considéré le commandeur des croyants [Calife]. »

Shaykh Salih Ibn Fawzan explique : Ceci est une explication de la manière dont le commandement est donné en Islam.

Le commandement est conféré de l’une des façons suivantes :

La première façon : ce que l’auteur vient de mentionner. C’est-à-dire celui que les musulmans auront choisi. Cependant, les musulmans qui choisissent le dirigeant sont les Ahl al-Hall wal-‘Aqd (les gens d’expérience et de raison) parmi les savants, dirigeants, hommes d’état et commandants d’armée. Cela ne signifie pas que le choix du dirigeant revient à tout le monde dont les enfants, les femmes, les habitants des villes et de la campagne.

Parce que les gens doivent suivre Ahl al-Hall wal-‘Aqd. Donc, si Ahl al-Hall wal-‘Aqd choisit un dirigeant, il devient obligatoire au (reste du) peuple de lui obéir. Ce fut ce qui arriva concernant le Califat de Abou Bakr As-Siddiq (Radia Llahou Anhou).

Après la mort du Messager d’Allah (Sala Llahou Aleyhi wa Salam), les compagnons furent unanimes dans le serment d’allégeance à As-Siddiq. Le reste de la communauté suivit donc ceux qui choisirent As-Siddiq. Nulle place ne fut laissée à qui que ce soit d’autre pour participer à cette sélection. Parce qu’il s’agit de l’un des devoirs spécifiques à Ahl al-Hall wal-‘Aqd et les musulmans choisirent donc Abou Bakr As-Siddiq (Radia Llahou Anhou), qui était le meilleur d’entre eux. Et ce choix a des preuves dans la Sunnah du Messager d’Allah (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) :

1. Abou Bakr était le meilleur compagnons de manière absolue et nul ne conteste cela;

2. Le Messager d’Allah (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) donna des indications de son Califat. Parmi celles-ci, durant la maladie qui causa sa mort, le Prophète (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) dit avancer Abou Bakr dans la prière afin qu’il dirige les musulmans dans le mihrab (place de l’imam lors de la prière) du Messager d’Allah (Sala Llahou Aleyhi wa Salam), et prenne sa place. Ceci est une indication qu’il sera leur dirigeant dans le Califat, comme il le fut dans la prière. Ils choisirent donc Abou Bakr (Radia Llahou Anhou) en disant : « Le Messager d’Allah (Sala Llahou Aleyhi wa Salam), était satisfait de toi pour notre religion, pourquoi ne serions-nous pas satisfait de toi concernant nos affaires mondaines ? » Ils lui prêtèrent donc allégeance et les compagnons furent unanimes à ce sujet, que ce soit ceux qui participèrent directement à ce choix, ou ceux qui n’y participèrent pas qui les suivirent. Parce que les musulmans sont une seule communauté et une seule main.

La deuxième façon : lorsque Abou Bakr (Radia Llahou Anhou) fut à l’article de la mort, il choisit et désigna ‘Omar Ibn Al-Khattab (Radia Llahou Anhou) comme successeur. Les musulmans écoutèrent donc et obéirent. Il s’agit de la deuxième manière de conférer le pouvoir. Dans ce cas, le dirigeant désigne un successeur pour [régner] après sa mort, comme le fit Abou Bakr (Radia Llahou Anhou) avec ‘Omar Ibn Al-Khattab (Radia Llahou Anhou).

La troisième façon : lorsque l’un des musulmans l’emporte sur les autres et que les autres se soumettent à son commandement, il devient alors leur chef et Imam. Par exemple, ce qui arriva à ‘Abdel Malik Ibn Marwan lors du désaccord qui arriva après la mort de Yazid Ibn Mu’awiya. ‘Abdel malik Ibn Marwan Ibn Al-Hakam s’empara du Califat. Il était bon, ferme et fort. Allah fit que les gens tirèrent bénéfice de son action. L’allégeance lui fut prêtée et les musulmans écoutèrent et obéirent. Et il y eut du bien en cela pour les musulmans.

Voila donc comment le commandement est conféré en Islam : soit par le choix de Ahl al-Hall wal-‘Aqd ou par le dirigeant précédent désignant son successeur ou lorsqu’un musulman l’emporte sur les autres, devenant de fait leur dirigeant; le reste des musulmans doivent se soumettre et lui être assujetti et devient interdit à quiconque de renoncer à son allégeance.

Il ne faut pas comprendre par ceci que la sélection revient à l’ensemble des musulmans. Celle-ci revient au consensus de Ahl al-Hall wal-‘Aqd comme ce qui eut lieu lors du Califat de Abou Bakr et celui de ‘Othman (Radia Llahou Anhoum), car ceux qui le choisirent était l’organe consultatif, ceux qui avaient reçu la bonne annonce du Paradis. Personne n’émit d’objection. Ils furent plutôt unanimes par accorder le commandement à ‘Othman (Radia Llahou Anhou).

Sharh As-Sunnah (L’explication de la Sunnah) de l’imam Al-Hasan Ibn ‘Ali Al-Barbahari, expliqué par Shaykh Salih Ibn Fawzan Al-Fawzan, Éditions Al-Bayyinah, Tome 1, Pages 246 à 248]

Shaykh Salih Ibn Fawzan : Tous les Prophètes et Messagers d’Allah ont prêchés l’Islam, de Adam à Mohammed, en passant par Noé, Abraham, Moïse et Jésus (Que la Paix d’Allah soit sur eux) !

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sharh-as-sunna-l-explication-de-la-sunna-l-explication-de-cheikh-sâlîh-ibn-fawzan-âl-fawzanL’Islam est la voie apportée par les messagers d’Allah (Aleyhoum Salam); tous les messagers vinrent avec l’Islam. Chaque prophète appela (son peuple) à Allah et vint avec une législation d’Allah et ceci est l’Islam. L’Islam est donc l’adoration d’Allah l’Exalté et Majestueux, Seul, à tout moment, avec ce qu’Il a légiféré. Car Allah légiféra certes des législations pour des prophètes d’une période spécifique, puis il les abrogea.

Ainsi, après leur abrogation, agir selon l’abrogeant était l’Islam, jusqu’à ce que toutes les législations précédentes furent abrogées par celles de Mohammed (Sala Lahou Aleyhi wa Salam). Allah l’Exalté et Majestueux dit :

« Chaque échéance a son terme prescrit. Allah efface ou confirme ce qu’Il veut et la mère du Livre est auprès de Lui« . [Sourate 13, versets 38 et 39]

L’Islam est donc ce avec quoi vinrent les messagers comme prêche et actes à différentes époques, suivant ces époques, jusqu’à ce que Mohammed (Sala Lahou Aleyhi wa Salam) fut envoyé. Puis l’Islam fut connu par ce avec quoi il vint, excluant les précédentes religions.

Donc quiconque reste sur l’une des précédentes religions révélées et ne croit pas en Mohammed (Sala Lahou Aleyhi wa Salam) n’est pas musulman., car il ne sera soumis à Allah l’Exalté et Majestueux, ni il n’aura obéi à Son Messager (Sala Lahou Aleyhi wa Salam), puisque ce qu’il suit a certes expiré et a été abrogé. Et le fait de rester sur ce qui a été abrogé n’est pas considéré comme religion par Allah l’Exalté et Majestueux. Agir suivant la loi abrogeante est ce qui est la religion.

Source : Sharh As-Sunnah (L’explication de la Sunnah) de l’imam Al-Hasan Ibn ‘Ali Al-Barbahari, expliqué par Shaykh Salih Ibn Fawzan Al-Fawzan, Éditions Al-Bayyinah, Tome 1, Chapitre : L’Islam est la voie des Prophètes, Pages 37/38

Shaykh Salih Ibn Fawzan : Le but caché de ceux qui affirment que les termes ‘aqidah (Croyance) et tawhid (Monothéisme) sont absent du Coran et de la Sunna !

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sharh-as-sunnah-edition-al-bayyinahCeux qui affirment que ‘aqidah (croyance) et tawhid (Monothéisme) sont des termes qui ne sont supportés par aucune preuve et qui ne sont ni présents dans le Coran, ni dans la Sunna, ils ne cherchent qu’à causer le doute dans le cœur des gens. Leur intentions est d’exterminer ces affaires de croyance avec ce doute. Ils viennent donc avec cela pour clamer qu’il n’existe pas de distinction entre les sectes déviées et le groupe sur la droiture. Ceci les enrage et afin que les gens du faux ne soient pas réfutés. Voila le but de ceux qui prétendent à la science parmi eux.

La communauté est habituée et fait attention à la distinction entre le vrai et le faux, entre la guidée et l’égarement. Mais ces personnes ont un but derrière le rejet des termes ‘aqidah et tawhid . Ils désirent faire se mêler les gens au point qu’il n’existe pas de différence entre le monothéiste et l’athée, entre la personne droite et l’innovateur. Ils prétendent tous rester sous le nom de l’Islam pour le bien de l’unité des musulmans !

Nous leur disons donc : les musulmans ne peuvent s’unir que sur une croyance correcte, la croyance qui unit les Compagnons alors qu’ils étaient divisés, comme le dit Allah le Très Haut :

« et rappelez-vous le bienfait d’Allah sur vous : lorsque vous étiez ennemis, c’est Lui qui réconcilia vos cœurs » [Coran, Sourate 3 verset 103]

Qu’est-ce qui mit un terme à la division et aux conflits entre les compagnons, si ce n’est cette ‘aqidah qui est : « Nul n’est en droit d’être adoré, si ce n’est Allah et Mohammed est le Messager d’Allah » ? Donc il n’existe rien qui ne puisse unir les gens, si ce n’est la croyance correcte. Et s’ils devaient diverger dans leur croyance, ils seraient à jamais divisés.

Source : Sharh As-Sunnah (L’explication de la Sunnah) de l’imam Al-Hasan Ibn ‘Ali Al-Barbahari, expliqué par Shaykh Salih Ibn Fawzan Al-Fawzan, Éditions Al-Bayyinah, Tome 1, Pages 20/21

L’appel d’Ali Yashar !

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Ali Yashar, ancien imam d’Argenteuil, est injustement assigné à résidence depuis 10 ans, en ayant la possibilité de voir sa femme est es enfants qu’une ou deux fois par an. Voici son histoire :

Anâ-Muslim : Rappeur et imam, les nouveaux profils de la da’wa

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On ne compte plus ces rappeurs qui usent de références islamiques dans leurs textes, où « la tchatche se mélange au verset du Coran’’.

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بسم الله الرحمن الرحيم

Au nom d’Allah, Le Tout-Miséricordieux, Le Très-Miséricordieux

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Ce qu’il y a de particulièrement pervers dans un système oppressif et manipulateur dans une société libérale-libertaire, c’est que tout peut-être utilisé pour asseoir son pouvoir de domination même les éléments qui paraissent le moins évidents.
Un récent article paru dans Libé intitulé ‘’les rappeurs d’Allah’’ (http://www.lexpress.fr/culture/musiq…ah_489437.html)
nous permet de développer un peu plus le sujet et de le préciser concernant le problème du contrôle social de la jeunesse musulmane par le rap dans ce pays.

Rappelons qu’en France, le contrôle absolu de la minorité musulmane, sa soumission complète, sa docilité envers le pouvoir est une obsession historique. Transformer et manipuler les musulmans est le but messianique de la République universaliste, qu’elle soit coloniale ou postcoloniale.
Le contrôle du culte musulman et de ses fidèles, se fait certes par la création d’instances officielles qui dépendent directement du ministère de l’intérieur (CFCM), de la nomination unilatérale des « partenaires’’ nationaux et locaux par le pouvoir central et ses affiliés.
Elle se fait par l’accès aux mass-médias des intellectuels et/ou imams « musulmans’’ officiels et tolérés.
Sans parler du fait que dans beaucoup de communes, le maire intervient lui-même et très implicitement dans la désignation du responsable de la communauté musulmane locale (qui le récompensera bien sûr comme il se doit).

La dernière des tendances qui s’est manifestée à l’horizon était celle des stars du show-biz, du monde des néons et des paillettes, celui des stars de la musique, du sport et de la télé, bien entendu à condition d’être issus des banlieues et des cités de France (ou d’en avoir le profil).
Leur potentiel de manipulation de la grosse masse de cette jeunesse perdue et sous éduquée est inouï : l’avenir de la da’wa made in Canal + c’est bien eux, La fouine en djellaba et Benarfa en Qamiss…
De tous temps ces « bicots et négros’’ de service se sont toujours sentis obligés de parler de l’Islam, surtout depuis que celui-ci est devenu le sujet et la préoccupation majeure de la France. Mais ici oublions les vieilles techniques de francisation utilisées par les anciennes stars du show biz ou la France Black-blanc-Beurs de l’équipe du mondial 98, tout cela est un échec total.
Comme plus récemment, les fatwas stériles de Jamel Labouzze rendant licite le vin : sa prière au mur des Lamentations et sa soumission au système suffisent à le cramer définitivement par tous les petits de sa Trappes natale… Il n’est désormais le comique que des bobos parisiens, des collabeurs et des blédos du Maroc (qui –de plus- ne savent rien de la réalité de cette vermine, manipulés par la propagande royale de 2M et sa promotion du festival de Marrakech, véritable promotion du vice et interdiction de la vertu…).
Ici nous parlerons donc d’une politique activement engagée dans l’Islam de certaines personnalités issues du show-bizz parce qu’elles sont vues comme « musulmanes’’ par le grand public.

Le cas des rappeurs est le plus explicitement révélateur de cette tendance

En effet comme le souligne l’article à juste titre, on ne compte plus les labels et les collectifs surfant sur le fait islam comme « Din record » ou « la Boussole ».
On ne compte plus ces rappeurs qui usent de références islamiques dans leurs textes, où « la tchatche se mélange au verset du Coran’’.
Et là encore, il y en a pour tous les goûts : sauce mystique soufie pour Abd el Malik le transfuge du rap, à la sauce complotiste et pro Tariq Ramadan pour le dénommé « Médine’’, à la hardcore habache pour Kerry James…
Et nous passons sur tous les autres qui saupoudrent leurs textes d’une dialectique musulmane soit-disant décomplexée.
Ce que n’expliquent pourtant pas les auteurs, c’est que pour certains d’entre ces rappeurs, rappeler et mettre en avant une touche d’islamité à leurs textes est issu d’une stratégie doublement opportuniste : c’est le gage de montrer à ses fans que culturellement ils viennent toujours du même monde qu’eux, mais c’est aussi et surtout, la volonté de ne pas « décrocher’’ de leur public. La hantise pour ces rappeurs c’est aussi d’être vus comme des traitres au moment où politiquement et socialement la pression devient plus forte.
Car la majorité de ce public qui, même en carence idéologique et culturelle, est en perte de repères, fait toujours de l’Islam la référence suprême de leur identité.
Et ces rappeurs, comme n’importe qui, remarquent très bien cette tendance à la réislamisation de la jeunesse des quartiers, qui s’accélère année après année. Ainsi en bon biznessmen qu’ils sont, s’ils veulent vendre, ils ont tout intérêt à suivre cette tendance à l’Islam (en marketing on parle d’adéquation du produit avec la demande des consommateurs)…
Mais il est vrai aussi que pour les autres, il s’agit de véritable motivation personnelle suscitée par leur propre spiritualité.
Quoiqu’il en soit, pour tous, leur vision de l’Islam même revendiquée, publique et assumée comme marqueur d’une « révolte sociale’’ reste et restera toujours un instrument de domination au service du pouvoir et du système.

Sans en refaire l’historique, rappelons que le rap originel et la culture de rue qu’il véhiculait (dès les années 90 en France), prônait l’insoumission, la révolte, voir l’émeute et pire la révolution. Il était radicalement anti système, il prônait la solidarité de quartier, ethnique, religieuse, de classe (qu’importe le dénominateur commun), il appelait à l’union contre les autres, contre le système et ses représentants (les « flics’’ notamment). Mais dès la fin des années 90 le rap ‘’commercial’’, en réalité rap libéral-libertaire, a supplanté et tué dans l’œuf le rap historique.
Car bien entendu son potentiel était beaucoup trop subversif et nuisible, politiquement beaucoup trop dangereux s’il venait à s’organiser en dépassant le cadre de la culture hip-hop.
Aujourd’hui, la réislamisation grimpante fait que ce rap-là n’est plus en phase avec cet élément de plus en plus prégnant de la jeunesse afro-maghrébine qui constitue le gros du public : « C’est donc un rap sacré, réconcilié avec la religion des parents, qui grandit à l’ombre du rap « profane », hédoniste et capitaliste, couvert de chaînes en or et envahi de bimbos en string. Un rap qui dresse en français des louanges à Allah et devient un moteur de « réislamisation » des jeunes dans les banlieues. ».
Sauf que les auteurs de cet article, qui bien entendu se récusent à donner au facteur « islam » un pouvoir décisif dans le processus de changement politico-social (idée politiquement incorrecte) ce n’est absolument pas ce rap qui est acteur et moteur de réislamisation, c’est la réislamisation qui touche une partie du Rap obligé de se mettre à jour

Encore une fois ce rap là n’aura rien de subversif, ni de politiquement nuisible même dans sa version islamique. Le pouvoir et son système n’ont déjà pas toléré l’existence d’un rap contestataire, ce n’est pas pour voir le risque d’avoir un rap antisystème nourri de l’Islam. Aïssam Ait Yahya, expliquant le lien entre la spiritualité soufie d’Abd el Malik et le but de son rap, avait déjà écrit dans son premier livre en 2010 : « Avec cette originalité chez Abd el Malik lorsque l’on remarque que sa vision de la foi « musulmane » est en adéquation avec la fonction sociale de sa musique : « Pour moi, le rap est la musique du 21e siècle. Elle est totalement en phase avec son époque. Même le gangsta rap, avec son consumérisme, sa misogynie et ainsi de suite, nous en apprend sur notre époque. Il ne faut pas s’arrêter à la pointe de l’iceberg. Il faut aussi prendre en compte sa facette conscientisée.’’ Et le frère Aïssam en conclut que : « En effet, le rap consumériste et individualiste est à la subversion politique ce que le soufisme innovateur est à la spiritualité : une dégénérescence pathologique qui n’a pas d’autre but que d’être plaisant et conforme aux exigences sociales du système Dominant. ». On pourrait montrer d’ailleurs, dans le prolongement de son dernier livre sur le lien entre Irja et Laïcité, qu’en réalité une grande partie de ces rappeurs -parmi ceux qui restent entre le rap gangsta et le rap muz- usent très souvent dans leurs textes « musulmans’’ d’une vision laïque et moderne de l’islam : « il n’y a que Dieu qui peut me juger » ou « j’ai de comptes à rendre qu’à Allah » ou « la justice des hommes je m’en fous y a que Dieu qui peut me juger » et bien d’autres textes prouvent que leur définition de la foi et vision de la foi tiennent de l’irja (inconscient ici) qui est une porte de l’idée laïque en Islam… Ce qui entre donc complétement dans le cadre du processus de sécularisation des musulmans.
D’ailleurs un « spécialiste » du salafisme, Samir Amghar ne s’y est pas trompé, en expliquant :
« La marche des beurs en 1983 et la lutte pour l’intégration menée par les grands frères ont été ressenties comme des échecs par les jeunes de la deuxième et de la troisième génération. La seule utopie sur le marché des utopies, c’est donc l’islam, pas le syndicalisme. Epouser une religion particulière est une façon d’inverser la domination sociale, politique, économique. Ce n’est plus le regard des autres qui prime, mais celui de Dieu. Le rap musulman s’inscrit alors dans une forme contemporaine de dawa, c’est-à-dire une sorte de prosélytisme convivial où le rappeur se fait imam. »

Ainsi, ces nouveaux rappeurs ne resteront que des agents de manipulation sous contrôle du système qui n’ont ni la rengaine politiquement hardcore de l’ancien rap historique, ni la posture militante potentiellement exploitable de l’Islam : en somme des prêcheurs de bonne parole républicaine, citoyenneté et civisme, à rassurer les mamies les plus craintives.
Bien entendu, politiquement, ils seront des relais nationaux et intra-communautaires obligés des intérêts de partis quand il sera nécessaire de mobiliser électoralement les citoyens musulmans. Finalement ces rappeurs-prédicateurs sont : « Croyants [avec une foi laïque, NDA], pratiquants [mais pas trop] et tolérants [surtout], ces rappeurs se produisent en concert devant des jeunes filles en hidjab, pratiquent les cinq prières quotidiennes [après ou avant la boite de nuit] et prônent « l’amour comme seul vêtement, comme le manteau du prophète »… »
Dès lors, ils peuvent même tenir des conférences sur des sujets qui les dépassent (mais de nos jours popularité rime avec pertinence), avoir la notoriété pour écrire avec des intellectuels reconnus, et écrire même leurs autobiographies… Tel dernièrement, La tête de Fouine qui nous a sorti la sienne et dans laquelle il montre qu’il peut passer très facilement du Whisky et du shit à l’éducateur de cité qui explique ce qu’est l’islam et que surtout : ‘’l’islam des barbus c’est pô bien’’. Mais sentant la contradiction au fond de lui, entre son infâme soumission au système et son obligation de tenir le lien avec son public, il est forcé de rappeler quand même à son public son seul « fait de gloire » : avoir été accusé à tort d’être un incendiaire de synagogue… Ce qui explique aussi le pourquoi de la collabeuration avec Patrick Bruel, soutien inconditionnel de l’entité juive.

Obligés d’avoir une face « islamique » ou sincères, il n’en reste pas moins qu’ils ne pourront qu’aider le système dans sa volonté de créer cet islam de France et de contribuer à renforcer le contrôle des musulmans, en aucun cas, être vecteurs d’une autonomisation et d’une élévation de la conscience musulmane globale dans les intérêts de l’Islam.
Et en réalité dans ce milieu fassadique et nauséabond la sincérité est très rare pour pouvoir être citée : seul Fabe et Diam’s ont été les plus logiques et visiblement les plus sincères en mettant un terme à une carrière qui aurait plus tenu à la schizophrénie qu’autre chose.
Dès lors footballers-prédicateurs et imams-rappeurs, cette nouvelle espèce risque d’être pire que tout ce que nous avons connu.
Certes leur potentiel de nuisance est en dessous de zéro pour les musulmans ayant le minimum requis, mais devant la masse de nos jeunes et pour le système ils servent de disjoncteur et ont l’utilité d’une déviation. Car ces fans qui les « questionnent sur Dieu, le Coran, la religion, leur suggèrent des thèmes de chansons… » auront de grande chance de rejoindre, une fois mûrs et matures, la masse de ces musulmans, profondément musulmans mais uniquement dans les aspects sous parfait contrôle du système.
Un islam complétement sécularisé (voire laïque en France), auquel la société libérale garantit le minimum sous réserve de lui prêter totale allégeance sans vouloir autre chose et sans vivre la contradiction.
Certes cela relève encore de l’utopie mais la stratégie méritait d’être soulignée…

 

Daniel-Youssof Leclercq : Terroristes sans le savoir !

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arrestationComment faire passer au second plan une crise économique persistante qui génère de vrais problèmes de chômage, de retraite et de baisse de pouvoir d’achat, et extraire de la tête d’honnêtes travailleurs toute idée de révolte contre un système qui profite majoritairement à une minorité de nantis ? Pour mystifier leurs administrés, les gouvernements de droite comme de gauche se rabaissent à d’inavouables calculs politiciens en invoquant régulièrement ces faux périls que sont l’insécurité et le terrorisme. Concrètement, les divers services de police procèdent de façon aussi préventive qu’arbitraire à de très spectaculaires arrestations de terroristes imaginaires.

On se rend vite compte que les « cibles idéales » des rafles policières du petit matin sont principalement des marginaux aux comportements non-conformistes, en mal d’alibis et de témoignages favorables. Les candidats idéals sont ceux qui ont le mauvais goût de militer pour des causes contestant l’ordre établi et dont le profil correspond peu ou prou au responsable de tous les maux, au bouc émissaire type. Aux fondamentalistes musulmans en particulier, s’ils ne veulent pas être les prochains perdants du grand jeu de massacre dont seuls les concepteurs connaissent les règles, je conseille instamment d’avoir un emploi du temps réglé comme du papier à musique question travail, famille et activités extraprofessionnelles. Le cas échéant, je ne donne pas cher de leur devenir.

Pour la seconde fois en l’espace d’un an, des Musulmans ont été appréhendés après la prière de l’aube au sortir de la Mosquée de Torcy par des brigades antiterroristes pour un présumé « attentat contre une supérette juive à Sarcelles (Val d’Oise) » commis avec… une grenade au plâtre et pour détention « d’éléments susceptibles d’entrer dans la composition d’engins incendiaires similaires à ceux utilisés lors de la vague d’attentats commis par le GIA en 1995 et 1996 » !!! Les très jeunes gens apparemment au dessus de tous soupçons fréquentaient régulièrement la Mosquée en question où ils jouissaient d’une excellente réputation. Alors la psychose s’installe progressivement : L’Imam et les fidèles de la Mosquée s’interrogent sur la légitimité de ces arrestations qui reposent uniquement sur des présomptions et se demandent à quels obscurs desseins elles peuvent bien servir. Tant qu’on ne les aura pas persuadés du contraire, ils se portent garants de l’innocence des prévenus mais, à ce titre, redoutent qu’ils pourraient bien eux aussi bénéficier de délicates attentions judiciaires matinales.

Par leurs commissions rogatoires discrétionnaires, leurs gardes à vue prolongées agrémentées d’abus de pouvoirs incontrôlables, les juges antiterroristes ont beau jeu de pouvoir à terme incriminer n’importe quel individu; cette justice d’exception digne de Guantanamo, uniquement à charge, est sur ce plan hautement contestable. D’ailleurs, l’Histoire a souvent montré que bon nombre d’accusations, d’arrestations, de détentions et d’expulsions n’ont jamais eu d’autre motivation que la raison d’Etat ? Il faut être conscient que, dans le cadre de l’antiterrorisme, la simple évocation du moindre début d’intention répréhensible constitue un élément à charge justifiant interpellation et incarcération. Alors prudence, même en plaisantant ! Faute de solidarité et de mobilisation, combien de malheureux ont par le passé fait les frais de cet arbitraire et combien en pâtiront encore à l’avenir ?

Pour jeter de l’huile sur le feu, les groupes identitaires de tous bords et leurs alliés politiques, surtout de droite (forte ou extrême), ont à coeur d’alimenter leurs légendes urbaines très personnelles par les moindres faits divers et délits de droit commun impliquant des ressortissants de culture musulmane. Les affabulations politico médiatiques autour de « l’Islam radical » et du démantèlement de supposées « cellules islamistes » sont du pain béni qui ne sert qu’à alimenter l’ostracisme maladif des pseudos patriotes. Il nous appartient néanmoins de faire la part des choses, en désavouant tout malfaiteur musulman bafouant les règles de sa religion et en prenant activement la défense des frères accusés à tort. Pour cela, il faut accepter de prendre des risques, et même de passer volontairement pour des terroristes. Evidemment, pas aux yeux de la justice et des paisibles citoyens, mais auprès de tous ceux qui nous haïssent parce que LA Vérité  les terrorise…

Source : http://integritydyl.wordpress.com/2013/07/19/terroristes-sans-le-savoir/

On a besoin d’écoles musulmanes en France

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L’imam Youssef Abou Anas interpelle les musulmans sur l’urgence concernant l’ouverture d’écoles musulmanes :