Illuminisme

Franc-Maçonnerie partie 39 : Le combat contre la religion en France

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illuminati_new_world_order_skull_and_crossbones_masons_desktop_1200x1592_hd-wallpaper-892987Lors de travaux antérieurs nous avons étudié le rôle important joué par la maçonnerie dans la Révolution française. Un très grand nombre de philosophes de l’Illuminisme, plus particulièrement ceux qui avaient les plus fortes opinions antireligieuses, étaient des maçons. Les jacobins, qui plantèrent le décor de la révolution et en devinrent les leaders, étaient membres de loges. [122]

Le rôle joué par les maçons dans la révolution a été reconnu par un « agent provocateur » du nom de Comte Cagliostro. Cagliostro a été arrêté par l’Inquisition en 1789 et a fait d’importantes confessions alors qu’il était interrogé. Il a commencé par déclarer que les maçons d’un bout à l’autre de l’Europe planifiaient une série de révolutions. Il a dit que le but principal des maçons était de détruire la Papauté ou de s’en emparer. Dans sa confession, Cagliostro a également admis que des banquiers juifs soutenaient financièrement toutes ces activités révolutionnaires et que l’argent juif jouait également un rôle important dans la Révolution française. [123]

La Révolution française était essentiellement une révolution contre la religion. Dans l’effort déterminé des révolutionnaires de se débarrasser du clergé, ainsi que de l’aristocratie, de nombreux gens d’église furent tués, des institutions religieuses détruites et des lieux de culte endommagés. Les Jacobins voulaient même éradiquer complètement la chrétienté et la remplacer par une croyance païenne qu’ils appelaient « la religion de la raison ». Mais, en peu de temps, ils perdirent le contrôle de la révolution et la France plongea dans un chaos total.

La mission de la maçonnerie dans ce pays ne s’arrêta pas avec la révolution. Lorsque Napoléon arriva au pouvoir, il mit fin au chaos survenu à la suite de la révolution. Mais, cette stabilité ne dura pas longtemps ; l’ambition de Napoléon de gouverner l’Europe entière ne fit qu’affaiblir son pouvoir. Le conflit, en France, continua entre les monarchistes et les révolutionnaires. En 1830, 1848 et 1871, se produisirent trois autres révolutions. En 1848, la « Deuxième République » fut proclamée ; puis, remplacée par la « Troisième République » en 1871.

Les maçons furent très actifs tout au long de cette période d’agitation. Leur but principal était d’affaiblir l’Eglise et ses institutions, de détruire les valeurs de la religion et l’influence de ses lois sur la société et d’abolir l’éducation religieuse. Ils considéraient que l’anticléricalisme était le centre de leurs activités sociales et politiques.

L’Encyclopédie Catholique fournit des informations importantes sur la mission antireligieuse du Grand Orient, comme on appelait la maçonnerie française :

« A partir des documents officiels de la maçonnerie française, contenus essentiellement dans le « Bulletin » officiel et le « Compte-rendu » du Grand Orient, il a été prouvé que toutes les mesures anticléricales votées par le Parlement français avaient été prescrites auparavant dans les loges maçonniques et mises en vigueur sous la direction du Grand Orient, dont le but avoué était de contrôler tout et tout le monde en France… « J’ai dit à l’Assemblée de 1898 », déclare le député Massé, porte-parole officiel de l’Assemblée de 1903, « qu’il est du suprême devoir de la franc-maçonnerie d’intervenir chaque jour davantage dans les conflits politiques et profanes. » « Le succès (dans le combat anticlérical) est largement dû à la franc-maçonnerie ; car c’est son esprit, son programme, ses méthodes, qui ont triomphé. » « Si le bloc a été établi, c’est grâce à la franc-maçonnerie et à la discipline apprise dans les loges »… « Nous aurons besoin de vigilance et surtout de confiance mutuelle, si nous voulons accomplir notre œuvre, jusqu’à présent inachevée. Cette œuvre, vous savez… Le combat anticlérical, continue. La République doit se débarrasser des congrégations religieuses, en leur donnant un vigoureux coup de balai. Le système des demi-mesures est dangereux partout ; l’adversaire doit être écrasé d’un seul coup. » [124]

L’Encyclopédie Catholique continue son récit du combat de la franc-maçonnerie contre la religion :

« En vérité, toutes les réformes maçonniques « anticléricales » menées à bien en France depuis 1877, telles que la sécularisation de l’éducation, les mesures contre des écoles privées chrétiennes et les établissement de charité, la suppression des ordres religieux et le pillage de l’Eglise, culminent ouvertement dans une réorganisation antichrétienne et irréligieuse de la société humaine, pas seulement en France mais dans le monde entier. Ainsi, la franc-maçonnerie française, comme porte-étendard de toute la franc-maçonnerie, prétend inaugurer l’âge d’or de la république maçonnique universelle, en réunissant tous les hommes et toutes les nations dans la fraternité maçonnique. « Le triomphe des Galiléens, » dit le président du Grand Orient, le Sénateur Delpech, le 20 septembre, 1902, « a duré vingt siècles ». Mais maintenant il meurt à son tour…. « L’Eglise catholique romaine, fondée sur le mythe galiléen, a commencé à dépérir rapidement dès le jour où fut établie l’Association maçonnique » [125]

Par « Galiléen », les maçons entendent Jésus (Que la Paix de Dieu soit sur lui), parce que, selon l’Evangile, Jésus est né dans la ville palestinienne de Galilée. Par conséquent, la haine des maçons contre l’Eglise est une expression de leur haine contre Jésus et toutes les religions monothéistes. Ils pensaient avoir détruit l’effet des religions divines grâce aux philosophies matérialistes, darwinistes et humanistes qu’ils avaient établies au 19ème siècle et avoir fait revenir l’Europe à son paganisme pré-chrétien.

L’illustration d’une loge maçonnique française du 18ème siècle.
L’illustration d’une loge maçonnique française du 18ème siècle.

Lorsque ces mots furent prononcés en 1902, une série de lois votées en France élargirent la portée de l’opposition religieuse. 3.000 écoles religieuses furent fermées et il fut interdit de donner toute éducation religieuse dans les écoles. De nombreux membres du clergé furent arrêtés, quelques-uns exilés et les personnes religieuses commencèrent à être considérées comme des citoyens de deuxième ordre. C’est pourquoi, en 1904, le Vatican rompit toute relation diplomatique avec la France, mais cela ne changea pas l’attitude du pays. Il fallut la perte des vies de centaines de milliers de français contre l’armée allemande lors de la Première Guerre Mondiale avant de dompter l’arrogance du pays et qu’il reconnaisse à nouveau l’importance des valeurs spirituelles.

Comme l’affirme l’Encyclopédie catholique, la guerre contre la religion, de la Révolution française jusqu’au 20ème siècle, fut livrée par « les mesures anticléricales votées par le Parlement français », « décrétées auparavant par les loges maçonniques et exécutées sous la direction du Grand Orient. » [126] Ce fait apparaît clairement dans les écrits maçonniques. Voici, par exemple, la citation d’une publication turque d’un « Discours réalisé par Frère Gambetta, le 8 juillet 1875, dans la loge Clémente Amitié » :

« Alors que le spectre de la réaction menace la France, et que la doctrine religieuse et les idées rétrogrades sont passées à l’offensive contre les principes et les lois modernes et sociaux, au sein des organisations industrieuses et visionnaires comme la maçonnerie, fidèles aux principes de la fraternité, nous trouvons force et consolation dans la lutte contre les extravagantes revendications de l’Eglise, ses exagérations ridicules et ses excès habituels… nous devons être vigilants et continuer la lutte. De façon à établir les idées de l’ordre et du progrès humains, résistons afin que nos boucliers ne puissent être percés. » [127]

On observera que la littérature maçonnique présente constamment ses propres idées comme étant « visionnaires » tout en accusant les personnes religieuses d’être « rétrogrades ». Cependant, il s’agit seulement d’un jeu de mots. La notion de « spectre » de la réaction, mentionnée dans la citation ci-dessus, est une chose à laquelle les personnes religieuses sincères s’opposent aussi, mais que les maçons exploitent pour viser la vraie religion dans leur tentative d’en éloigner les gens. En outre, il faut à nouveau souligner que la philosophie matérialiste humaniste adoptée par les maçons est en réalité un système d’idées superstitieuses, dépassées, un héritage des civilisations païennes de l’Egypte et de la Grèce anciennes.

C’est pourquoi, l’utilisation par les maçons de termes tels que « visionnaire » et « dépassé » ne repose en réalité sur aucune base. Cette utilisation est sans fondement car le conflit entre les maçons et les personnes religieuses n’est rien de plus que la perpétuation du conflit entre deux idées qui ont existé depuis les tout premiers temps de l’histoire. C’est la religion qui proclame la première de ces idées : que l’humanité a été créée par la volonté d’Allah et que les êtres humains ont le devoir de Le vénérer. C’est la vérité. L’idée opposée, que les êtres humains n’ont pas été créés, mais vivent des existences vaines et sans but, est celle proposée par ceux qui nient l’existence d’Allah. Lorsqu’on comprend bien, on voit que leur utilisation des termes superficiels de « dépassés » et « visionnaires » ne repose sur rien.

En utilisant l’idée de « progrès, » les maçons cherchent à détruire la religion. L’Encyclopédie Catholique déclare :

« Ce qui suit est considéré comme étant les principaux moyens [de la franc-maçonnerie] :

(1) Détruire radicalement l’Eglise par une persécution ouverte ou par un système frauduleux et hypocrite de séparation entre l’Etat et l’Eglise, toute influence de l’Eglise et de la religion sur la société, appelée insidieusement « cléricalisme » et, autant que possible, détruire l’Eglise et toute religion authentique, c’est-à-dire surhumaine, qui soit plus qu’un vague culte à la patrie et à l’humanité ;

(2) Laïciser, ou séculariser, par le biais d’un système tout aussi frauduleux et hypocrite de « non sectarisme », toute vie publique et privée et, surtout, l’instruction et l’éducation populaires. Le « non sectarisme » comme l’entend le parti du Grand Orient est anticatholique et même un sectarisme antichrétien, athéiste, positiviste ou agnostique dans un costume de non sectarisme. La liberté de pensée et de conscience des enfants doit être développée systématiquement chez l’enfant à l’école et protégée, autant que faire se peut, de toutes les influences dérangeantes, non seulement de l’Eglise et des prêtres, mais également des propres parents des enfants, si nécessaire, même si ça doit être au moyen de contraintes morales et physiques. Le parti du Grand Orient considère que cela est indispensable et qu’il s’agit d’une manière infailliblement sûre de parvenir à établir une république sociale universelle… » [128]

On peut voir que la maçonnerie a mis en place, sous le nom de « libération de la société », un programme, encore utilisé de nos jours, dont le but est de déraciner la religion. Celui-ci ne doit pas être confondu avec un modèle cherchant à donner l’opportunité à chaque citoyen de quelque confession que ce soit de pratiquer sa foi librement. Le modèle envisagé par la maçonnerie est plutôt un programme de lavage de cerveaux en masse, conçu pour éliminer complètement la religion de la société et des esprits des individus et, si nécessaire, de persécuter ses partisans.

Dans tous les pays où elle se trouve, la maçonnerie cherche à mettre son programme en œuvre, bien que ce soit d’une façon adaptée à la culture et aux conditions qui prévalent dans ce pays.

Un de ces pays est l’Allemagne.

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Notes :

[122] Pour les relations entre l’Illuminisme et la Révolution française avec la maçonnerie voir Harun Yahya, Yeni Masonik Düzen, pp. 203-215

[123] Michael Howard, The Occult Conspiracy, p. 69

[124] Compte rendu Gr. Or., 1903, Nourrisson, « Les Jacobins, » 266-271 ; The Catholic Encyclopedia, « Masonry (Freemasonry), » New Advent, (http://www.newadvent.org/cathen/09771a.htm)

[125] L’Encyclopédie catholique, « Maçonnerie », Nouvel avènement, (http://www.newadvent.org/cathen/09771a.htm)

[126] L’Encyclopédie catholique, http://www.newadvent.org/cathen/09771a.htm#VIII

[127] Nur Safa Tekyeliban, « Taassuba Karsi Mucadele », : Du Discours du Frère Gambetta fait le 8 juillet 1875 dans la Loge Clémente Amitié, « Dogus Kolu Yilligi : Ankara Dogus Mahfili Çalismalari, 1962, Kardes Press, Ankara, 1963, p. 19

[128] The Catholic Encyclopedia, « Masonry (Freemasonry), » New Advent, (http://www.newadvent.org/cathen/09771a.htm)

Franc-Maçonnerie partie 37 : La Guerre Maçonnique Contre La Religion

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Symbole-Maconnique-Serpent-Delta-OeilC’est en 1717, en Angleterre, que fut d’abord déclarée officiellement, l’existence de la maçonnerie. Avant cette date, elle s’était déjà répandue en Angleterre, puis en France et dans le reste de l’Europe, devenant une place de rencontre primordiale pour les opposants à la religion. Beaucoup de maçons se rencontrèrent dans leurs loges, se présentant eux-mêmes comme des « penseurs libres« , c’est à dire, qui ne reconnaissaient pas de religions divines. Dans l’article de Mimar Sinan intitulé « Les premiers temps de la maçonnerie« , il est « Le lieu où se réunissaient les maçons afin de trouver la vérité hors des églises, devint un refuge. » [119]

Ce groupe donc, cette vérité trouvée en dehors de la religion, alimenta davantage cette véritable animosité pour la religion. C’est pourquoi l’organisation devint vite un centre de pouvoir qui mit l’Eglise mal à l’aise, en particulier l’Eglise catholique. Le conflit entre la maçonnerie et l’Eglise prit de l’ampleur, laissant son empreinte sur l’Europe du 18ème et du 19ème siècle. Dans la seconde moitié du 19ème siècle, la maçonnerie commença à gagner d’autres pays hors l’Europe et partout où était présente, elle devint le centre de philosophies et d’activités antireligieuses.

Un article paru dans le Mimar Sinan, intitulé « Les politiques et la franc- maçonnerie » appuie cette déclaration concernant le combat engagé contre la religion :

« La franc-maçonnerie s’organisa au début du 19ème siècle en une institution sociale d’envergure internationale en accord avec ces courants politiques et sociaux. Afin d’aider les sectes dans leur tentative de pratiquer une religion libre, la franc-maçonnerie engagea une bataille contre le pouvoir et l’influence du clergé, et essaya de réaliser son objectif de faire chuter le pouvoir et l’influence de l’Eglise sur le peuple. C’est pour cette raison, qu’en 1738 et 1751, le Pape la déclara impie… Dans les pays ayant adopté les principes de liberté religieuse, la franc-maçonnerie n’était une société mystérieuse et secrète que de nom. Dans ces pays là, où on l’ignorait et on la soutenait à la fois, elle trouva ses membres parmi la classe moyenne et les hauts dignitaires. Elle installa au sein de sa propre organisation, des officiels à des postes de commandement. Dans les pays du sud, où chacun se doit d’être un catholique, ils conservèrent leur personnalité comme un secret, interdit, une organisation révolutionnaire sous surveillance de la loi. Dans ces pays, les jeunes penseurs libres et les fonctionnaires mécontents de l’administration de leur gouvernement, commencèrent à entrer dans les loges maçonniques et initièrent des plans révolutionnaires contre ces régimes d’Espagne, du Portugal et d’Italie qui étaient sous l’emprise du Vatican. » [120]

Sans aucun doute, l’écrivain maçon, utilise un langage favorable à son organisation, lorsqu’il déclare mener une guerre contre la domination de l’Eglise. Mais lorsque nous examinons le sujet de plus près, nous constatons que dans beaucoup de pays cette même « domination » convenait aux régimes créés et soutenus par les maçons. Par conséquent, il est tout à fait net que la revendication maçonnique n’est que prétention dans son combat contre la « domination ». Malgré le fait que l’Eglise, en raison d’un Christianisme faussé, conserva ses idées scolastiques et des pratiques opprimantes, l’hostilité de la maçonnerie envers l’Eglise n’était pas fondée sur cela, mais plutôt envers sa haine pour des religions monothéistes traditionnelles.

Il suffit de regarder la structure de la maçonnerie, de ses rites et cérémonies pour parvenir à comprendre.

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Notes :

[119] Neset Sirman, « Masonlugun Ilk Devirleri », Mimar Sinan, 1997, no. 104, p. 41

[120] Naki Cevad Akkerman, « Politika ve Masonluk », Mimar Sinan, septembre 1968, no. 7, pp. 66-67

Franc-Maçonnerie partie 36 : Dogmatisme et Traditionalisme Maçonnique

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???????????????????????????????Le dogmatisme signifie appuyer, aveuglément et avec insistance, un point de vue dont la validité ne peut pas être prouvée, à cause d’une certaine prédisposition psychologique. Une personne dogmatique n’étudie pas ou ne reconsidère pas quelque chose en laquelle elle croit, qu’il y ait une preuve ou non. Il l’accepte totalement et s’y attache fermement. Les maçons et autres groupes antireligieux utilisent régulièrement le terme « dogmatique » en référence à ceux qui croient en Allah. Aujourd’hui, nous retrouvons souvent cette accusation. Par exemple, lors d’un débat portant sur la théorie de l’évolution, les évolutionnistes accuseront ceux qui ne considèrent pas leur théorie d’être des dogmatiques et s’auto déclareront des scientifiques en affirmant que la science n’a aucun intérêt pour les « dogmes ». Néanmoins, cette accusation est fausse. La croyance en l’existence d’Allah et du fait qu’Il a créé tous les êtres est une croyance soutenue par des preuves rationnelles et scientifiques. Il y a équilibre, ordre et organisation dans la nature ; et il est clair que cela fut établi de façon intelligente et délibérée. C’est pour cela que le Coran appelle les êtres humains à découvrir les signes d’Allah et les invite à considérer cet équilibre, ordre et organisation, et recommande dans plusieurs versets, une réflexion sur les preuves de l’existence d’Allah au paradis comme sur la terre. Ces preuves indiquées dans le Coran sont prodigieuses, non seulement à propos de l’équilibre et de l’ordre dans l’univers, mais aussi l’adéquation du monde avec la vie humaine ; la structure des plantes, des animaux, du corps humain, des qualités spirituelles de l’être humain, en somme tout ce qui a été corroboré par la science moderne. Le dogmatisme est plutôt une qualité de ceux qui refusent de considérer tout cela et rejettent Allah tout en continuant de défendre l’idée que l’univers existe par sa propre volonté et que les organismes vivants sont apparus par hasard. Les maçons sont un véritable exemple de ce point de vue. Malgré les preuves évidentes de l’existence d’Allah, ils préfèrent les ignorer, les rejeter, en faveur d’une philosophie humaniste et matérialiste. Dans les Coran, Allah parle ainsi de ceux qui ont une telle mentalité :

« Ne voyez-vous pas qu’Allah vous a assujetti ce qui est dans les cieux et sur la terre ? Et Il vous a comblés de Ses bienfaits apparents et cachés. Et parmi les gens, il y en a qui disputent à propos d’Allah, sans science, ni guidée, ni livre éclairant. Et quand on leur dit : « Suivez ce qu’Allah a fait descendre », ils disent: « Nous suivons plutôt ce sur quoi nous avons trouvé nos ancêtres. » Est-ce donc même si le diable les appelait au châtiment de la fournaise !« 

[Coran, Sourate 31, versets 20 et 21]

Ces versets décrivent comment les impies, malgré le fait qu’ils voient les preuves de l’existence d’Allah, « argumentent au sujet d’Allah » et s’engagent dans une guerre contre Sa religion. C’est parce que ces athées suivent les pas de leurs pères, c’est-à-dire qu’ils s’empêtrent dans un traditionalisme aveugle. Evidemment, comme nous l’avons observé depuis le début de ce livre, le traditionalisme définit très bien l’histoire et la philosophie de la maçonnerie. En effet, le traditionalisme est un terme qui décrit tout à fait bien la maçonnerie, car elle n’est rien d’autre qu’une « organisation de traditions », dont les origines remontent à des milliers d’années à l’époque des premières communautés païennes. Elle suit aveuglément les traditions de l’Egypte ancienne des pharaons et leurs magiciens, des philosophes matérialistes de la Grèce antique, des hermétistes, des kabbalistes, des templiers et rosicruciens et des maçons qui les ont précédés. Il est important de reconnaître ce traditionalisme. Au sein des loges maçonniques modernes, on utilise toujours des symboles et des termes vieux de milliers d’années. Bien que presque tous les maçons aient un niveau d’éducation élevé et occupent des postes à haut niveau dans la société, ils portent des épées d’or et tiennent dans leurs mains des crânes, murmurent un langage dans un vieil égyptien, debout devant des colonnes identiques aux temples de l’Egypte ancienne, vêtus de tabliers argentés, de gants blancs et de bien d’autres costumes étranges et prononcent de grands serments. Si une personne, ignorant tout de la maçonnerie, est amenée dans l’une de ses loges, elle pensera sûrement qu’elle est en train de visiter un plateau de tournage d’une comédie et aura peut-être du mal à contenir son rire quand elle verra les maçons, au cours de la cérémonie d’initiation, un bandeau sur les yeux, marcher en rond, pieds nus. Mais les maçons qui vivent dans leur monde secret, considèrent normales ces étranges cérémonies et trouvent une satisfaction psychologique dans l’atmosphère mystique de leur loges. Une fois ces cérémonies achevées, ils s’assoient et discutent les uns avec les autres au sujet de leurs croyances comme « les atomes ont un esprit et se regroupent pour donner forme aux organismes vivants« , ou bien « le monde a atteint son équilibre grâce à l’intelligence cachée dans le magma » ou encore « la mère nature nous a parfaitement créés« , et d’autres mythes encore. Toute cette mascarade mise en scène dans le but de préserver la tradition est tout à fait irraisonnée. L’incroyable, c’est qu’un tel système d’idées puisse encore survivre et être soutenu.

La maçonnerie est la continuation du traditionalisme borné. La maçonnerie moderne conserve les mêmes croyances superstitieuses que ses "soeurs" ont défendues de façon aveugle pendant des siècles.
La maçonnerie est la continuation du traditionalisme borné. La maçonnerie moderne conserve les mêmes croyances superstitieuses que ses « soeurs » ont défendues de façon aveugle pendant des siècles.

L’attachement aveugle des maçons pour leurs traditions montre clairement l’importance considérable qu’ils apportent à l’idée des « repères ». Un repère est un lieu ou objet qui symbolise quelque chose ayant une importance ou signification historique. Dans le langage maçonnique, les repères sont des règles inchangées qui ont été transmises depuis la fondation de l’organisation. Pourquoi n’ont-elles pas changé ? Les maçons apportent une réponse intéressante à cette question. En 1992, un article publié dans Mimar Sinan déclare :

« Les repères de la maçonnerie sont de très vieilles lois, transmises au fil du temps de génération en génération. Personne ne sait quand elles firent leur apparition et personne n’a le droit de les modifier ou de les annuler. Il existe les lois écrites et orales de la société. Les lois orales s’apprennent uniquement des rituels et des rites des loges. Il existe six lois écrites, d’abord publiées en 1723 dans la Constitution anglaise et parues sous le titre « Les obligations des francs-maçons. » [117]

Une expression du traditionalisme maçonnique: des symboles qui n’ont pas changé depuis des siècles.
Une expression du traditionalisme maçonnique : des symboles qui n’ont pas changé depuis des siècles.

Observons ces mots de plus près. Il existe une organisation appelée maçonnerie. Des siècles durant, les membres de cette organisation ont suivi un nombre de lois dont nous ignorons les origines. En outre, ils sont tout à fait déterminés à ce que personne ne change ces lois. Aucun d’entre eux, ne vient demander pourquoi ils les appliquent toujours !… Et dans l’intérêt de conserver ces lois, ils ignorent volontiers les découvertes scientifiques et leurs conclusions logiques. Est-il possible qu’une telle société suive la voie de la « raison » et de la « science » ?

Les règles qui ont été acceptées comme la constitution maçonnique ont été conservées sans changement pendant des siècles.
Les règles qui ont été acceptées comme la constitution maçonnique ont été conservées sans changement pendant des siècles.

Un autre passage de l’article cité ci-dessus, déclare littéralement qu’un maçon doit obéir aux lois sans poser de question.

« A mon avis, un repère fait partie de la maçonnerie depuis tellement longtemps, que je n’ai jamais été curieux quant à ses origines dans la loge ou dans le cadre de mes activités de franc-maçon. Je ne parviens pas à analyser pourquoi je devrais en ressentir le besoin, parce que je pense que si l’on ne touche pas la structure de la franc-maçonnerie, alors celle-ci durera… Ça ne me demande pas trop d’effort. » [118]

Comment une organisation composée de partisans qui croient et se conforment à ces lois, dont les origines n’éveillent même pas leur curiosité, peut elle être considérée comme raisonnable ?… Bien sûr, la revendication maçonnique prétendant être basée sur la raison et la science est complètement trompeuse. Malgré l’usage continuel d’expressions sur la raison et la science, eux aussi comme bien d’autres matérialistes, défendent avec insistance, une philosophie dépourvue de logique et de preuve scientifique et se détournent des réalités que la science a découvertes. Pour l’essentiel, c’est cet attachement aveugle pour leurs traditions qui a mené les maçons à une telle erreur, voire à un réel envoûtement. Ceci montre que l’enseignement de la maçonnerie est trompeur. Les gens s’éloignèrent de leur croyance en Allah, tombant dans la superstition à force de poursuivre des lois non fondées, des mythes et des légendes. Ce que le Coran nous dit à propos des païens de Saba, qui abandonnèrent Allah pour se prosterner devant le soleil, est également valable pour la maçonnerie :

« Je l’ai trouvée, elle et son peuple, se prosternant devant le soleil au lieu d’Allah. Le diable leur a embelli leurs actions, et les a détournés du droit chemin, et ils ne sont pas bien guidés.« 

[Coran, Sourate 27, verset 24]

Les maçons rejettent la religion d’Allah au profit d’une doctrine dépassée qu’ils élaborent avec des symboles dorés et des éléments mystiques. En outre, non contents de rejeter Allah, ils combattent Sa religion, un combat dans lequel ils se sont engagés depuis très longtemps.

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Notes :

[117] Tanju Koray, Mimar Sinan, 1992, no : 85, p. 46 [118] Tanju Koray, Mimar Sinan, 1992, no : 85, p. 49

Franc-Maçonnerie partie 35 : La Théorie Maçonnique des Origines de la Vie

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Comme nous l’évoquions au début, la théorie de l’évolution maintient que les organismes vivants ne furent pas créés, mais sont apparues et se sont développées grâce aux lois de la nature. Afin de tester cette théorie de façon scientifique, il est nécessaire d’observer toutes les étapes de ce supposé processus, et d’examiner s’il s’est déjà produit par le passé et s’il a pu être possible.

La première étape dans ce processus est un état hypothétique dans lequel, de la matière inanimée pourrait engendrer un organisme vivant.

Avant de prendre en considération ce fait, nous devons rappeler une loi de biologie reconnue à l’époque de Pasteur : « La vie provient de la vie. » Cela veut dire qu’un organisme vivant ne peut être généré qu’à partir d’un autre organisme vivant. Par exemple, les mammifères naissent du ventre de leurs mères. Pour d’autres espèces, les petits proviennent des œufs pondus par leurs mères. Les plantes poussent à partir de graines. Les organismes monocellulaires comme les bactéries se divisent et se multiplient.

A cause de la compréhension scientifique rudimentaire de son temps, Aristote a proposé certaines explications mythiques encore acceptées aujourd’hui dans la littérature maçonnique.
A cause de la compréhension scientifique rudimentaire de son temps, Aristote a proposé certaines explications mythiques encore acceptées aujourd’hui dans la littérature maçonnique.

Le contraire n’a jamais été observé. A travers l’histoire du monde, personne n’a jamais témoigné d’avoir observé la matière inanimée donner vie à un être vivant. Bien sûr, il y eut dans l’Egypte et la Grèce antiques, ainsi qu’au Moyen âge, ceux qui pensaient avoir vu un tel phénomène se produire ; les égyptiens croyaient que les grenouilles bondissaient de la vase du Nil, une croyance également soutenue par les philosophes de la Grèce antique, tel Aristote. Au Moyen Age, on croyait que les souris prenaient vie dans le blé des greniers. Cependant, toutes ces croyances n’étaient pas ignorées et finalement, c’est en 1860 lors de ses fameuses expériences, que Pasteur prouva, que même une bactérie, la forme de vie la plus élémentaire qui soit, ne pouvait exister sans géniteur, c’est-à-dire qu’il est impossible à la matière inerte de donner de la vie.

Mais la théorie de l’évolution dépend de cette impossibilité, car elle prétend que les organismes vivants sont nés et se sont développés sans l’implication d’un géniteur, signifiant qu’au tout début de ce supposé scénario, les organismes vivants aient été générés par hasard.

Darwin tenta de décrire les origines de la vie, ce qu’il connaissait un peu, en une courte phrase dans laquelle il déclara que la vie avait dû faire son apparition dans « un petit étang chaud », [111] Mais les évolutionnistes qui le suivaient, se préoccupèrent de travailler sur le sujet. Cependant, tout au long du 20ème siècle, les efforts fournis afin de donner une explication évolutionniste sur les origines de la vie, restèrent dans une impasse ; une impasse, dans laquelle les évolutionnistes eux-mêmes s’étaient retrouvés. A part le fait qu’ils n’avaient pu fournir la moindre preuve scientifique, que la vie peut être générée à partir de matière inanimée, ils n’avaient pas non plus été capables de fournir une explication théorique. C’est parce qu’en fait, la structure d’un organisme vivant à cellule simple des plus élémentaires qui soient, est extrêmement complexe. Il est mathématiquement impossible que même les composants de base d’une cellule, comme les protéines, DNA ou RNA, aient pu être produits par hasard, et encore moins probable en ce qui concerne la cellule elle-même.

L’éventualité d’une vie générant par coïncidence étant impossible, cela prouve la réalité de la création. Sur ce sujet, le célèbre astronome et mathématicien anglais, Fred Hoyle, commente :

« En effet, une telle théorie (que la vie a été créée par une intelligence) est tellement évidente que l’on se demande pourquoi elle n’est pas communément acceptée. Les raisons sont plutôt psychologiques que scientifiques. » [112]

La « raison psychologique » dont parle Hoyle est la façon dont les évolutionnistes persistent à rejeter d’avance tout résultat qui pourrait les mener à accepter l’existence d’Allah et leur conditionnement à ce sujet.

Dans d’autres de nos travaux sur l’invalidité de la théorie de l’évolution, nous avons cité plusieurs fois que les évolutionnistes reconnaissaient ce fait ; et nous avons observé les hypothèses irrationnelles que les évolutionnistes ont proposées aveuglément de façon à ne pas accepter l’existence d’Allah. Pour l’instant cependant, notre attention se portera sur les loges maçonniques et sur leur vision du sujet. Alors qu’il est si évident que la « vie a été créée par une Créateur intelligent », qu’en pensent alors les maçons ?

Dans son livre adressé à la communauté maçonnique et intitulé Evrim Yolu, (Le chemin de l’évolution), le maître maçon, Selami Isindag s’explique de cette façon sur le sujet :

« La caractéristique principale de notre école de moralité est que nous ne partons pas des principes de logique et nous n’entrons pas dans les inconnues du théisme, des signes secrets ou encore des dogmes. A partir de ceci, nous affirmons que la première forme de vie est apparut sous forme de cristaux, dans des conditions que nous ne pouvons connaître ou découvrir aujourd’hui. Selon la loi de l’évolution, les organismes vivants vinrent au monde et se répandirent sur la terre entière. Comme résultat de l’évolution, les êtres humains d’aujourd’hui sont apparus et ont évolué, à la fois en toute conscience et intelligence, au-delà des autres espèces animales. » [113]

Il est important de noter la relation de cause à effet évoquée dans la citation ci-dessus : Isındag souligne que la caractéristique principale de la maçonnerie est le rejet du théisme, c’est à dire, de la croyance en Allah. Et tout de suite après, il déclare « sur cette base » que la vie a surgi spontanément de la matière inanimée, qu’elle a subi l’évolution jusqu’à atteindre l’apparence des êtres humains.

Il est à noter qu’Isındag n’apporte aucune évidence scientifique pour appuyer la théorie de l’évolution. (Le fait qu’il n’y a pas d’évidence scientifique est suggéré par les mots sous-entendus « que nous ne pouvons connaître ou découvrir aujourd’hui »). La seule preuve que fournit Isındag sur la théorie de l’évolution est que la maçonnerie n’accepte pas le théisme.

En d’autres termes, les maçons sont des évolutionnistes, car ils n’acceptent pas l’existence d’Allah. C’est l’unique raison pour laquelle ils sont évolutionnistes.

Dans la constitution du « Grand Conseil de Turquie » organisée par les maçons turcs du 33eme degré, le scénario de l’évolution fut à nouveau mentionné et le refus par les maçons d’une explication créationniste fut exprimé en ces termes :

« Au début des temps et d’après un processus inorganique, la vie organique est apparue. Afin de produire des organismes cellulaires, les cellules sont apparues groupées entre elles. Plus tard, l’intelligence se propagea considérablement, les êtres humains étaient nés. Mais d’où venaient-ils ? Nous nous interrogeons toujours. Fût-ce du soufflé d’Allah au dessus de la glaise ? Nous rejetons l’explication d’une forme de création anormale ; une forme de création qui exclut l’homme. Depuis que la vie et sa généalogie existent, nous devons suivre la ligne phylogénétique et nous devons ressentir, comprendre et reconnaître qu’une roue tourne et explique l’existence de ce grand acte appelé « le saut ». Nous devons croire qu’il y a eu une phase de développement de grande activité, qui, à un moment donné, fit que la vie passa de cette phase à une autre. » [114]

Le Faux Soutien Des Maçons À Haeckel

Lorsque l’on considère la littérature maçonnique, mis à part son attachement aveugle à la théorie de l’évolution, on est frappé par sa profonde ignorance. Par exemple, lorsque l’on examine les sources turques, on voit que les revendications évolutionnistes qui s’avérèrent fausses dans le premier quart du 20ème siècle sont encore défendues avec passion. L’une d’entre elles est l’histoire de Haeckel et sa théorie sur les embryons mentionnée dans presque toutes les publications maçonniques.

L’histoire concerne un biologiste allemand du nom d’Ernst Haeckel, qui était un ami proche et défenseur de Charles Darwin, l’un des plus célèbres supporteurs de la théorie de Darwin après la mort de ce dernier. De façon à établir la validité de la théorie, Haeckel a examiné les embryons de diverses créatures vivantes, et a proposé qu’ils se ressemblaient tous et que chacun passait par un mini processus d’évolution avant de naître. Pour soutenir cette affirmation, il a fait un certain nombre de comparaisons entre différents embryons et, dans la première moitié du 20ème siècle, il a ainsi persuadé de nombreuses personnes de la validité de la théorie de l’évolution.

Comme nous l’avons mentionné, les sources maçonniques donnent une grande importance à cette thèse de l’embryologie, qui est appelée « l’ontogenèse récapitule la phylogenèse ». Maître Naki Cevad Akkerman, dans un article intitulé « Le Concept de la vérité et les principes de la maçonnerie » dans Mimar Sinan, appelle cette thèse une « loi », c’est-à-dire qu’il l’élève au rang de fait scientifique indiscutable. Il écrit :

« …Nous considérons comme une loi naturelle très importante. C’est la formule proposée par Haeckel, « l’ontogenèse récapitule la phylogenèse ». Si nous prenons un être humain en exemple, la signification de la loi est la suivante : les changements morphologiques et dans l’ordre et la fonction des organes que subit un être humain, de la première formation cellulaire dans le sein de sa mère jusqu’au moment de sa naissance et au cours de sa vie jusqu’à sa mort, ne sont rien d’autre qu’une récapitulation des changements qu’il a subi depuis le début de sa formation cellulaire initiale dans l’eau et la terre jusqu’à aujourd’hui. » [A]

Maître Mason Selami Isindag a attaché également une grande importance à la théorie de Haeckel. Dans un article intitulé « les Doctrines maçonniques » il écrit : « Dans ses expériences, Darwin a montré que diverses espèces d’animaux se sont développées tout d’abord à partir d’une seule cellule et plus tard à partir d’une seule espèce. » Il ajoute ensuite :

« Haeckel a réalisé des études défendant toutes ces découvertes expérimentales. Il croyait que l’animal le plus simple, la monère, était devenu une créature organique vivante à partir d’éléments matériels non organiques. Il démontra qu’il existait une unité à la base de tout. Ce monisme est une combinaison de la matière et de l’esprit. Il y a deux aspects de la substance qui forment leur base. Ce que croit la maçonnerie est conforme à ces découvertes scientifiques et expérimentales. » [B]

Dans un autre texte maçonnique, on se réfère à Haeckel comme à un « grand érudit », et sa thèse selon laquelle « l’ontogenèse récapitule la phylogenèse » apparaît comme une preuve de la théorie de l’évolution. [C]

Cependant, l’Ernst Haeckel que les maçons voyaient comme un grand érudit était un imposteur qui falsifiait délibérément des découvertes scientifiques et la thèse qu’ils acceptaient comme une « loi » (l’ontogenèse récapitule la phylogenèse) est l’une des plus grandes supercheries dans l’histoire de la science.

Haeckel
Haeckel

Cette supercherie se retrouve dans les dessins d’embryons faits par Haeckel. De façon à démontrer la similarité entre les embryons des êtres humains, des poulets, des lapins, des salamandres, qui en réalité ne partagent aucune ressemblance les uns avec les autres, il a falsifié les dessins. Dans certains cas, il a sorti certains des organes des embryons, dans d’autres cas il a ajouté des organes. En outre, il a modifié la taille réelle des embryons dans une tentative de les montrer à la même taille. En bref, Haeckel a conduit cette altération de façon à fabriquer des preuves là où il n’y en avait pas. Journal scientifique appelé Science contenait un article dans son édition du 5 septembre 1997 qui affirmait :

« En réalité (…) même des embryons étroitement liés tels que ceux des poissons, varient beaucoup dans leur apparence et leur développement… Il semble qu’ils (les dessins de Haeckel) soient sur le point de devenir une des plus célèbres contrefaçons de la biologie. » [D]

Il est intéressant de constater que ce mensonge a été reconnu depuis de nombreuses années. Les dessins de Haeckel ont été montrés comme étant des faux déjà de son vivant (1910) et il l’avait reconnu. Dans un article publié dans l’American Scientist, on peut lire :

« La loi biogénétique est sans doute aussi morte qu’un clou de porte… En tant que thème d’enquête théorique sérieuse, elle avait disparu dans les années vingt… » [E]

Malgré cela, des évolutionnistes continuèrent à utiliser ces dessins pendant des décennies dans la seule intention de tromper les masses qui n’avaient aucune connaissance sur ce sujet.

Il n’existe qu’une seule raison pour laquelle les maçons considèrent la théorie de Haeckel comme étant une preuve pour la théorie de l’évolution et le voient comme un grand érudit : L’engagement des maçons pour la théorie de l’évolution ne se base pas sur leur passion pour la connaissance et la vérité, ainsi qu’ils le prétendent, mais, au contraire, sur leur ignorance.

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[A] Naki Cevad Akkerman, Mimar Sinan, no. 1, p.13

[B] Selami Isindag, Masonluk Ö€retileri, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul, p.137

[C] Selami Isindag, Din Aç›s›ndan Mason Ö€retisi, Akasya Tekamül Mahfili Publications, p.10

[D] Elizabeth Pennisi, « Haeckel’s Embryos: Fraud Rediscovered, » Science, Septembre 5, 1997

[E] Keith S. Thompson, « Ontogeny and Phylogeny Recaputilated », American Scientist, vol. 76, p. 273

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On peut reconnaître là, le fanatisme maçonnique. Lorsque l’écrivain dit « qu’ils rejettent une forme de création excluant l’homme« , il répète là le dogme de base de l’humanisme, que « un être humain est la plus haute créature qui soit« , et il annonce que les maçons rejettent toute autre explication. Quand il dit, « une forme anormale de création« , il fait allusion à l’intervention d’Allah dans la création des êtres vivants, rejetant à priori cette éventualité. (Pourtant, il est tout à fait anormal que les maçons acceptent sans étude ni expérience, l’idée illogique que la matière inanimée soit apparue et qu’elle ait généré de la vie sur la terre, y compris des êtres humains.) On notera d’après l’explication maçonnique, qu’il n’y a aucune preuve scientifique apportée. Les maçons ne disent pas, « l’évolution est prouvée, donc nous rejetons la théorie de la création« . Ils sont simplement aveuglés par un fanatisme philosophique.

Les ouvrages maçonniques soutiennent cette doctrine. Le maître maçon, Selami Isındag, déclare que « mise à part la nature, aucune force ne nous guide, qui soit responsable de nos pensées et de nos actes ». Il ajoute aussitôt « la vie est arrivée par une cellule simple et le stade de développement qu’elle a atteint aujourd’hui est le résultat de divers changements et évolutions ». [115] Plus tard, il résume ce que signifie la théorie de l’évolution pour les maçons :

« D’un point de vue de l’évolution, les êtres humains ne sont pas différents des animaux. Quant à la création de l’homme et à son évolution, il n’y a pas de forces spécifiques, autres que celles auxquelles sont soumis les animaux. » [116]

Cette affirmation montre clairement l’importance qu’attachent les maçons à la théorie de l’évolution. Leur but est de défendre l’idée que les êtres humains ne furent pas créés et de présenter leur propre philosophie humaniste et matérialiste comme une philosophie défendable. Et la seule méthode qui peut être utilisée pour rejeter l’idée que les êtres humains furent créés est la théorie de l’évolution. Donc, c’est pour cette raison que les maçons croient en la théorie de l’évolution et cherchent à la diffuser dans la société.

Cela montre bien que les maçons qui accusent constamment de dogmatisme ceux qui croient en Allah, sont eux-mêmes dogmatiques.

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Notes :

[111] Francis Darwin, Life and Letters of Charles Darwin, vol. II, de Charles Darwin à J. Do Hooker, 29 mars 1963

[112] Fred Hoyle, Chandra Wickramasinghe, Evolution from Space, p.130

[113] Dr. Selami Isindag, Evrim Yolu, Istanbul 1979, p. 141

[114] P. M. Giovanni, Turkiye Fikir ve Kultur Dernegi E. ve K. S. R. Sonuncu ve 33. Derecesi Turkiye Yuksek Surasi, 24. Konferans, Istanbul, 1973, p. 107

[115] Dr. Selami Isindag, Sezerman Kardes VI, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, p. 78

[116] Dr. Selami Isindag, « Masonluk Ogretileri », Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, p. 137

Franc-Maçonnerie partie 34 : Les Maçons et la Philosophie Naturaliste

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En ce qui concerne la théorie de la sélection naturelle qui est censée être une contribution particulière de Darwin, elle aussi est simplement une théorie présentée auparavant par un certain nombre de scientifiques. Mais avant l’époque de Darwin, les chercheurs ne présentaient pas la théorie de la sélection naturelle comme argument contre la création ; au contraire, ils la considéraient comme un mécanisme généré par le Créateur afin de protéger les espèces d’une distorsion héréditaire. Tout comme Karl Marx adopta le concept idéaliste de la « dialectique » de Hegel et l’adapta à sa propre philosophie, Darwin, quant à lui, appliqua la théorie de la sélection naturelle des scientifiques créationnistes et l’adapta à l’idée du naturalisme.

Par conséquent, il ne faut pas surestimer la contribution de Darwin dans l’élaboration du darwinisme. Les concepts philosophiques qu’il utilisa furent d’abord imaginés par les tous premiers philosophes du naturalisme. Si Darwin n’avait pas proposé la théorie de l’évolution, quelqu’un d’autre l’aurait fait à sa place. En fait, une théorie très similaire à la sienne fut proposée à la même époque par un autre scientifique d’origine anglaise, du nom d’Alfred Russell Wallace ; c’est pourquoi Darwin se dépêcha de publier l’Origine des Espèces.

Finalement, Darwin fit son apparition à une époque où venait de s’engager, en Europe, un long combat contre la foi en Allah et la religion. Le but était de la remplacer par la philosophie naturelle et par un modèle humaniste pour la vie humaine. Mais l’influence la plus significative derrière tout ce combat n’était pas tel penseur ou tel autre, mais bien l’organisation maçonnique à laquelle appartenaient tant de penseurs, idéologues et leaders politiques.

Alfred Russel Wallace et Charles Darwin
Alfred Russel Wallace et Charles Darwin.

Plusieurs chrétiens reconnurent et relatèrent ce fait. En 1884, le Pape Léon XIII, alors leader des catholiques du monde entier, publia la célèbre bulle Humanum Genus, dans laquelle il fit d’importantes révélations concernant la maçonnerie et ses activités. Il écrivit :

« A cette époque pourtant, les partisans du diable semblent unir leurs forces et semblent lutter avec véhémence, conduits et appuyés par cette importante association très organisée que l’on appelle les franc-maçons. Ne cachant désormais plus leurs intentions, ils se révoltent avec audace contre Dieu (Allah) lui-même.

… Car, en raison de ce que nous avons montré très clairement ci-dessus, c’est ce qui constitue leur but ultime se fait jour – c’est-à-dire le renversement total de cet ordre religieux et politique du monde que l’enseignement chrétien a produit, ainsi que le remplacement d’un nouvel état de choses en accord avec leurs idées, c’est-à-dire un « nouvel état de choses en accord avec leurs idées dont les fondements et les lois seront simplement tirées du naturalisme ». » [105]

Dans la citation ci-dessus, Léon XIII se réfère à un fait important qui est la tentative de destruction complète des valeurs morales de la religion. Avec l’aide du darwinisme, la maçonnerie tenta de créer une société moralement dégénérée, qui ne reconnaissait aucune loi divine, qui n’avait aucune crainte d’Allah et qui était capable de commettre n’importe quel crime. L’explication de ce modèle social fut évoquée par cette phrase « nouvel état de choses en conformité avec leurs idées dont les fondements et les lois seraient simplement tirées du naturalisme« .

En pensant que le darwinisme pourrait servir leur cause, les maçons jouèrent un grand rôle dans sa propagation parmi les gens. Dès que la théorie de Darwin fut publiée, un groupe de propagandistes volontaires se constitua, le plus célèbre d’entre eux fut Thomas Huxley surnommé le « bouledogue » de Darwin. Huxley, « dont l’ardent soutien à cette théorie était la seule cause responsable de sa rapide acceptation » [106] attira l’attention mondiale sur la théorie de l’évolution, lors d’un débat qui eut lieu au musée de l’Université d’Oxford, Université où il était entré le 30 juin 1860 avec l’évêque anglais Samuel Wilberforce.

Le Pape Léon XIII.
Le Pape Léon XIII.

Le grand dévouement d’Huxley dans la diffusion de l’idée de l’évolution, avec l’aide de ses contacts avec l »establishment », s’explique de la façon suivante : Huxley était membre de la Royal Society, l’une des plus prestigieuses institutions scientifiques et, comme pratiquement tous ses membres qui la composaient, il était un franc-maçon de haut rang. [107] D’autres membres de cette société prêtèrent à Darwin un appui solide avant et après la publication du livre. [108] Cette communauté maçonnique adopta Darwin et sa théorie à un tel point, qu’à l’instar du Prix Nobel, la médaille de Darwin fut attribuée annuellement à un scientifique considéré digne de cet honneur.

Thomas Huxley, un disciple fanatique de Darwin.
Thomas Huxley, un disciple fanatique de Darwin.

En bref, Darwin n’agissait pas seul. Dès que sa théorie fut proposée, il reçut le soutien de classes sociales et de groupes dont le noyau était composé de maçons. Le penseur marxiste Anton Pannekoek, révèle, dans son livre Marxisme et darwinisme, ce fait important et décrit le soutien apporté à Darwin par la « bourgeoisie », c’est-à-dire la classe riche capitaliste européenne.

« Ce marxisme doit toute son importance et sa position au rôle qu’il joue au sein de la lutte de classe prolétaire, cela est bien connu de tous… Cependant, il n’est pas compliqué de voir qu’en réalité le darwinisme a dû subir les mêmes expériences que le marxisme. Le darwinisme n’est pas qu’une théorie abstraite, adoptée par le monde scientifique après l’avoir discutée et expérimentée simplement d’une manière objective. Non, dès l’apparition du darwinisme, il y eut ses partisans enthousiastes et ses fervents opposants… Le darwinisme joua également un rôle dans la lutte des classes, du fait qu’il s’était répandu tellement vite et parce qu’il y avait ces partisans enthousiastes et ces opposants envenimés.

Le darwinisme servit d’outil à la bourgeoisie dans sa lutte contre la classe féodale, contre la noblesse, les droits du clergé et la seigneurie… La bourgeoisie souhaitait se débarrasser des vieilles puissances régnantes qui les dérangeaient… Avec l’aide de la religion, le clergé maintint les grandes foules dans la soumission, prêt à affronter les exigences de la bourgeoisie…

Les sciences naturelles devinrent une arme dans la résistance à la croyance et aux traditions ; la science et les lois naturelles tout nouvellement découvertes furent proposées. La bourgeoisie lutta avec ces armes-là…

Le darwinisme fit son apparition à un moment très attendu ; la théorie de Darwin, selon laquelle, l’homme est le descendant d’un animal inférieur, détruisit complètement les fondements du dogme chrétien. C’est pourquoi la bourgeoisie s’empara avec ardeur du darwinisme dès qu’il fut son apparition.

…Dans ces conditions, même les débats scientifiques furent menés avec l’ardeur et la passion d’une lutte de classe. Les écrits publiés pour ou contre Darwin, ont désormais l’aspect de polémiques sociales, malgré qu’ils contiennent les noms d’auteurs scientifiques… » [109]

Anton Pannekoek, parce qu’il pense en marxiste, décrit l’impact que provoque le darwinisme et met en place contre la religion, une lutte organisée telle la « bourgeoisie ». Lorsque nous examinons la question à la lumière de plus de preuves historiques, nous voyons bien qu’il existait une organisation au sein de la bourgeoisie qui appliquait le darwinisme afin de continuer sa lutte contre la religion. Cette organisation était la maçonnerie.

La théorie de Darwin semblait plausible à certains et ce à cause du niveau primitif des connaissances scientifiques et des maigres preuves dont on disposait au 19ème siècle.
La théorie de Darwin semblait plausible à certains et ce à cause du niveau primitif des connaissances scientifiques et des maigres preuves dont on disposait au 19ème siècle.

Cette vérité est évidente d’un point de vue historique comme de sources maçonniques. Une des ces sources est un article de maître maçon Selami Isindag, intitulé « Obstacles au développement de la connaissance et de la maçonnerie« , publié en 1962 dans le Bulletin annuel de la Grande Loge Turque des Francs-maçons admis. Au début de cet article, Isindag rappelle la déclaration classique maçonnique qui dit que la religion est un mythe inventé par les êtres humains, et que le monothéisme est contraire à la raison et à la science. Plus tard, il décrit que le véritable instigateur de la guerre contre la religion agissait sous le couvert de la « science » :

« On notera que les maçons sont bien connus pour avoir participé à tous les niveaux, dans ce combat pour la diffusion de la connaissance. C’est parce qu’à chaque étape, la maçonnerie a toujours été guidée avec sagesse par la logique, la connaissance et la maturité. Depuis sa fondation, elle a toujours combattu la superstition et le mythe. » [110]

Cependant, en réalité « superstition et mythe », n’appartiennent pas à la religion, comme le prétendent les maçons. Ils adoptent plutôt les fondements de croyances matérialistes, naturalistes et évolutionnistes. La plus évidente preuve est que leurs idées dépassées, leurs répétitions de croyances non fondées des anciennes civilisations païennes d’Egypte et de Grèce, ont été infirmées par les découvertes de la science moderne.

Une comparaison des vérités scientifiques en rapport aux origines de la vie et des croyances maçonniques, nous suffira à en tirer des conclusions.

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Notes :

[105] Pape Léon XIII, Humanum Genus, « Encyclique sur la franc-maçonnerie, » promulguée le 20 avril 1984

[106] Henry Morris, The Long War Against God, p. 60

[107] Pour la maçonnerie d’Huxley, voir (Albert G. Mackey. « Charles Darwin and Freemasonry. » An Encyclopedia of Freemasonry, New York: The Masonic History Company, 1921, Vol. III.) La Société Royale, ou d’après son nom complet la Société Royale de Londres pour le développement de la connaissance naturelle a été fondée en 1662. Tous les membres de la Société sans exception étaient des maçons. Voir John J. Robinson, Born in Blood, p. 285

[108] Pour le support accordé par la Société Royale à Charles Darwin, voir Henry Morris, The Long War Against God, pp. 156-57

[109] Anton Pannekoek, Marxism and Darwinism, traduit par Nathan Weiser. Transcrit pour Internet par Jon Muller, Chicago, Charles H. Kerr & Company Co-operative Copyright, 1912 by Charles H. Kerr & Company, (http://www.marxists.org/archive/pannekoe/works/1912-dar.htm)

[110] Dr. Selami Isindag, « Bilginin Gelismesinde Engeller ve Masonluk », 1962 Bulletin annuel de la Grande Loge turque des Franc-maçons acceptés p. 44

Franc-Maçonnerie partie 33 : Erasmus Darwin, grand-père de Charles Darwin

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On pense généralement que les fondateurs de la théorie de l’évolution sont les biologistes français Jean Lamarck et anglais Charles Darwin. Selon l’histoire classique, Lamarck fut le premier à proposer la théorie de l’évolution, mais il fit l’erreur de la baser sur l' »héritage des traits acquis ». Plus tard, Darwin proposa une deuxième théorie fondée sur la sélection naturelle.

Cependant, nous devons mentionner ici le nom d’un autre théoricien qui joua un rôle important dans l’origine de la théorie de l’évolution : Erasmus Darwin, grand-père de Charles Darwin.

Erasmus Darwin était un contemporain de Lamarck (18ème siècle). Physicien, psychologue et poète, il était reconnu comme une autorité. Son biographe, Desmond King-Hele l’a même surnommé le plus grand anglais du 18ème siècle. [99] Mais, Erasmus Darwin avait une vie privée très sombre. [100]

Il s’est surtout fait remarqué comme l’un des plus célèbres naturalistes d’Angleterre. Comme nous l’avons dit au début, le naturalisme est une philosophie qui n’accepte pas qu’Allah ait créé les organismes vivants. En fait, ce point de vue, qui est proche du matérialisme, fut le point de départ de la théorie de l’évolution d’Erasmus Darwin.

Erasmus Darwin, grand-père de Charles Darwin était un "Maître maçon".
Erasmus Darwin, grand-père de Charles Darwin était un « Maître maçon ».

Dans les années 1780-1790, Erasmus Darwin développa les grandes lignes de la théorie de l’évolution, selon laquelle toute vie provient, par hasard et selon les lois de la nature, d’un seul ancêtre commun. Il fit ses recherches dans un jardin botanique de 32.000 m2 qu’il avait préparé, et chercha des preuves qui prouvent sa théorie. Il l’expliqua dans deux livres intitulés Le Temple de la Nature et La Zoonomie. Par ailleurs, en 1784, il fonda une société chargée de diffuser ses idées, connue comme la Société Philosophique.

Des années plus tard, Charles Darwin héritait les idées de son grand père et les grandes lignes lui permettant de présenter sa théorie de l’évolution. La théorie de Charles Darwin s’élabora sur la structure établie par son grand-père, tandis que la Société Philosophique devint l’un des partisans les plus passionnés de sa théorie. [101]

En bref, Erasmus Darwin est le véritable pionnier de la théorie que nous connaissons comme la théorie de l’évolution et dont on a fait la propagande dans le monde entier durant les derniers 150 ans.

Où Erasmus Darwin découvrit-il l’idée d’évolution ? D’où vient son intérêt pour ce thème ?

Après une recherche approfondie sur cette question, nous avons découvert le fait intéressant qu’Erasmus Darwin était un maçon. Et Erasmus Darwin n’était pas un maçon ordinaire, il était l’un des maîtres les plus hauts placés dans l’organisation.

Il a été le maître de la célèbre loge de Canongate à Édimbourg, en Ecosse. [102] En outre, il avait des liens très étroits avec les maçons jacobins qui étaient les organisateurs de la Révolution, à l’époque, en France, avec les Illuminati, dont le principal objectif était de fomenter de l’hostilité envers la religion. [103] Comme nous le voyons, Erasmus Darwin était un nom important parmi les organisations maçonniques antireligieuses en Europe.

Le livre d’Erasmus Darwin La Zoonomie, dans lequel il posait les fondements de la théorie de l’évolution.
Le livre d’Erasmus Darwin La Zoonomie, dans lequel il posait les fondements de la théorie de l’évolution.

Erasmus éduqua son fils Robert (le père de Charles Darwin) qui fut lui aussi membre de la loge maçonnique. [104] Pour cette raison, Charles Darwin reçut l’héritage des préceptes maçonniques à la fois de son père et de son grand-père.

Erasmus Darwin espérait que son fils Robert développe et publie sa théorie, mais ce fut son petit-fils Charles qui se chargea de le faire. Bien qu’il paru quelques années plus tard, le Temple de la Nature d’Erasmus Darwin fut finalement révisé par Charles Darwin. Les idées de Darwin n’avaient pas le poids d’une théorie scientifique ; c’était simplement l’expression d’une doctrine naturaliste qui soutenait que la nature avait une puissance créatrice.

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Notes :

[99] Desmond King-Hele, Doctor of Revolution: The Life and Times of Erasmus Darwin, Faber & Faber, Londres, 1977, p. 361

[100] Henry Morris, The Long War Against God, p. 178

[101] William R. Denslow, 10,000 Famous Freemasons, vol. I. Macoy Publishing & Macoy Supply Co., Inc. Ricmond, Virginia, 1957, p. 285

[102] William R. Denslow, 10,000 Famous Freemasons, vol. I. Macoy Publishing & Macoy Supply Co., Inc. Ricmond, Virginia, 1957, p. 285

[103] Henry Morris, The Long War Against God, p. 198. L’Ordre des Illuminati fondé en Bavière, en Allemagne, en 1776, était une sorte de loge maçonnique. Le fondateur des Illuminati, Dr. Adam Weishaupt, était juif. Il avait énuméré les objectifs de l’Ordre comme il suit : 1- Abolir toutes les monarchies et les gouvernements réguliers, 2- Abolir la propriété privée et l’héritage, 3- Abolir la vie de famille et l’institution du mariage et établir un système d’enseignement communautaire pour les enfants, 4- Abolir toutes les religions. (voir, Eustace Mullins, The World Order: Our Secret Rulers, p. 5 ; Lewis Spence, The Encyclopedia of the Occult, p. 223)

[104] Henry Morris, The Long War Against God, Master Books, avril 2000, p. 198

Franc-Maçonnerie partie 32 : Illuminisme et avènement du mythe de l’évolution

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Les idées matérialistes et évolutionnistes que les organisations maçonniques comme l’ordre de la Rose-Croix ou l’Ikhwan as-Safa’ exprimaient secrètement, mais surtout symboliquement, ont pris plus de force à mesure que le pouvoir social de l’Eglise catholique s’affaiblissait en Europe. En conséquence, ces enseignements païens, restés dans la clandestinité pendant environ 1.000 ans en raison de la domination politique et intellectuelle du Christianisme, ont trouvé un regain d’intérêt auprès des penseurs européens des 17ème et 18ème siècles.

La Révolution: la France fut noyée dans un bain de sang.
La Révolution : la France fut noyée dans un bain de sang.

Cette période, durant laquelle les idées matérialistes et évolutionnistes furent largement acceptées par la société européenne et l’influencèrent en s’éloignant de la religion, est connue comme l’Illuminisme. Certainement, ceux qui ont choisi ce nom (c’est-à-dire ceux qui qualifiaient ce changement d’idées comme un passage à la lumière) étaient les leaders de cette déviation. Ils décrivaient la période antérieure comme l' »Age des ténèbres » et en blâmaient la religion, affirmant que l’Europe est devenue « éclairée » lorsqu’elle s’est laïcisée et s’est éloignée de la religion. Cette perspective tendancieuse et fausse est toujours un des principaux mécanismes de propagande des personnes opposées à la religion.

Dans son livre, Réflexions sur la Révolution en France, Edmund Burke a montré les effets destructeurs de la Révolution française et de l’Illuminisme.
Dans son livre, Réflexions sur la Révolution en France, Edmund Burke a montré les effets destructeurs de la Révolution française et de l’Illuminisme.

Il est vrai que le Christianisme médiéval était plutôt « ténébreux » en raison des superstitions et de l’intolérance, mais la plupart de ces excès furent éliminés à l’époque postmédiévale. En fait, l’Illuminisme n’a pas non plus apporté beaucoup de résultats positifs dans l’Occident. L’effet le plus important de l’Illuminisme, qui s’est produit en France, a été la Révolution française, qui a noyé le pays dans une mer de sang. Aujourd’hui la littérature influencée par l’Illuminisme glorifie la Révolution française ; toutefois, elle a coûté énormément à la France et a provoqué des conflits sociaux qui ont duré jusqu’au 20ème siècle. L’analyse de la Révolution française et de l’Illuminisme par le célèbre penseur britannique, Edmund Burke, est très révélatrice. Dans son célèbre ouvrage, Réflexions sur la Révolution en France, publié en 1790, il critique à la fois l’idée de l’Illuminisme et son fruit, la Révolution française ; à son avis, ce mouvement a détruit les valeurs fondamentales qui servaient de cohésion à la société, c’est-à-dire la religion, la morale et la structure familiale, et a ouvert la voie à la terreur et à l’anarchie. Enfin, il considérait l’Illuminisme, selon les mots d’un commentateur, comme un « mouvement destructeur de l’intelligence humaine ». [98]

Les leaders de ce mouvement destructeur étaient les maçons. Voltaire, Diderot, Montesquieu, et d’autres penseurs antireligieux qui ont ouvert la voie à la Révolution, étaient tous des maçons. Ceux-ci étaient intimes avec les jacobins qui étaient les leaders de la Révolution. Cela a mené certains historiens à conclure qu’il est difficile de distinguer entre le jacobinisme et la maçonnerie en France à cette époque. (Voir Le nouvel ordre maçonnique de Harun Yahya)

Au cours de la Révolution française, l’hostilité envers la religion était évidente. De nombreux prêtres furent envoyés à la guillotine, des Eglises furent détruites, et, par ailleurs, il y avait des gens qui voulaient éradiquer totalement le Christianisme et le remplacer par une religion déviée, païenne et symbolique appelée « la Religion de la raison. » Les leaders de la Révolution devinrent également victimes de cette folie ; chacun d’eux perdit finalement la tête sous la guillotine, à laquelle ils avaient eux-mêmes condamné tant de gens. De nos jours encore, beaucoup de français se demandent si la Révolution a été une bonne chose.

Voltaire, Diderot et les "Encyclopédistes" : les leaders maçonniques de l’Illuminisme et les féroces opposants à la religion.
Voltaire, Diderot et les « Encyclopédistes » : les leaders maçonniques de l’Illuminisme et les féroces opposants à la religion.

Les sentiments antireligieux de la Révolution française se répandirent ensuite dans toute l’Europe et, par conséquent, le 19eme siècle fut l’une des périodes de propagande antireligieuse les plus agressives.

Par conséquent, ce processus a permis que les idées évolutionnistes et matérialistes, qui étaient restées clandestines pendant des siècles grâce à l’utilisation de symboles, sortent au grand jour. Des matérialistes, comme Diderot et le Baron d’Holbach, brandirent la bannière de l’antireligion, et le mythe de l’évolution de la Grèce antique fut introduit dans la communauté scientifique.

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Notes :

[98] Pocock, dans ; Edmund Burke, Reflections on the Revolution in France, ed. J. G. A. Pocock, Indianapolis: Hackett Publishing Company, 1987, pp. 33-38