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IslamRéinfo TV : Histoire de la franc-maçonnerie

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Histoire de la franc-maçonnerie des origines jusqu’à nos jours.

Franc-Maçonnerie partie 29 : Le matérialisme Maçonnique : La Divinsation de la matière

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Il est nécessaire de comprendre clairement ce qu’est la philosophie matérialiste : Ceux qui adoptent cette philosophie pensent que l’ordre et l’équilibre de l’univers et les millions d’espèces qui vivent dans le monde, y compris les êtres humains, sont simplement le produit de l’activité des atomes qui composent la matière. En d’autres termes, ils croient que les atomes inanimés et inconscients sont capables de créer.

Cette idée peut sembler moderne ; elle est, en fait, une réémergence d’une croyance qui a existé depuis la nuit des temps : l’idolâtrie. Ceux qui adoraient des idoles croyaient que les statues et les totems qu’ils adoraient étaient dotés d’esprit et de pouvoir. En d’autres termes, ils attribuaient à la matière inanimée et inconsciente une conscience et un grand pouvoir. Cela est manifestement absurde. Dans le Coran, Allah se réfère à l’irrationalité du paganisme. Dans les histoires des prophètes, on insiste particulièrement sur la fausseté des croyances païennes. Par exemple, lorsque Abraham (Que la Paix de Dieu soit du lui) demanda à son père : »O mon père, pourquoi adores-tu ce qui n’entend ni ne voit, et ne te profite en rien ? » [Coran, Sourate 19, verset 42] 

Il est clair que le fait d’attribuer des qualités divines à la matière inanimée, incapable d’entendre ou de voir, « qui ne sert absolument à rien« , et dénuée de pouvoir, est évidemment insensé.

Les matérialistes sont des exemples modernes d’idolâtres. Ils n’adorent pas des statues et des totems faits de bois et de pierre, mais croient en l’idée que la matière ne constitue pas seulement ces corps, mais tous les corps et pensent qu’elle possède un pouvoir, une intelligence et une connaissance illimités. Les écrits maçonniques ont des choses intéressantes à dire à ce sujet, car les maçons confessent ouvertement cette croyance païenne, qui est l’essence du matérialisme. Un article tiré du magazine de Mimar Sinan déclare en effet :

« Afin qu’un objet matériel soit créé, les atomes se regroupent dans un certain ordre. La force qui provoque cette organisation est l’esprit inhérent à chaque atome. Etant donné que chaque esprit est une conscience, chaque chose créée est une conscience intelligente. Et chaque chose créée a le même degré d’intelligence. Un être humain, un animal, une bactérie et une molécule sont tous intelligents au même degré. » [89]

Note Islam Réinformation : Les réplicateurs dans Stagate SG1 est l’illustration parfaite de cette croyance maçonnique. En effet,les réplicateurs sont des créatures créer à partir de bloc métallique sans conscience qui s’unissent pour former une entité intelligente. Plus il y a de réplicateurs plus ils deviennent intelligents. Ils finiront par prendre forme humaine et à posséder des sentiments humains.

On affirme ici, et, il convient de le souligner, que chaque atome est doté d’intelligence et de conscience. L’écrivain maçonnique, auteur de cette affirmation, propose que toutes les choses ont une conscience à cause des atomes qu’ils possèdent et, parce que celui-ci rejette l’existence de l’esprit humain, il considère l’homme comme une masse d’atomes, tout comme les animaux et les molécules inanimées.

Le matérialisme accepte le pouvoir créatif de la matière inerte et inconsciente. Autrement dit, il transforme la matière en idole. Les maçons croient que les atomes ont un esprit et admettent ouvertement leur croyance en une telle superstition.
Le matérialisme accepte le pouvoir créatif de la matière inerte et inconsciente. Autrement dit, il transforme la matière en idole. Les maçons croient que les atomes ont un esprit et admettent ouvertement leur croyance en une telle superstition.

Cependant, le fait est que la matière inanimée (les atomes) n’a pas d’esprit, ni de conscience, ni d’intelligence. Cela nous est démontré à la fois par l’observation et par l’expérience. Seuls les organismes vivants ont une conscience, résultat de l »‘âme » qu’Allah leur a donnée. De tous les organismes vivants, les êtres humains bénéficient du degré le plus élevé de conscience, car ils possèdent un esprit unique acquis d’Allah.

Autrement dit, la conscience ne se trouve pas dans la matière inanimée, comme les maçons croient, mais dans les êtres qui sont dotés d’un esprit. Cependant, afin de nier l’existence d’Allah, les maçons ont recours à la croyance absurde qui attribue un « esprit » aux atomes.

Cette idée matérialiste adoptée par les maçons est une nouvelle expression d’une croyance païenne appelée « animisme », qui suppose que toute chose matérielle présente dans la nature (rochers, montagnes, vents, eau, etc.) possède son propre esprit et conscience. Le philosophe grec Aristote combinait cette croyance avec le matérialisme (la croyance que la matière n’est pas créée et c’est la seule valeur absolue) et même de nos jours, l’attribution d’une conscience à des choses inanimées – essence du matérialisme – est devenue une sorte de paganisme contemporain.

Les écrits maçonniques sont pleins de rapports intéressants sur cette croyance. Un article de Mimar Sinan intitulé « Le Chemin de la vérité » soutient que :

« Si nous acceptons la hiérarchie animiste qui soutient que l’esprit existe dans un atome, qu’une molécule dirige l’esprit d’un atome, qu’une cellule dirige l’esprit d’une molécule, qu’un organe dirige l’esprit d’une cellule, l’esprit principal qui dirige tout le corps n’est-il pas le dieu de ces esprits inférieurs ? » [90]

Cette doctrine primitive fausse conduit les maçons à croire que l’ordre et l’équilibre de cet univers est affecté par la matière inanimée. Dans Mimar Sinan, toujours, un article a paru sur le développement géologique du monde. Il affirme que :

« La détérioration de cette surface a lieu de manière si subtile que nous pouvons dire que l’état actuel de la vie a été atteint grâce à l’intelligence présente dans le magma. Si ce n’était pas ainsi, il n’y aurait pas d’eau dans les cavités et la terre serait complètement couverte d’eau. » [91]

Dans un autre article du magazine de Mimar Sinan, on peut lire que les premières cellules vivantes, et celles qui se sont multipliées à partir de celles-ci, étaient conscientes, ont formé un plan et l’ont mis en œuvre :

Les païens d’autrefois vénéraient des idoles en pierre. Les païens d’aujourd’hui vénèrent la matière.
Les païens d’autrefois vénéraient des idoles en pierre. Les païens d’aujourd’hui vénèrent la matière.

« Le début de la vie sur terre s’est produit lorsqu’a surgi la première cellule. Cette cellule a immédiatement commencé à bouger et, suite à une impulsion vitale et vraiment rebelle, elle s’est divisée en deux et a continué à se diviser à l’infini. Cependant, ces cellules séparées ne voyant pas de but à leur vagabondage et, comme si elles en avaient peur, et poussées par une puissante impulsion d’auto-préservation, elles ont coopéré entre elles, se sont unies et travaillent dans une harmonie totalement démocratique et d’autosacrifice à la création de ces organes essentiels à la vie. » [92]

Contrairement à ce qui est affirmé dans cette citation, il n’y a aucune conscience dans une cellule. Y croire n’est rien d’autre que de la superstition. Là encore, comme nous le voyons dans la citation qui précède, afin de nier l’existence et l’activité créatrice d’Allah, on attribue des qualités absurdes aux atomes, aux molécules et aux cellules, telles que l’intelligence, la capacité de planifier, d’autosacrifice et même d »‘harmonie démocratique ». Tout comme il est absurde de dire, à propos de la création d’un tableau que « les couleurs se sont mélangées selon un plan, et ont procédé démocratiquement et en harmonie », l’affirmation des maçons sur l’origine de la vie est dénuée de sens.

Une autre expression des principes superstitieux de la maçonnerie et de son matérialisme, c’est la notion de « la mère nature ». Nous la trouvons dans des films documentaires, des livres, des magazines et même des annonces publicitaires ; elle est utilisée pour exprimer la conviction que la matière inanimée composant la nature (nitrogène, oxygène, hydrogène, carbone, etc.) a un pouvoir conscient, et qu’il a, lui–même, créé les êtres humains et tous les organismes vivants. Ce mythe n’est pas fondé sur l’observation ou la logique, mais est destiné à gagner l’adhésion des gens par un endoctrinement massif. Le but est que les gens oublient Allah, le véritable Créateur, et se tournent vers le paganisme, pour lequel la « nature » est considérée comme le créateur.

La maçonnerie s’efforce de donner forme à ce credo, de le renforcer et de le diffuser, et appuie toutes les forces sociales qu’il considère ses alliés. Un article de Mimar Sinan, intitulé « Réflexions sur le concept et l’évolution de la solidarité du point de vue scientifique », parle de la « mystérieuse harmonie que la mère nature a ordonné » et déclare que celle-ci forme la base de la philosophie humaniste de la maçonnerie. Il déclare, par ailleurs, que la maçonnerie appuiera les mouvements qui adoptent cette philosophie :

« Quand il considère le point de vue des échanges matériels dans le monde des organismes vivants, que des microbes bénéfiques vivant sur la terre et à l’intérieur de notre corps, toutes les plantes, les animaux et les êtres humains existent dans une mystérieuse harmonie ordonnée par notre mère nature, et qu’ils sont constamment engagés dans une solidarité organique, je tiens à réaffirmer que la maçonnerie considère tous les genres de mouvements psychosociaux dédiés au bien-être, à la paix, à la sécurité et au bonheur, en bref, tout mouvement qui est sur la voie de l’humanisme et de l’unité universelle de l’humanité, comme des moyens d’actions pour faire progresser ses propres idéaux. » [93]

Un relief d’une civilisation païenne de Mésopotamie.
Un relief d’une civilisation païenne de Mésopotamie.

Le plus important de ces « moyens d’actions » qui « font progresser les idéaux de la maçonnerie » est la théorie de l’évolution, prétendument scientifique, soutien moderne du matérialisme et de l’humanisme.

Dans le prochain chapitre, nous examinerons de plus près la théorie de l’évolution, du temps de Darwin à la propagande évolutionniste moderne ; elle nous permettra de découvrir la relation secrète qui existe entre la maçonnerie et l’erreur scientifique la plus grande de tous les temps.

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Notes :

[89] Onur Ayangil, « Yeni Gnose », Mimar Sinan, 1977, no. 25, p. 20

[90] Enis Ecer, « Gercegin Yolu », Mimar Sinan, 1979, No. 30, p. 29

[91] Faruk Erengul, « Evrende Zeka », Mimar Sinan, 1982, no. 46, p. 27

[92] Albert Arditti, « Hurriyet-Disiplin-Dinamizm-Statizm », Mimar Sinan, 1974, no. 15, p. 23

[93] Naki Cevad Akkerman, « Bilimsel Acidan Dayanisma Kavrami ve Evrimi Uzerine Dusunceler II », Mimar Sinan, 1976, no. 20, p. 49,

Franc-Maçonnerie partie 8 : De L’Egypte Antique à la Kabbale

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Du vivant de Moïse (Que la Paix de Dieu soit sur lui), les Israélites se mirent à créer des sosies des idoles qu’ils avaient vues en Egypte et à les adorer. A la mort de Moïse (Que la Paix de Dieu soit sur lui), plus rien ne les empêchait de sombrer davantage dans la perversité. Bien évidemment, on ne peut pas en dire autant de tous les juifs, mais certains d’entre eux adoptèrent le paganisme égyptien. En fait, ils poursuivirent les doctrines du sacerdoce égyptien (les magiciens du pharaon) qui forment la base des croyances de cette société, et dépravèrent leur propre foi en y introduisant ces doctrines.

Un séphiroth est une des expressions les plus flagrantes des enseignements païens de la Kabbale. La figure composée de cercles sur la gravure kabbalistique de droite est un séphiroth. Tentatives kabbalistiques d’expliquer le processus de la création au moyen du séphiroth. Le scénario qu’ils proposent est réellement un mythe païen totalement en désaccord avec les faits révélés par les livres saints.
Un séphiroth est une des expressions les plus flagrantes des enseignements païens de la Kabbale. La figure composée de cercles sur la gravure kabbalistique de droite est un séphiroth. Tentatives kabbalistiques d’expliquer le processus de la création au moyen du séphiroth. Le scénario qu’ils proposent est réellement un mythe païen totalement en désaccord avec les faits révélés par les livres saints.

La doctrine qui fut introduite dans le Judaïsme en provenance de l’Egypte antique était la Kabbale. Tout comme le système des prêtres égyptiens, la Kabbale était une tradition ésotérique reposant sur la pratique de la magie. Chose intéressante, la Kabbale fournit un compte-rendu de la création assez différent de celui trouvé dans la Torah. Il s’agit d’un compte-rendu matérialiste, reposant sur l’idée égyptienne de l’existence éternelle de la matière. Murat Ozgen, franc-maçon turc, remarque ceci à ce propos :

« Il est évident que la Kabbale a été élaborée de nombreuses années avant que la Torah n’existe. La section la plus importante de la Kabbale est la théorie sur la formation de l’univers. Cette théorie diffère considérablement de l’histoire de la création telle qu’elle est acceptée par les religions théistes. D’après la Kabbale, au début de la création, des choses appelées Séphiroth, ce qui signifie « cercles » ou « orbites », avec des caractéristiques à la fois matérielles et spirituelles prirent forme. Il y avait en tout 32 de ces choses. Les dix premières représentaient le système solaire et les autres les masses d’étoiles dans l’espace. Cette particularité de la Kabbale indique qu’elle est étroitement liée aux systèmes astrologiques anciens de croyance… Ainsi, la Kabbale est très éloignée de la religion juive et bien plus étroitement liée aux anciennes religions mystérieuses de l’Orient. » [24]

Quelques juifs, influencés par les cultures des civilisations païennes de l’Egypte antique et de la Mésopotamie, se sont éloignés de la Thora qu'Allah leur avait donnée comme guide et ont commencé à vénérer divers objets matériels. Ci-dessus est représenté un temple du soleil païen.
Quelques juifs, influencés par les cultures des civilisations païennes de l’Egypte antique et de la Mésopotamie, se sont éloignés de la Torah qu’Allah leur avait donnée comme guide et ont commencé à vénérer divers objets matériels. Ci-dessus est représenté un temple du soleil païen.

Les juifs, en adoptant ces doctrines matérialistes et ésotériques de l’Egypte antique basées sur la magie, ignoraient les interdictions en rapport dans la Torah. Ils assimilèrent les rituels magiques d’autres peuples païens, et par là, la Kabbale devint une doctrine mystique au sein du Judaïsme, mais contraire à la Torah. Dans son livre intitulé Secret Societies and Subversive Movements, l’écrivaine anglaise Nesta H. Webster explique :

« La sorcellerie, telle que nous la connaissons, fut pratiquée par les Cananéens avant l’occupation de la Palestine par les Israélites ; l’Egypte, l’Inde et la Grèce comptaient également des devins et des voyants. Malgré les imprécations contre la sorcellerie, renfermées dans la Loi de Moïse, les juifs, ignorant ces avertissements, furent gagnés par la contagion et mélangèrent la tradition sacrée dont ils avaient hérité avec les idées magiques empruntées à d’autres races ou fruit de leur propre invention. A la même époque, la branche spéculative de la Kabbale juive emprunta à la philosophie du Perse M’agi, des néoplatoniciens et des néopythagoriciens. Il y a donc, une certaine justification quant à l’affirmation des anti-kabbalistes que ce que l’on connaît aujourd’hui comme la Kabbale n’est pas entièrement juive. » [25]

Il existe un verset du Coran qui se rapporte à ce sujet. Allah dit que les Israélites apprirent les rituels de sorcellerie sataniques de sources extérieures à leur propre religion :

« Ils ont préféré suivre ce que les démons rapportaient sur le règne de Salomon. Mais Salomon n’était pas négateur, ce sont les démons qui l’étaient et qui apprenaient aux gens la sorcellerie et ce qui avait été inspiré aux deux anges de Babylone, Hârût et Mârût. Or, ces deux anges n’apprenaient rien à personne sans lui dire auparavant : «Nous ne sommes là que pour tenter les hommes ! Prends donc garde de perdre ta foi !» Les gens apprenaient d’eux le moyen de séparer le mari de sa femme, mais ils ne pouvaient nuire à qui que ce soit sans la permission du Seigneur. D’ailleurs, de telles pratiques les initiaient beaucoup plus à ce qui était nuisible qu’à ce qui était utile, sans compter que ceux qui s’y adonnaient savaient bien qu’ils n’auraient aucune part de bonheur dans la vie future. À quel vil prix ont-ils ainsi aliéné leurs âmes ! Mais le savaient-ils ?« 

[Coran, Sourate 2, verset 102]

Ce verset soutient que certains juifs, même en sachant ce qu’ils allaient perdre dans l’au-delà, apprirent et adoptèrent les pratiques de la magie. Par conséquent, ils s’égarèrent de la Loi qu’Allah leur avait envoyée et ayant vendu leurs âmes, ils s’adonnèrent au paganisme (doctrines magiques). « Il s’étaient vendus » pour une chose maléfique, autrement dit, ils avaient abandonné leur foi.

Les faits relatés dans ce verset indiquent les principaux éléments d’un conflit important dans l’histoire juive. Ce combat était, d’une part, entre les prophètes qu’Allah avait envoyés aux juifs et ces juifs croyants qui leur obéissaient, et d’autre part, ces juifs pervers qui s’étaient rebellés contre les commandements d’Allah, imitaient la culture païenne des gens autour d’eux et suivaient leurs pratiques culturelles plutôt que la loi d’Allah.

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Notes :

[24] Murat Ozgen Ayfer, Masonluk Nedir ve Nasildir?, Istanbul, 1992, pp. 298-299

[25] Nesta H. Webster, Secret Societies And Subversive Movements, Boswell Publishing Co., Ltd., Londres, 1924 ; p, 1924

Franc-Maçonnerie partie 7 : Le Veau D’or

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Veau d'or
Veau d’or

Un des faits importants concernant l’exode des Israélites d’Egypte, telle que relatée dans le Coran, est qu’ils se rebellèrent contre la religion qui leur fut révélée par Allah, bien qu’Il les sauva par la main de Moïse (Que la Paix de Dieu soit sur lui) de la tyrannie du pharaon. Les Israélites furent dans l’incapacité de comprendre le monothéisme que Moïse (Que la Paix de Dieu soit sur lui) leur avait communiqué, mais penchaient continuellement vers idolâtrie.

Allah décrit ainsi cette tendance étrange :

« Et nous avons fait traverser la mer aux enfants d’Israël. Ils passèrent auprès d’un peuple attaché à ses idoles et dirent : « Moïse, désigne-nous une divinité semblable à leurs dieux. » Il dit : « Vous êtes certes des gens ignorants. Le culte, auquel ceux-là s’adonnent, est caduc ; et tout ce qu’ils font est nul et sans valeur. »

[Coran, Sourate  8, versets 138 et 139]

Malgré les avertissements de Moïse (Que la Paix de Dieu soit sur lui), les Israélites continuèrent de vivre dans cette perversion et lorsque Moïse (Que la Paix de Dieu soit sur lui) les quitta pour monter seul au mont Sinaï, elle se manifesta au grand jour. Profitant de l’absence de Moïse (Que la Paix de Dieu soit sur lui), un homme (le Samaritain) s’avança. Il attisa les flammes du penchant des Israélites pour idolâtrie et les persuada de fabriquer la statue d’un veau et de l’adorer.

« Courroucé et plein d’amertume, Moïse revint vers son peuple : «Ô mon peuple, s’écria-t-il, votre Seigneur ne vous a-t-Il pas fait une belle promesse? Avez-vous trouvé cette promesse trop longue à se réaliser? Ou avez-vous voulu que la colère de Dieu s’abatte sur vous, pour avoir trahi votre engagement envers moi ?» «Nous n’avons pas manqué à notre engagement envers toi, répondirent-ils, de notre propre gré. Mais on nous a fait porter des charges de bijoux appartenant au peuple de Pharaon. Nous les avons jetées au feu, le Samaritain en a fait de même, et il leur a fait sortir des flammes un veau sous forme d’un corps mugissant. Et aussitôt l’assistance s’est mis à crier : “Voilà votre dieu et celui de Moïse qui l’a tout simplement oublié !”

[Coran, Sourate 20, versets 86 à 88]

Pourquoi y avait-il chez les Israélites une tendance aussi tenace à ériger les idoles et à les adorer ? Quelle était l’origine de ce penchant ?

Manifestement, une société qui n’avait jamais auparavant cru dans les idoles n’adopterait pas brusquement le comportement aussi inepte de construire une idole et de se mettre à l’adorer. Seuls ceux pour lesquels l’idolâtrie était un penchant naturel auraient pu croire dans ces aberrations.

Néanmoins, les Israélites étaient un peuple qui avait cru en un seul Dieu depuis l’époque de leur ancêtre Abraham (Que la Paix de Dieu soit sur lui). Le nom « Israélites » ou « les Fils d’Israël » fut donné en premier aux fils de Jacob (Que la Paix de Dieu soit sur lui), le petit-fils d’Abraham (Que la Paix de Dieu soit sur lui), puis à l’ensemble des  juifs. Les Israélites avaient protégé la foi monothéiste héritée de leurs ancêtres Abraham, Isaac et Jacob (Que la Paix de Dieu soit sur eux). Ensemble avec Joseph (Que la Paix de Dieu soit sur lui), ils se rendirent en Egypte et préservèrent le monothéisme pendant une longue période, bien qu’ils vécussent au milieu de l’idolâtrie égyptienne. Il est évident d’après les histoires narrées dans le Coran que lorsque Moïse (Que la Paix de Dieu soit sur lui) vint à eux, les Israélites étaient un peuple qui croyait en un seul Dieu.

Autre idole de l’Egypte ancienne: Hathor, le veau d’or.
Autre idole de l’Egypte ancienne : Hathor, le veau d’or.

La seule explication serait que les Israélites, même s’ils adhéraient à une croyance monothéiste, furent influencés par les païens parmi lesquels ils vivaient, et se mirent à les imiter, remplaçant la religion choisie pour eux par Allah par l’idolâtrie des nations étrangères.

Une statue de l’Egypte ancienne d’Hathor.
Une statue de l’Egypte ancienne d’Hathor.

Lorsqu’on enquête sur ce sujet à la lumière des documents historiques, on remarque que le culte païen qui influença les Israélites n’était autre que celui de l’Egypte antique. Une preuve importante à l’appui de cette conclusion est que le veau d’or adoré par les Israélites, pendant que Moïse (Que la Paix de Dieu soit sur lui) était sur le Mont Sinaï, était en réalité une réplique des idoles égyptiennes Hathor et Apis. Dans son livre, Too Long in the Sun (Trop longtemps dans le soleil), l’auteur chrétien Richard Rives écrit :

« Hathor et Apis, les dieux vache et taureau d’Egypte, représentaient l’adoration du soleil. Leur adoration n’était qu’une étape dans la longue histoire égyptienne du culte du soleil. Le veau d’or du Mont Sinaï constitue une preuve plus qu’évidente que la fête proclamée était liée à l’adoration du soleil… » [23]

L’influence de la religion païenne égyptienne sur les israélites s’est manifestée en plusieurs reprises. Aussitôt qu’ils ont rencontré un peuple païen, leur penchant pour des croyances hérétiques c’est fait sentir et selon un verset du Coran, ils dirent :

« Moïse, désigne-nous une divinité semblable à leurs dieux. » [Coran, Sourate 8, verset 138] « Ce qu’ils ont dit à leur Prophète, « O Moïse, nous ne te croirons qu’après avoir vu Allah clairement ! » [Coran, Sourate 2, verset 55] montre bien leur penchant pour la vénération des choses matérielles, selon le religion païenne qu’ils avaient pratiqué en Egypte.

Le penchant des Israélites pour le paganisme de l’Egypte antique, souligné ici, est important pour nous permettre de comprendre l’altération du texte de la Torah et les origines de la Kabbale. Lorsque l’on considère attentivement ces deux sujets, on note, qu’à leur origine, se trouve le paganisme de l’Egypte antique et la philosophie matérialiste.

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Notes :

[23] Richard Rives, Too Long in the Sun, Pub., 1996, pp. 130-131