Eglise

Franc-Maçonnerie partie 42 : Agenda révolutionnaire maçonnique en Russie

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A part l’Italie, on peut également trouver des traces d’activité révolutionnaire maçonnique dans de nombreux autres pays d’Europe. Dans l’Encyclopédie Catholique, on peut lire :

« Lors… des derniers mouvements révolutionnaires en France, Italie, Espagne, Portugal, en Amérique Centrale et Amérique Latine, des entités maçonniques, auraient joué un rôle plus ou moins actif… En Russie aussi la franc-maçonnerie se révéla être une « conspiration politique » des clubs maçonniques organisés qui couvraient le pays. » [133]

Le célèbre écrivain Pouchkine faisait partie des maçons qui avaient organisé la tentative de coup d’Etat maçonnique perpétrée en Russie.
Le célèbre écrivain Pouchkine faisait partie des maçons qui avaient organisé la tentative de coup d’Etat maçonnique perpétrée en Russie.

Le complot maçonnique en Russie est particulièrement intéressant.

La maçonnerie est arrivée dans ce pays au cours de la deuxième moitié du 18ème siècle et s’est développée parmi les intellectuels. Bien qu’elle ressemblait, vu de l’extérieur, à un simple club culturel, des idées antireligieuses et antigouvernementales venues d’autres parties d’Europe étaient débattues dans ces loges. Les premiers à le remarquer furent les prêtres de l’Eglise orthodoxe. Ils envoyèrent l’information qu’ils avaient obtenue au Tsar Alexandre 1er, qui avait de bonnes relations avec l’Eglise, en le prévenant d’un complot maçonnique devant renverser le régime tsariste. En réponse, le Tsar publia une loi en 1822 pour fermer toutes les loges maçonniques du pays et proscrire l’organisation. Néanmoins, cela ne réussit pas à éliminer les maçons ; ils devinrent simplement clandestins.

Trois ans après que le Tsar Alexandre 1er ait proscrit les loges, il tomba malade et mourut. Le Tsar Nicolas 1er lui succéda. Mais, la succession du Tsar Nicolas survint comme conséquence d’une série de disputes et d’intrigues et fut à l’origine d’une situation chaotique dans le pays. Certains individus qui avaient voulu apporter une certaine stabilité à la situation en renversant le régime avaient planifié un coup contre le nouveau Tsar. Ils avaient de nombreux soutiens dans l’armée. Confiant en ce support, un grand nombre de soldats révolutionnaires, ainsi que de nombreux civils, marchèrent sur le palais du Tsar, dans la capitale de St. Petersbourg, le 14 décembre 1825. Il y eut un affrontement armé entre les révolutionnaires et les forces du Tsar au cours duquel les révolutionnaires furent battus. Ce groupe fut appelé les « Décembristes » à cause du mois auquel ils avaient tenté leur révolution. Les leaders de ce groupe furent arrêtés et cinq d’entre eux pendus.

Les Décembristes étaient tout simplement des maçons… Les officiers, intellectuels et écrivains qui constituèrent le groupe étaient membres des loges mises hors la loi par le Tsar Alexandre 1er trois ans auparavant. Un de ces révolutionnaires maçons était le célèbre écrivain Comte Pouchkine. [134]

L’entreprise des Décembristes se termina par un échec, mais les maçons n’abandonnèrent pas leur tentative de renverser le Tsar. Les maçons ont toujours joué un rôle important dans ces groupes organisés au cours du 19ème siècle et du premier quart du 20ème siècle contre le régime Tsariste. Lors de la Révolution de février 1917, le leader Alexander Kerenski et presque tout son entourage étaient des maçons. [135] La majorité du nouveau gouvernement était également composée de maçons. [136] La seule contribution à l’histoire que le bref Gouvernement Kerenski apporta, fut de livrer le pays aux mains de Lénine et des Bolcheviques qu’il dirigeait.

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Notes :

133 The Catholic Encyclopedia, « Masonry (Freemasonry), » New Advent, (http://www.newadvent.org/cathen/09771a.htm)

134 Michael Howard, The Occult Conspiracy, p. 105

135 Stephen Knight, The Brotherhood: The Explosive Expose of the Secret World of the Freemasons, HarperCollins, 1985, p. 33

Franc-Maçonnerie partie 41 : Le combat contre la religion en Italie

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Un autre pays dans lequel les activités maçonniques étaient évidentes était l’Italie.

Une publication de la maçonnerie italienne
Une publication de la maçonnerie italienne

Jusqu’en 1870, le territoire italien était occupé par plusieurs petits états, restes des temps féodaux. Le plus important de ceux-ci était l’Etat papal. Il était situé à Rome, gouverné par le Pape, et contrôlait une grande partie de l’Italie centrale. Les maçons d’Italie furent fondés comme une extension des maçons français et commencèrent à exercer une influence en Italie à partir du début du 19ème siècle. Ils voulaient détruire l’Etat papal et totalement déraciner l’autorité de l’Eglise en Italie.

La maçonnerie commença son combat contre la religion en Italie par le biais d’une autre société secrète qu’elle fonda et contrôla. Cette société fut connue sous le nom de « Carbonari ».

Cette société, dont on a entendu parler pour la première fois à Naples au début du 19èmesiècle, doit son nom aux brûleurs à charbon. Alors que les maçons utilisaient l’emblème des constructeurs de murs et exprimaient leurs idées avec des symboles, de la même façon les Carbonari adoptèrent l’emblème du brûleur à charbon. Mais, la société avait des objectifs cachés. Les membres de la société cherchèrent à initier un programme politique, d’abord en Italie, puis en France, afin de détruire l’influence de l’Eglise, d’établir un nouveau gouvernement et de laïciser toutes les institutions sociales.

Le lien entre la maçonnerie et les Carbonari est évident. Les maçons devenaient automatiquement membres des sociétés Carbonari ; en fait, du moment où ils entraient dans la société, ils obtenaient le degré de maître. (D’un autre côté, il était nécessaire que d’autres membres Carbonari passent par un long processus d’avancement avant d’obtenir ce degré). Deux cardinaux répondant aux noms de Consalvi et Pacca publièrent un décret le 15 août 1814 accusant les maçons et les Carbonari d’être organisés pour mener une ingérence sociopolitique et fomenter une hostilité envers la religion.

Giuseppe Mazzini et le Comte de Cavour. Deux maîtres maçons qui mirent fin à l’Etat papal.
Giuseppe Mazzini et le Comte de Cavour. Deux maîtres maçons qui mirent fin à l’Etat papal.

Cette accusation s’est avérée exacte, car les membres des Carbonari avaient organisé des ruses politiques et armé des révoltes. La révolte armée qui eut lieu à Macerata le 25 juin 1817 fut organisée par les Carbonari, mais elle fut écrasée par les forces de sécurité de l’Etat papal. En 1820, en Espagne et à Naples, ainsi qu’au Piedmont, en 1821, des révoltes révolutionnaires furent organisées par les Carbonari contre l’Eglise et l’ordre public.

Propagande maçonnique illustrant Garibaldi comme un grand héro.
Propagande maçonnique illustrant Garibaldi comme un grand héro.

C’est un fait établi que les Carbonari furent créés par les maçons ; ensemble ils étaient impliqués dans des activités révolutionnaires parallèles. Après la Révolution de juillet 1830 en France, l’organisation perdit de son influence et disparut peu à peu. En Italie, elle s’unit au mouvement « Jeune Italie » fondé par Giuseppe Mazzini.

Ce dernier, athée renommé, avait lutté des années contre l’Etat papal et l’Eglise et était finalement devenu un maçon de haut rang qui allait être le fondateur de l’Union italienne. Avec le support de deux autres maçons proéminents, Giuseppe Garibaldi et le Comte de Cavour, il fonda l’Union italienne en 1870 et fixa les limites de l’Etat papal aux frontières actuelles. Après quoi, l’Italie entra dans un processus selon lequel elle prit de plus en plus de distance de la religion, ce qui devait préparer la fondation de la dictature fasciste de Mussolini des années 1920.

En bref, on peut dire que Mazzini, Garibaldi et Cavour furent un trio de leaders prééminents qui réalisèrent d’importantes fonctions dans le combat contre la religion en Europe. Mazzini ne fut pas seulement un leader politique dans la lutte contre la religion, il joua aussi un rôle d’idéologue. Son slogan « chaque nation un état » fut l’étincelle qui alluma les rebellions de minorités, qui allaient être la cause de la chute d’empires multiethniques, tels que les Empires Austro-hongrois et Ottoman. Ce slogan de Mazzini aliéna les gens de leur sentiment de fraternité religieuse ; ce fut un appel qui les poussa dans le conflit ethnique les uns contre les autres et leur inspira une « rage fanatique. »

Le fait que cet appel soit venu des maçons, et de maçons de haut rang est sans aucun doute significatif. Selon les informations de la publication de la loge, 10.000 francs-maçons célèbres, Mazzini fut promu dans la loge maçonnique et, des années plus tard, en 1867, il fut choisi Maître maçon du Grand Orient Italien. En 1949, lors d’une cérémonie à Rome pour marquer le dévoilement d’une statue de Mazzini, 3.000 maçons se souvinrent avec gratitude de leur grand-maître. Garibaldi, la main droite de Mazzini, parvint au 33ème grade du Conseil Suprême Italien en 1863, et en 1864 il fut choisi Maître Maçon italien. En mémoire de ce maître maçon, une loge a pris le nom de Garibaldi.

Franc-Maçonnerie partie 16 : L’Objectif Maçonnique : Etablir un Monde Humaniste

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nwoLa philosophie humaniste, que les maçons estiment énormément, repose sur le rejet de la foi en Allah et l’adoration des êtres humains, ou la vénération de l‘humanité à Sa place. Mais, ceci soulève une question importante : les maçons se réservent-ils cette croyance pour eux seuls ou souhaitent-ils la faire adopter par d’autres ?

A l’examen des écrits maçonniques, la réponse apparaît claire : l’objectif de cette organisation est de répandre la philosophie humaniste dans le monde entier et d’éradiquer les religions monothéistes (l’Islam, le Christianisme et le Judaïsme).

Par exemple, dans un article publié dans le magazine maçonnique Mimar Sinan, il est écrit : « Les maçons ne recherchent pas l’origine des idées du mal, de la justice et de l’honnêteté au-delà du monde physique, ils pensent que ces concepts sont nés des conditions sociales, des relations sociales d’une personne et de ses combats dans la vie » et d’ajouter : « La maçonnerie essaie de propager cette idée dans le monde entier. » [53]

Selami Isindag, un maçon turc senior écrit :

« D’après la maçonnerie, afin de sauver l’humanité de la morale du surnaturel basée sur les sources religieuses, il est nécessaire d’établir une morale reposant sur l’amour de l’humanité qui n’est pas relative. Dans ses principes moraux traditionnels, la maçonnerie prend en compte les tendances de l’organisme humain, ses besoins et leur satisfaction, les règles de la vie sociale et leur organisation, la conscience, la liberté de pensée et de parole, et enfin, tout ce qui entre dans la formation de la vie naturelle. Pour cette raison, son objectif est d’établir et d’encourager la morale humaine dans toutes les sociétés. » [54]

Ce que Maître Isindag entend par « sauver les êtres humains de la morale basée sur les sources religieuses » est l’aliénation de tous de la religion. Dans le même ouvrage, Isindag explique cet objectif et ses « principes pour l’établissement d’une civilisation avancée ».

Les principes positifs de la maçonnerie sont nécessaires et suffisent à l’établissement d’une civilisation avancée. Ils regroupent :

– L’acceptation que le Dieu impersonnel (Le Grand architecte de l’univers) est lui-même évolution.

– Le rejet de la croyance dans la révélation, le mysticisme et les croyances vides.

– La supériorité de l’humanisme rationnel et du travail.

Le premier de ces trois articles ci-dessus suppose le rejet de l’existence d’Allah. (Les maçons ne croient pas en Allah, mais dans le Grand architecte de l’univers, et la citation ci-dessus indique que par ce terme, ils entendent évolution.) Le deuxième article rejette la révélation d’Allah et la connaissance religieuse reposant dessus. (Isindag lui-même définit ceci comme des « croyances vides ».) Et le troisième article exalte l’humanisme et le concept humaniste de « travail » (comme dans le communisme). (Allah est bien au-dessus de ce qu’ils Lui imputent.)

Si on considère comment ces idées sont enracinées dans le monde aujourd’hui, on peut apprécier l’influence jouée par la maçonnerie.

Il s’agit d’un autre élément important à noter ici : comment la maçonnerie a-t-elle mis en branle sa mission contre la religion ? A l’examen des écrits maçonniques, on remarque qu’ils souhaitent détruire la religion, particulièrement au niveau sociétal au moyen d’une « propagande » massive. Maître Selami Isindag jette la lumière sur ce sujet dans ce passage de son livre :

« …Même les régimes excessivement répressifs ont échoué dans leurs tentatives de détruire l’institution de la religion. D’ailleurs, les durs excès des méthodes politiques, dans leurs tentatives d’éclairer la société en sauvant le peuple d’une foi et de dogmes religieux vides produisirent l’effet contraire : les lieux de culte qu’ils souhaitaient fermer sont aujourd’hui encore plus remplis que jamais, et la foi et les dogmes qu’ils interdirent comptent encore plus de membres. Dans une autre conférence, nous avons souligné que face à un thème touchant au cœur et à l’émotion, l’interdiction et la force restent sans effet. La seule manière d’amener les peuples des ténèbres aux lumières est la science positive et les principes de la logique et de la sagesse. Si les gens sont éduqués selon ce principe, ils respectent les aspects humanistes et positifs de la religion, mais se préservent de ses croyances et ses dogmes stériles. » [55]

Pour comprendre le sens de ces paroles, il est nécessaire d’en faire une analyse rigoureuse. Isindag indique que la répression de la religion rendra les gens religieux encore plus motivés et renforcera la religion. Par conséquent, afin d’empêcher le renforcement de la religion, Isindag pense que les maçons devraient la détruire au niveau intellectuel. Ce qu’il entend par « science positive et principes de la logique et de la sagesse » n’impliquent pas réellement la science, la logique ou la sagesse. Mais simplement une philosophie matérialiste et humaniste, qui utilisent ces slogans accrocheurs comme camouflage, similairement au darwinisme. Isindag affirme que, lorsque ces idées sont disséminées dans la société, « seuls les éléments humanistes de la religion seront respectés », c’est-à-dire que les seuls éléments de la religion qui subsisteront seront ceux approuvés par la philosophie humaniste. Autrement dit, ils veulent rejeter les vérités de base constituant la charpente de la religion monothéiste (Isindag les appelle des croyances et des dogmes stériles). Ces vérités sont les réalités ultimes telles que l’homme est créé par Allah et est responsable envers Lui.

En résumé, les maçons ambitionnent de détruire les éléments de la foi qui constituent l’essence de la religion. Ils souhaitent diminuer le rôle de la religion à un simple élément culturel qui exprime ses idées sur un nombre de questions morales d’ordre général. Le moyen pour y parvenir, d’après eux, est d’imposer l’athéisme à la société sous couvert de science et de raison. Leur objectif ultime est néanmoins de déposséder la religion de sa place comme élément culturel et d’établir un monde complètement athée.

Dans un article de Isindag, dans le magazine Mason, intitulé « Science positive – Les obstacles de l’esprit et la maçonnerie » il explique :

« En conséquence de tout cela, je voudrais dire que l’obligation humaniste et maçonnique la plus importante pour nous tous est de ne pas nous éloigner de la science et de la raison, de reconnaître que c’est l’unique et meilleur moyen d’après l’évolution, de répandre cette foi parmi les gens et de leur enseigner la science positive. Les paroles d’Ernest Renan sont très importantes : « Si les gens sont instruits et éclairés par la science positive et la raison, les croyances stériles de la religion s’effondreront d’elles-mêmes. » Les paroles de Lessing soutiennent ce point de vue : « Si les êtres humains sont instruits et éclairés par la science positive et la raison, un jour la religion n’aura plus de raison d’être. » [56]

G. E. Lessing et E. Renan. Les maçons voulaient réaliser le rêve de ces deux écrivains athées en effaçant la religion de la face de la terre.
G. E. Lessing et E. Renan. Les maçons voulaient réaliser le rêve de ces deux écrivains athées en effaçant la religion de la face de la terre.

Voilà l’objectif ultime de la maçonnerie. Ils souhaitent détruire complètement la religion et établir un monde humaniste fondé sur le « caractère sacré » de l’humanité. C’est-à-dire qu’ils souhaitent établir un nouvel ordre d’ignorance, dans lequel les hommes rejettent Allah Qui les a créés et se considèrent divins… (Allah est bien au-dessus de ce qu’ils Lui imputent) Cet objectif est la raison d’exister de la maçonnerie. Dans le magazine maçonnique du nom de Ayna (Miroir), ceci est appelé « Temple des idées » :

« Les maçons modernes ont modifié l’objectif des anciens maçons de construire un temple physique en une idée de construction d’un « Temple des idées ». La construction d’un Temple des idées sera possible lorsque les principes et vertus maçonniques seront établis sur terre et le nombre de sages accrus. » [57]

Pour étendre davantage cet objectif, les maçons travaillent sans relâche dans de nombreux pays à travers le monde. L’organisation maçonnique est influente dans les universités, d’autres institutions éducatives, dans les médias, dans le monde des arts et des idées. Elle ne cesse jamais ses efforts pour disséminer sa philosophie humaniste dans la société et discréditer les vérités de la foi à la base de la religion. Nous verrons plus tard que la théorie de l’évolution est un des principaux moyens de propagande des maçons. En outre, ils ambitionnent de construire une société qui ne mentionne même pas le nom d’Allah ou de la religion, mais satisfait uniquement au plaisir, désirs et ambition matérielle des humains. Ce sera une société formée des gens qui ont tourné ouvertement le dos [Coran, Sourate 11, verset 92] à Allah, comme l’avait fait le peuple de Madyan, mentionné dans le Coran. Dans cette culture de l’ignorance, il n’y a pas de place pour la crainte ou l’amour d’Allah, obéir à Sa volonté, pratiquer des actes d’adoration, ni pour des réflexions sur l’au-delà. En fait, ces idées sont considérées comme étant vieillottes et propres aux gens non instruits. Ce message est asséné dans les films, les bandes dessinées et les romans.

Partie 1 : Super-héros, cultes païens et sorcellerie !

Partie 2 : Super-héros, cultes païens et sorcellerie !

Partie 1 : Mangas, cultes païens et satanisme !

Les maçons jouent un rôle leader dans cette vaste supercherie. Mais, de nombreux autres groupes et individus sont également impliqués dans la même tâche. Les maçons les acceptent en tant que « maçons honoraires », et les considèrent comme leurs alliés car ils partagent la même philosophie humaniste. Selami Isindag écrit :

« La maçonnerie accepte par ailleurs ce fait : Dans le monde extérieur, on trouve des sages, qui bien que n’étant pas maçons, embrassent l’idéologie maçonnique. Car cette idéologie est vraiment l’idéologie des êtres humains et de l’humanité. » [58]

Cette lutte continuelle contre la religion repose sur deux arguments ou justifications de base : la philosophie matérialiste et la théorie de l’évolution de Darwin.

Dans les deux chapitres suivants, nous examinerons ces deux arguments, leur origine et leur relation avec la maçonnerie. Alors, nous serons en mesure de mieux comprendre les coulisses de ces idées qui influencèrent le monde depuis le 19ème siècle.

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Notes :

[53] Moiz Berker, « Gercek Masonluk », Mimar Sinan, 1990, no. 77, p. 23

[54] Dr. Selami Isindag, Sezerman Kardes V, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, p. 62

[55] Dr. Selami Isindag, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, pp. 145-146

[56] Dr. Selami Isindag, « Olumlu Bilim-Aklin Engelleri ve Masonluk », Mason Dergisi, année 24, No. 25-26 (décembre 76 – mars 77)

[57] Ibrahim Baytekin, Ayna, Janvier 1999, no : 19, p. 4

[58] Dr. Selami Isindag, Masonluk Ustune, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, p. 32

Franc-Maçonnerie partie 15 : La théorie morale humaniste

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Aujourd’hui, les maçons dans de nombreux pays mènent un effort pour se faire connaître du reste de la société. Par le biais de conférences de presse, de sites Internet, de publicité dans les journaux et de déclarations, ils se décrivent comme une organisation consacrée exclusivement au bien de la société. Dans certains pays, on trouve même des œuvres caritatives soutenues par les maçons.

La théorie maçonnique de "la moralité humaniste" est extrêmement trompeuse. L’histoire montre que, dans les sociétés où la religion a été détruite, il n’y a pas de moralité, il n’y a que discorde et chaos. L’image à gauche montre la sauvagerie de la Révolution française et dépeint les vrais effets de l’humanisme.
La théorie maçonnique de « la moralité humaniste » est extrêmement trompeuse. L’histoire montre que, dans les sociétés où la religion a été détruite, il n’y a pas de moralité, il n’y a que discorde et chaos. L’image montre la sauvagerie de la Révolution française et dépeint les vrais effets de l’humanisme.

On peut dire la même chose des organisations des Rotary et Lion’s Club, qui sont des versions « édulcorées » de la maçonnerie. Toutes ces organisations insistent sur le fait qu’elles œuvrent pour le bien de la société.

Il ne faut certainement pas décourager une entreprise visant à œuvrer pour le bien de la société et nous n’y voyons aucune objection. Mais, derrière cette revendication se cache un message trompeur. Les maçons affirment que la morale est possible sans religion et qu’un monde moral peut être établi sans religion. Et, ils dissimulent derrière ce travail de charité leur intention de répandre ce message dans la société.

Nous verrons brièvement pourquoi cette affirmation est si trompeuse. Mais, avant cela, il sera utile de considérer les opinions des maçons sur le sujet. Sur le site Internet des maçons, la possibilité d’une « religion sans morale » est décrite en ces termes :

« Qu’est-ce que l’humain ? D’où vient-il et où va-t-il ?… Comment vit une personne ? Comment doit-elle vivre ? Les religions essaient de répondre à ces questions avec l’aide des principes moraux qu’elles ont établis. Toutefois, elles expriment leurs principes par des concepts métaphysiques, comme Allah, le paradis, l’enfer et l’adoration. Et les gens doivent trouver leurs principes de vie sans être impliqués dans des problèmes métaphysiques, qu’ils doivent croire sans les comprendre. La franc-maçonnerie proclame ces principes depuis des siècles sous les termes de liberté, égalité, fraternité, amour du travail et de la paix, démocratie, etc. Ceux-ci permettent de libérer complètement une personne des croyances religieuses tout en posant un principe de vie. Ils recherchent leurs fondements non pas dans les concepts métaphysiques, mais chez une personne adulte vivant sur terre. » [50]

Les maçons qui pensent en ces termes sont totalement à l’opposé d’une personne croyant en Allah et réalisant des actes charitables pour obtenir Son approbation. Pour eux, tout doit être fait uniquement pour le bien de l’humanité. Cette manière de voir est clairement visible dans un livre publié par les loges turques :

« La morale maçonnique repose sur l’amour de l’humanité. Elle rejette totalement l’idée de faire le bien dans l’espoir d’un avenir meilleur, un bénéfice, une récompense ou le paradis ; par crainte d’une autre personne, d’une institution religieuse ou politique, de pouvoirs surnaturels inconnus… Elle n’embrasse et n’exalte que l’idée de faire le bien par amour pour la famille, son pays, les êtres humains et l’humanité. Il s’agit d’un des objectifs les plus significatifs de l’évolution franc-maçonne. Aimer les autres et faire le bien sans attendre quelque chose en retour et atteindre ce niveau constituent l’évolution suprême. » [51]

Les assertions renfermées dans la citation ci-dessus sont très trompeuses. Sans la discipline morale de la religion, il ne peut y avoir de sacrifice de soi pour le reste de la société. Et, là où elle semblerait avoir été réussie, les relations humaines ne sont que superficielles. Ceux qui n’ont aucune morale religieuse ne craignent pas Allah, ni ne Le respectent, et lorsqu’Allah n’est pas craint, les êtres humains ne s’intéressent qu’à leur propre réussite. Lorsque les gens pensent que leurs propres intérêts sont en jeu, ils ne peuvent pas exprimer le vrai amour, la loyauté et l’affection. Ils ne montrent amour et respect qu’à ceux qui pourraient leur être utiles. Car, d’après leur conception erronée, ils ne sont sur cette terre qu’une seule fois, et par conséquent, ils doivent en tirer le maximum de profit. En outre, d’après cette fausse croyance, aucun châtiment n’existe pour la malhonnêteté ou le mal qu’ils commettent sur terre.

La guillotine, instrument de brutalité de la Révolution française
La guillotine, instrument de brutalité de la Révolution française

La littérature maçonnique regorge de sermons moraux qui tentent de masquer ce fait. Mais, en réalité, cette morale sans religion n’est rien d’autre qu’un simulacre de rhétorique. L’histoire regorge d’exemples qui montrent que sans l’autodiscipline que la religion confère à l’esprit humain, et sans la loi divine, la vraie morale ne peut en aucun cas être établie.

Un exemple frappant à ce sujet fut la Révolution française de 1789. Les maçons, qui fomentèrent la révolution, brandirent des slogans réclamant les idéaux moraux de « liberté, égalité, fraternité ». Et des dizaines de milliers d’innocents furent envoyés à la guillotine et le pays plongé dans le sang. Même les leaders de la révolution ne purent échapper à cette barbarie et furent envoyés à la guillotine l’un après l’autre.

Enquête sur la Loge P2 concernant l'assassinat du Pape Jean-Paul 1er.
Enquête sur la Loge P2 concernant l’assassinat du Pape Jean-Paul 1er.

Au 19ème siècle, le socialisme naquit de la notion de la possibilité d’une morale sans religion, avec les résultats encore plus désastreux qu’on connaît. Le socialisme demandait, soi-disant, une société juste et équitable dans laquelle l’exploitation n’existerait pas et, à cette fin, proposait l’abolition de la religion. Toutefois, au 20ème siècle, dans des régions comme l’Union Soviétique, le bloc de l’Est, la Chine, l’Indochine, plusieurs pays d’Afrique et d’Amérique centrale, le socialisme soumit les peuples à une atroce misère. Les régimes communistes assassinèrent un nombre incroyable de personnes ; le nombre total avoisine les 120 millions de personnes. [52] En outre, contrairement à ce qui a été dit, la justice et l’égalité ne furent jamais établis dans aucun régime communiste ; les leaders communistes à la tête de l’Etat étaient composés de l’élite uniquement. (Dans son livre classique La nouvelle classe dirigeante, le penseur yougoslave Milovan Djilas, explique que les leaders communistes, appelés « nomenklatura » formaient une « classe privilégiée » contraire aux revendications socialistes.)

Enquête su le scandale du "Grand Orient de France" concernant l'affaire dites des fiches.
Enquête su le scandale du « Grand Orient de France » concernant l’affaire dites des fiches.

D’autre part, aujourd’hui, lorsqu’on examine la maçonnerie elle-même, qui proclame continuellement ses idées de « service à la société » et de « sacrifice pour l’humanité », on ne trouve pas un dossier très propre. Dans de nombreux pays, la maçonnerie a été le centre d’attention dans des affaires de biens matériels mal acquis. Au cours du scandale de la Loge maçonnique P2 en Italie dans les années 1980, il a été dévoilé que les maçons maintenaient une relation étroite avec la mafia et que les directeurs de la loge étaient impliqués dans des activités telles que la contrebande d’armes, le commerce de la drogue ou le blanchiment d’argent. Il a également été révélé qu’ils agressaient leurs adversaires et ceux qui les avaient trahis. Au cours du « scandale du Grand Orient » de France en 1904 et de l’opération « Mains propres » en Angleterre, rapportée dans la presse anglaise en 1995, les activités des loges maçonniques dans des affaires de profits illégaux devinrent évidentes. L’idée maçonnique d’une « morale humaniste » n’est qu’une imposture.

Une autre scène violente de la Révolution française
Une autre scène violente de la Révolution française

Il est donc inévitable que de telles affaires surgissent car, comme nous l’avons dit au début, la morale est seulement établie dans la société par la discipline morale de la religion. Le fondement de la morale repose sur l’absence d’arrogance et d’égoïsme, et les seules personnes susceptibles d’atteindre cet état sont ceux qui comprennent la responsabilité qu’ils ont vis-à-vis d’Allah. Dans le Coran, après avoir parlé du sacrifice de soi des croyants, Allah nous dit : « …Quiconque se prémunit contre sa propre avarice, ceux-là sont ceux qui réussissent. » [Coran, Sourate 59, verset 9]. Voilà le vrai fondement de la morale.

Dans la sourate 25 du Coran, la nature de la moralité des vrais croyants est décrite de la façon suivante :

« Les serviteurs du tout miséricordieux sont ceux qui marchent humblement sur terre, qui, lorsque les ignorants s’adressent à eux, disent : « Paix », qui passent les nuits prosternés et debout devant leur Seigneur…

… lorsqu’ils dépensent, ne sont ni prodigues ni avares mais se tiennent au juste milieu.

Qui n’invoquent pas d’autre dieu avec Allah et ne tuent pas la vie qu’Allah a rendue sacrée, sauf à bon droit ; qui ne commettent pas de fornication…

… Ceux qui ne donnent pas de faux témoignages ; et qui, lorsqu’ils passent auprès d’une frivolité, s’en écartent noblement ;

Qui lorsque les versets de leur Seigneur leur sont rappelés, ne deviennent ni sourds ni aveugles. »

[Coran, Sourate 25, versets 63-73]

A savoir, la responsabilité élémentaire des croyants à se soumettre avec humilité à Allah, « qui ayant été édifiés par les signes de leur Seigneur, ne se tiennent ni sourds ni aveugles devant eux. » Grâce à cette responsabilité, l’homme est sauvé de son propre égoïsme, des passions matérielles, de l’ambition et de la préoccupation de se faire aimer des autres. Le type de morale décrite dans les versets ci-dessus est obtenu par ces moyens uniquement. Pour cette raison, dans une société sans amour ni crainte d’Allah ou de foi en Lui, la morale ne peut exister. Etant donné que rien ne peut être déterminé formellement, chacun détermine ce qui est bon et mauvais d’après ses propres envies.

D’ailleurs, l’objectif premier de la morale philosophique séculière et humaniste de la maçonnerie est non pas d’établir un monde moral, mais un monde séculier. Autrement dit, les maçons n’embrassent pas la philosophie de l’humanisme, car ils accordent une grande importance à la morale, mais seulement pour transmettre à la société la notion que la religion est inutile.

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Novus Ordo Seclorum signifie Nouvel Ordre Séculier.

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Ajout provenant du livre Jérusalem dans le Coran de Cheikh Imran Hosein concernant la signification de Novus Ordo Seclorum.

Note Du Traducteur

« Dans la traduction de l’ouvrage « Jerusalem in the Quran », j’ai employé le terme « Impie » et « Impiété » pour traduire les mots « godless » et « godlessness », qui dans l’absolu, auraient été mieux traduits par « Sans Dieu » ou « Dépourvu de Dieu ». Le terme désigne une personne ou une entité qui n’obéit, ni ne reconnait aucune autorité Divine, et qui mène par conséquent une vie complètement séparée des lois autres que terrestres. La traduction littérale en Français du terme « Godless Society » aurait été « Une Société Sans Dieu ». Mais celle-ci donne un terme qui, à première vue n’est pas métaphorique, et qui pour un croyant en général et un Musulman en particulier est difficilement employable (vu que rien n’existe « sans Dieu »). C’est pourquoi j’ai utilisé le terme «Impie». Le lecteur devra donc garder à l’esprit la définition appropriée de ce mot, lorsqu’il le rencontrera. Effort qui ne sera pas difficile, étant donné le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui et qui est excellemment décrit dans ce livre. Le cas du terme « Laïc » utilisé dans le livre est assez similaire. En effet, celui-ci est utilisé pour traduire le mot « Secular ». Le terme « laïcité » en France et dans les pays francophones est assez utilisé dans le langage courant, ce qui a rendu la définition de ce mot assez floue et anodine. Un petit, mais néanmoins important rappel est donc nécessaire. Le terme « séculaire » est un adjectif qui a la même racine que sécularisme ou sécularisation. Prenons l’origine philosophique fournie par Wikipédia du terme sécularisation :

« Le sens du terme sécularisation apparaît déjà dans les écrits néo-testamentaires, notamment chez Saint Paul, où il désigne déjà sous l’aspect du saeculum, le siècle (latin de la Vulgate qui traduit le terme grec aiôn, présent dans Romains, 12, 2), c’est-à-dire de la temporalité de ce monde-ci, la dimension mondaine de la vie humaine, associée à la dimension du péché. On comprend ainsi que l’expression retourner dans le siècle signifie retourner dans le monde profane. La sécularisation s’identifie donc à la laïcisation, c’est-à-dire à un processus par lequel le contenu théologique s’efface au profit de modes d’être et d’habitudes populaires sans référence explicite au sacré. Plus globalement et plus largement, la sécularisation désigne le processus visible depuis la fin du Moyen Âge qui voit des activités ou des dimensions de la vie humaine reliées à la sphère religieuse comme l’Art, l’Éthique, la Morale ou la Politique se couper de toute référence au sacré ou à la transcendance. La sécularisation, au sens en usage aujourd’hui définit un processus dans lequel le monde et l’histoire humaine peuvent se comprendre à partir d’eux mêmes, de manière proprement immanente. »

La racine de ce mot est donc « saeculum » ou siècle en Latin. Cependant, la définition du mot siècle à notre époque correspond plutôt à un « bloc » de 100 années. Le terme Anglais « Secular », par contre, se traduit littéralement par « séculaire » qui en français moderne signifie « qui a un siècle ». « Secular » reste donc fidèle à la définition d’origine qui désigne « la temporalité de ce monde-ci, la dimension mondaine de la vie humaine, associée à la dimension du péché ». Autrement dit, la séparation entre l’homme et Dieu, ou entre « l’Eglise et l’Etat », définition du mot « laïcité» qui est enseignée dans les écoles Françaises. Les Arabophones saisiront d’avantage si nous traduisons le terme « secular » ou « siècle » par « Dounya » (Séculaire étant « Dounyaoui ») (vie terrestre) par opposition à « Akhira » (vie de l’au-delà). On comprend donc que « secular », sécularisme, ou laïcité désignent la vie terrestre qui se détache de la vie de l’au-delà. Lorsque le lecteur rencontrera le terme « Laïc » ou « Sécularisme » dans l’ouvrage, il devra donc se référer à la définition décrite ci-dessus. »

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Notes :

[50] http://www.mason.org.tr/uzerine.html

[51] Dr. Selami Isindag, Ucuncu Derece Rituelinin Incelenmesi, Les publications du cercle maçonnique : 4, Istanbul, 1978, p. 15

[52] Harun Yahya, Komunizm Pusuda, Vural Yayıncılık, Istanbul, avril 2001, p. 25

Franc-Maçonnerie partie 14 : L’humanisme maçonnique : la vénération de l’humanité

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Les publications internes des maçons décrivent dans le détail la philosophie humaniste de l’organisation et leur hostilité au monothéisme. On trouve d’innombrables explications, interprétations, citations et allégories à ce sujet dans les publications maçonniques.

Comme nous l’avons vu au début, l’humanisme s’est éloigné du Créateur de l’humanité et a accepté les humains comme « la forme suprême d’être dans l’univers ». D’ailleurs, ceci implique la vénération de l’humanité. Cette croyance irrationnelle, qui débuta avec les humanistes kabbalistes du 14 et 15ème siècle, perdure aujourd’hui dans la maçonnerie moderne.

Pic de la Mirandole, un célèbre humaniste kabbaliste
Pic de la Mirandole, un célèbre humaniste kabbaliste

Un des plus célèbres humanistes du 14ème siècle était Jean Pic de la Mirandole. Son œuvre intitulé Conclusiones philosophicae, cabalisticae, et theologicae fut condamnée par le Pape Innocent VIII en 1489 pour renfermer des idées hérétiques. Mirandole écrivit qu’il n’y avait rien de plus élevé dans le monde que la gloire de l’humanité. L’Eglise y vit une idée hérétique qui n’était rien de moins que le culte de l’humanité. En effet, c’était une idée hérétique, car il n’existe pas d’autre être à glorifier qu’Allah. L’humanité n’est que Sa création.

Aujourd’hui, les maçons proclament les idées hérétiques de Mirandole du culte de l’humanité bien plus ouvertement. Par exemple, dans une revue maçonnique locale, il est écrit :

« Les sociétés primitives sont faibles, et en raison de cette faiblesse, elles divinisent les forces et les phénomènes autour d’elles. Mais la maçonnerie divinise seulement l’humanité. » [45]

Dans The Lost Keys of Freemasonry, Manly P. Hall explique que cette doctrine humaniste maçonnique remonte à l’Egypte antique :

« L’homme est un dieu en devenir, et comme dans les mythes mystiques d’Egypte, il est façonné sur le tour du potier. Lorsque sa lumière brille pour élever et préserver toutes choses, il reçoit la triple couronne au caractère divin, et rejoint cette multitude de maîtres maçons, qui dans leurs robes bleu et or, cherchent à dissiper les ténèbres de la nuit grâce à la triple lumière de la loge maçonnique. » [46]

Ce qui signifie que d’après la fausse croyance de la maçonnerie, les êtres humains sont des dieux, mais seul un grand maître embrasse toute l’ampleur de ce caractère divin. Pour devenir un grand maître, il faut rejeter complètement la croyance en Allah et le fait que les êtres humains sont Ses serviteurs. Cette question est brièvement abordée par un autre écrivain, J. D. Buck, dans son livre Mystic Masonry :

« Le seul dieu personnel que la franc-maçonnerie accepte est l’humanité… L’humanité est donc le seul dieu personnel qui soit. » [47]

Evidemment, la maçonnerie est une sorte de religion. Mais, ce n’est pas une religion monothéiste ; c’est une religion humaniste et, par conséquent, une fausse religion. Elle ordonne le culte de l’humanité, pas d’Allah. Les écrits maçonniques insistent sur ce point. Dans un article du magazine Turk Mason, (Le maçon turc), il est écrit : « Nous reconnaissons toujours que l’idéal supérieur de la maçonnerie réside dans la doctrine de l’humanisme. » [48]

Une autre publication turque explique que l’humanisme est une religion :

« Éloignée des sermons froids des dogmes religieux, mais une religion authentique. Et notre humanisme au sein duquel le sens de la vie prend racine, satisfera les désirs dont les jeunes n’ont pas conscience. » [49]

Comment les maçons servent-ils cette fausse religion en laquelle il croit ? Pour le savoir, nous devons regarder de plus près les messages qu’ils disséminent dans la société.

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Notes :

[45] Selamet Mahfilinde Uc Konferans, p. 51

[46] Manly P. Hall, The Lost Keys of Freemasonry, Philosophical Research Society ; 1996, pp. 54-55

[47] J. D. Buck, Mystic Masonry, Kessinger Publishing Company, septembre 1990, p. 216

[48] « Masonluk Iddia Edildigi Gibi Gizli Bir Tesekkul mudur ? », Mim Kemal Oke, Turk Mason Dergisi, no. 15, Juillet 1954

[49] Franz Simecek, Turkiye Fikir ve Kultur Dernegi E. ve K. S. R. Sonuncu ve 33. Derecesi Turkiye Yuksek Surasi, 24. Konferans, Istanbul, 1973, p. 46

Henry Makow : Les Marranes, Les Crypto-Juifs originels

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rabbinAprès que les Chrétiens aient repris l’Espagne aux Maures au 14ème siècle, ils voulurent «extirper tous les éléments non-Catholiques dans le pays et l’unir sous la domination Catholique.» (Prinz, «Les Juifs Secrets», p.25)

Les Juifs vivaient en Espagne depuis le IVème siècle avant J.C. et avaient prospéré sous les Maures. L’Église exigea que les plus de 400 000 Juifs présent se convertissent ou qu’ils quittent le territoire. Parce que des milliers avaient été massacrés au cours des émeutes anti-juives de 1391, plus de 250 000 Juifs acceptèrent de se convertir et devinrent connu sous le nom de « conversos ».

Cependant, l’Église s’est vite rendu compte de son erreur fatale. Comme on pouvait s’y attendre, la majorité de ces convertis n’étaient pas sincères. Ils furent appelés les «Marranes» de l’espagnol : «Marranos» (cochons). Mais maintenant, ils étaient exonérés des impôts et des restrictions qui régissaient les Juifs. Ils étaient plus influents et puissants que jamais.

Ils se sont mariés avec la noblesse et s’élevèrent aux plus hautes positions du gouvernement et de l’Église. Le fondateur des jésuites, Ignace de Loyola, était un Marrane, et son successeur Diego Lainex l’était aussi. La plupart des conversos pratiquaient le Judaïsme en secret et étaient considérés comme des «judaïseurs».

Les «Juifs avaient envahi l’Espagne de l’intérieur», écrit Joachim Prinz. Le judaïsme n’était pas seulement incurable, il semblait être invincible… plutôt que de résoudre la «question juive», les conversions de masse avait créé un nouveau problème : une puissante classe moyenne composée de Juifs secrets.» (42).

Les Marranes sont le modèle original pour les Francs-maçons et les Communistes. Ils prétendent appartenir à un groupe déterminé. Mais, comme les Francs-maçons, les Marranes employaient des poignées de main pour se reconnaître mutuellement et se réunissaient en secret la nuit pour répéter leurs dogmes subversifs.

Exceptions

Il y avait aussi de nombreuses exceptions, des convertis sincères comme sainte Thérèse d’Avila, la plus grande femme mystique Catholique. Ironiquement, lorsque Ferdinand et Isabelle restaurèrent l’inquisition en 1478, les convertis sincères prirent les devants. «Le plus célèbre d’entre eux est Tomas de Torquemada, qui était issu d’une famille juive, tout comme son assistant tout aussi violent, Diego de Daza.» (39)

L’Inquisition est considérée comme l’un des événements les plus traumatisants de l’histoire juive. Mais elle n’avait aucun pouvoir sur les Juifs. Elle ne visait que les convertis Chrétiens qui n’étaient pas sincères :

«Les Marranes… ne comparaissaient pas en tant que Juifs, mais en tant que Chrétiens hérétiques. Le nombre de Marranes qui ont été exécutés est estimé à 30 000. La même Inquisition punissait également les Musulmans («Morisques» de l’espagnol «Moriscos»). Toutefois, aucun Juif non converti ne fut jamais appelé devant les tribunaux.»

Néanmoins, en 1492 Ferdinand et Isabelle expulsèrent tous les Juifs de l’Espagne. Joachim Prinz fait une remarque sur l’incapacité «apparente des Juifs de comprendre ou de prévoir leurs propres catastrophes. Les Juifs, dont l’histoire se compose de tragédies les unes après les autres, ne semblent jamais être préparés pour aucune d’entre elles.» (51)

Les conséquences

Le même processus fut répété au Portugal. Bien que de nombreux Marranes ibériques renoncèrent à leur religion, bon nombre d’entre eux s’en furent et inondèrent l’Europe et le Nouveau Monde (Amérique) en tant que Juifs qui étaient en mesure de passer pour des Chrétiens, à savoir « les crypto-juifs ».

Selon Prinz, ils ont prospéré partout où ils allaient. Leur richesse était «stupéfiante … A Bordeaux, Avignon, Nantes et Marseille, cela devint un compliment pour caractériser un homme d’affaires chrétien de «riche comme un juif.»

En Angleterre, il n’y avait que 100 familles marranes au début du 17ème siècle, mais «elles étaient parmi les marchands les plus prospère de Londres.» En Allemagne, 40 familles Marranes participèrent à la fondation de la Banque de Hambourg en 1619. La fortune des Marranes d’Altona près de Hambourg, était estimé à près de six millions de marks et quelques-unes des plus belles maisons dans les environs d’Amsterdam appartenaient à des Marranes nouvellement arrivés.» (127)

Tout le monde savait qu’ils étaient Chrétiens par commodité. «La fiction de leur allégeance chrétienne était un arrangement d’affaires… [Leurs] établissements bancaires était une institution Chrétienne avec laquelle les Empereurs, les Ducs, les Évêques, et les chefs de gouvernement pouvaient faire des affaires en toute sécurité.» (130)

Inévitablement, ces banquiers Marranes et les commerçants agissaient de concert. Prinz raconte l’histoire du banquier Marrane (de la Maison de Mendès) Joseph Nassi (1524-1579) qui contrôlait l’Empire Ottoman en tant que conseiller du Sultan Souleymane et plus tard de son fils, Salim. Il essaya de créer un foyer national juif près de Tibériade, mais aucun Juif ne voulait s’y installer. Plus tard, il conçu la «Stratégie Marrane». Il ferait boycotter ou ruiner quiconque persécutait les Marranes. (141)

Lorsqu’un incendie a détruit le port de Venise en 1571, beaucoup soupçonnaient la Maison Mendes d’avoir payé des pyromanes pour y mettre le feu. «Et tandis que la plupart de la ville était encore en flammes, Joseph Nassi conseillait au Sultan d’occuper l’île vénitienne de Chypre, la déclarant une possession turque.» (142)

Conclusion

La véritable histoire du monde est l’histoire de la façon dont certains riches banquiers juifs et leurs alliés non juifs francs-maçons ont conspiré pour établir la dictature de gouvernement mondial en train d’émerger.

Le contour de cette histoire devient visible. Les Juifs ou les Marranes ont toujours dominé le commerce. Leurs alliés naturels étaient les aristocrates locaux, qui leur fournissaient une protection. Des mariages mixtes ont eu lieu. Les familles royales d’Europe sont probablement à moitié juives.

Maintenant, nous assistons à une résurgence du système féodal, où les masses doivent servir ce petit réseau consanguin de super-riches pervers et satanistes. Le système éducatif et les médias enseignent aux serfs à embrasser l’ordre du jour des Illuminati. Des flics brandissant des tasers et les soldats sauront ramener les retardataires dans le droit chemin.

Bienvenue dans le Nouvel Ordre Mondial. Il comporte un certain risque pour les Juifs qui ne font pas partie de cette petite clique. Mais les Juifs n’ont jamais été très bon à «prédire leurs propres catastrophes.»

Sources : http://henrymakow.wordpress.com/2012/10/31/les-marranes-les-crypto-juifs-originels/

L’Empire Ottoman par Mustafa Kastit

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« L’histoire est la mémoire du monde », parcourez l’histoire d’un Empire qui a traversé les mers et les terres, multipliant les conquêtes et partageant son savoir.

Acte 1 : Introduction générale

Acte 2 : Les sultans fondateurs

Partie 1 : Othman 1er et Orkhan

Partie 2 : Mourad 1er

Partie 3 : Bayezid 1er et Mehmed 1er (Mohammed 1er)

(A suivre…)

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