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Imam Al-Hasan Ibn ‘Ali Al-Barbahari : Les trois manières de nommer islamiquement un Calife !

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abu-bakr-le-premier-calife-de-l-islam-ibn-kathirL’Imam Al-Hasan Ibn ‘Ali Al-Barbahari a dit : « Et celui qui devient Calife par consensus et agrément des gens est considéré le commandeur des croyants [Calife]. »

Shaykh Salih Ibn Fawzan explique : Ceci est une explication de la manière dont le commandement est donné en Islam.

Le commandement est conféré de l’une des façons suivantes :

La première façon : ce que l’auteur vient de mentionner. C’est-à-dire celui que les musulmans auront choisi. Cependant, les musulmans qui choisissent le dirigeant sont les Ahl al-Hall wal-‘Aqd (les gens d’expérience et de raison) parmi les savants, dirigeants, hommes d’état et commandants d’armée. Cela ne signifie pas que le choix du dirigeant revient à tout le monde dont les enfants, les femmes, les habitants des villes et de la campagne.

Parce que les gens doivent suivre Ahl al-Hall wal-‘Aqd. Donc, si Ahl al-Hall wal-‘Aqd choisit un dirigeant, il devient obligatoire au (reste du) peuple de lui obéir. Ce fut ce qui arriva concernant le Califat de Abou Bakr As-Siddiq (Radia Llahou Anhou).

Après la mort du Messager d’Allah (Sala Llahou Aleyhi wa Salam), les compagnons furent unanimes dans le serment d’allégeance à As-Siddiq. Le reste de la communauté suivit donc ceux qui choisirent As-Siddiq. Nulle place ne fut laissée à qui que ce soit d’autre pour participer à cette sélection. Parce qu’il s’agit de l’un des devoirs spécifiques à Ahl al-Hall wal-‘Aqd et les musulmans choisirent donc Abou Bakr As-Siddiq (Radia Llahou Anhou), qui était le meilleur d’entre eux. Et ce choix a des preuves dans la Sunnah du Messager d’Allah (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) :

1. Abou Bakr était le meilleur compagnons de manière absolue et nul ne conteste cela;

2. Le Messager d’Allah (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) donna des indications de son Califat. Parmi celles-ci, durant la maladie qui causa sa mort, le Prophète (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) dit avancer Abou Bakr dans la prière afin qu’il dirige les musulmans dans le mihrab (place de l’imam lors de la prière) du Messager d’Allah (Sala Llahou Aleyhi wa Salam), et prenne sa place. Ceci est une indication qu’il sera leur dirigeant dans le Califat, comme il le fut dans la prière. Ils choisirent donc Abou Bakr (Radia Llahou Anhou) en disant : « Le Messager d’Allah (Sala Llahou Aleyhi wa Salam), était satisfait de toi pour notre religion, pourquoi ne serions-nous pas satisfait de toi concernant nos affaires mondaines ? » Ils lui prêtèrent donc allégeance et les compagnons furent unanimes à ce sujet, que ce soit ceux qui participèrent directement à ce choix, ou ceux qui n’y participèrent pas qui les suivirent. Parce que les musulmans sont une seule communauté et une seule main.

La deuxième façon : lorsque Abou Bakr (Radia Llahou Anhou) fut à l’article de la mort, il choisit et désigna ‘Omar Ibn Al-Khattab (Radia Llahou Anhou) comme successeur. Les musulmans écoutèrent donc et obéirent. Il s’agit de la deuxième manière de conférer le pouvoir. Dans ce cas, le dirigeant désigne un successeur pour [régner] après sa mort, comme le fit Abou Bakr (Radia Llahou Anhou) avec ‘Omar Ibn Al-Khattab (Radia Llahou Anhou).

La troisième façon : lorsque l’un des musulmans l’emporte sur les autres et que les autres se soumettent à son commandement, il devient alors leur chef et Imam. Par exemple, ce qui arriva à ‘Abdel Malik Ibn Marwan lors du désaccord qui arriva après la mort de Yazid Ibn Mu’awiya. ‘Abdel malik Ibn Marwan Ibn Al-Hakam s’empara du Califat. Il était bon, ferme et fort. Allah fit que les gens tirèrent bénéfice de son action. L’allégeance lui fut prêtée et les musulmans écoutèrent et obéirent. Et il y eut du bien en cela pour les musulmans.

Voila donc comment le commandement est conféré en Islam : soit par le choix de Ahl al-Hall wal-‘Aqd ou par le dirigeant précédent désignant son successeur ou lorsqu’un musulman l’emporte sur les autres, devenant de fait leur dirigeant; le reste des musulmans doivent se soumettre et lui être assujetti et devient interdit à quiconque de renoncer à son allégeance.

Il ne faut pas comprendre par ceci que la sélection revient à l’ensemble des musulmans. Celle-ci revient au consensus de Ahl al-Hall wal-‘Aqd comme ce qui eut lieu lors du Califat de Abou Bakr et celui de ‘Othman (Radia Llahou Anhoum), car ceux qui le choisirent était l’organe consultatif, ceux qui avaient reçu la bonne annonce du Paradis. Personne n’émit d’objection. Ils furent plutôt unanimes par accorder le commandement à ‘Othman (Radia Llahou Anhou).

Sharh As-Sunnah (L’explication de la Sunnah) de l’imam Al-Hasan Ibn ‘Ali Al-Barbahari, expliqué par Shaykh Salih Ibn Fawzan Al-Fawzan, Éditions Al-Bayyinah, Tome 1, Pages 246 à 248]

Shaykh Salih Ibn Fawzan : Tous les Prophètes et Messagers d’Allah ont prêchés l’Islam, de Adam à Mohammed, en passant par Noé, Abraham, Moïse et Jésus (Que la Paix d’Allah soit sur eux) !

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sharh-as-sunna-l-explication-de-la-sunna-l-explication-de-cheikh-sâlîh-ibn-fawzan-âl-fawzanL’Islam est la voie apportée par les messagers d’Allah (Aleyhoum Salam); tous les messagers vinrent avec l’Islam. Chaque prophète appela (son peuple) à Allah et vint avec une législation d’Allah et ceci est l’Islam. L’Islam est donc l’adoration d’Allah l’Exalté et Majestueux, Seul, à tout moment, avec ce qu’Il a légiféré. Car Allah légiféra certes des législations pour des prophètes d’une période spécifique, puis il les abrogea.

Ainsi, après leur abrogation, agir selon l’abrogeant était l’Islam, jusqu’à ce que toutes les législations précédentes furent abrogées par celles de Mohammed (Sala Lahou Aleyhi wa Salam). Allah l’Exalté et Majestueux dit :

« Chaque échéance a son terme prescrit. Allah efface ou confirme ce qu’Il veut et la mère du Livre est auprès de Lui« . [Sourate 13, versets 38 et 39]

L’Islam est donc ce avec quoi vinrent les messagers comme prêche et actes à différentes époques, suivant ces époques, jusqu’à ce que Mohammed (Sala Lahou Aleyhi wa Salam) fut envoyé. Puis l’Islam fut connu par ce avec quoi il vint, excluant les précédentes religions.

Donc quiconque reste sur l’une des précédentes religions révélées et ne croit pas en Mohammed (Sala Lahou Aleyhi wa Salam) n’est pas musulman., car il ne sera soumis à Allah l’Exalté et Majestueux, ni il n’aura obéi à Son Messager (Sala Lahou Aleyhi wa Salam), puisque ce qu’il suit a certes expiré et a été abrogé. Et le fait de rester sur ce qui a été abrogé n’est pas considéré comme religion par Allah l’Exalté et Majestueux. Agir suivant la loi abrogeante est ce qui est la religion.

Source : Sharh As-Sunnah (L’explication de la Sunnah) de l’imam Al-Hasan Ibn ‘Ali Al-Barbahari, expliqué par Shaykh Salih Ibn Fawzan Al-Fawzan, Éditions Al-Bayyinah, Tome 1, Chapitre : L’Islam est la voie des Prophètes, Pages 37/38

Shaykh Salih Ibn Fawzan : Le but caché de ceux qui affirment que les termes ‘aqidah (Croyance) et tawhid (Monothéisme) sont absent du Coran et de la Sunna !

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sharh-as-sunnah-edition-al-bayyinahCeux qui affirment que ‘aqidah (croyance) et tawhid (Monothéisme) sont des termes qui ne sont supportés par aucune preuve et qui ne sont ni présents dans le Coran, ni dans la Sunna, ils ne cherchent qu’à causer le doute dans le cœur des gens. Leur intentions est d’exterminer ces affaires de croyance avec ce doute. Ils viennent donc avec cela pour clamer qu’il n’existe pas de distinction entre les sectes déviées et le groupe sur la droiture. Ceci les enrage et afin que les gens du faux ne soient pas réfutés. Voila le but de ceux qui prétendent à la science parmi eux.

La communauté est habituée et fait attention à la distinction entre le vrai et le faux, entre la guidée et l’égarement. Mais ces personnes ont un but derrière le rejet des termes ‘aqidah et tawhid . Ils désirent faire se mêler les gens au point qu’il n’existe pas de différence entre le monothéiste et l’athée, entre la personne droite et l’innovateur. Ils prétendent tous rester sous le nom de l’Islam pour le bien de l’unité des musulmans !

Nous leur disons donc : les musulmans ne peuvent s’unir que sur une croyance correcte, la croyance qui unit les Compagnons alors qu’ils étaient divisés, comme le dit Allah le Très Haut :

« et rappelez-vous le bienfait d’Allah sur vous : lorsque vous étiez ennemis, c’est Lui qui réconcilia vos cœurs » [Coran, Sourate 3 verset 103]

Qu’est-ce qui mit un terme à la division et aux conflits entre les compagnons, si ce n’est cette ‘aqidah qui est : « Nul n’est en droit d’être adoré, si ce n’est Allah et Mohammed est le Messager d’Allah » ? Donc il n’existe rien qui ne puisse unir les gens, si ce n’est la croyance correcte. Et s’ils devaient diverger dans leur croyance, ils seraient à jamais divisés.

Source : Sharh As-Sunnah (L’explication de la Sunnah) de l’imam Al-Hasan Ibn ‘Ali Al-Barbahari, expliqué par Shaykh Salih Ibn Fawzan Al-Fawzan, Éditions Al-Bayyinah, Tome 1, Pages 20/21