Définition

Téléchargement : La réalité de la laïcité – Une clarification brève des dangers d’une idéologie destructrice !

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L’Observatoire des islamologues de France a traduit un extrait d’un ouvrage de Abou ‘Ammar  ‘Ali al-Houdheyfi. Cette extrait se concentre sur la définition de la laïcité et son incompatibilité avec l’islam.

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LES CHAPITRES DU LIVRElaicité

  • Définition de la laïcité
  • Le jugement relatif à la laïcité dans l’islam
  • Les raisons de l’émergence de la laïcité et les conditions de sa genèse en Occident
  • Les conséquences de l’apparition des prêcheurs de la laïcité dans le monde arabe
  • L’appui de l’Occident pour les partis laïques
  • L’Etat séculier

Premier Annulatif de l’Islam : Le Polythéisme !

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Les-Annulatif-de-l'Islam---Al-Bayyinah« Allah ne pardonne point qu’on Lui associe d’autres divinités, mais Il pardonne à qui Il veut les autres péchés, car celui qui associe à Allah d’autres divinités commet un forfait d’une exceptionnelle gravité ! » [Coran, Sourate 4 verset 48]

Qu’est-ce que le polythéisme ? C’est le fait de mettre à « égalité avec Allah un autre qu’Allah et lui vouer une quelconque adoration. La personne l’invoque comme on invoque Allah, elle espère de lui comme on espère d’Allah, elle a peur de lui comme on à peur d’Allah, elle l’aime comme on aime Allah… » [1]

Qu’est-ce qu’un associé ? C’est de mettre une chose (individu, statue, arbre, objet de culte en général, etc…) à égalité avec Allah et lui vouer une adoration.

Sheikh Mohammed Ibn Abdel Wahhab (RahimahuLlah) à dit concernant le polythéisme : « C’est détourner un type d’adoration vers autre qu’Allah ou invoquer avec Allah autrui ou qu’il consacre à autrui un type d’adoration qu’Allah a ordonné. » [2]

En effet, l’association à Allah n’est pas simplement adorer autre que lui comme l’on pu faire les égyptiens qui adoraient des faux dieux comme Osiris et Isis ou encore les grecs qui adoraient Zeus ou Poséidon, c’est aussi voué un culte, une adoration à la fois à Allah  et à un autre Lui. Par exemple, les arabes du vivant du Messager d’Allah (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) adoraient Allah mais ils lui donnait des associés à travers l’adoration des idoles ou des constellations. Ce type d’adoration est du polythéisme et ne différent pas du premier « type » de polythéisme (adoration d’Isis ou de Zeus). De même les chrétiens adorent Jésus et Marie en plus de reconnaître Allah :

« Et lorsque Allah dit à Jésus : «Ô Jésus, fils de Marie, est-ce toi qui as dit aux hommes : “Prenez-nous, ma mère et moi, pour divinités en dehors d’Allah”?» – «Gloire à Toi !, dit Jésus, il ne m’appartient pas de dire ce qui n’est pas une vérité pour moi. Si je l’avais dit, ne l’aurais-Tu pas su? Car Tu connais le fond de ma pensée, et je ne connais rien de la Tienne. En vérité, les mystères n’ont point de secret pour Toi. » [Coran, Sourate 5 verset 116]

« Ils ont élevé au rang de divinités en dehors d’Allah leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Messie, fils de Marie, alors qu’ils avaient reçu ordre de n’adorer que Dieu l’Unique, en dehors duquel il n’y a point de divinité. Gloire à Lui ! Il est infiniment au-dessus de ce qu’ils prétendent Lui associer. » [Coran, Sourate 9 verset 31]

« Sont de véritables mécréants ceux qui disent : «Allah, c’est le Messie, fils de Marie.» Le Messie n’a-t-il pas dit lui-même : «Ô Fils d’Israël ! Adorez Dieu qui est mon Seigneur et le Vôtre.» Quiconque donne des associés à Allah, Allah lui interdira l’entrée du Paradis et lui réservera l’Enfer pour séjour, les injustes ne bénéficieront d’aucun secours. » [Coran, Sourate 5 verset 72]

« Le Messie, fils de Marie, n’est qu’un prophète comme tant d’autres qui l’ont précédé. Sa mère était véridique, et tous les deux se nourrissaient comme tous les mortels. Voyez avec quel soin Nous leur expliquons Nos versets ! Et voyez comme ils s’en détournent ! » [Coran, Sourate 5 verset 75]

« Ô gens des Écritures ! Ne soyez pas excessifs dans votre religion ! Dites uniquement la vérité sur Allah ! Le Messie Jésus, fils de Marie, est seulement l’envoyé d’Allah, Son Verbe déposé dans le sein de Marie, un Esprit émanant du Seigneur ! Croyez en Allah et en Ses prophètes, mais ne parlez pas de Trinité ! Cessez d’en parler dans votre propre intérêt ! Il n’y a qu’un seul Dieu ! Et Il est trop Glorieux pour avoir un fils ! N’est-Il pas le Maître des Cieux et de la Terre? N’est-Il pas suffisant comme Protecteur ? » [Coran, Sourate 4 verset 171]

« Ceux qui disent qu’Allah n’est autre que le Christ, fils de Marie, sont de véritables mécréants. Dis-leur : «Qui donc pourrait s’opposer à Allah s’Il voulait anéantir le Messie, fils de Marie, ainsi que sa mère et tous les êtres qui peuplent la Terre ?» Allah n’est-Il pas le Maître des Cieux, de la Terre et de l’espace qui les sépare ? Il crée ce qu’Il veut et Sa puissance s’étend à tout l’Univers. » [Coran, Sourate 5 verset 17]

Qu’est-ce que l’adoration ? Il s’agit de tous les ordres, interdictions, obligations ou recommandations qui ont été légiféré par Allah le Seigneur de l’univers. Allah a légiféré des lois dans le Coran et la Sunna. Appliquer la législation d’Allah, c’est ce qu’on appelle l’adoration. A contrario, celui qui applique une autre législation de celle d’Allah aura par conséquent donné un associé à Allah car il aura adoré autre que Lui. De même, celui qui légifère à la place d’Allah, comme c’est le cas à notre époque où les hommes forgent leur propre lois, a adoré autre qu’Allah et celui qui adore autre qu’Allah a adoré le Tâghoût.

« Nous avons envoyé à chaque communauté un Messager (pour leur dire) : « Adorez Allah et écartez-vous du Tâghoût ». » [Coran, Sourate 16 verset 36]

« Quiconque mécroit au Tâghoût, tandis qu’il croit en Allah, saisit l’anse la plus solide, qui ne peut se briser.«  [Coran, Sourate 2 verset 256]

« N’as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu’on a fait descendre vers toi (Prophète) et à ce qu’on a fait descendre avant toi ? Ils veulent prendre pour juge le Tâghoût, alors que c’est en lui qu’on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l’égarement. » [Coran, Sourate 4 verset 60]

« Ou bien auraient-ils des divinités qui auraient établi pour eux des lois religieuses non autorisées par Dieu? Si l’arrêt décisif n’avait pas été prononcé, Dieu aurait déjà réglé leur compte. Mais un châtiment implacable est réservé aux injustes. » [Coran, Sourate 42 verset 21]

 Qu’est-ce que le Tâghoût ? « Le Tâghoût comprend tout ce qui est adoré en dehors d’Allah, tout chef égaré qui appelle au mensonge et l’embellit. De même, toute personne que les gens ont élue pour qu’elle juge entre eux avec des lois de la jahiliyyah [3], contraires au Jugement d’Allah et de Son Prophète. De même,les sorciers, ceux qui incitent à l’adoration des statues, ceux qui en mentant veulent attirer les ignorants dans l’égarement en leur suggérant qu’un mort exauce le besoin de celui qui s’adresse à lui et qu’il a fait ceci et cela, ce qui est ou un mensonge, ou un acte du diable. Ainsi, il les attire dans la mécréance majeure… Et la base de toutes ces sortes [de Tâghoût], et le plus grand parmi eux est shaytan. C’est lui le plus grand Tâghoût. » [Abou Boutayn, Fatawa Nadjdiyyah, 1/325]

C’est pour cela que celui qui adore autre qu’Allah ou qui L’adore en Lui donnant des associés, à en fait adoré shaytan.

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[1] Les Annulatifs de l’Islam, Shaykh `Abd Al`Aziz Ibn `Abd Allah Ar-Râjihî, Editions Al-Bayyinah, Page 12

[2] Les Annulatifs de l’Islam, Shaykh `Abd Al`Aziz Ibn `Abd Allah Ar-Râjihî, Editions Al-Bayyinah, Page 13

[3] Jahiliyyah : Période d’ignorance, l’époque où la Révélation divine était absente. Chez les arabes, cela correspond à la période pré-islamique. Juger avec des lois autres que celles d’Allah, c’est juger avec des lois de la Jahiliyyah, de l’époque païenne.

 

Shaykh Salih Ibn Fawzan : Définition de la religion [dîn] d’Allah et la religion [dîn] du Tâghoût !

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????????????????????????????????????????????????????????????????????????????La religion vint d’Allah. Il – Exalté soit-Il – est Celui qui la légiféra. Nul n’a le droit de légiférer une religion qu’Allah n’a pas permise. Allah le Très Haut dit :

« Ou bien auraient-ils des associer [à Allah] qui auraient établi pour eux des lois religieuses qu’Allah n’a jamais permises ? » [Sourate 42, verset 21]

Ceci est une désapprobation et une mise en garde. La religion est donc ce qu’Allah a légiféré et transmis par Son Messager (Sala Lahou Aleyhi wa Salam). C’est elle la religion à propos de laquelle Allah (le Puissant et Majestueux) a dit :

« Il vous a légiféré en matière de religion, ce dont il avait enjoint à Nouh, ce que Nous t’avons révélé, ainsi ce que nous avons enjoint à Ibrahim, à Moussa et à ‘Issa : « Établissez la religion; et n’en faites pas un sujet de division. » [Sourate 42, verset 13]

Il s’agit de la shari’a (législation) de tous les prophètes, et ces cinq messagers doués de ferme résolution en particulier. Ceci est leur religion. Donc quiconque s’y oppose ou en diverge sera détruit et se sera égaré. Elle est basée que l’Unicité d’Allah (l’Exalté et Majestueux), l’abandon de l’adoration d’autres en dehors de Lui, se limiter à ce qu’Allah (l’Exalté et Majestueux) a légiféré et s’abstenir de ce qu’Il a interdit. Voilà ce qu’est la religion.

La religion n’est pas ce que les hommes jugent ou considèrent bon. Ceci n’est pas la religion d’Allah Il s’agit plutôt de la religion de ceux qui l’ont innovée. Quant à la religion d’Allah (l’Exalté et Majestueux), il s’agit de ce qu’Allah a légiféré. Mais ce que les hommes jugent bon selon leur opinion n’est pas la religion d’Allah. Cela ne sera que la religion que de ceux qui la considère comme telle. Donc nulle part de la religion ne devrait être attribuée à Allah, si ce n’est ce qu’Il a révélé par l’intermédiaire de Son Messager (Sala Lahou Aleyhi wa Salam). Et ce que tout autre que Lui a légiféré ne peut-être attribué à Allah. Cela ne sera attribué qu’à celui qui l’aura légiféré, et Allah en est exempt. Allah le Très Haut dit :

« Ou bien auraient-ils des associer [à Allah] qui auraient établi pour eux des lois religieuses qu’Allah n’a jamais permises ? » [Sourate 42, verset 21]

Source : Sharh As-Sunnah (L’explication de la Sunnah) de l’imam Al-Hasan Ibn ‘Ali Al-Barbahari, expliqué par Shaykh Salih Ibn Fawzan Al-Fawzan, Éditions Al-Bayyinah, Tome 1, Chapitre : Certes, la religion provient d’Allah, Pages 66 et 67

Aïssam Aït-Yahya : Définition du terme « religion » !

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De l'idéologie islamique françaisePour les individus ne comprenant « religion » que dans un sens usé et amputé, ce postulat peut paraître comme une bien étrange prétention.

Il serait dont plus qu’utile d’étudier ici ce que recouvre le terme religion lui-même, d’en comprendre son sens le plus profond, ses évolutions, son fond et ses formes, pour en tirer un sens fondamental, afin de l’indexer et l’actualiser de manière viable aux réalités dans lesquelles nous plongerons.
Nombres d’auteurs ont longuement étudié le terme religion, afin de comprendre l’intérêt de son utilisation dans un monde qui s’est sécularisé.
En réalité, la sécularisation et la laïcisation, n’ont pas seulement réduit le christianisme à ce que l’on sait, dans un mouvement parallèle, elles se sont aussi attachées à réduire la portée de la définition et du sens que recouvrait originellement le terme de religion.
Michaël Culoma nous rappelle les antiques étymologies du terme religion et ce qu’elles impliquent : « La première origine est proposée par quelques Anciens comme Lucrèce, et par de nombreux auteurs chrétiens comme Tertullien, Lactance et Saint Augustin. Ils expliquent le latin religio par les verbes ligare et religare, signifiant lier et relier […] La religion serait un lien de piété unissant structurellement les hommes, notamment par le partage ainsi que par la création d’une relation commune à la Divinité. […] La seconde origine, qui se révèle aussi comme la plus probable est donnée par les stoïciens et notamment Cicéron. Ils expliquent le latin religio par le verbe legere, signifiant cueillir, ramasser ou religiere qui signifie recueillir, récolter. Elle s’entend comme la ferveur personne de l’homme face à une puissance spirituelle suprême. » ( Michaël CULOMA, La religion civile de Rousseau à Robespierre, L’Harmattan, 2010, p.17/18).

Deux étymologies différentes qui semblent apparemment antagonistes : une axée sur une certaine sociabilité de la religion et l’autre beaucoup plus portée sur le salut individuel…
Pourtant au lieu de les opposer comme beaucoup d’auteurs, Michaël Culoma à l’intelligence de les unir pour proposer une définition globale : « Cependant, ces deux acceptions ne sont pas exclusives l’une de l’autre. C’est ainsi que le phénomène religieux prend toute sa consistance dans cette double définition. […] Elle se consigne alors dans un double rapport, le premier vertical, qui transcrit la relation entre l’homme et la divinité ; et le second horizontal qui met en exergue le lien qui structure la communauté des croyants ».

Pourtant on constate que sous les effets de la modernité, cette définition et cette compréhension de la religion s’est complètement atrophiée pour ne plus représenter que l’idée d’une foi sans dogme, sans œuvre, une spiritualité sans attache. Et parfois sans même que s’attache à elle cette idée de foi, dans le sens le plus vidé du terme religion…
Plus généralement, le terme religion n’est utilisé, presque exclusivement, que pour désigner les religions traditionnelles (Islam, Judaïsme, Christianisme) ou les spiritualités asiatiques (Hindouisme, Bouddhisme, Shintoïsme, etc…)
Or dans la communauté scientifique, de la sociologie des religions à l’anthropologie, un mouvement rénovateur cherche à retrouver une définition viable de la religion en adéquation avec son temps.
Ces travaux se sont accélérés depuis la seconde moitié du vingtième siècle, et aboutissent tous à une reformulation plus moderne, sans être radicalement innovatrice du terme religion.
Nous nous attacherons à comprendre le terme de « Religion » dans les définitions les plus abouties qui lui ont été données jusqu’à présent.
Si nous adoptons une méthodologie chronologique, nous citerons en tout premier lieu De Tocqueville, qui donne au terme religion un sens déjà particulier, lorsqu’il la définit : « …comme tout ce que l’homme admet sans le discuter » ( Agnès ANTOINE, L’impensé de la démocratie, Fayard, 2003, p.410).

Le philosophe français André Lalande analyse quant à lui l’aspect social de la religion en la définissant comme : « Une institution sociale caractérisée par l’existence d’une communauté d’individus unis par :
– L’accomplissement de certains rites réguliers et par l’adoption de certaines formules.
– La croyance en une valeur absolue, avec laquelle rien ne peut être mis en balance, croyance que cette communauté a pour objet de maintenir.
– La mise en rapport de l’individu avec une puissance spirituelle supérieure à l’homme, puissance conçue soit comme diffuse, soit comme multiple, soit comme unique, Dieu » ( Roger BENJAMIN, Nature et avenir de la religion, L’Harmattan, 2002, p.37).

Le déblaiement du vieux terme religion se poursuivant, c’est en anthropologie sociale qu’il va acquérir une profonde pertinence. Surtout depuis que l’américain Clifford Geertz a expliqué la religion avant tout comme un système symbolique culturel : « Une religion est un système de symboles qui agit afin d’établir des humeurs et motivations durables chez les hommes en formulant des conceptions d’un ordre d’existence général et en revêtant ces conceptions d’une telle aura de réalité que ces humeurs et motivations semblent tout à fait réalistes » ( Bruno ETIENNE, L’Islam en France, Edition du CNRS, 1990).

La dernière définition la plus pertinente à notre sujet et suivant notre chronologie est celle de Raymond Aron, lorsqu’il nous explique sa méthodologie pour définir certaines idéologies contemporaines : « Je propose d’appeler religion séculières les doctrines qui prennent dans les âmes de nos contemporains la place de la foi évanouie et situent ici bas, dans le lointain de l’avenir, sous la forme d’un ordre social à créer le salut de l’humanité ».
Et nous pouvons rappeler que ce sont bon nombre de ces doctrines et idéologies modernes que Friedrich Nietzsche appelait « religions de substitutions » et que bien après lui, le sociologue américain, Thomas Luckmann, dans un monde sécularisé voire laïcisé, a qualifié de « religions invisibles ». Ces religions sont justement imperceptibles par les consciences humaines affectées par la modernité et n’ayant gardé à l’esprit, qu’un sens institutionnel et historique du terme religion, sens totalement désuet, puisque incapable de rendre compte de la réalité des religions contemporaines.
Sans comprendre toutes ces définitions et leurs portées, il n’est pas étonnant de voir que l’extrême majorité de ceux, qui manient à tort et à travers les différents concepts philosophico-idéologiques cités précédemment (de la démocratie à l’humanisme), soit ignorent leurs fonds et leurs formes profondément religieuses, soit le contestent farouchement.
En revanche les auteurs les plus objectifs qui ont bien compris leurs fondements et leurs origines, leurs prétentions et leurs buts, et qui perçoivent la réalité du terme religion, attestent très clairement de cette acceptation religieuse, et même, de leurs caractères fondamentalement religieux. Ainsi, toutes ces idéologies contemporaines entrent, indubitablement dans le cadre de ces définitions.

Aissam Ait Yahya – De l’idéologie islamique française