De L’idéologie Islamique Française

Anâ-Muslim : Que périsse cette République !

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Que-périsse-

Inutile de passer par quatre chemins, le titre annonce directement la couleur. Inutile de tergiverser sur des oppositions et des problèmes secondaires, visons directement la tête. Inutile de ressasser les évènements injustes et les lois liberticides sans en citer la source. 

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بسم الله الرحمن الرحيم

Au nom d’Allah, Le Tout-Miséricordieux, Le Très-Miséricordieux

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Toutes paroles sont vaines lorsqu’on évite la principale cause de notre oppression. Cessons la langue de bois. Disons la chose telle qu’elle est. Cette république laïque française bâtie voilà maintenant plus de deux siècles – dans le sang et le massacre d’une partie de sa propre population – EST l’instigatrice de notre humiliation et de notre oppression.

Qui d’autre ? Quel autre pays, prétenduement « moderne et civilisé » dans le monde occidental, pratique une politique aussi discriminatoire, aussi injuste envers sa minorité musulmane, et aussi haineusement hypocrite envers ses signes visibles qui débordent sur la voie publique?

Dans quel autre pays se concentrent les idéologies les plus utopiques, les plus violentes, les plus antireligieuses, les plus immorales ?…Toute la saleté de la philosophie libertine, qui nous empoisonne actuellement, a germé sur cette terre. En France. [1]

Liberté d’expression, hein ? Cette prétendue liberté – à deux vitesses – me laissera-t-elle mettre à nu toute notre répugnance envers ce système maudit sans en subir les conséquences contradictoires de leurs propres droits ? Je n’en sais rien. Et à vrai dire tant pis. J’en prends le risque, les bornes ont été dépassées depuis des lustres. Depuis la naissance de ce monstre sanguinaire mythomane d’ailleurs. Et depuis toujours, puisque avant lui et sa mythologie, il n’y avait rien d’autre que le chaos et la barbarie.

Depuis sa fondation sur les ruines de l’Église catholique, sur le sang des prêtres pendus et celui des bonnes « sœurs » violées sur les autels de la nouvelle idole « Liberté »,  sur le génocide des vendéens résistants [2], sur les corps sans vie de nos ancêtres mis en esclavage, sur la dignité piétinée de ses colonisés d’Afrique. Depuis sa naissance, elle ne fait qu’opprimer, massacrer, mentir, illusionner, tuer, souiller… Et le pire : avec la croyance ferme de faire le bien (cela relève de la psychiatrie…).

Vivre au cœur de la bête

 

Notre présence ici ? Résultat du déclin de notre civilisation. Résultat de la lente décomposition de nos pays. Résultat du délaissement de notre religion et de la désobéissance à notre Créateur. Résultat des croisades coloniales meurtrières de leurs armées. Résultat des pillages incessants de nos richesses. On ne l’a pas choisi. Nous sommes là car ils nous ont dépouillés de tout.

Une masse de population issue des terres musulmanes vivant, en minorité, au cœur d’une société décadente, depuis des décennies, est un non-sens absolu.

Notre présence découle donc des campagnes agressives et idéologiques du pays dans lequel nous vivons aujourd’hui sur les terres où nos parents et grands-parents ont vu le jour :

« Ces déplacements de populations musulmanes venues principalement du Maghreb et d’Afrique de l’ouest vers les pays européens sont le résultat d’un profond déclin de la civilisation musulmane.

Cet affaiblissement a permis aux puissances occidentales de poser le pied sur ces territoires et de réorienter en conséquence le destin des peuples musulmans, à défaut de les dé-islamiser entièrement. Le pouvoir d’attraction des sociétés occidentales sur les musulmans qui est l’un des moteurs de l’immigration est le signe d’une défaite morale bien plus grande.

Il prouve tout autant l’incapacité des pays musulmans actuels à offrir une alternative viable au modèle occidental, que la déchéance spirituelle de musulmans envoûtés par les promesses du sécularisme et le confort matériel qu’il procure.

La présence en Europe de communautés musulmanes est donc le fruit de la décadence et de la faiblesse de la civilisation islamique, découlant de facteurs à la fois extérieurs à ces populations et contraires aux principes et aux fondements de leur religion. » [3]

Pourquoi donc aimer ce pays ? Qui le pourrait ? Moi ? Issus d’ancêtres humiliés, dépouillés de leurs dignités, de leurs identités, forcés à l’assimilation républicaine pour mieux faire disparaître nos êtres profonds.

Au point où nos propres parents sont prêts à donner leurs vies pour un système qui les opprime depuis des siècles et ne voient le bien être que par le regard de leurs propres bourreaux. Mais reprenons notre sujet :

L’essence même de la république française est contraire à nos convictions. Son idéologie « civilisatrice » a déraciné nos parents et déstructuré leurs consciences de la réalité. Sa philosophie « indivisible » a désintégré notre héritage identitaire. Leur credo ? Citons une phrase symbolique d’un évêque de la laïcité républicaine Paul Bert – :

« Il faut placer l’indigène en position de s’assimiler ou de disparaître. » [4]

Le message est clair. Soit tu rentres dans le rang soit tu meurs. Et avant de goûter à la mort sociale et civile, c’est d’abord l’emprisonnement injuste, et avant cela encore, l’obligation de faire face avec le sourire « banania » à un bombardement hystérique de dénigrements et de rabaissements perpétuels par leur artillerie médiatique.

Liberté de quoi au juste ?

Certains ont donc choisi leur camp. L’assimilation, la soumission, la trahison, l’humiliation, l’intégration caractérisent les mots d’ordre de notre société.

Peu étonnant donc de voir certains de nos coreligionnaires faire allégeance à ces ordonnances abjectes souvent au mépris de leur propre histoire, de leur propre civilisation, de leur religion, de leur communauté universelle et de leurs propres valeurs.

Nos frères nous dénigrent dès que le socle de cette république est mis à mal. Voilà le pire de tout ! Nos frères avec qui nous devrions être – selon le terme – « une communauté » nous ont tourné le dos !

Ils adhèrent à la doctrine de l’agresseur. Ils restent « fortement attachés à la République » en avalant les mots d’ordre de l’empire et en répétant bêtement comme un âne-indigène qui apprend à répéter les mots issue de la langue du vainqueur. Les mots de sa propre humiliation.

On les discrimine, on les traite comme des sous-hommes, comme des « citoyens » de seconde zone. Et ils sourient : « nous sommes des gentils petits républicains »

A chaque loi contre leur foi et contre leurs sœurs musulmanes (symboles, malgré elles, de cette lutte), à chaque insulte contre leur religion, contre leur Prophète – ‘alayhi s-salâtu wa salâm -, c’est les mêmes réponses, le même bal de soumission, de somnolence, d’ignominie et de traîtrise de la par des imams soporifiques de la ripoublique.

Loi contre le voile à l’école : appel au calme. Discrimination contre les femmes voilées : appel au calme. Loi contre le niqab : appel au calme. Caricatures multiples et insultes contre le Prophète : appel au calme. Loi contre les « nounous » voilées : appel au calme.

Stigmatisation à outrance contre les musulmans dans les médias : appel au calme. Interdiction contre nos sœurs voilées de circuler dans certains quartiers parisiens : appel au calme. Arrestations en nombre et détentions arbitraires des musulmans : appel au calme.

Si ce n’est pas un appel « pacifique » selon les moyens légaux et républicains avec lesquels il nous oppressent ! Mais quelle schizophrénie et hypocrisie ! Ils t’asservissent selon les « Droit de l’homme » et de la « sainte » laïcité, mais lorsque certains souhaitent utiliser ces « droits de l’homme » à leurs comptes, ils remarquent à peine comme des enfants – à qui on a joué un tour – que les dés étaient pipés…

Vous n’avez toujours pas compris ! Ce système, ses lois, ses codes et ses dictons ont été dressés contre vous depuis sa création. Contre nos croyances, contre nos identités ! Le jeu est truqué mais vous continuez à jouer ??? Mais qui sont les plus fous dans cette tragédie ?

N’avons-nous pas un Coran ? N’avons-nous pas un système ? N’avons-nous pas la sunnah de notre bien aimé – ‘alayhi salâtu wa salâm – ? N’avons-nous pas nos sources, nos références, notre propre code de conduite ?

Où est donc votre Islâm ? Un Islâm soluble dans la société, respectueux des idéaux républicains, voilà l’Islâm dénaturé qu’on souhaite nous imposer ! Un Islâm qui n’a d’Islâm que le nom.

Jusqu’à quand l’humiliation Ô ma communauté ? Jusqu’à quand ?…

Connaître son ennemi : Une priorité !

 

La république est une et indivisible. Elle ne reconnaît ni communauté, ni religion, ni croyance autre que la sienne, ni système alternatif, ni rien du tout ! Il n’y pas de « communauté musulmane » en république laïque mais juste des citoyens et des citoyennes français. Vous saisissez ?

Notre filiation fraternelle et communautaire musulmane est donc déjà anti-républicaine, sans même que nous le remarquons. La pratique visible de notre religion est anti-laïque, sans même que nous nous en apercevons. Nos mœurs et nos traditions sont aux antipodes des principes mis en valeur par notre environnement. Notre être et notre identité sont anti-France par nature puisque laïcisation et francisation ne font qu’un dans le logiciel républicain.

Nous vivons dans une opposition constante !

Le dépouillement de notre uniformité religieuse et l’assimilation forcée à coups de lois répressive continueront qu’on le veuille ou non.

Et même si – bien évidemment – nous savons qu’en réalité ce système reconnaît, de manière souvent honteuse et lâche, la communauté intouchable « qui n’existe pas » en lui accordant toutes sortes d’exceptions et de faveurs (ce qui nous donne une fausse impression de discrimination), ça ne change rien à notre affaire !

Car même sans cela, la république se comporterait de la même façon envers sa minorité musulmane. Ce traitement  tyrannique fait partie de ses propres fondements philosophiques.

Qu’attendons-nous exactement de ce système ? Ils nous oppriment depuis l’ère de nos arrière-arrière-grand-parents, croyez-vous que cela va prendre fin ainsi ? Il n’y a rien à attendre de ce pays et de leur société.

A quoi servirait donc de publier à la chaîne, comme mes homologues, des articles sur leurs caricatures sataniques, sur leurs insultes blasphématoires, sur leurs discriminations, sur leurs injustices coutumières, quand nous savons que leur société entière est génératrice de ces faits ?

A quoi te servirait la révolte, la consternation, la colère et la réprobation de ces faits lorsque toi-même tu adhères à leur politique, à leur « démocratie », au théâtre de l’électoralisme, à la liberté « d’expression », à la « citoyenneté » ?

Tu ne fais que participer à la pérennité du système qui t’humilie et qui ne te donne même pas la permission d’utiliser leurs propres règles quand il s’agit de défendre autre chose que ce que le système veut te voir défendre !

Nous ne pourrons jamais remettre en cause leur offense contre notre foi car elle est un droit « immuable » et « non négociable » de la république. La solution n’est donc pas en dedans mais en dehors. Il faut s’extirper de cette matrice.

Louange à Allah, nous ne sommes pas républicains mais musulmans !

Que cessent donc les oxymores lâches des pleureuses qui n’osent voir la réalité en face. La France n’est pas injuste car elle serait sioniste. La France n’est pas injuste car elle serait aux mains d’une élite corrompue. La France n’est pas injuste car « elle ignore la véritable image de l’Islâm ».

La France est injuste car elle est la France point barre. La France, patrie des Droits de l’homme et du citoyen. La France, terre de naissance de la laïcité, des lumières, de l’athéisme moderne et de l’humanisme prométhéen. L’essence même de ce pays est bâtie sur l’idée même de révolte contre Allah et Ses commandements.

Tout le monde le sait ! Nos imâms et prédicateurs le savent très bien ! Mais pour un moindre mal et une stabilité imaginaire qui s’effrite d’année en année, ils n’expliqueront jamais cet état de fait de manière claire et audible. Peur de qui ? Peur de quoi ? Nous ne pouvons scinder les cœurs.

Que les prêcheurs responsables des 93% d’électeurs « musulmans » en faveur d’Hollande aillent se terrer loin dans leurs tanières, que les conteurs d’histoires féeriques et autres baratineurs incitant sans cesse à la passivité, à l’acceptation du mal sans sourciller et à l’électoralisme utopique aillent se réfugier hors de notre champ de vision !

20 ans qu’ils nous assomment avec leur« vivre ensemble » et leur « moindre mal ». Le mal n’a jamais été aussi grand !

Il y a quelques semaines, les forces de l’ordre ont, purement et simplement, expulsé nos pauvres sœurs voilées – jeunes et âgées – d’une place parisienne sous prétexte de prévention contre une éventuelle manifestation à consonance islamique. [5]

Ceci sous les instances d’un gouvernement socialiste élu avec le consentement des prédicateurs ignares et bornés qui pullulent dans nos mosquées ! Voyez donc votre travail, chers collègues ! [6]

Nous sommes désormais indésirables dans les rues et les places publiques.

Est-ce que ces injustices répétées amènent nos imams à se remettre en question et réfléchir à une autre solution ? Eh bien non ! 20 ans d’humiliation ne suffisent pas, toujours les mêmes réponses anesthésiantes :

« Ne prêtez pas attention à tout cela ! » « Multiplions les actes d’adoration et affichons notre indifférence face à ces insultes » « Ce n’est que partie remise, soyons prêts pour les élections municipales de 2014 ! » « Ils sont ignorants, ils sont trompés par une mauvaise image de l’Islam, montrons leur un bon comportement ! »

Le bon comportement de qui ? De quoi ? Pas le comportement selon les enseignements du Prophète – ‘alayhi salâtu wa salâm – ni celui de ses compagnons dans une telle situation en tout cas !

Mais plutôt  le comportement selon les lâches, les soumis et les schizophrènes qui confondent fatalisme et Islam !

A croire que ce n’est qu’une guerre civile (que personne ne désire vraiment hormis, sans doute, des autochtones de ce pays), sale, atroce, génocidaire et sanglante qui – peut-être – redonnera une once de clairvoyance et un coup d’électrochoc à ces gens noyés dans un trouble profond de la personnalité.

Du balai ! Notre jeunesse prend conscience jours après jours du pot aux roses. Car dans tout mal, il y a un bien.

Le retour de bâton

 

« Et ils [les autres] se mirent à comploter. Allah a fait échouer leur complot. Et c’est Allah qui sait le mieux leur machination ! » S.3 – V.54

Quoique nous puissions penser de notre présence ici, une chose reste certaine : C’est un décret voulu par Le Créateur de la terre et des cieux. Regardons la tradition bien connue de notre Prophète – ‘alayhi salâtu wa salâm – où il affirme :

« Je m’étonne de l’affaire du croyant. Tout ce qui lui arrive lui est bénéfique. Et ceci n’est réservé qu’à lui seul. S’il lui arrive un bien, il remercie Allah et c’est un bien pour lui et s’il lui arrive un mal, il patiente et c’est aussi un bien pour lui » [7]

En méditant quelque peu sur ces prescriptions et notre présence au sein d’une société où nous subissons multitude d’injustices, nous pouvons aisément y remarquer – malgré un mal apparent – plusieurs bienfaits prépondérants :

1 – L’arrivée en masse d’une immigration maghrébo-africaine aux mœurs et aux convictions intrinsèquement islamiques, en plein cœur de l’Europe, a permis d’élargir la prêche à l’Islâm dans chaque foyer français.

La république pensait sans doute assimiler et intégrer ces musulmans à la sécularisation et aux conceptions laïques. Et bien que ce fut partiellement le cas pour certains musulmans, elle n’a rien pu faire contre l’Islâm authentique. Autant mettre des coups de sabre en papier dans l’océan du dogme musulman.

La propagation, les conversions, le retour aux fondements de la religion agrée par Allah s’est faite massivement, génération après génération, année après année, parallèlement aux attaques des médias dominants toujours plus virulentes et vives contre la religion et ses symboles.

A défaut d’avoir pénétré les capitales européennes par les armées et les épées, c’est par une décision politique de leurs propres autorités que l’Islâm a pu trouver une multitude d’adhérents à son message.

« Contre toute attente, cette présence musulmane en Europe, n’a donc pas provoqué la dissolution de cette foi, de l’identité et du sentiment d’appartenance à la nation islamique qu’elle véhicule.

Au contraire, elle a couvé une requalification de l’Islam, dans le sens où s’est opéré un retour aux sources de la religion et non un traditionalisme, un simple repli sur l’identité maghrébine.

C’est l’islam authentique, en tant que message divin adressé à l’humanité, comme manière de concevoir le monde qui est adopté de manière massive par la jeunesse immigrée et au-delà avec le nombre croissant de conversions chez les jeunes européens de souche ou chez les descendants d’immigrés non musulmans. » [8]

2 – Alors que nous assistons avec réjouissance et espoir au retour de l’Islâm comme solution politique, économique, sociale et spirituelle dans nos propres terres par la cause des révolutions actuelles qui ont accéléré la chute des tyrans despotiques et libéré la parole musulmane dans les rues « arabes » , nous pouvons constater, dans le même temps, la crise profonde que connaît l’Occident actuellement.

Une crise civilisationnelle, économique, financière, identitaire, spirituelle qui gangrène toujours plus profondément la France, l’Europe et l’Occident dans son entièreté. Et voilà la république des lumières complètement à l’agonie et étouffée par ses propres principes et idéaux !

Car, quelle est la cause de cette crise qu’ils subissent aujourd’hui si ce n’est le consumérisme exacerbé, le libre marché, l’endettement, l’usure, l’athéisme revendiqué, les mœurs dépravées, la laïcité hystérique, le mondialisme religieux ?

Qu’ils meurent donc ! Qu’ils périssent par leurs propres convictions immondes et répugnantes !

Pendant que nos terres se libèrent du joug des anciens colons sous la bannière d’un Islâm purifié et puissant ! Pendant que nos jeunes, en Europe, prennent conscience des illusions démocratiques et reviennent toujours plus nombreux vers leur Créateur et Ses commandements !

Par Allah, même si nous en subirons les effets sur nos ventres, nos biens et nos corps, nous regarderons cette France républicaine agoniser sans pitié car c’est elle seule qui s’est suicidée. Et elle veut nous accuser d’homicide ?!

3 – Enfin nul doute que cette politique de stigmatisation violente des musulmans, en France, sert la cause de l’Islâm et favorise le retour vers sa pratique. Comment ?

Regardez les insultes, la répression, les attaques médiatiques, les lois injustes…A qui font-elles référence ? Aux arabes ? Aux maghrébins ? Aux noirs ? Aux étrangers ? Non ! Elles ne visent qu’une seule et même chose ! Constamment ! L’Islâm rien que l’Islâm !

Car l’arabe on l’aime tant qu’il a l’image du bicot rigolo des Inconnus. Et le noir on l’apprécie tant qu’il a la bouffonnerie du bamboula de Michel Lebb. Et on rigole même des tares du minable franchouillard beauf et blanc.

Mais si ces trois-là, adhérent à la réalité de l’Islam, ce ne sont que des barbus à abattre sans distinction. Unis dans la véritable égalité et fraternité cette fois-ci…

On en arrive même au point extraordinaire où même les jeunes américanisés, élevés aux émissions avilissantes, au rap et aux films made in US se sentent eux-mêmes ciblés par ces attaques alors qu’ils sont loin de l’éducation islamique :

«Toute cette génération est en colère. Pour les trois quarts, ils ne sont pas pratiquants, mais ils se sentent insultés» [9]

Malgré tous leurs efforts d’intégration et  d’acculturation, la république les insulte et les ramène inlassablement à leurs racines musulmane et à leurs véritables identités !

En vérité, ces injustices et cette répression continuelle est un bienfait ! Elle fait bouillir la foi longtemps enfouie dans les cœurs de tout un chacun ! Elle nous ramène à une réalité explicite :

Soit tu es fondamentalement républicain et tu renies toute référence à la culture de tes ascendants, soit tu resteras, malgré tous tes sacrifices pour être accepté, un vulgaire bougnoule potentiellement terroriste et futur islamiste prêt à égorger tes voisins !

Pour les plus religieux d’entre nous, leurs insultes et blasphèmes nous renforcent dans nos convictions, intensifient notre foi et solidifient notre union communautaire ! En somme, l’oppression des autorités est approbation de nos thèses.

Pour conclure

 

Je serais bref. Certains ont conclu ainsi : « Quant à nous, avec ou sans médias, continuons dans nos associations, nos quartiers, au travail et auprès de nos concitoyens à construire sereinement la France de demain. » [10]

Je finirais plutôt par ces mots : Quant à nous, en créant nos propres médias communautaires, nous continuerons à dévoiler cette société injuste, à mettre en lumière les fondements de cette république, à dénoncer les croyances modernes qui dénaturent la foi des musulmans.

Par Allah, nous continuerons ceci, à travers nos associations, dans nos quartiers, dans nos familles, dans nos foyers, nous continuerons à les dévoiler et à prêcher le retour d’un Islâm pur, entier et sans concession aucune (tout en contextualisant notre approche).

Nous continuerons notre « da’wah » malgré les épreuves, malgré les trahisons, malgré l’injustice des nôtres, jusqu’à ce qu’Allah nous ôte la vie.

Je termine par cette merveilleuse invocation qu’avait émise l’un de nos maîtres parmi les gens de science :

J’implore Allah par Ses plus beaux noms et attributs, qu’Il fasse que ce modeste écrit soit pour Son Noble Visage, qu’Il m’en fasse profiter dans ma vie et après ma mort, qu’Il en fasse profiter quiconque le lira, ou bien le publiera, certes Allah est capable de tout, et que les prières et les bénédictions d’Allah soient sur notre Messager Mouhammad, ainsi que sur ses compagnons, sa famille, et tous ceux qui les ont suivi dans le bien, jusqu’au jour du jugement dernier.

« Je ne veux que la réforme, autant que je le puis. Et ma réussite ne dépend que d’Allah. En Lui je place ma confiance, et c’est vers Lui que je reviens repentant. » S.11 – V.88

Ibrahim Ajân (Abu Isma’il) – pour Anâ-Muslim

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[1] Pour plus de détails, retournez à certains chapitres du livre : « De l’idéologie islamique française » de l’auteur Aïssam Aît-Yahya, aux Editions Nawâ.

 [2] Le génocide républicain : Le massacre vendéen

[3] Réflexion sur la présence moderne de l’Islam en Europe, Abû Soleymân 

[4] Paul Bert – Cité par : Carole Reynaud Paligot, La République raciale, Puf, 2006. p69

[5] La place du Trocadéro interdite aux femmes voilées : Vidéo

[6] Mais il est vrai que beaucoup de ces imams doivent leurs places au minbar grâce aux préfectures et aux mairies : l’islamophobe Joaquim Véliocass dans son best-seller  »ces maires qui courtisent l’islamisme » dit à moitié vrai, et n’a compris que le quart du problème…

[7] Rapporté par Muslim

[8] Réflexion sur la présence moderne de l’Islam en Europe Part.3, Abû Soleymân 

[9] Film anti-islam : dans les quartiers, la colère gronde

[10] Au-delà du piège : Don’t panik

Source : Anâ-Muslim

Conférence : « Réflexions musulmanes sur la démocratie » avec Aïssam Aït-Yahya

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Teaser de le prochaine conférence organisé par le CRM : Collectif Réflexions Musulmanes (Bruxelles)
Avec comme intervenant, Aissam Ait Yahya, auteur de nombreux ouvrages dont le fameux et désormais cultissime « De l’idéologie islamique française : Éloge d’une insoumission à la modernité ».

Le sujet de la démocratie fait l’objet de nombreux débats depuis plusieurs années et nous assistons à un intérêt particulier de manière croissante au sein de la communauté musulmane qui s’interroge sur la nature de celle-ci, ses origines historiques, son statut juridique et ses implications dans la vie du musulman. Il nous a donc paru opportun de s’attarder dessus en compagnie d’un spécialiste de la question, le tout selon une grille de lecture islamique.

Nous vous attendons donc nombreux et nombreuses le 27 avril prochain, In sha Allah!

Aïssam Aït-Yahya : Définition du terme « religion » !

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De l'idéologie islamique françaisePour les individus ne comprenant « religion » que dans un sens usé et amputé, ce postulat peut paraître comme une bien étrange prétention.

Il serait dont plus qu’utile d’étudier ici ce que recouvre le terme religion lui-même, d’en comprendre son sens le plus profond, ses évolutions, son fond et ses formes, pour en tirer un sens fondamental, afin de l’indexer et l’actualiser de manière viable aux réalités dans lesquelles nous plongerons.
Nombres d’auteurs ont longuement étudié le terme religion, afin de comprendre l’intérêt de son utilisation dans un monde qui s’est sécularisé.
En réalité, la sécularisation et la laïcisation, n’ont pas seulement réduit le christianisme à ce que l’on sait, dans un mouvement parallèle, elles se sont aussi attachées à réduire la portée de la définition et du sens que recouvrait originellement le terme de religion.
Michaël Culoma nous rappelle les antiques étymologies du terme religion et ce qu’elles impliquent : « La première origine est proposée par quelques Anciens comme Lucrèce, et par de nombreux auteurs chrétiens comme Tertullien, Lactance et Saint Augustin. Ils expliquent le latin religio par les verbes ligare et religare, signifiant lier et relier […] La religion serait un lien de piété unissant structurellement les hommes, notamment par le partage ainsi que par la création d’une relation commune à la Divinité. […] La seconde origine, qui se révèle aussi comme la plus probable est donnée par les stoïciens et notamment Cicéron. Ils expliquent le latin religio par le verbe legere, signifiant cueillir, ramasser ou religiere qui signifie recueillir, récolter. Elle s’entend comme la ferveur personne de l’homme face à une puissance spirituelle suprême. » ( Michaël CULOMA, La religion civile de Rousseau à Robespierre, L’Harmattan, 2010, p.17/18).

Deux étymologies différentes qui semblent apparemment antagonistes : une axée sur une certaine sociabilité de la religion et l’autre beaucoup plus portée sur le salut individuel…
Pourtant au lieu de les opposer comme beaucoup d’auteurs, Michaël Culoma à l’intelligence de les unir pour proposer une définition globale : « Cependant, ces deux acceptions ne sont pas exclusives l’une de l’autre. C’est ainsi que le phénomène religieux prend toute sa consistance dans cette double définition. […] Elle se consigne alors dans un double rapport, le premier vertical, qui transcrit la relation entre l’homme et la divinité ; et le second horizontal qui met en exergue le lien qui structure la communauté des croyants ».

Pourtant on constate que sous les effets de la modernité, cette définition et cette compréhension de la religion s’est complètement atrophiée pour ne plus représenter que l’idée d’une foi sans dogme, sans œuvre, une spiritualité sans attache. Et parfois sans même que s’attache à elle cette idée de foi, dans le sens le plus vidé du terme religion…
Plus généralement, le terme religion n’est utilisé, presque exclusivement, que pour désigner les religions traditionnelles (Islam, Judaïsme, Christianisme) ou les spiritualités asiatiques (Hindouisme, Bouddhisme, Shintoïsme, etc…)
Or dans la communauté scientifique, de la sociologie des religions à l’anthropologie, un mouvement rénovateur cherche à retrouver une définition viable de la religion en adéquation avec son temps.
Ces travaux se sont accélérés depuis la seconde moitié du vingtième siècle, et aboutissent tous à une reformulation plus moderne, sans être radicalement innovatrice du terme religion.
Nous nous attacherons à comprendre le terme de « Religion » dans les définitions les plus abouties qui lui ont été données jusqu’à présent.
Si nous adoptons une méthodologie chronologique, nous citerons en tout premier lieu De Tocqueville, qui donne au terme religion un sens déjà particulier, lorsqu’il la définit : « …comme tout ce que l’homme admet sans le discuter » ( Agnès ANTOINE, L’impensé de la démocratie, Fayard, 2003, p.410).

Le philosophe français André Lalande analyse quant à lui l’aspect social de la religion en la définissant comme : « Une institution sociale caractérisée par l’existence d’une communauté d’individus unis par :
– L’accomplissement de certains rites réguliers et par l’adoption de certaines formules.
– La croyance en une valeur absolue, avec laquelle rien ne peut être mis en balance, croyance que cette communauté a pour objet de maintenir.
– La mise en rapport de l’individu avec une puissance spirituelle supérieure à l’homme, puissance conçue soit comme diffuse, soit comme multiple, soit comme unique, Dieu » ( Roger BENJAMIN, Nature et avenir de la religion, L’Harmattan, 2002, p.37).

Le déblaiement du vieux terme religion se poursuivant, c’est en anthropologie sociale qu’il va acquérir une profonde pertinence. Surtout depuis que l’américain Clifford Geertz a expliqué la religion avant tout comme un système symbolique culturel : « Une religion est un système de symboles qui agit afin d’établir des humeurs et motivations durables chez les hommes en formulant des conceptions d’un ordre d’existence général et en revêtant ces conceptions d’une telle aura de réalité que ces humeurs et motivations semblent tout à fait réalistes » ( Bruno ETIENNE, L’Islam en France, Edition du CNRS, 1990).

La dernière définition la plus pertinente à notre sujet et suivant notre chronologie est celle de Raymond Aron, lorsqu’il nous explique sa méthodologie pour définir certaines idéologies contemporaines : « Je propose d’appeler religion séculières les doctrines qui prennent dans les âmes de nos contemporains la place de la foi évanouie et situent ici bas, dans le lointain de l’avenir, sous la forme d’un ordre social à créer le salut de l’humanité ».
Et nous pouvons rappeler que ce sont bon nombre de ces doctrines et idéologies modernes que Friedrich Nietzsche appelait « religions de substitutions » et que bien après lui, le sociologue américain, Thomas Luckmann, dans un monde sécularisé voire laïcisé, a qualifié de « religions invisibles ». Ces religions sont justement imperceptibles par les consciences humaines affectées par la modernité et n’ayant gardé à l’esprit, qu’un sens institutionnel et historique du terme religion, sens totalement désuet, puisque incapable de rendre compte de la réalité des religions contemporaines.
Sans comprendre toutes ces définitions et leurs portées, il n’est pas étonnant de voir que l’extrême majorité de ceux, qui manient à tort et à travers les différents concepts philosophico-idéologiques cités précédemment (de la démocratie à l’humanisme), soit ignorent leurs fonds et leurs formes profondément religieuses, soit le contestent farouchement.
En revanche les auteurs les plus objectifs qui ont bien compris leurs fondements et leurs origines, leurs prétentions et leurs buts, et qui perçoivent la réalité du terme religion, attestent très clairement de cette acceptation religieuse, et même, de leurs caractères fondamentalement religieux. Ainsi, toutes ces idéologies contemporaines entrent, indubitablement dans le cadre de ces définitions.

Aissam Ait Yahya – De l’idéologie islamique française

IslamRéinfo TV : Histoire de la franc-maçonnerie

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Histoire de la franc-maçonnerie des origines jusqu’à nos jours.

Conseil de lecture : Les origines chrétiennes d’une laïcité musulmane de Aïssam Aît-Yahya

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Les origines chrétiennes d'une laïcité musulmaneAïssam Aît-Yahya revient avec un nouvel ouvrage : « Les origines chrétiennes d’une laïcité musulmane ». Celui-ci fait suite à « De l’idéologie islamique française » et se focalise plus sur la sécularisation, puis la laïcisation, de l’islam voulu par les ennemis d’Allah.

Pour cela, Aïssam Aît-Yahya nous explique la structure du système religieux chrétien et répond aux questions : pourquoi et comment le christianisme s’est sécularisé puis laïcisé ? Pour montrer la différence dans la structure entre le christianisme et l’islam, il revient sur le système religieux islamique et nous montre qu’il ne peut se sécularisé et encore moins se laïciser, contrairement au christianisme (qui contient les base de sa propre destruction). Enfin, il nous explique en quoi consiste l’irja, ses liens avec le christianisme et les sectes juives à l’époque du Prophète ‘Issa/Jésus (Que la Paix de Dieu soit sur lui), puis nous prouve par A + B que cette religion (irja) remplace petit à petit l’islam dans la compréhension qu’on les musulmans de leur religion. Ce phénomène est inconscient et il nous explique que la stratégie des ennemis de l’islam est bien de pervertir la compréhension de la religion et donc de remplacer l’islam par l’irja sans que les musulmans et musulmanes ne s’en rendent compte. Ce phénomène à lieu à la fois en Occident mais aussi dans les pays arabo-musulman, notamment l’Arabie Saoudite.

Un livre que tout musulman(e) se doit d’avoir lu car il est important de comprendre par où les ennemis d’Allah, de Son prophète (Que la Paix et la Bénédiction de Dieu soit sur lui) et des croyants et croyantes, veulent « détruire » l’islam, où du moins pervertir sa compréhension pour sécularisé/laïcisé les musulman(e)s. Surtout que l’irja est capable d’infiltrer des courants très orthodoxe de l’islam sunnite comme le salafisme apolitique, ce qui est très difficile à détecter, d’où l’importance de prendre connaissance de l’analyse de l’auteur sur cette question.

Conseil de lecture : De l’idéologie islamique française de Aïssam Aît-Yahya

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De l'idéologie islamique françaiseDe l’idéologie islamique française de Aïssam Aît-Yahya est un livre magistral comme j’en ait rarement lu. En effet, l’auteur nous propose une réflexion concernant les religions séculières (démocratie, laïcité, communisme, capitalisme, etc…) et pour ce faire, il nous plonge à l’origines de ces dernières, qui n’est autre que le christianisme. Étonnant de prime abord, Aïssam Aît-Yahya arrivera à nous convaincre en nous apportant les preuves nécessaires à ces propos en les irriguant de citations provenant de divers ouvrages. Suite à cela, il se propose de faire un parallèle entre l’islam et le christianisme et affirme que l’islam ne peut, contrairement au christianisme, se sécularisé, et de ce fait, les ennemis de l’islam cherchent à laïcisé les musulmans en pervertissant leur pratiques (seul moyen pour eux d’arriver à leurs fins) et non pas en cherchant à l’intérieur de l’islam un moyen de sécularisé cette religion.

Un livre très important que tout les musulmans se doivent d’avoir lu au moins une fois. Je précise aussi que se livre n’est pas destiné qu’aux seuls musulmans, l’auteur l’ayant écrit pour que le plus grand nombre puisse comprendre ses propos et aussi en réponse aux ennemis de l’islam.

Enfin, Aïssam Aît-Yahya affirme que son « idéologie islamique française », repose sur la promotion de l’islam orthodoxe dans son entier, à savoir sa branche spirituel et temporel et qu’il refuse de mettre de côté la dimension politique de la religion qui est un pilier à respecter contrairement à ce que prône certains musulmans touché par la sécularisation/laïcisation de la société française laïco-franc-maçonne.

IslamRéinfo TV : Le Soufisme, Le Judaïsme et La Kabbale !

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Étude comparée entre le Soufisme et le Judaïsme. Ces dernières ont les mêmes fondements et se sont influencée l’une l’autre à travers les âges.