Darwin

Franc-Maçonnerie partie 31 : Le mythe évolutionniste, depuis la Grèce Antique jusqu’à l’Europe Moderne

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Dans son essence, la théorie de l’évolution de Darwin affirme que, dans des conditions purement naturelles, la matière inanimée a engendré les premiers organismes vivants, et qu’à partir d’eux, toujours dans les mêmes conditions, toutes les autres espèces se sont développées, sous l’effet du hasard seulement. En d’autres termes, la théorie de l’évolution propose l’existence d’un système indépendant, qui s’est organisé sans l’aide d’un créateur, et qui produit spontanément d’autres être vivants. Cette idée, que la nature s’organise sans l’aide d’un créateur, s’appelle « naturalisme ».

La théorie du naturalisme est aussi absurde que l’idée d’une bibliothèque qui se créerait sans écrivains. Mais, depuis la nuit des temps, cette idée a été défendue par de nombreux penseurs, basés simplement sur leurs caprices philosophiques et idéologiques, et a été adoptée par un certain nombre de civilisations.

Le naturalisme est né et a prospéré dans des sociétés païennes comme l’Ancienne Egypte et la Grèce antique. Mais, avec la diffusion du Christianisme, cette philosophie païenne fut, en grande partie, abandonnée, et l’idée qu’Allah est le Créateur de la nature et de l’univers s’est imposée peu à peu. D’une manière semblable, au fur et à mesure que l’Islam s’est répandu vers l’Orient, les idées naturalistes et les croyances païennes, telles que le Zoroastrianisme et le Shamanisme, ont été éradiqués et la réalité de la création a été acceptée.

Les premiers à promouvoir la théorie de l’évolution dans l’Europe moderne étaient membres de la société maçonnique connue sous le nom de rosicruciens. Ci-dessus : le symbole des rosicruciens
Les premiers à promouvoir la théorie de l’évolution dans l’Europe moderne étaient membres de la société maçonnique connue sous le nom de rosicruciens. Ci-dessus : le symbole des rosicruciens

Néanmoins, la philosophie naturaliste a persisté clandestinement. Elle a été préservée par des sociétés secrètes et est réapparue lorsque des circonstances plus convenables se sont présentées. Dans le monde chrétien, comme nous l’avons mentionné au début de ce livre, le naturalisme a été préservé par les maçons et d’autres sociétés secrètes qui ont suivi leur exemple. Un magazine turc, intitulé Maçon, publié pour être distribué aux membres de l’ordre, nous fournit les intéressantes informations suivantes :

« Ceux qui sont arrivés à de nouvelles découvertes dans le monde des phénomènes et des événements naturels sans tenir compte d’Allah, étaient obligés de garder leurs découvertes pour eux-mêmes. Les recherches furent faites en secret et même ceux qui étaient engagés dans des recherches similaires devaient dissimuler leurs relations. Ce secret rendit l’utilisation de signes et symboles nécessaires pendant la réalisation des projets. » [94]

Ce que l’on entend ici par « découvertes » est une compréhension de la science en accord avec le naturalisme, une théorie qui n’accepte pas l’existence d’Allah. Cette approche déformée d’une étude scientifique fut élaborée secrètement dans des sociétés ésotériques qui durent utiliser des signes et des symboles à cette fin et c’est ainsi que les racines de la maçonnerie ont été établies.

L’une de ces soi-disant sociétés secrètes, responsable de planter les racines de la maçonnerie, était l’ordre de la Rose-Croix (rosicrucien) ; sorte de point de rencontre entre les templiers et les maçons. Cette obédience, qui commença à faire parler d’elle au 15ème siècle, créa un déchaînement d’intérêt pour l’alchimie, surtout en Europe ; ses membres étaient supposés posséder des connaissances secrètes. Mais le plus important héritage de l’ordre de la Rose-Croix est la philosophie naturaliste et l’idée d’évolution, dont elle fait partie. Les maçons déclarent que les racines de la maçonnerie remontent aux templiers et aux rosicruciens, en soulignant la philosophie évolutionniste de ces derniers :

La maçonnerie spéculative, c’est-à-dire l’organisation contemporaine de la maçonnerie, est fondée sur les guildes médiévales des bâtisseurs, dites maçonnerie opérative. Mais, ceux qui ont apporté les éléments spéculatifs essentiels à cette fondation étaient membres de certaines organisations qui étudiaient des systèmes ésotériques préhistoriques. Les plus importantes de ces organisations étaient les templiers et les rosicruciens…

Personne ne sait où ni comment l’ordre de la Rose-Croix a été établi. On en trouve les premières traces en Europe au 15ème siècle, mais il est clair que l’ordre est beaucoup plus ancien. A la différence des templiers, l’intérêt fondamental des rosicruciens était scientifique. Ses membres été très intéressés par l’alchimie… La plus importante caractéristique de ses membres était le fait qu’ils croyaient que chaque phase de développement était une phase dans le processus d’évolution. C’est pour cette raison qu’ils faisaient du naturalisme la base de leurs principes et se sont fait connaître comme les « naturalistes. » [95]

Une autre organisation maçonnique à avoir développé l’idée d’évolution était une obédience fondée dans l’Orient. Le Grand Maître Selami Isindag nous fournit les renseignements suivants dans un article intitulé « La maçonnerie et nous, depuis sa fondation jusqu’à nos jours » :

« Dans le monde islamique il y eut un équivalent de la maçonnerie appelé Ikhwan as-Safa’ [Les Epîtres des frères de la pureté]. Cette société, fondée à Bassorah au temps des Abbâsides, a publié une encyclopédie composée de 52 gros volumes. Parmi ceux-ci, 17 traitaient de sciences naturelles et contenaient des explications scientifiques qui ressemblaient beaucoup à celles de Darwin. Elles se sont ensuite répandues en Espagne et eurent une influence sur la pensée occidentale. » [96]

Bien qu’elle se développa dans le monde islamique, cette société s’éloigna des principes islamiques fondamentaux. Elle fut influencée par la philosophie grecque antique, qu’elle exprime à travers un symbolisme ésotérique. Selami Isindag poursuit :

« Cette société provenait de la secte ismaélienne et son objectif principal était de rendre les dogmes religieux intelligibles à travers des explications allégoriques et symboliques. Sa philosophie était influencée par Pythagore et Platon. Pour entrer dans cette société secrète, une personne était d’abord attirée par une instruction mystique et ensuite purgée des croyances religieuses et dogmes inutiles. Plus tard on la familiarisait avec les méthodes philosophiques et symboliques. Un tel initié, qui avait passé son apprentissage, était parfois formé aux idées néo platoniques, et ensuite il pouvait commencer la chimie, l’astrologie et la numérologie, c’est-à-dire la science de la signification des chiffres. Mais toutes ces connaissances étaient secrètes et transmises aux personnes jugées dignes de les recevoir seulement. Ainsi, les origines de la maçonnerie sont basées sur ces fondations. Certaines des significations symboliques de ces éléments n’étant pas contraires à la science et à la logique, elles ont survécu, dans différents endroits, dans nos rituels. » [97]

Les termes cités plus haut, « purgés des croyances et dogmes religieux » signifient que les initiés devaient tourner le dos à la religion. Voilà comment le maçon Isindag définit la religion. Cependant, comme nous l’avons fait remarquer dans les sections précédentes, « croyance et dogme inutiles » est un euphémisme particulier à la philosophie maçonnique. Il faut reconnaître que la maçonnerie, ou tout autre groupe matérialiste, expriment des idées antireligieuses sans justification logique ; ils ne comptent que sur la propagande et la suggestion. Parce qu’ils ne peuvent pas dénoncer la religion rationnellement, ils ont recours à ces méthodes de suggestion et à des mots choisis pour créer un effet psychologique.

Le symbole montré ci-dessus est utilisé dans les loges maçonniques et est un symbole des rosicruciens (la rose et la croix) combiné avec un symbole maçonnique (le compas et le carré).
Le symbole montré ci-dessus est utilisé dans les loges maçonniques et est un symbole des rosicruciens (la rose et la croix) combiné avec un symbole maçonnique (le compas et l’équerre).

De la citation ci-dessus, nous apprenons que l’Ikhwan as-Safa’, une société parallèle à la franc-maçonnerie dans le monde islamique, réalisait des activités très semblables à celles des maçons modernes. Leur méthode consistait à adopter une philosophie païenne contraire à la vraie religion, à l’exprimer au moyen de symboles, et à la présenter, petit à petit, à ses membres.

Dans l’histoire de l’Islam il y a eu divers penseurs qui, sous l’influence des mythes matérialistes et évolutionnistes de la Grèce antique, se sont éloignés de l’Islam de la même façon. Le fait que cette école de pensée, que le grand érudit islamique Ghazali répudie et réfute avec tant de vigueur dans ses œuvres, ait un caractère maçonnique, a jeté de la lumière sur cette question. Dans son ouvrage intitulé Al-Munqidh min al-Dalal (La délivrance de l’erreur), Ghazali critique ouvertement la société Ikhwan as-Safa’, expliquant qu’elle préconise une philosophie corrompue, influencée par les idées des Anciens Grecs. Et, dans son ouvrage intitulé Fedaih-ul-Batinniyye, il démontre la perversité des enseignements de la secte ismaélienne, à laquelle appartenait Ikhwan as-Safa.

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Notes :

[94] Mason Dergisi, no. 48-49, p. 67

[95] Mason Dergisi, no. 48-49, p. 67

[96] Dr. Selami Isindag, Kurulusundan Bugune Masonluk ve Bizler, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, pp. 274-275

[97] Dr. Selami Isindag, Kurulusundan Bugune Masonluk ve Bizler, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, pp. 274-275

Franc-Maçonnerie partie 30 : La théorie de l’évolution revisitée

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Nous sommes en 1832.

HMS Beagle est en train de traverser le vaste océan Atlantique. Le bateau ressemble à n’importe quel cargo ou navire de voyageurs, mais son voyage est un voyage de découverte, qui va durer de nombreuses années. Parti de l’Angleterre, il va traverser tout l’océan pour atteindre les côtes de l’Amérique du Sud.

La théorie de l’évolution n’est pas une découverte originale de Darwin. Il n’a rien fait de plus que de rappliquer une ancienne philosophie.
La théorie de l’évolution n’est pas une découverte originale de Darwin. Il n’a rien fait de plus que de rappliquer une ancienne philosophie.

Le Beagle, un navire dont l’importance avait été peu connue avant ce temps-là, partait pour un voyage de 5 ans.

Ce qui rendait ce navire célèbre, c’était son passager, Charles Robert Darwin, un naturaliste de 22 ans. En fait, il n’avait pas étudié la biologie ; il avait été étudiant en théologie à l’Université de Cambridge.

Bien que ce jeune homme ait une éducation très étendue en théologie, l’époque à laquelle il a vécu était profondément influencée par la pensée matérialiste. En effet, un an avant de s’embarquer pour son voyage sur le Beagle, il avait renoncé à un certain nombre de principes fondamentaux du Christianisme.

Le jeune Darwin interpréta toutes les découvertes faites au cours de son voyage en relation avec la pensée matérialiste, et chercha à expliquer les organismes vivants, objets de ses recherches, sans faire référence à la création divine. Il développa ces idées durant les années suivantes, les peaufina, avant de publier sa théorie. Celle-ci fut proposée en 1859, dans un livre intitulé L’origine des espèces, qui ne fut pas bien reçu par le monde intellectuel du 19ème siècle, bien qu’il devait finalement fournir le soi-disant fondement scientifique que l’athéisme avait cherché pendant des siècles.

La théorie de l’évolution était-elle une découverte originale de Darwin ? A-t-il élaboré seul une théorie qui a ouvert la voie à l’une des plus grandes supercheries dans l’histoire du monde ?

En fait, Darwin n’a rien fait d’autre que de mettre la dernière main à une idée dont les fondements avaient été établis auparavant.

La théorie de l’évolution matérialiste a été développée par les philosophes païens de la Grèce antique.
La théorie de l’évolution matérialiste a été développée par les philosophes païens de la Grèce antique.

Franc-Maçonnerie partie 29 : Le matérialisme Maçonnique : La Divinsation de la matière

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Il est nécessaire de comprendre clairement ce qu’est la philosophie matérialiste : Ceux qui adoptent cette philosophie pensent que l’ordre et l’équilibre de l’univers et les millions d’espèces qui vivent dans le monde, y compris les êtres humains, sont simplement le produit de l’activité des atomes qui composent la matière. En d’autres termes, ils croient que les atomes inanimés et inconscients sont capables de créer.

Cette idée peut sembler moderne ; elle est, en fait, une réémergence d’une croyance qui a existé depuis la nuit des temps : l’idolâtrie. Ceux qui adoraient des idoles croyaient que les statues et les totems qu’ils adoraient étaient dotés d’esprit et de pouvoir. En d’autres termes, ils attribuaient à la matière inanimée et inconsciente une conscience et un grand pouvoir. Cela est manifestement absurde. Dans le Coran, Allah se réfère à l’irrationalité du paganisme. Dans les histoires des prophètes, on insiste particulièrement sur la fausseté des croyances païennes. Par exemple, lorsque Abraham (Que la Paix de Dieu soit du lui) demanda à son père : »O mon père, pourquoi adores-tu ce qui n’entend ni ne voit, et ne te profite en rien ? » [Coran, Sourate 19, verset 42] 

Il est clair que le fait d’attribuer des qualités divines à la matière inanimée, incapable d’entendre ou de voir, « qui ne sert absolument à rien« , et dénuée de pouvoir, est évidemment insensé.

Les matérialistes sont des exemples modernes d’idolâtres. Ils n’adorent pas des statues et des totems faits de bois et de pierre, mais croient en l’idée que la matière ne constitue pas seulement ces corps, mais tous les corps et pensent qu’elle possède un pouvoir, une intelligence et une connaissance illimités. Les écrits maçonniques ont des choses intéressantes à dire à ce sujet, car les maçons confessent ouvertement cette croyance païenne, qui est l’essence du matérialisme. Un article tiré du magazine de Mimar Sinan déclare en effet :

« Afin qu’un objet matériel soit créé, les atomes se regroupent dans un certain ordre. La force qui provoque cette organisation est l’esprit inhérent à chaque atome. Etant donné que chaque esprit est une conscience, chaque chose créée est une conscience intelligente. Et chaque chose créée a le même degré d’intelligence. Un être humain, un animal, une bactérie et une molécule sont tous intelligents au même degré. » [89]

Note Islam Réinformation : Les réplicateurs dans Stagate SG1 est l’illustration parfaite de cette croyance maçonnique. En effet,les réplicateurs sont des créatures créer à partir de bloc métallique sans conscience qui s’unissent pour former une entité intelligente. Plus il y a de réplicateurs plus ils deviennent intelligents. Ils finiront par prendre forme humaine et à posséder des sentiments humains.

On affirme ici, et, il convient de le souligner, que chaque atome est doté d’intelligence et de conscience. L’écrivain maçonnique, auteur de cette affirmation, propose que toutes les choses ont une conscience à cause des atomes qu’ils possèdent et, parce que celui-ci rejette l’existence de l’esprit humain, il considère l’homme comme une masse d’atomes, tout comme les animaux et les molécules inanimées.

Le matérialisme accepte le pouvoir créatif de la matière inerte et inconsciente. Autrement dit, il transforme la matière en idole. Les maçons croient que les atomes ont un esprit et admettent ouvertement leur croyance en une telle superstition.
Le matérialisme accepte le pouvoir créatif de la matière inerte et inconsciente. Autrement dit, il transforme la matière en idole. Les maçons croient que les atomes ont un esprit et admettent ouvertement leur croyance en une telle superstition.

Cependant, le fait est que la matière inanimée (les atomes) n’a pas d’esprit, ni de conscience, ni d’intelligence. Cela nous est démontré à la fois par l’observation et par l’expérience. Seuls les organismes vivants ont une conscience, résultat de l »‘âme » qu’Allah leur a donnée. De tous les organismes vivants, les êtres humains bénéficient du degré le plus élevé de conscience, car ils possèdent un esprit unique acquis d’Allah.

Autrement dit, la conscience ne se trouve pas dans la matière inanimée, comme les maçons croient, mais dans les êtres qui sont dotés d’un esprit. Cependant, afin de nier l’existence d’Allah, les maçons ont recours à la croyance absurde qui attribue un « esprit » aux atomes.

Cette idée matérialiste adoptée par les maçons est une nouvelle expression d’une croyance païenne appelée « animisme », qui suppose que toute chose matérielle présente dans la nature (rochers, montagnes, vents, eau, etc.) possède son propre esprit et conscience. Le philosophe grec Aristote combinait cette croyance avec le matérialisme (la croyance que la matière n’est pas créée et c’est la seule valeur absolue) et même de nos jours, l’attribution d’une conscience à des choses inanimées – essence du matérialisme – est devenue une sorte de paganisme contemporain.

Les écrits maçonniques sont pleins de rapports intéressants sur cette croyance. Un article de Mimar Sinan intitulé « Le Chemin de la vérité » soutient que :

« Si nous acceptons la hiérarchie animiste qui soutient que l’esprit existe dans un atome, qu’une molécule dirige l’esprit d’un atome, qu’une cellule dirige l’esprit d’une molécule, qu’un organe dirige l’esprit d’une cellule, l’esprit principal qui dirige tout le corps n’est-il pas le dieu de ces esprits inférieurs ? » [90]

Cette doctrine primitive fausse conduit les maçons à croire que l’ordre et l’équilibre de cet univers est affecté par la matière inanimée. Dans Mimar Sinan, toujours, un article a paru sur le développement géologique du monde. Il affirme que :

« La détérioration de cette surface a lieu de manière si subtile que nous pouvons dire que l’état actuel de la vie a été atteint grâce à l’intelligence présente dans le magma. Si ce n’était pas ainsi, il n’y aurait pas d’eau dans les cavités et la terre serait complètement couverte d’eau. » [91]

Dans un autre article du magazine de Mimar Sinan, on peut lire que les premières cellules vivantes, et celles qui se sont multipliées à partir de celles-ci, étaient conscientes, ont formé un plan et l’ont mis en œuvre :

Les païens d’autrefois vénéraient des idoles en pierre. Les païens d’aujourd’hui vénèrent la matière.
Les païens d’autrefois vénéraient des idoles en pierre. Les païens d’aujourd’hui vénèrent la matière.

« Le début de la vie sur terre s’est produit lorsqu’a surgi la première cellule. Cette cellule a immédiatement commencé à bouger et, suite à une impulsion vitale et vraiment rebelle, elle s’est divisée en deux et a continué à se diviser à l’infini. Cependant, ces cellules séparées ne voyant pas de but à leur vagabondage et, comme si elles en avaient peur, et poussées par une puissante impulsion d’auto-préservation, elles ont coopéré entre elles, se sont unies et travaillent dans une harmonie totalement démocratique et d’autosacrifice à la création de ces organes essentiels à la vie. » [92]

Contrairement à ce qui est affirmé dans cette citation, il n’y a aucune conscience dans une cellule. Y croire n’est rien d’autre que de la superstition. Là encore, comme nous le voyons dans la citation qui précède, afin de nier l’existence et l’activité créatrice d’Allah, on attribue des qualités absurdes aux atomes, aux molécules et aux cellules, telles que l’intelligence, la capacité de planifier, d’autosacrifice et même d »‘harmonie démocratique ». Tout comme il est absurde de dire, à propos de la création d’un tableau que « les couleurs se sont mélangées selon un plan, et ont procédé démocratiquement et en harmonie », l’affirmation des maçons sur l’origine de la vie est dénuée de sens.

Une autre expression des principes superstitieux de la maçonnerie et de son matérialisme, c’est la notion de « la mère nature ». Nous la trouvons dans des films documentaires, des livres, des magazines et même des annonces publicitaires ; elle est utilisée pour exprimer la conviction que la matière inanimée composant la nature (nitrogène, oxygène, hydrogène, carbone, etc.) a un pouvoir conscient, et qu’il a, lui–même, créé les êtres humains et tous les organismes vivants. Ce mythe n’est pas fondé sur l’observation ou la logique, mais est destiné à gagner l’adhésion des gens par un endoctrinement massif. Le but est que les gens oublient Allah, le véritable Créateur, et se tournent vers le paganisme, pour lequel la « nature » est considérée comme le créateur.

La maçonnerie s’efforce de donner forme à ce credo, de le renforcer et de le diffuser, et appuie toutes les forces sociales qu’il considère ses alliés. Un article de Mimar Sinan, intitulé « Réflexions sur le concept et l’évolution de la solidarité du point de vue scientifique », parle de la « mystérieuse harmonie que la mère nature a ordonné » et déclare que celle-ci forme la base de la philosophie humaniste de la maçonnerie. Il déclare, par ailleurs, que la maçonnerie appuiera les mouvements qui adoptent cette philosophie :

« Quand il considère le point de vue des échanges matériels dans le monde des organismes vivants, que des microbes bénéfiques vivant sur la terre et à l’intérieur de notre corps, toutes les plantes, les animaux et les êtres humains existent dans une mystérieuse harmonie ordonnée par notre mère nature, et qu’ils sont constamment engagés dans une solidarité organique, je tiens à réaffirmer que la maçonnerie considère tous les genres de mouvements psychosociaux dédiés au bien-être, à la paix, à la sécurité et au bonheur, en bref, tout mouvement qui est sur la voie de l’humanisme et de l’unité universelle de l’humanité, comme des moyens d’actions pour faire progresser ses propres idéaux. » [93]

Un relief d’une civilisation païenne de Mésopotamie.
Un relief d’une civilisation païenne de Mésopotamie.

Le plus important de ces « moyens d’actions » qui « font progresser les idéaux de la maçonnerie » est la théorie de l’évolution, prétendument scientifique, soutien moderne du matérialisme et de l’humanisme.

Dans le prochain chapitre, nous examinerons de plus près la théorie de l’évolution, du temps de Darwin à la propagande évolutionniste moderne ; elle nous permettra de découvrir la relation secrète qui existe entre la maçonnerie et l’erreur scientifique la plus grande de tous les temps.

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Notes :

[89] Onur Ayangil, « Yeni Gnose », Mimar Sinan, 1977, no. 25, p. 20

[90] Enis Ecer, « Gercegin Yolu », Mimar Sinan, 1979, No. 30, p. 29

[91] Faruk Erengul, « Evrende Zeka », Mimar Sinan, 1982, no. 46, p. 27

[92] Albert Arditti, « Hurriyet-Disiplin-Dinamizm-Statizm », Mimar Sinan, 1974, no. 15, p. 23

[93] Naki Cevad Akkerman, « Bilimsel Acidan Dayanisma Kavrami ve Evrimi Uzerine Dusunceler II », Mimar Sinan, 1976, no. 20, p. 49,

Téléchargement : La Franc-Maçonnerie Mondiale par Harun Yahya

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La Franc-Maçonnerie Mondiale de Harun Yahya traite de l’origine des croyances de la franc-maçonnerie et comment elles ont été sauvegardées jusqu’à nos jours. Ce livre est mis gratuitement à notre disposition par l’auteur sur son site.

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LES CHAPITRES DU LIVRE

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  • Introduction
  • Des templiers à l’Egypte antique
  • L’histoire cachée de la kabbale
  • L’humanisme revisité
  • Le matérialisme revisité
  • La théorie de l’évolution revisitée
  • La guerre maçonnique contre la religion
  • Conclusion

Franc-Maçonnerie partie 16 : L’Objectif Maçonnique : Etablir un Monde Humaniste

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nwoLa philosophie humaniste, que les maçons estiment énormément, repose sur le rejet de la foi en Allah et l’adoration des êtres humains, ou la vénération de l‘humanité à Sa place. Mais, ceci soulève une question importante : les maçons se réservent-ils cette croyance pour eux seuls ou souhaitent-ils la faire adopter par d’autres ?

A l’examen des écrits maçonniques, la réponse apparaît claire : l’objectif de cette organisation est de répandre la philosophie humaniste dans le monde entier et d’éradiquer les religions monothéistes (l’Islam, le Christianisme et le Judaïsme).

Par exemple, dans un article publié dans le magazine maçonnique Mimar Sinan, il est écrit : « Les maçons ne recherchent pas l’origine des idées du mal, de la justice et de l’honnêteté au-delà du monde physique, ils pensent que ces concepts sont nés des conditions sociales, des relations sociales d’une personne et de ses combats dans la vie » et d’ajouter : « La maçonnerie essaie de propager cette idée dans le monde entier. » [53]

Selami Isindag, un maçon turc senior écrit :

« D’après la maçonnerie, afin de sauver l’humanité de la morale du surnaturel basée sur les sources religieuses, il est nécessaire d’établir une morale reposant sur l’amour de l’humanité qui n’est pas relative. Dans ses principes moraux traditionnels, la maçonnerie prend en compte les tendances de l’organisme humain, ses besoins et leur satisfaction, les règles de la vie sociale et leur organisation, la conscience, la liberté de pensée et de parole, et enfin, tout ce qui entre dans la formation de la vie naturelle. Pour cette raison, son objectif est d’établir et d’encourager la morale humaine dans toutes les sociétés. » [54]

Ce que Maître Isindag entend par « sauver les êtres humains de la morale basée sur les sources religieuses » est l’aliénation de tous de la religion. Dans le même ouvrage, Isindag explique cet objectif et ses « principes pour l’établissement d’une civilisation avancée ».

Les principes positifs de la maçonnerie sont nécessaires et suffisent à l’établissement d’une civilisation avancée. Ils regroupent :

– L’acceptation que le Dieu impersonnel (Le Grand architecte de l’univers) est lui-même évolution.

– Le rejet de la croyance dans la révélation, le mysticisme et les croyances vides.

– La supériorité de l’humanisme rationnel et du travail.

Le premier de ces trois articles ci-dessus suppose le rejet de l’existence d’Allah. (Les maçons ne croient pas en Allah, mais dans le Grand architecte de l’univers, et la citation ci-dessus indique que par ce terme, ils entendent évolution.) Le deuxième article rejette la révélation d’Allah et la connaissance religieuse reposant dessus. (Isindag lui-même définit ceci comme des « croyances vides ».) Et le troisième article exalte l’humanisme et le concept humaniste de « travail » (comme dans le communisme). (Allah est bien au-dessus de ce qu’ils Lui imputent.)

Si on considère comment ces idées sont enracinées dans le monde aujourd’hui, on peut apprécier l’influence jouée par la maçonnerie.

Il s’agit d’un autre élément important à noter ici : comment la maçonnerie a-t-elle mis en branle sa mission contre la religion ? A l’examen des écrits maçonniques, on remarque qu’ils souhaitent détruire la religion, particulièrement au niveau sociétal au moyen d’une « propagande » massive. Maître Selami Isindag jette la lumière sur ce sujet dans ce passage de son livre :

« …Même les régimes excessivement répressifs ont échoué dans leurs tentatives de détruire l’institution de la religion. D’ailleurs, les durs excès des méthodes politiques, dans leurs tentatives d’éclairer la société en sauvant le peuple d’une foi et de dogmes religieux vides produisirent l’effet contraire : les lieux de culte qu’ils souhaitaient fermer sont aujourd’hui encore plus remplis que jamais, et la foi et les dogmes qu’ils interdirent comptent encore plus de membres. Dans une autre conférence, nous avons souligné que face à un thème touchant au cœur et à l’émotion, l’interdiction et la force restent sans effet. La seule manière d’amener les peuples des ténèbres aux lumières est la science positive et les principes de la logique et de la sagesse. Si les gens sont éduqués selon ce principe, ils respectent les aspects humanistes et positifs de la religion, mais se préservent de ses croyances et ses dogmes stériles. » [55]

Pour comprendre le sens de ces paroles, il est nécessaire d’en faire une analyse rigoureuse. Isindag indique que la répression de la religion rendra les gens religieux encore plus motivés et renforcera la religion. Par conséquent, afin d’empêcher le renforcement de la religion, Isindag pense que les maçons devraient la détruire au niveau intellectuel. Ce qu’il entend par « science positive et principes de la logique et de la sagesse » n’impliquent pas réellement la science, la logique ou la sagesse. Mais simplement une philosophie matérialiste et humaniste, qui utilisent ces slogans accrocheurs comme camouflage, similairement au darwinisme. Isindag affirme que, lorsque ces idées sont disséminées dans la société, « seuls les éléments humanistes de la religion seront respectés », c’est-à-dire que les seuls éléments de la religion qui subsisteront seront ceux approuvés par la philosophie humaniste. Autrement dit, ils veulent rejeter les vérités de base constituant la charpente de la religion monothéiste (Isindag les appelle des croyances et des dogmes stériles). Ces vérités sont les réalités ultimes telles que l’homme est créé par Allah et est responsable envers Lui.

En résumé, les maçons ambitionnent de détruire les éléments de la foi qui constituent l’essence de la religion. Ils souhaitent diminuer le rôle de la religion à un simple élément culturel qui exprime ses idées sur un nombre de questions morales d’ordre général. Le moyen pour y parvenir, d’après eux, est d’imposer l’athéisme à la société sous couvert de science et de raison. Leur objectif ultime est néanmoins de déposséder la religion de sa place comme élément culturel et d’établir un monde complètement athée.

Dans un article de Isindag, dans le magazine Mason, intitulé « Science positive – Les obstacles de l’esprit et la maçonnerie » il explique :

« En conséquence de tout cela, je voudrais dire que l’obligation humaniste et maçonnique la plus importante pour nous tous est de ne pas nous éloigner de la science et de la raison, de reconnaître que c’est l’unique et meilleur moyen d’après l’évolution, de répandre cette foi parmi les gens et de leur enseigner la science positive. Les paroles d’Ernest Renan sont très importantes : « Si les gens sont instruits et éclairés par la science positive et la raison, les croyances stériles de la religion s’effondreront d’elles-mêmes. » Les paroles de Lessing soutiennent ce point de vue : « Si les êtres humains sont instruits et éclairés par la science positive et la raison, un jour la religion n’aura plus de raison d’être. » [56]

G. E. Lessing et E. Renan. Les maçons voulaient réaliser le rêve de ces deux écrivains athées en effaçant la religion de la face de la terre.
G. E. Lessing et E. Renan. Les maçons voulaient réaliser le rêve de ces deux écrivains athées en effaçant la religion de la face de la terre.

Voilà l’objectif ultime de la maçonnerie. Ils souhaitent détruire complètement la religion et établir un monde humaniste fondé sur le « caractère sacré » de l’humanité. C’est-à-dire qu’ils souhaitent établir un nouvel ordre d’ignorance, dans lequel les hommes rejettent Allah Qui les a créés et se considèrent divins… (Allah est bien au-dessus de ce qu’ils Lui imputent) Cet objectif est la raison d’exister de la maçonnerie. Dans le magazine maçonnique du nom de Ayna (Miroir), ceci est appelé « Temple des idées » :

« Les maçons modernes ont modifié l’objectif des anciens maçons de construire un temple physique en une idée de construction d’un « Temple des idées ». La construction d’un Temple des idées sera possible lorsque les principes et vertus maçonniques seront établis sur terre et le nombre de sages accrus. » [57]

Pour étendre davantage cet objectif, les maçons travaillent sans relâche dans de nombreux pays à travers le monde. L’organisation maçonnique est influente dans les universités, d’autres institutions éducatives, dans les médias, dans le monde des arts et des idées. Elle ne cesse jamais ses efforts pour disséminer sa philosophie humaniste dans la société et discréditer les vérités de la foi à la base de la religion. Nous verrons plus tard que la théorie de l’évolution est un des principaux moyens de propagande des maçons. En outre, ils ambitionnent de construire une société qui ne mentionne même pas le nom d’Allah ou de la religion, mais satisfait uniquement au plaisir, désirs et ambition matérielle des humains. Ce sera une société formée des gens qui ont tourné ouvertement le dos [Coran, Sourate 11, verset 92] à Allah, comme l’avait fait le peuple de Madyan, mentionné dans le Coran. Dans cette culture de l’ignorance, il n’y a pas de place pour la crainte ou l’amour d’Allah, obéir à Sa volonté, pratiquer des actes d’adoration, ni pour des réflexions sur l’au-delà. En fait, ces idées sont considérées comme étant vieillottes et propres aux gens non instruits. Ce message est asséné dans les films, les bandes dessinées et les romans.

Partie 1 : Super-héros, cultes païens et sorcellerie !

Partie 2 : Super-héros, cultes païens et sorcellerie !

Partie 1 : Mangas, cultes païens et satanisme !

Les maçons jouent un rôle leader dans cette vaste supercherie. Mais, de nombreux autres groupes et individus sont également impliqués dans la même tâche. Les maçons les acceptent en tant que « maçons honoraires », et les considèrent comme leurs alliés car ils partagent la même philosophie humaniste. Selami Isindag écrit :

« La maçonnerie accepte par ailleurs ce fait : Dans le monde extérieur, on trouve des sages, qui bien que n’étant pas maçons, embrassent l’idéologie maçonnique. Car cette idéologie est vraiment l’idéologie des êtres humains et de l’humanité. » [58]

Cette lutte continuelle contre la religion repose sur deux arguments ou justifications de base : la philosophie matérialiste et la théorie de l’évolution de Darwin.

Dans les deux chapitres suivants, nous examinerons ces deux arguments, leur origine et leur relation avec la maçonnerie. Alors, nous serons en mesure de mieux comprendre les coulisses de ces idées qui influencèrent le monde depuis le 19ème siècle.

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Notes :

[53] Moiz Berker, « Gercek Masonluk », Mimar Sinan, 1990, no. 77, p. 23

[54] Dr. Selami Isindag, Sezerman Kardes V, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, p. 62

[55] Dr. Selami Isindag, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, pp. 145-146

[56] Dr. Selami Isindag, « Olumlu Bilim-Aklin Engelleri ve Masonluk », Mason Dergisi, année 24, No. 25-26 (décembre 76 – mars 77)

[57] Ibrahim Baytekin, Ayna, Janvier 1999, no : 19, p. 4

[58] Dr. Selami Isindag, Masonluk Ustune, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, p. 32

Franc-Maçonnerie partie 12 : L’Humanisme Revisité

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L »humanisme » est considéré comme une idée positive par la majorité des gens. Elle évoque des notions telles que l’amour de l’humanité, la paix et la fraternité. Mais, la signification philosophique de l’humanisme est bien plus lourde de sens : l’humanisme est une façon de penser qui pose les concepts d’humanité comme son seul et unique objectif. Autrement dit, elle appelle les êtres humains à se détourner d’Allah, leur Créateur et à s’intéresser à leur propre existence et identité. Un dictionnaire courant définit l’humanisme ainsi : « un système de pensées reposant sur les valeurs, caractéristiques et comportements, considérés comme étant meilleurs chez l’être humain, plutôt que chez une autorité surnaturelle. » [33]

La définition la plus évidente de l’humanisme, toutefois, a été mise en avant par ceux qui l’embrassent. Un des plus éminents porte-parole modernes de l’humanisme est Corliss Lamont. Dans son livre, The Philosophy of Humanism, l’auteur écrit :

Aujourd’hui, humanisme est devenu un autre nom pour athéisme. Un exemple en est l’enthousiasme pour Darwin, typique dans le magazine américain, The Humanist.
Aujourd’hui, humanisme est devenu un autre nom pour athéisme. Un exemple en est l’enthousiasme pour Darwin, typique dans le magazine américain, The Humanist.

« [En somme] l’humanisme croit que la nature… constitue la somme totale de la réalité, que l’énergie-matière et non l’esprit est la base fondatrice de l’univers et que les entités surnaturelles n’existent pas tout simplement. Cette non réalité du surnaturel signifie, au niveau humain, que les hommes ne possèdent pas d’âmes surnaturelles ni immortelles ; et au niveau de l’univers en tant que tout, que notre cosmos ne possède pas de Dieu surnaturel et éternel. » [34]

Comme vous le voyez, l’humanisme est presque identique à l’athéisme, ce que les humanistes reconnaissent volontiers. Deux manifestes importants furent publiés par les humanistes au siècle dernier. Le premier fut publié en 1933 et a été signé par certaines personnes influentes de cette époque. Quarante ans plus tard, en 1973, un deuxième manifeste humaniste fut publié qui confirmait le premier, mais contenait certaines additions en rapport avec les développements surgis entre temps. Des milliers de penseurs, scientifiques, écrivains et membres des médias signèrent le deuxième manifeste, qui est soutenu par l’association, très active comme toujours, de American Humanist Association.

L’examen des manifestes révèle une base fondamentale dans chacun d’eux : le dogme athée selon lequel l’univers et les êtres humains n’ont pas été créés, mais existent indépendamment, que les êtres humains ne sont pas responsables envers une quelconque autorité autre qu’eux-mêmes et que la croyance en Allah a retardé le développement des individus et des sociétés. (Allah est bien au-dessus de ce qu’ils Lui imputent) Par exemple, les six premiers articles du premier manifeste humaniste présentent les énoncés suivants :

Premier : Les humanistes religieux considèrent l’univers comme existant par lui-même sans avoir été créé.

Deuxième : L’humanisme croit que l’homme fait partie de la nature et qu’il a émergé du résultat d’un processus continuel.

Troisième : Ayant une vision organique de la vie, les humanistes trouvent que le dualisme traditionnel entre corps et esprit doit être rejeté.

Quatrième : L’humanisme considère que la culture et la civilisation religieuse de l’homme, comme elles sont clairement présentées par l’anthropologie et l’histoire, sont le fruit d’un développement progressif, résultat de l’interaction de l’homme avec son environnement naturel et son héritage social. Un individu né dans une culture particulière est largement façonné par cette culture.

Cinquième : L’humanisme affirme que la nature de l’univers représentée par la science moderne rend inacceptable les garanties surnaturelles ou cosmiques des valeurs humaines…

Sixième : Nous sommes convaincus que le théisme, déisme, modernisme et les différentes variétés de la « nouvelle pensée » sont révolus. [35]

Dans les articles ci-dessus, nous avons vu l’expression d’une philosophie commune se manifestant sous des noms tels que matérialisme, darwinisme, athéisme et agnosticisme. Dans le premier article, le dogme matérialiste de l’existence éternelle de l’univers est mis en avant. Le deuxième article énonce, pareillement à la théorie de l’évolution, que les êtres humains n’ont pas été créés. Le troisième article nie l’existence d’une âme humaine et revendique que l’être humain est fait de matière. Le quatrième article propose une « évolution culturelle » et nie l’existence d’une nature humaine décrétée par Dieu (une nature humaine spéciale attribuée lors de la création). Le cinquième article rejette la souveraineté d’Allah sur l’univers et l’humanité, et le sixième énonce que l’heure est venue de rejeter le « théisme », c’est-à-dire la croyance en Allah.

On remarquera que ces affirmations constituent des stéréotypes, typiques de ces cercles hostiles à la vraie religion. Ceci du fait que l’humanisme est le fondement même du sentiment antireligieux. Car l’humanisme est une expression de « l’homme pensant qu’il sera laissé libre », ce qui est l’élément principal, tout au long de l’histoire, pour la négation d’Allah. Dans un verset du Coran, Allah nous dit :

« L’homme pense-t-il qu’on le laissera sans obligation à observer ? N’était-il pas une goutte de sperme éjaculé ? Et ensuite une adhérence Puis [Allah] l’a créée et formée harmonieusement ; Puis en a fait alors les deux éléments de couple : le mâle et la femelle ? Celui-là (Allah) n’est-Il pas capable de faire revivre les morts ?« 

[Coran, Sourate 75, versets 36 à 40]

Allah dit que les hommes ne sont pas « laissés libres », et leur rappelle immédiatement après qu’ils sont Sa création. Car lorsqu’une personne comprend qu’elle est une création d’Allah, elle comprend qu’elle n’est pas « libre », mais responsable devant Allah.

Pour cette raison, l’affirmation que les êtres humains ne sont pas créés est devenue la doctrine primordiale de la philosophie humaniste. Les deux premiers articles du premier manifeste humaniste formulent cette doctrine. Par ailleurs, les humanistes soutiennent que la science appuie leurs thèses.

Néanmoins, ils se trompent. Depuis la première publication du manifeste humaniste, les deux principes présentés par les humanistes comme des faits scientifiques (l’idée que l’univers est éternel et la théorie de l’évolution) se sont effondrés :

1. L’idée que l’univers est éternel a été invalidée par une série de découvertes astronomiques faites lorsque le premier manifeste humaniste fut écrit. Des découvertes telles que l’expansion de l’univers, du rayonnement cosmologique et le calcul du ratio hydrogène/hélium démontrèrent que l’univers avait un commencement et qu’il apparut du néant il y a quelques 15 à 17 millions d’années dans une explosion gigantesque appelée le « Big Bang ». Bien que ceux qui embrassent la philosophie humaniste et matérialiste avaient des réticences à accepter la théorie du Big Bang, ils finirent par être convaincus.

Lorsque cette preuve scientifique a été dévoilée, la communauté scientifique finit par accepter la théorie du Big Bang, c’est-à-dire que l’univers a un commencement, laissant les humanistes sans argument. Le penseur athée Anthony Flex fut donc obligé de confesser :

« … Je commencerai donc par confesser que l’athée stratonicien est embarrassé par le consensus cosmologique contemporain. Car il semble que les cosmologistes sont en train de fournir une preuve scientifique de ce que Saint Thomas ne pouvait prouver philosophiquement ; à savoir que l’univers a eu un commencement… » [36]

2. La théorie de l’évolution, la justification scientifique la plus importante à l’origine du premier manifeste humaniste, a commencé à perdre pied dans les décennies qui suivirent sa publication. Nous savons aujourd’hui que le scénario proposé pour l’origine de la vie par les évolutionnistes athées (et sans aucun doute humanistes), tels que A. I. Oparin et J. B. S. Haldane dans les années 1930, n’a aucune validité scientifique ; les organismes vivants ne peuvent pas être créées spontanément à partir de la matière non vivante comme suggéré par ce scénario. Le registre fossile prouve que les organismes vivants ne se sont pas développés par un processus de petits changements par cumulation, mais sont apparus brusquement avec leurs caractéristiques distinctes, et ce fait est accepté par les paléontologistes évolutionnistes eux-mêmes depuis les années 1970. La biologie moderne a démontré que les organismes vivants ne sont pas le fruit du hasard et des lois naturelles, mais qu’on trouve dans chaque organisme des systèmes complexes faisant la preuve de la création. (Pour plus de détails, voir Harun Yahya, Réfutation du darwinisme)

resim1En outre, l’affirmation erronée que la croyance religieuse fut le facteur qui empêcha l’humanité d’avancer et l’entraîna dans des conflits a été réfutée par l’expérience historique. Les humanistes ont affirmé que la suppression des croyances religieuses rendrait les gens heureux et à l’aise, toutefois, l’opposé s’est avéré vrai. Six ans après la publication du premier manifeste humaniste, la Deuxième Guerre Mondiale éclata, des calamités record s’abattirent sur le monde en raison de l’idéologie fasciste laïque. L’idéologie humaniste du communiste frappa d’abord l’Union Soviétique, puis la Chine, le Cambodge, le Viêt-nam, la Corée du Nord, Cuba et différents pays d’Afrique et d’Amérique Latine d’une sauvagerie inégalée. 120 millions de personnes en tout furent tués par les régimes ou organisations communistes. Il est d’autre part évident que la branche occidentale de l’humanisme (le système capitaliste) n’a pas réussi à apporter la paix et le bonheur dans ses propres sociétés ou dans d’autres régions du monde.

L’effondrement des arguments humanistes sur la religion s’est également manifesté dans le cadre de la psychologie. Le mythe freudien, une pierre angulaire du dogme athée dès le début du 20ème siècle, a été invalidé par les données empiriques. Patrick Glynn, de l’Université George Washington, explique ce fait dans son livre intitulé God: The Evidence, The Reconciliation of Faith Jehovah Reason in a Post secular World :

« Le dernier quart du 20ème siècle n’a pas été tendre avec la perspective psychanalytique. La révélation de la vision de Freud sur la religion (sans mentionner une foule d’autres sujets) comme étant complètement fallacieuse fut la plus importante. Ironie du sort, la recherche scientifique dans la psychologie au cours des dernières vingt-cinq années a démontré que, loin d’être une névrose ou une source de névrose comme l’affirmaient Freud et ses disciples, la croyance religieuse est un des corrélats les plus constants de santé mentale et de bonheur. Des études successives ont démontré une forte relation entre la croyance et la pratique religieuses, d’une part, et un comportement sain en considération de problèmes tels que le suicide, l’alcool et la toxicomanie, le divorce, la dépression, et même, peut-être le plus surprenant, les niveaux de satisfaction sexuelle dans le mariage, d’autre part. » [37]

En résumé, la justification prétendument scientifique de l’humanisme s’est avérée nulle et ses promesses vaines. Cependant, les humanistes n’ont pas renoncé à leur philosophie, mais ont plutôt essayé de la propager à travers le monde par des méthodes de propagande de masse. Se développa ainsi, particulièrement pendant l’après-guerre, une propagande humaniste intense dans les domaines de la science, la philosophie, la musique, la littérature, l’art et le cinéma. Les messages attrayants, mais vides créés par les idéologues humanistes furent imposés avec insistance aux masses. La chanson « Imagine » de John Lennon, le chanteur du groupe pop le plus célèbre de tous les temps, les Beatles, en est un exemple :

John Lennon, avec ses paroles, "Imagines, qu’il n’y ait pas de religion", fut l’un des plus importants propagandistes de la philosophie humaniste au 20ème siècle.
John Lennon, avec ses paroles, « Imagines, qu’il n’y ait pas de religion », fut l’un des plus importants propagandistes de la philosophie humaniste au 20ème siècle.

« Imagine qu’il n’y a pas de paradis
C’est facile si tu essaies
Pas d’enfer sous nos pieds
Seul le ciel au-dessus de nos têtes
Imagine tout le monde
Vivant l’instant présent…
Imagine qu’il n’y a pas de pays
Ce n’est pas difficile
Aucune raison de tuer ou de mourir pour
Et aucune religion non plus…
Tu peux dire que je suis un rêveur
Mais je ne suis pas le seul
J’espère qu’un jour tu nous rejoindras
Et que le monde sera uni »

Cette chanson fut élue la « chanson du siècle » dans divers sondages réalisés en 1999. Il s’agit d’une bonne représentation du sentimentalisme avec lequel l’humanisme, sans aucun fondement scientifique ou rationnel, est imposé aux masses. L’humanisme est incapable d’émettre une objection rationnelle à la religion ou des vérités qu’il enseigne, mais il essaie d’user de méthodes suggestives comme celles-ci.

Lorsque les principes énoncés dans le Premier Manifeste Humaniste (de 1933) se révélèrent vains, quarante ans passèrent avant que les humanistes ne présentent le deuxième volume. Au début du texte, tentative fut faite d’expliquer pourquoi les premiers principes n’avaient rien donné. Malgré la médiocrité de l’explication, elle démontrait l’attachement tenace des humanistes à leur philosophie athée.

Un des traits les plus évidents du deuxième manifeste fut le maintien du caractère antireligieux présenté par le manifeste de 1933 :

« Comme en 1933, les humanistes croyaient toujours que le théisme traditionnel, particulièrement la foi en un Dieu à l’écoute des prières, qui est censé vivre pour et se préoccuper des gens, d’écouter et d’entendre leurs prières, et d’être en mesure de faire quelque chose pour eux, est une foi sans fondement et dépassée. (…) Nous croyons (…) que les religions dogmatiques traditionnelles ou autoritaires plaçant la révélation, Dieu, le rituel ou le credo au-dessus des besoins humains et de l’expérience desservent l’espèce humaine. En tant qu’athées, nous partons de l’homme, pas de Dieu, de la nature, pas de la déité. » [38]

C’est une explication très superficielle. Pour comprendre la religion, il faut avoir l’intelligence et l’entendement nécessaires à la compréhension d’idées profondes. Il faut être prédisposé à la sincérité et dépourvu de préjugés. A l’inverse, l’humanisme n’est rien d’autre qu’une tentative de certains individus, dès de le départ passionnément athées et antireligieux, de représenter ce préjugé sous une forme rationnelle.

Toutefois, les efforts des humanistes pour décrire la foi en Allah et les religions monothéistes comme sans fondement et dépassés n’ont rien de nouveau ; ce n’est que le calque d’une affirmation faite depuis des milliers d’années par ceux qui rejettent Allah. Dans le Coran, Allah explique cet argument vieux comme le temps réfuté par les incroyants :

« Votre Dieu est un Dieu unique. Ceux qui ne croient pas en l’au-delà leurs cœurs nient (l’unicité d’Allah) et ils sont remplis d’orgueil. Nul doute qu’Allah sait ce qu’ils cachent et ce qu’ils divulguent. Et assurément Il n’aime pas les orgueilleux. Et lorsqu’on leur dit : « Qu’est-ce que votre Seigneur a fait descendre ? » Ils disent : « Des légendes anciennes !« 

[Coran, Sourate 16, versets 22 à 24]

Ce verset révèle que la vraie raison du rejet de la religion par les incroyants est l’arrogance cachée dans leurs cœurs. La philosophie appelée humanisme est simplement la manière actuelle qu’à cette époque de rejeter Allah. Autrement dit, l’humanisme n’a rien de neuf, comme le revendique ceux qui l’embrassent ; c’est une vision du monde laïc et archaïque commune à ceux qui rejettent Allah par arrogance.

A l’examen de l’humanisme au cours de l’histoire européenne, on découvre de nombreuses preuves solides de cette affirmation.

Contrairement aux promesses de la philosophie humaniste, l’athéisme n’a apporté que guerres, conflits, cruauté et souffrances au monde.
Contrairement aux promesses de la philosophie humaniste, l’athéisme n’a apporté que guerres, conflits, cruauté et souffrances au monde.

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Notes :

[33] Encarta® World English Dictionary © 1999 Microsoft Corporation. Développé pour Microsoft par Bloomsbury Publishing Plc.

[34] Lamont, The Philosophy of Humanism, 1977, p. 116

[35] http://www.jjnet.com/archives/documents/humanist.htm

[36] Henry Margenau, Roy Abraham Vargesse, Cosmos, Bios, Theos. La Salle IL, Open Court Publishing, 1992, p. 241

[37] Patrick Glynn, God: The Evidence, The Reconciliation of Faith and Reason in a Postsecular World, Prima Publishing, California, 1997, p. 61

[38] http://www.garymcleod.org/2/johnd/humanist.htm)

Franc-Maçonnerie : Introduction

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thumbCette série d’articles sur la franc-maçonnerie a pour but de vous éclairez sur l’origine, l’évolution et la finalité de cette organisation satanique qui combat l’islam et les musulmans depuis des siècles (Sabbataï Tsevi, Dönmeh, Jeunes-Turcs, Abolition du Califat). L’objectif étant de faire un résumé général sur l’histoire de la maçonnerie pour comprendre le monde moderne et la situation actuelle des musulmans dans le monde.

Pour cela, je vais reproduire une série de chapitres provenant du livre d’Harun Yahya qui s’intitule « La Franc-Maçonnerie Mondiale ». Le livre étant fourni gratuitement sur son site ou en format pdf, je me suis permis de le reproduire ici.

Ce livre aborde plusieurs thèmes comme celle des Templiers, de la Kabbale, des Juifs, de l’Egypte Antique, de la Révolution Française, de la Société Moderne, de l’Humanisme, de la Théorie de l’Évolution, de la Révolution Bolchevique, du Nazisme,  etc…

Vous pouvez aussi lire la série d’articles sur la société moderne en guise d’introduction ou de complément concernant le contexte historique qui a donné naissance à la franc-maçonnerie de manière officiel, ainsi qu’à l’action de cette dernière pour éradiquer le christianisme de la France. Il y a une similarité entre la déchristianisation de la France et cette vague anti-islam que propage les « élites » française.