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IslamRéinfo TV : Histoire de la franc-maçonnerie

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Histoire de la franc-maçonnerie des origines jusqu’à nos jours.

Franc-Maçonnerie partie 11 : Des Templiers aux Maçons

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734154_10151346607801880_1144622404_nLorsque nous avons mentionné les templiers plus tôt, nous avons remarqué que cet ordre particulier de croisés avait été touché par un « secret » trouvé à Jérusalem, qui leur fit abandonner le christianisme pour pratiquer des rites magiques. Nous avons indiqué que de nombreux chercheurs étaient arrivés à la conclusion que ce secret était lié à la Kabbale. Par exemple dans son livre, Histoire de la Magie, l’écrivain français Eliphas Lévi, présente des preuves précises révélant que les templiers furent initiés aux mystérieuses doctrines de la Kabbale, c’est-à-dire qu’ils furent secrètement formés à cette doctrine. [29] On voit donc qu’une doctrine avec des racines en Egypte antique a été transmise aux templiers par le biais de la Kabbale.

Dans Le Pendule de Foucault, le célèbre romancier italien, Umberto Eco, narre ces faits au cours de l’intrigue. Tout au long du roman, il raconte par la bouche des protagonistes que les templiers furent influencés par la Kabbale et que les kabbalistes possédaient un secret dont on pouvait retrouver la trace à l’époque des pharaons de l’Egypte antique. D’après Eco, certains juifs éminents apprirent des secrets venus de l’Egypte antique et insérés plus tard dans les premiers cinq livres de l’Ancien Testament (Le Pentateuque). Mais, ce secret, transmis secrètement, ne pouvait être compris que des kabbalistes (Le Zohar, écrit plus tard en Espagne et formant le livre fondamental de la Kabbale, traite des secrets de ces cinq livres). Après avoir déclaré que les kabbalistes lisèrent ce secret égyptien dans les mesures géométriques du temple de Salomon, Eco écrit que les templiers l’apprirent des rabbins kabbalistes présents à Jérusalem :

« Le secret, c’est-à-dire ce que le Temple avait déjà complètement révélé, est soupçonné uniquement par un petit groupe de rabbins restés en Palestine… et les templiers l’apprirent d’eux. » [30]

Un modèle du Temple de Salomon. Les templiers et les maçons, du fait de leurs croyances superstitieuses concernant le Prophète Salomon (Que la Paix de Dieu sur lui), pensent qu’un "secret" existe dans ce temple provenant d’anciennes civilisations païennes. C’est pour cette raison que la littérature maçonnique insiste tant sur le Temple de Salomon.
Un modèle du Temple de Salomon. Les templiers et les maçons, du fait de leurs croyances superstitieuses concernant le Prophète Salomon (Que la Paix de Dieu sur lui), pensent qu’un « secret » existe dans ce temple provenant d’anciennes civilisations païennes. C’est pour cette raison que la littérature maçonnique insiste tant sur le Temple de Salomon.

Lorsque les templiers adoptèrent cette doctrine kabbaliste d’origine égyptienne, ils entrèrent naturellement en conflit avec l’establishment chrétien qui dominait l’Europe. Un conflit qu’ils avaient en commun avec une autre force importante : les juifs. Après que les templiers furent arrêtés, par ordre commun du Roi de France Philippe le Bel et du Pape en 1307, l’ordre entra dans la clandestinité, mais son influence perdura, et ce d’une manière plus radicale et plus déterminée.

Comme il a été dit précédemment, un nombre significatif de templiers échappa à l’arrestation et en appela au Roi d’Ecosse, le seul royaume européen à l’époque qui n’avait pas accepté l’autorité du Pape. En Ecosse, ils infiltrèrent la guilde des maçons et, à termes, en prirent le contrôle. Les guildes adoptèrent les traditions des templiers et ainsi, la graine maçonnique fut plantée en Ecosse. Le courant dominant de la maçonnerie, « le rite écossais ancien et accepté » existe encore jusqu’à ce jour.

Au fil de nos enquêtes détaillées dans le Nouvel ordre maçonnique, il nous a été possible de retrouver dès le début du 14ème siècle des traces des templiers (et de certains juifs alliés à eux) à différentes époques de l’histoire européenne. Sans entrer dans les détails, voici certains titres de chapitre sous lesquels nous avons examiné le sujet :

• On trouvait en Provence, en France, un important refuge de templiers. Pendant les arrestations, ils furent très nombreux à s’y cacher. Une autre caractéristique importante de cette région est qu’il s’agit du centre de kabbalisme le plus connu en Europe. C’est en Provence que la tradition orale de la Kabbale fut transcrite sous forme de livre.

• La révolte des paysans en Angleterre, en 1381, fut, d’après certains historiens, attisée par une organisation secrète. Les experts qui étudient l’histoire de la maçonnerie s’accordent sur le fait que cette organisation secrète n’était autre que les templiers. C’était plus qu’un simple soulèvement civil : une attaque planifiée contre l’Eglise catholique. [31]

• Un demi-siècle après cette révolte, un ecclésiastique en Bohême du nom de Jean Huss lança un soulèvement contre l’Eglise catholique. Dans les coulisses de ce soulèvement, on retrouvait encore les templiers. En outre, Huss était très intéressé par la Kabbale. Avigdor Ben Isaac Kara fut l’un des plus importants noms influencés par le développement de ses doctrines. Kara était un rabbin de la communauté juive de Prague et un kabbaliste. [32]

Des exemples tels que ce dernier sont le signe que l’alliance entre les templiers et les kabbalistes avait pour objectif un changement de l’ordre social européen. Ce changement impliquait une modification de la culture chrétienne de l’Europe et son remplacement par une culture basée sur des doctrines païennes comme la Kabbale. Ensuite, après ce changement culturel, des changements politiques suivraient. Les révolutions française et italienne, par exemple…

Dans les sections suivantes, nous analyserons certains moments décisifs de l’histoire de l’Europe. Nous découvrirons qu’à chaque étape on retrouve une force qui souhaitait aliéner l’Europe de son héritage chrétien pour le remplacer par une idéologie laïque et, avec ce programme en tête, détruire ses institutions religieuses. Cette force essaya de faire accepter à l’Europe une doctrine qui avait été transmise depuis l’Egypte antique par la Kabbale. Comme nous l’avons évoqué précédemment, à la base de cette doctrine se trouvent deux concepts importants : humanisme et matérialisme.

Commençons tout d’abord par analyser l’humanisme.

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Notes :

[29] Eliphas Lévi, Histoire de la Magie, p. 273 ; Nesta H. Webster, Secret Societies And Subversive Movements, Boswell Publishing Co., Ltd., Londres, 1924

[30] Umberto Eco, Le Pendule de Foucault, traduit de l’italien par Jean-Noël Schifano, Editions Grasset, p. 450

[31] Pour ces thèses sur la Franc-maçonnerie, voir John J. Robinson, Born in Blood: The Lost Secrets of Freemasonry, New York : M. Evans & Company, 1989

[32] Encyclopaedia Judaica, vol. 10, p. 759

Franc-Maçonnerie partie 1 : Les Croisés

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L’idée commune pour la plupart des historiens est que les origines de la franc-maçonnerie remonteraient au temps des croisades. En réalité, bien que la maçonnerie n’ait été établie et reconnue officiellement en Angleterre qu’au début du 18ème siècle, les racines de cette organisation remontent aux croisades au 12ème siècle. On trouve au cœur de cette chronique bien connue l’ordre des croisés, les Chevaliers du Temple ou les templiers. Six ans avant cet ouvrage, notre livre, intitulé Le Nouvel ordre maçonnique, a examiné en détail l’histoire des templiers. Pour cette raison, nous n’en ferons ici qu’un simple résumé. Car, à mesure que nous analyserons les racines de la maçonnerie et l’influence qu’elle a eue sur le monde, nous découvrirons le sens de la « franc-maçonnerie mondiale ».

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Les racines de la maçonnerie remontent aux croisades contre les musulmans commencées par le Pape Urbain II.

Peu importe l’insistance de certains à dire que les croisades étaient bel et bien des expéditions militaires entreprises au nom de la foi chrétienne ; fondamentalement, elles étaient motivées par l’obtention de richesses matérielles. A une époque où l’Europe connaissait une pauvreté et une misère extrêmes, la prospérité et la richesse de l’Orient, particulièrement du monde musulman au Moyen Orient, attira les européens. Ce penchant revêtit un aspect religieux et s’orna des symboles du Christianisme, bien, qu’en réalité, les croisades trouvaient leur origine dans l’appât du gain. Telle fut la raison du revirement brusque des valeurs ancestrales de paix des chrétiens d’Europe, au début de leur histoire, vers l’agression militaire. Le fondateur des croisades a été le Pape Urbain II. Il convoqua le Concile de Clermont en 1095, au cours duquel l’ancienne doctrine pacifiste des chrétiens fut abandonnée. Un appel à la guerre sainte fut lancé dans le but d’arracher les terres saintes des mains des musulmans. Suivant le concile, une armée gigantesque fut formée, composée à la fois de soldats de carrière et de dizaines de milliers de conscrits.

Les historiens pensent que le projet d’Urbain II était poussé par son désir de contrecarrer la candidature d’un rival à la papauté. En outre, alors que les rois, les princes, les aristocrates européens et d’autres accueillirent l’appel du Pape avec enthousiasme, leurs intentions étaient prosaïques. Comme l’indique Donald Queller de l’Université d’Illinois, « les chevaliers français étaient en quête de terres. Les marchands italiens espéraient étendre leur commerce aux ports du Moyen-Orient… Un grand nombre de pauvres rejoignirent les expéditions seulement pour échapper aux difficultés de leurs vies. » [1] En chemin, cette masse cupide massacra de nombreux musulmans, et même des juifs, dans l’espoir de trouver de l’or et des joyaux. Les croisés ouvraient même le ventre de leurs victimes pour y trouver l’or et les pierres précieuses que celles-ci auraient pu avaler avant de mourir. La cupidité des croisés était si grande qu’ils n’eurent aucun scrupule à mettre à sac la ville chrétienne de Constantinople (Istanbul) pendant la Quatrième Croisade, où ils arrachèrent même les feuilles d’or des fresques chrétiennes de la basilique Sainte Sophie.

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Les croisés firent des ravages à Jérusalem. Les gravures médiévales montrées ci-dessus dépeignent certaines scènes d’horreur.

Au bout d’un long et difficile périple, et le pillage et massacre de nombreux musulmans, ce groupe bariolé, appelé les croisés, arriva à Jérusalem en 1099. Lorsque la ville tomba après un siège de presque cinq semaines, les Croisés s’y installèrent. Ils atteignirent un niveau de sauvagerie rarement égalé dans le monde. Tous les musulmans et les juifs dans la ville passèrent au fil de l’épée. D’après les mots d’un historien : « Ils tuèrent tous les sarrasins et les turcs qu’ils trouvèrent… homme ou femme. » [2] Un des croisés, Raymond d’Agiles, se vanta de cette violence :

« (…) On put voir dès lors des choses admirables. Parmi les sarrasins, les uns étaient frappés de mort, ce qui était pour eux le sort le plus doux ; d’autres percés de flèches se voyaient forcés de s’élancer du haut des tours ; d’autres encore, après avoir longuement souffert, étaient livrés aux flammes et consumés par elles. On voyait dans les rues et sur les places de la ville des monceaux de têtes, de mains et de pieds. Les hommes de pied et les chevaliers ne marchaient de tous les côtés qu’à travers les cadavres. Mais tout cela n’était encore que peu de chose, si nous en venons au temple de Salomon, où les sarrasins avaient coutume de célébrer les solennités de leur culte…Il suffit de dire que dans le temple et dans le portique de Salomon, ils marchaient à cheval dans le sang jusqu’aux genoux des cavaliers et jusqu’à la bride du cheval. » [3]

En deux jours, les croisés tuèrent quelques 40.000 musulmans de la plus effroyable manière. [4] Ils proclamèrent ensuite Jérusalem leur capitale et établirent un royaume latin s’étendant des frontières de la Palestine à Antioche. Plus tard, les croisés partirent en guerre pour maintenir leur position au Moyen Orient. Afin de maintenir l’état qu’ils avaient fondé, il était nécessaire de l’organiser. Dans ce but, ils créèrent des ordres militaires, qui n’avaient jamais existé auparavant. Les membres de ces ordres venaient d’Europe jusqu’en Palestine et vivaient dans une sorte de monastère où ils recevaient un entraînement militaire afin de combattre les musulmans.

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Les croisés passèrent par l’épée tous ceux qui vivaient dans le pays qu’ils avaient conquis.

Un de ces ordres, en particulier, était différent des autres. Il subit une transformation qui influencera le cours de l’histoire. C’était l’Ordre du Temple et ses membres étaient appelés les templiers.

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Notes :

[1] World Book Encyclopedia, « Crusades », Contributeur : Dr Donald E. Queller, Prof. d’histoire, Univ. d’Illinois, Urbana-Champaign, World Book Inc., 1998

[2] Histoire des Francs qui ont pris Jérusalem, dans la Collection des Mémoires relatifs à l’Histoire de France de François Guizot, Editions Delin, Paris, 1824, p 379

[3] August C. Krey, The First Crusade: The Accounts of Eye-Witnesses and Participants, Princeton & Londres, 1921, p. 261

[4] August C. Krey, The First Crusade: The Accounts of Eye-Witnesses and Participants, Princeton & Londres, 1921, p. 262