colonisation

Histoire de Libye Partie 2 : La colonisation franco-britannique

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Idriss Ier (1889/1983)

A la fin de la seconde guerre mondiale, la France et la Grande Bretagne se partagèrent la Libye. La Tripolitaine et la Cyrénaïque pour les britanniques et le Fezzan pour la France. En 1947, l’émir Idriss Ier de retour en Cyrénaïque, fut accueilli triomphalement par la population et s’installa à al-Bayda. Il réprima toute opposition et déclara l’indépendance de la Cyrénaïque le 1er mars 1949. Il unifia la Tripolitaine et le Fezzan à la Cyrénaïque mais le peuple de ces régions ne furent pas enthousiaste face à cet événement. L’indépendance de la Libye fut proclamée le 24 décembre 1951 à Benghazi. 

Perdant les élections, le Parti du Congrès National de Tripolitaine affirma qu’il y avait eu des fraudes et appela à la manifestation. Idriss Ier réprima violemment les manifestants et utilisa cet événement pour interdire tous les partis. La découverte du pétrole en Cyrénaïque, à partir de 1959, obligea le roi à abandonner le système fédéral et à unifier réellement la Libye. Pour cela, il utilisa le nationalisme arabe et fit adopter une nouvelle Constitution en 1963. Malgré cela, la Libye demeure un État fondé sur l’appartenance tribale.

Le 1er septembre 1969, douze officiers de l’armée libyenne profite de l’absence du roi pour prendre le contrôle des points stratégiques du pays. Ils affirment appartenir au Conseil de Commandement de la Révolution (CCR). A leur tête, le colonel Mouammar Kadhafi, alors âgé de 27 ans, lit le premier communiquer du Conseil de Commandement de la Révolution.

Mouammar Kadhafi (1942/2011)

 

Histoire de Libye Partie 1 : La colonisation italienne

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Benito Mussolini (1883 / 1945)

Le 29 septembre 1911, l’Italie envahie la Libye dans le but de se constituer un empire colonial comme le reste des puissances européenne à l’époque. Elle prendra définitivement le contrôle totale de la bande côtière libyenne en 1912 où l’armée ottomane sera définitivement mise hors d’état de nuire. Un traité sera signé à Ouchy (Quartier de Lausanne en Turquie) le 17 octobre 1912, où l’Empire Ottoman renonce à sa souveraineté en Libye. En contre partie, l’Italie cède l’île de Rhodes et les îles aux alentours aux ottomans.

La première guerre mondiale, qui débute le 28 juillet 1914, oblige l’Italie à rapatrier une grande partie de ses troupes stationnées en Libye. Les différentes tribus en profite pour se révolté contre le colonisateur et lui arrache la Cyrénaïque et le Fezzan. Seul la Tripolitaine reste sous le contrôle italien. La Grande Bretagne soutiens Idris Ier, futur émir de la Cyrénaïque, et membre de la confrérie soufi al-Sanoussiya qui aura un rôle centrale dans la résistance face au colonisateur. Il faudra attendre la montée au pouvoir de Benito Mussolini en 1922, pour que l’invasion italienne soit relancée. Pour se faire, il nomme le Maréchal Rodolfo Graziani à la tête des opérations et lui donne carte blanche pour reprendre le contrôle de la Cyrénaïque. Ce dernier utilisera tout les moyens nécessaires pour atteindre son objectif, notamment la construction d’une barrière de barbelée le long de la frontière avec l’Égypte pour couper l’arrivée d’éventuelle renforts, mais aussi la déportation massive dans des camps de concentration. Il réussi à faire fuir l’émir Idriss Ier et les chefs de la confrérie soufi al-Sanoussiya, qui trouvèrent refuge au Caire (Égypte). La rébellion prit fin en 1932, lors de la chute de la ville de Koufra et la mort du leader de la résistance : Omar al-Mokhtar.

Contrairement à la Tripolitaine, la Cyrénaïque à souffert de la violence de l’armée italienne dirigée par le Maréchal Rodolfo Graziani, avec l’extermination de plus de la moitié de sa population. Cet épisode marquera le renforcement de l’identité de la région qui déjà s’est démarquée de elle de la Tripolitaine depuis l’antiquité. Une fois l’ordre rétablie en Cyrénaïque, l’Italie entama sa colonisation de peuplement et ce n’est pas moins de 100 000 italiens, majoritairement de pauvres agriculteurs, qui s’installèrent en Libye, dont plus de la moitié en Cyrénaïque. Les terres furent arrachées à leur propriétaires légitime pour être léguée aux colons.

 

Histoire général des musulmans de Birmanie

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Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les rohingya ne sont pas les seules musulmans de Birmanie. En effet, plusieurs groupes ethniques existent en Birmanie et différents groupes sont de confession musulmane dont les rohingya.

A l’heure où ces lignes sont écrites, le cas malheureux de ce groupe ethnique de confession musulmanes est connu grâce à la mobilisation de musulmans qui ont entrepris un travail constant pour faire prendre conscience non seulement aux musulmans mais aussi au reste de l’humanité, la détresse d’un peuple persécuté par l’État birmans depuis des dizaines d’années.

Alors d’où provient l’origine de cette persécution ? Touche-t-elle uniquement les rohingya ou d’autres groupes ethniques de confession musulmanes ? Que cherche à accomplir le gouvernement birmans derrière ces persécutions ? Nous allons tenté d’y répondre mais avant nous allons nous pencher sur la venue des musulmans dans cette région du monde.

Les premières traces de musulmans en Birmanie remonte au VIe siècle, ces derniers seraient venu pour le commerce et se seraient établie durablement dans la région. Plusieurs écrits attestent de cela dont des voyageurs chinois qui ont fait état de la présence de colonies musulmanes « aux environs de la frontière actuelle entre la Birmanie et Yunnan* » ou encore « l’historien franco-luxembourgeois Jacques Leider qui constate pour sa part que du XVe siècle au XVIIe siècle, l’essentiel du commerce de Mrauk’U (ville du sud-ouest de la Birmanie) était entre les mains de marchands musulmans.»**

 

A cette période, la présence de musulmans dans la région ne posaient aucun problèmes, la communauté musulmanes de diverses origines (Perses, Indiens, Arabes, etc…) s’employaient à diverses tâches comme le commerce ou étaient enrôlé dans les armées des seigneurs de la péninsule.

Ils se sont même vu confier des responsabilités importantes par les autorités locales. « Sous le règne du roi Bagan Min (1846/1853), un musulman a été nommé gouverneur d’Amarapura, alors capitale du royaume. Et le roi Mindon (1853/1878) a employé des milliers de musulmans dans ses armées comme dans son administration.

La Grande Bretagne colonise le pays en 1886 et abolie la monarchie. Cette colonisation est le point de départ des futur persécution des musulmans birmans et particulièrement les rohingya. Avec elle, la colonisation va apporter la notion de race et de frontière qui va marqué un clivage dans lors de l’indépendance birmane en 1948. Tout birman est nécessairement bouddhiste, les autres communautés comme les musulmans, les chrétiens et les hindouistes ne sont pas considérés comme birmans car ils seraient venue du sous continent indien. Les britanniques vont faire appelle à des immigrés indien du Bengale (région limitrophe entre l’Inde et le Bangladesh) qui sont considérés comme plus « civilisé » mais connu comme étant une meilleur main d’œuvre que les birmans. La conséquence de cette immigration est le peu de place faites aux birmans car au tournant du XXe siècle, une grande majorité des professions sont tenu par l’immigration indienne (juristes, médecins, commerçants, militaires, artisans, etc…).

La crise économique de 1930 et les facteurs confessionnels vont jouer un rôle central dans la montées des tensions. Les bouddhistes s’indignent que des musulmans épouse de birmanes du fait de l’obligation de conversion de la femme à l’Islam. En 1938, les bouddhistes entament une série d’actes violent contre les musulmans qui sont accuser de voler les richesses du pays et de convertir les femmes à l’Islam. Résultat, 240 personnes morts (142 musulmans, 73 bouddhistes et 23 hindouistes) et 113 mosquées détruites.

Lors de son indépendance en 1948, une loi, dite de 1948, sera promulgué par l’État birman. Cette loi assimile l’ethnicité indienne à une immigration récente, empêchant les musulmans présent sur le territoire avant la colonisation britannique de prouver leur appartenance pré-colonisation. Cette loi prive aussi les enfants nés sur le sol birmans de devenir des citoyens à part entière. Avec le coup d’État militaire de 1962, l’idée de l’identité birmane qui serait liée au bouddhisme a été davantage cultivée, excluant davantage les musulmans comme l’interdiction d’accéder à la fonction publique.

Une nouvelle loi, dite de 1982, remplace la loi de 1948 et octroi une carte rose pour les birmans de « sang pur » et une carte bleue pour les musulmans. Même la conversion d’un musulman au bouddhisme ne suffit pas à obtenir la carte rose et à être considéré comme un citoyen birman. Cette loi exclu la totalité des musulmans présent sur le territoire, des ethnies considérés comme birmanes. La construction de nouvelles mosquées sont interdites et l’entretient de celles existantes le sont aussi. En 2006, trois mosquées ont été détruites à Yenangyaung, à Chauk et Saku lors de violences entre bouddhistes et musulmans, et les autorités locales ont interdits leur reconstruction. Ces violences ont lieux suite à des rumeurs de jeunes femmes bouddhistes qui auraient été violé et des agitateurs, souvent de connivence avec les autorités locales, incitent à des représailles. Cette exclusion est dû à la définition que donne l’État birman à sa population, à savoir une prédisposition du birmans au bouddhisme.

Quand est-il des rohingya ?

Le gouvernement birman considère que le Pakistan (qui possédait le Bangladesh actuel) aurait servit de base de repli stratégique à des musulmans lors de la révolte des mujahid. De plus, le Pakistan en aurait profiter pour laisser filtré à la frontière des millier d’habitant de la province de Chittagong pour retourner l’équilibre démographique de la région. Depuis le 11 septembre 2001, les rohingya ont été suspectés d’être de possible terroristes islamique, certains occidentaux, comme Van Wonterghem, un enseignant Belge à l’Université de Delhi en Inde), ont été jusqu’à affirmé, sans preuves, que les rohingya formaient des moudjahidin dans les camps de réfugié. Dans sa stratégie exclusion, l’Etat birman pousse les rohingya a obtenir des soutiens étranger, ce qui lui permet de justifier que ces musulmans ne sont pas des birmans mais des agent de l’ouest asiatiques qui auraient pénétrés sur le territoire pour le déstabiliser. C’est ce que déclare le porte parole de l’Etat birman, en 1992, aux Nations Unies qui reprochait au régime de priver les rohingya de leur nationalité.

Depuis 1988, les musulmans du nord de l’Arakan (région du sud-ouest de la Birmanie, proche de la frontière avec le Bangladesh) sont soumis à un contrôle renforcé et il leur aient interdit de quitter la région. Pour chaque déplacement, ils subissent des démarches administrative très lourdes qui ont de fortes chances de ne pas aboutir. L’accès à l’école est un luxe que peu peuvent se payer. N’étant pas autosuffisante en production de céréales, le nord de l’Arakan a un besoin de faire importer le riz, ce que l’Etat birman leur interdit. D’autres mesures sont prises pour empêcher la prolifération des rohingya, le contrôle des naissances et l’interdiction de se marier sans l’autorisation du commandant militaire local. En 1988, le gouvernement n’autorise que 3 mariages par village et les frais de dossier qui sont exigés augmente de plus en plus avec le temps. L’État tente aussi de faire fondre la communauté musulmane en organisant l’exode massive de bouddhistes dans le nord de l’Arakan dans des villages, ce qui accentue les tensions et les pogroms à l’encontre des musulmans. Ces exodes sont suivi d’expropriation de musulmans et ces derniers ne sont pas relogé.

Pour le gouvernement, cette mise à l’écart constitue un avertissement à la possible migration de musulmans du Bangladesh en territoire birman. Le nord de l’Arakan constitue un cordon sanitaire, permettant de filtré cette possible immigration.

 

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*Province du sud-ouest de la Chine

**Atlas des minorités musulmanes en Asie méridionale et orientale – Pages 130 et 131

Téléchargement : Pourquoi la Oumma n’a pas pu secourir la Palestine ?

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L’Observatoire des islamologues de France a rédiger un article concis sur les causes de l’humiliation des palestiniens et plus largement de la communauté musulmane.

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Téléchargement : Les origines coloniales du drapeau palestinien !

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Le drapeau palestinien a été créé par les colonisateurs occidentaux après avoir insufflé le nationalisme chez les musulmans pour briser le lien qui les unissaient  au delà de leur appartenance ethnique.

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LES CHAPITRES DU LIVREDrapeau

  • Le drapeau palestinien
  • Les autres drapeaux arabes
  • Évolution du drapeau libyen
  • Évolution du drapeau syrien
  • Évolution du drapeau yéménite

Hassan Al-Banna : Qu’est-ce que l’Islam ?

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10176088_634713753248621_1653784020_n« Nous pensons que les règles de l’islam et ses enseignements englobent tous les aspects de la vie des gens, ici bas et dans l’au-delà. Et que ceux qui supposent que ces enseignements se limites à l’aspect cultuel ou spirituel sans les autres domaines sont dans l’erreur car l’islam est foi et adoration, patrie et nationalité, religion et État, spiritualité et action, Coran et épée. Tout dans le Coran exprime cela et en fait l’essence de l’islam en recommandant d’être sincère et fidèle dans l’ensemble de ces domaines.

L’islam est une organisation complète qui englobe tous les aspects de la vie, c’est tout à la fois un État et une nation ou encore un gouvernement et une communauté, c’est également une morale et une force ou encore le pardon et la justice. C’est également une culture et une juridiction ou encore une science et une magistrature. C’est également une matière et une ressource ou encore un gain et une richesse. C’est également une lutte dans la voie de Dieu et un appel ou encore une armée et une pensée. C’est enfin une croyance sincère et une saine adoration. L’islam c’est tout cela de la même façon. »

Hadroug Mimouni : La déislamisation de l’Algérie lors la colonisation française !

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« On entreprit systématiquement la déculturation. Sur la centaine de mosquées-écoles à Alger ville, on ne laisse que quatre aux musulmans. Les autres furent soit transformées en églises, en écuries, en hôpitaux, en dépôts, soit détruites tout simplement. La première décision des occupants a été de déclarer biens de l’état français, tous les Waqf d’Algérie. Tout ce que les Algériens avaient amassé pendant des siècles pour l’entretien de leur religion et de leur culture fut volé par cette décision. L’état français se substituera aux autorités religieuses musulmanes et nommera les Imams. Vers 1910, il n’y aura plus que six Imams émargeant aux Waqf. Les « affaires religieuses » seront du ressort d’une « commission spéciale » dont le dernier président, en 1940, était Michel le juif. Malgré sa situation matérielle catastrophique, le peuple algérien voudra construire de nouvelles mosquées-écoles pour n’être pas à la merci du conquérant pour ce qui est du domaine spirituel. L’administration française prendra d‘innombrables décisions pour l’en empêcher. L’autorisation de construire exigera tellement de papiers que lorsqu’on obtient le dernier, le premier est périmé. On interdira l’ouverture de toute école coranique à moins de six kilomètres d’une école française. Dans toutes les localités, les français ouvriront des écoles réservées à leurs fils et là où il n’y avait pas de population française, on ouvrira une classe pour la forme. Comme dans le nord du pays les villages ne sont pas trop éloignés les uns des autres, il était devenu impossible d’ouvrir une école coranique. Les quelques écoles ouvertes dans les douars étaient semi clandestines. De plus, dans les écoles, il était absolument interdit de faire autre chose que d’apprendre le Coran aux enfants. Dans le cas où l’enseignant donne des notions de grammaire, l’autorisation lui était retirée ; ne parlons pas d’histoire ou d’éducation religieuse, cela pouvait conduire en prison.

Cette autorisation était personnelle et pour un lieu déterminé. Et c’est ainsi qu’en Algérie, ou la population en 1830 savait lire et écrire en arabe à 90 %, il n’y avait pas un siècle après 1 % dans cette situation.

L’enseignement du français a été « prodigué » à partir de 1900 seulement et n’a pas touché 5 % de la population, et ce jusqu’à 1945. »

L’Islam agressé de Hadroug Mimouni aux Editions Enal, 1990

Source : http://alfutuhat.com/index.html

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