Chypre

La Turquie Laïque Partie 10 : Les négociations en vue de l’adhésion à l’Union européenne

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En 1974, l’armée turc occupe le nord de Chypre pour contrer le coup d’État des nationalistes chypriotes grecs. Depuis, l’île est divisée en deux, avec au nord une administration chypriote turcs et au sud, une administration chypriote grecs. Suite à la victoire de l’AKP, le secrétaire général des Nations-Unis (ONU), Koffi Annan, propose un plan de réunification de l’île au gouvernement AKP. Ce plan est largement rejeté par les nationalistes turcs, l’armée et le président chypriote turc Rauf Denktas. Le gouvernement AKP hésite et ne se prononce pas, laissant Rauf Denktas faire le tour du pays pour s’opposer à cette réunification mais l’AKP fini par accepter le plan Annan suite à la victoire du parti républicain turc lors des élections en Chypre du nord. Les nationalistes turcs s’opposent au projet mais 65% des voix l’emporte au nord de l’île, une victoire pour l’AKP mais au sud, 75% des voix s’opposent au plan Annan. Toutefois, l’AKP obtient l’assurance de l’ouverture des négociations en vue de l’adhésion à l’Union européenne en décembre 2004.

L’échec de la résolution du conflits chypriote va devenir un blocage à l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne car cette dernière va se servir de cet état de fait pour toujours repousser cette adhésion tout en exigeant toujours plus malgré les efforts du gouvernement AKP. Suite à l’intégration de Chypre à l’Union européenne, cette dernière demande sa reconnaissance officiel ainsi que l’ouverture des ports et des aéroports turcs aux chypriotes grecs. L’AKP accepte mais à du mal à respecter cette demande suite à l’opposition de nationalistes et de l’armée turcs qui exigent que l’UE allège les sanctions prises contre l’administration nord de Chypre. En 2006, l’UE décide de bloquer l’ouverture des négociation de six chapitres de l’acquis communautaire.

En 2004 , avant le démarrage des négociations pour l’intégration de la Turquie à l’Union européenne, la Turquie à rédigé un nouveau Code Pénal suivant les normes de l’Union européenne (UE). Toutefois, l’intégration de l’adultère comme crime pose problème à l’UE qui demande à l’AKP de ce rétracter. Erdogan affirme que cette disposition n’est pas du ressort de l’UE et campe sur ses positions, mais après plusieurs échange, le projet est effacé du nouveau code pénal.

Pour ce conformé à la législation européenne, l’AKP adopte un lot de réformes dont une révision de la Constitution permettant de supprimer la présence des militaires dans les instances de l’appareil d’État. Les Cours de sûreté de l’Etat sont dissoutes.