chrétien

Premier Annulatif de l’Islam : Le Polythéisme !

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Les-Annulatif-de-l'Islam---Al-Bayyinah« Allah ne pardonne point qu’on Lui associe d’autres divinités, mais Il pardonne à qui Il veut les autres péchés, car celui qui associe à Allah d’autres divinités commet un forfait d’une exceptionnelle gravité ! » [Coran, Sourate 4 verset 48]

Qu’est-ce que le polythéisme ? C’est le fait de mettre à « égalité avec Allah un autre qu’Allah et lui vouer une quelconque adoration. La personne l’invoque comme on invoque Allah, elle espère de lui comme on espère d’Allah, elle a peur de lui comme on à peur d’Allah, elle l’aime comme on aime Allah… » [1]

Qu’est-ce qu’un associé ? C’est de mettre une chose (individu, statue, arbre, objet de culte en général, etc…) à égalité avec Allah et lui vouer une adoration.

Sheikh Mohammed Ibn Abdel Wahhab (RahimahuLlah) à dit concernant le polythéisme : « C’est détourner un type d’adoration vers autre qu’Allah ou invoquer avec Allah autrui ou qu’il consacre à autrui un type d’adoration qu’Allah a ordonné. » [2]

En effet, l’association à Allah n’est pas simplement adorer autre que lui comme l’on pu faire les égyptiens qui adoraient des faux dieux comme Osiris et Isis ou encore les grecs qui adoraient Zeus ou Poséidon, c’est aussi voué un culte, une adoration à la fois à Allah  et à un autre Lui. Par exemple, les arabes du vivant du Messager d’Allah (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) adoraient Allah mais ils lui donnait des associés à travers l’adoration des idoles ou des constellations. Ce type d’adoration est du polythéisme et ne différent pas du premier « type » de polythéisme (adoration d’Isis ou de Zeus). De même les chrétiens adorent Jésus et Marie en plus de reconnaître Allah :

« Et lorsque Allah dit à Jésus : «Ô Jésus, fils de Marie, est-ce toi qui as dit aux hommes : “Prenez-nous, ma mère et moi, pour divinités en dehors d’Allah”?» – «Gloire à Toi !, dit Jésus, il ne m’appartient pas de dire ce qui n’est pas une vérité pour moi. Si je l’avais dit, ne l’aurais-Tu pas su? Car Tu connais le fond de ma pensée, et je ne connais rien de la Tienne. En vérité, les mystères n’ont point de secret pour Toi. » [Coran, Sourate 5 verset 116]

« Ils ont élevé au rang de divinités en dehors d’Allah leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Messie, fils de Marie, alors qu’ils avaient reçu ordre de n’adorer que Dieu l’Unique, en dehors duquel il n’y a point de divinité. Gloire à Lui ! Il est infiniment au-dessus de ce qu’ils prétendent Lui associer. » [Coran, Sourate 9 verset 31]

« Sont de véritables mécréants ceux qui disent : «Allah, c’est le Messie, fils de Marie.» Le Messie n’a-t-il pas dit lui-même : «Ô Fils d’Israël ! Adorez Dieu qui est mon Seigneur et le Vôtre.» Quiconque donne des associés à Allah, Allah lui interdira l’entrée du Paradis et lui réservera l’Enfer pour séjour, les injustes ne bénéficieront d’aucun secours. » [Coran, Sourate 5 verset 72]

« Le Messie, fils de Marie, n’est qu’un prophète comme tant d’autres qui l’ont précédé. Sa mère était véridique, et tous les deux se nourrissaient comme tous les mortels. Voyez avec quel soin Nous leur expliquons Nos versets ! Et voyez comme ils s’en détournent ! » [Coran, Sourate 5 verset 75]

« Ô gens des Écritures ! Ne soyez pas excessifs dans votre religion ! Dites uniquement la vérité sur Allah ! Le Messie Jésus, fils de Marie, est seulement l’envoyé d’Allah, Son Verbe déposé dans le sein de Marie, un Esprit émanant du Seigneur ! Croyez en Allah et en Ses prophètes, mais ne parlez pas de Trinité ! Cessez d’en parler dans votre propre intérêt ! Il n’y a qu’un seul Dieu ! Et Il est trop Glorieux pour avoir un fils ! N’est-Il pas le Maître des Cieux et de la Terre? N’est-Il pas suffisant comme Protecteur ? » [Coran, Sourate 4 verset 171]

« Ceux qui disent qu’Allah n’est autre que le Christ, fils de Marie, sont de véritables mécréants. Dis-leur : «Qui donc pourrait s’opposer à Allah s’Il voulait anéantir le Messie, fils de Marie, ainsi que sa mère et tous les êtres qui peuplent la Terre ?» Allah n’est-Il pas le Maître des Cieux, de la Terre et de l’espace qui les sépare ? Il crée ce qu’Il veut et Sa puissance s’étend à tout l’Univers. » [Coran, Sourate 5 verset 17]

Qu’est-ce que l’adoration ? Il s’agit de tous les ordres, interdictions, obligations ou recommandations qui ont été légiféré par Allah le Seigneur de l’univers. Allah a légiféré des lois dans le Coran et la Sunna. Appliquer la législation d’Allah, c’est ce qu’on appelle l’adoration. A contrario, celui qui applique une autre législation de celle d’Allah aura par conséquent donné un associé à Allah car il aura adoré autre que Lui. De même, celui qui légifère à la place d’Allah, comme c’est le cas à notre époque où les hommes forgent leur propre lois, a adoré autre qu’Allah et celui qui adore autre qu’Allah a adoré le Tâghoût.

« Nous avons envoyé à chaque communauté un Messager (pour leur dire) : « Adorez Allah et écartez-vous du Tâghoût ». » [Coran, Sourate 16 verset 36]

« Quiconque mécroit au Tâghoût, tandis qu’il croit en Allah, saisit l’anse la plus solide, qui ne peut se briser.«  [Coran, Sourate 2 verset 256]

« N’as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu’on a fait descendre vers toi (Prophète) et à ce qu’on a fait descendre avant toi ? Ils veulent prendre pour juge le Tâghoût, alors que c’est en lui qu’on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l’égarement. » [Coran, Sourate 4 verset 60]

« Ou bien auraient-ils des divinités qui auraient établi pour eux des lois religieuses non autorisées par Dieu? Si l’arrêt décisif n’avait pas été prononcé, Dieu aurait déjà réglé leur compte. Mais un châtiment implacable est réservé aux injustes. » [Coran, Sourate 42 verset 21]

 Qu’est-ce que le Tâghoût ? « Le Tâghoût comprend tout ce qui est adoré en dehors d’Allah, tout chef égaré qui appelle au mensonge et l’embellit. De même, toute personne que les gens ont élue pour qu’elle juge entre eux avec des lois de la jahiliyyah [3], contraires au Jugement d’Allah et de Son Prophète. De même,les sorciers, ceux qui incitent à l’adoration des statues, ceux qui en mentant veulent attirer les ignorants dans l’égarement en leur suggérant qu’un mort exauce le besoin de celui qui s’adresse à lui et qu’il a fait ceci et cela, ce qui est ou un mensonge, ou un acte du diable. Ainsi, il les attire dans la mécréance majeure… Et la base de toutes ces sortes [de Tâghoût], et le plus grand parmi eux est shaytan. C’est lui le plus grand Tâghoût. » [Abou Boutayn, Fatawa Nadjdiyyah, 1/325]

C’est pour cela que celui qui adore autre qu’Allah ou qui L’adore en Lui donnant des associés, à en fait adoré shaytan.

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[1] Les Annulatifs de l’Islam, Shaykh `Abd Al`Aziz Ibn `Abd Allah Ar-Râjihî, Editions Al-Bayyinah, Page 12

[2] Les Annulatifs de l’Islam, Shaykh `Abd Al`Aziz Ibn `Abd Allah Ar-Râjihî, Editions Al-Bayyinah, Page 13

[3] Jahiliyyah : Période d’ignorance, l’époque où la Révélation divine était absente. Chez les arabes, cela correspond à la période pré-islamique. Juger avec des lois autres que celles d’Allah, c’est juger avec des lois de la Jahiliyyah, de l’époque païenne.

 

Shaykh Salih Ibn Fawzan : Celui qui mécroit en l’un des prophètes aura mécru en tous les prophètes dont celui à qui il prétend croire !

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Histoires des Prophètes de Ibn Kathir« Celui qui mécroit en l’un des prophètes aura mécru en tous les prophètes dont celui à qui il prétend croire. Parce que les prophètes sont des frères.

Le Messager d’Allah (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) dit :

« Les prophètes sont des frères de mères différentes. »

Une seule chaîne, leur voie est unique. Donc celui qui renie l’un d’entre eux les renie tous. Parce que celui qui est avec celui-ci est avec l’autre également. Ils sont tous les messagers d’Allah. Celui qui prétend croire en Moussa [1] comme les juifs et mécroit en ‘Isa [2] et Mohammed (Aleyhoum Salam) mécroit en fait en tous les prophètes dont le prophète auquel il prétend croire – Moussa (Aleyhi Salam). Parce que Mohammed (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) est mentionné dans le livre lequel vint Moussa.

Allah le Très Haut dit :

« Ceux qui suivent le messager, le Prophète illettré qu’ils trouvent écrit (mentionné) chez eux dans la Torah et l’Évangile. Il leur ordonne le convenable, leur défend le blâmable, leur rend licites les bonnes choses, leur interdit les mauvaises, et leur ôte le fardeau et les jougs qui étaient sur eux. Ceux qui croiront en lui, le soutiendront, lui porteront secours et suivront la lumière descendue avec lui; ceux-là seront la gagnants. » [Coran, Sourate 7 verset 157]

« Ceux à qui Nous avons donné le Livre, le reconnaissent comme ils reconnaissent leurs enfants… » [Coran, Sourate 2 verset 146]

Mais l’envie les fit mécroire en Mohammed (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) parce qu’ils ne voulaient pas que la prophétie fut enlevée des Fils d’Isra’il [3]. Ils voulaient monopoliser la faveur d’Allah.

« Envient-ils aux gens ce qu’Allah leur a donné de par Sa grâce ? » [Coran, Sourate 4 verset 54]

Ce sont l’envie et la transgression qui les firent le rejeter; autrement, ils savaient qu’il était le Messager d’Allah, car ils trouvèrent sa mention dans la Torah et l’Évangile.

De même ‘Isa (Aleyhi Salam) annonça la bonne nouvelle de (la venue de) Mohammed (Sala Llahou Aleyhi wa Salam). Allah le Très Haut dit :

« Et quand ‘Isa fils de Maryam [4] dit : « Ô Enfants d’Isra’il, je suis vraiment le Messager d’Allah [envoyé] à vous, confirmateur de ce qui, dans la Torah, est antérieur à moi, et annonciateur d’un Messager à venir après moi, dont le nom sera « Ahmed »… » [Coran, Sourate 61 verset 6]

Qui fut le messager qui vint après ‘Isa (Aleyhi Salam) ? Nul autre messager ne vint après ‘Isa (Aleyhi Salam), si ce n’est Mohammed (Sala Llahou Aleyhi wa Salam). Son nom est Ahmed et Mohammed, il a de nombreux noms. Celui qui mécroit en ‘Isa mécroit en tous les messagers. C’est pour cela qu’Allah, le Majestueux et Très Haut, dit :

« Le peuple de Nouh [5] traita de menteurs les Messagers. » [Coran, Sourate 26 verset 105]

Bien que le premier des messagers fut Nouh, ils le rejetèrent. Mais Allah dut qu’ls traitèrent tous les messagers de menteurs. Cela inclut donc tous ceux qui vinrent après lui. Parce que celui qui renie un messager renie (également) tous les autres messagers :

« Les ‘Ad [6] traitèrent de menteurs les Envoyés. » [Coran, Sourate 26 verset 123]

« Les Thamoud [7] traitèrent de menteurs les messagers. » [Coran, Sourate 26 verset 141]

« Les gens d’Al-Aykah [8] traitèrent de menteurs les Messagers. » [Coran, Sourate 26 verset 176]

Ainsi, celui qui mécroit en un, mécroit à tous.

« Ceux qui ne croient pas en Allah et en Ses messagers, et qui veulent faire la distinction entre Allah et Ses messagers et qui disent : « Nous croyons en certains d’entre eux mais ne croyons pas en d’autres », et qui veulent prendre un chemin intermédiaire (entre la foi et la mécréance), les voilà les vrais mécréants !… » [Coran, Sourate 4 versets 150 et 151]

Bien qu’ils croyaient en certains d’entre eux, cela ne fut pas suffisant. Il est obligatoire de croire à tous, car ils sont tous les messagers d’Allah. Tous vinrent d’Allah, exalté soit-Il, le premier d’entre eux annonçant la bonne nouvelle du dernier d’entre eux tout comme le dernier d’entre eux croit au premier d’entre eux (Aleyhoum Salam). Voilà la croyance des Musulmans – Ahl As-Sunnah wal-Jama’ah.

Sharh As-Sunnah (L’explication de la Sunnah) de l’imam Al-Hasan Ibn ‘Ali Al-Barbahari, expliqué par Shaykh Salih Ibn Fawzan Al-Fawzan, Éditions Al-Bayyinah, Tome 1, Chapitre : La croyance aux prophètes et aux anges, Pages 193 à 198 ]

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[1] Moïse

[2] Jésus

[3] Les Enfants d’Israël

[4] Jésus fils de Marie

[5] Noé

[6] Le peuple du prophète Houd

[7] Le peuple du prophète Salih

[8] Le peuple du prophète Shou’ayb

Conseil de lecture : Aux origines du drame syrien : 1918 – 2013 de Xavier Baron

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718f79NGAiL._SL1482_« Aux origines du drame syrien : 1918 – 2013 » est un excellent ouvrage pour comprendre l’histoire de la Syrie depuis le démembrement de l’Empire Ottoman. En effet, son auteur, Xavier Baron, nous offre un récapitulatif détaillé de l’histoire du pays : l’état de la syrien eu avant la chute de l’Empire, les révoltes arabes, le mandat français, l’indépendance, la montée du panarabisme et l’alliance avec l’Egypte de Nasser, les années Hafez al-Assad, suivi de celles de son fils Bachar al-Assad jusqu’à nos jours.

Prendre connaissance de l’histoire de la Syrie permet aussi de comprendre que depuis l’abolition du Califat, la communauté musulmane est de plus en plus divisés et que l’adoption d’autres concept comme le nationalisme, ne font qu’enfoncer les croyants et les croyantes vers l’humiliation.

Une histoire très peu connue du grand publique et des musulmans en général, pourtant il est indispensable de la connaître. Pour ceux qui ne connaissent absolument rien de l’histoire de la Syrie et les enjeux actuelles, je vous recommande vivement cette lecture qui est complète et vous permettra de vous mettre à jour assez rapidement.

IslamRéinfo TV : Histoire de la franc-maçonnerie

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Histoire de la franc-maçonnerie des origines jusqu’à nos jours.

Franc-Maçonnerie partie 43 : Destruction de l’Empire Ottoman et du Califat islamique

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Ajout  Islam Réinformation : Harun Yahya n’aborde pas la destruction de l’Empire Ottoman dans son livre, ce que je trouve très surprenant. Pour pallier ce manque, je vous renvoi à la section Abolition du Califat, ainsi qu’à cette vidéo qui retourne aux sources des causes qui ont permis la chute de l’Empire Ottoman et donc du Califat islamique :

Franc-Maçonnerie partie 42 : Agenda révolutionnaire maçonnique en Russie

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A part l’Italie, on peut également trouver des traces d’activité révolutionnaire maçonnique dans de nombreux autres pays d’Europe. Dans l’Encyclopédie Catholique, on peut lire :

« Lors… des derniers mouvements révolutionnaires en France, Italie, Espagne, Portugal, en Amérique Centrale et Amérique Latine, des entités maçonniques, auraient joué un rôle plus ou moins actif… En Russie aussi la franc-maçonnerie se révéla être une « conspiration politique » des clubs maçonniques organisés qui couvraient le pays. » [133]

Le célèbre écrivain Pouchkine faisait partie des maçons qui avaient organisé la tentative de coup d’Etat maçonnique perpétrée en Russie.
Le célèbre écrivain Pouchkine faisait partie des maçons qui avaient organisé la tentative de coup d’Etat maçonnique perpétrée en Russie.

Le complot maçonnique en Russie est particulièrement intéressant.

La maçonnerie est arrivée dans ce pays au cours de la deuxième moitié du 18ème siècle et s’est développée parmi les intellectuels. Bien qu’elle ressemblait, vu de l’extérieur, à un simple club culturel, des idées antireligieuses et antigouvernementales venues d’autres parties d’Europe étaient débattues dans ces loges. Les premiers à le remarquer furent les prêtres de l’Eglise orthodoxe. Ils envoyèrent l’information qu’ils avaient obtenue au Tsar Alexandre 1er, qui avait de bonnes relations avec l’Eglise, en le prévenant d’un complot maçonnique devant renverser le régime tsariste. En réponse, le Tsar publia une loi en 1822 pour fermer toutes les loges maçonniques du pays et proscrire l’organisation. Néanmoins, cela ne réussit pas à éliminer les maçons ; ils devinrent simplement clandestins.

Trois ans après que le Tsar Alexandre 1er ait proscrit les loges, il tomba malade et mourut. Le Tsar Nicolas 1er lui succéda. Mais, la succession du Tsar Nicolas survint comme conséquence d’une série de disputes et d’intrigues et fut à l’origine d’une situation chaotique dans le pays. Certains individus qui avaient voulu apporter une certaine stabilité à la situation en renversant le régime avaient planifié un coup contre le nouveau Tsar. Ils avaient de nombreux soutiens dans l’armée. Confiant en ce support, un grand nombre de soldats révolutionnaires, ainsi que de nombreux civils, marchèrent sur le palais du Tsar, dans la capitale de St. Petersbourg, le 14 décembre 1825. Il y eut un affrontement armé entre les révolutionnaires et les forces du Tsar au cours duquel les révolutionnaires furent battus. Ce groupe fut appelé les « Décembristes » à cause du mois auquel ils avaient tenté leur révolution. Les leaders de ce groupe furent arrêtés et cinq d’entre eux pendus.

Les Décembristes étaient tout simplement des maçons… Les officiers, intellectuels et écrivains qui constituèrent le groupe étaient membres des loges mises hors la loi par le Tsar Alexandre 1er trois ans auparavant. Un de ces révolutionnaires maçons était le célèbre écrivain Comte Pouchkine. [134]

L’entreprise des Décembristes se termina par un échec, mais les maçons n’abandonnèrent pas leur tentative de renverser le Tsar. Les maçons ont toujours joué un rôle important dans ces groupes organisés au cours du 19ème siècle et du premier quart du 20ème siècle contre le régime Tsariste. Lors de la Révolution de février 1917, le leader Alexander Kerenski et presque tout son entourage étaient des maçons. [135] La majorité du nouveau gouvernement était également composée de maçons. [136] La seule contribution à l’histoire que le bref Gouvernement Kerenski apporta, fut de livrer le pays aux mains de Lénine et des Bolcheviques qu’il dirigeait.

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Notes :

133 The Catholic Encyclopedia, « Masonry (Freemasonry), » New Advent, (http://www.newadvent.org/cathen/09771a.htm)

134 Michael Howard, The Occult Conspiracy, p. 105

135 Stephen Knight, The Brotherhood: The Explosive Expose of the Secret World of the Freemasons, HarperCollins, 1985, p. 33

Franc-Maçonnerie partie 41 : Le combat contre la religion en Italie

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Un autre pays dans lequel les activités maçonniques étaient évidentes était l’Italie.

Une publication de la maçonnerie italienne
Une publication de la maçonnerie italienne

Jusqu’en 1870, le territoire italien était occupé par plusieurs petits états, restes des temps féodaux. Le plus important de ceux-ci était l’Etat papal. Il était situé à Rome, gouverné par le Pape, et contrôlait une grande partie de l’Italie centrale. Les maçons d’Italie furent fondés comme une extension des maçons français et commencèrent à exercer une influence en Italie à partir du début du 19ème siècle. Ils voulaient détruire l’Etat papal et totalement déraciner l’autorité de l’Eglise en Italie.

La maçonnerie commença son combat contre la religion en Italie par le biais d’une autre société secrète qu’elle fonda et contrôla. Cette société fut connue sous le nom de « Carbonari ».

Cette société, dont on a entendu parler pour la première fois à Naples au début du 19èmesiècle, doit son nom aux brûleurs à charbon. Alors que les maçons utilisaient l’emblème des constructeurs de murs et exprimaient leurs idées avec des symboles, de la même façon les Carbonari adoptèrent l’emblème du brûleur à charbon. Mais, la société avait des objectifs cachés. Les membres de la société cherchèrent à initier un programme politique, d’abord en Italie, puis en France, afin de détruire l’influence de l’Eglise, d’établir un nouveau gouvernement et de laïciser toutes les institutions sociales.

Le lien entre la maçonnerie et les Carbonari est évident. Les maçons devenaient automatiquement membres des sociétés Carbonari ; en fait, du moment où ils entraient dans la société, ils obtenaient le degré de maître. (D’un autre côté, il était nécessaire que d’autres membres Carbonari passent par un long processus d’avancement avant d’obtenir ce degré). Deux cardinaux répondant aux noms de Consalvi et Pacca publièrent un décret le 15 août 1814 accusant les maçons et les Carbonari d’être organisés pour mener une ingérence sociopolitique et fomenter une hostilité envers la religion.

Giuseppe Mazzini et le Comte de Cavour. Deux maîtres maçons qui mirent fin à l’Etat papal.
Giuseppe Mazzini et le Comte de Cavour. Deux maîtres maçons qui mirent fin à l’Etat papal.

Cette accusation s’est avérée exacte, car les membres des Carbonari avaient organisé des ruses politiques et armé des révoltes. La révolte armée qui eut lieu à Macerata le 25 juin 1817 fut organisée par les Carbonari, mais elle fut écrasée par les forces de sécurité de l’Etat papal. En 1820, en Espagne et à Naples, ainsi qu’au Piedmont, en 1821, des révoltes révolutionnaires furent organisées par les Carbonari contre l’Eglise et l’ordre public.

Propagande maçonnique illustrant Garibaldi comme un grand héro.
Propagande maçonnique illustrant Garibaldi comme un grand héro.

C’est un fait établi que les Carbonari furent créés par les maçons ; ensemble ils étaient impliqués dans des activités révolutionnaires parallèles. Après la Révolution de juillet 1830 en France, l’organisation perdit de son influence et disparut peu à peu. En Italie, elle s’unit au mouvement « Jeune Italie » fondé par Giuseppe Mazzini.

Ce dernier, athée renommé, avait lutté des années contre l’Etat papal et l’Eglise et était finalement devenu un maçon de haut rang qui allait être le fondateur de l’Union italienne. Avec le support de deux autres maçons proéminents, Giuseppe Garibaldi et le Comte de Cavour, il fonda l’Union italienne en 1870 et fixa les limites de l’Etat papal aux frontières actuelles. Après quoi, l’Italie entra dans un processus selon lequel elle prit de plus en plus de distance de la religion, ce qui devait préparer la fondation de la dictature fasciste de Mussolini des années 1920.

En bref, on peut dire que Mazzini, Garibaldi et Cavour furent un trio de leaders prééminents qui réalisèrent d’importantes fonctions dans le combat contre la religion en Europe. Mazzini ne fut pas seulement un leader politique dans la lutte contre la religion, il joua aussi un rôle d’idéologue. Son slogan « chaque nation un état » fut l’étincelle qui alluma les rebellions de minorités, qui allaient être la cause de la chute d’empires multiethniques, tels que les Empires Austro-hongrois et Ottoman. Ce slogan de Mazzini aliéna les gens de leur sentiment de fraternité religieuse ; ce fut un appel qui les poussa dans le conflit ethnique les uns contre les autres et leur inspira une « rage fanatique. »

Le fait que cet appel soit venu des maçons, et de maçons de haut rang est sans aucun doute significatif. Selon les informations de la publication de la loge, 10.000 francs-maçons célèbres, Mazzini fut promu dans la loge maçonnique et, des années plus tard, en 1867, il fut choisi Maître maçon du Grand Orient Italien. En 1949, lors d’une cérémonie à Rome pour marquer le dévoilement d’une statue de Mazzini, 3.000 maçons se souvinrent avec gratitude de leur grand-maître. Garibaldi, la main droite de Mazzini, parvint au 33ème grade du Conseil Suprême Italien en 1863, et en 1864 il fut choisi Maître Maçon italien. En mémoire de ce maître maçon, une loge a pris le nom de Garibaldi.

Franc-Maçonnerie partie 40 : La campagne antireligieuse en Allemagne : Le « Kulturkampf »

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Il y a 150 ans, l’Allemagne n’existait pas en tant que pays. Le territoire actuel nommé l’Allemagne était constitué d’un nombre de principautés. Le plus important était la Prusse qui occupait la partie orientale de l’Allemagne d’aujourd’hui et une grande partie de la Pologne. Dans les années 1860, la Prusse commença à annexer d’autres petits états germaniques et fonda l’Empire Germanique, en 1871. Le gouvernant de ce nouvel état était le chancelier du royaume de Prusse de 1862 à 1870 et chancelier de l’Empire allemand de 1871 à 1890, Otto von Bismarck.

Otto von Bismarck
Otto von Bismarck

Bismarck était un homme d’état brillant, particulièrement en politique étrangère, mais ne jouissait pas du même succès dans les affaires intérieures. Une des raisons pour cela était un groupe d’intellectuels connus sous le nom de « nationaux-libéraux », similaires aux anticléricaux français, qui adoptaient une politique antireligieuse. Afin de réaliser l’union de l’Allemagne, les nationaux-libéraux croyaient qu’il était nécessaire de débarrasser les peuples de tout genre d’affiliation en dehors de leurs frontières, et considéraient que le lien entre un tiers de la population et le Pape catholique représentait le plus grand obstacle à cette libération. Encouragé par les nationaux-libéraux, Bismarck s’embarqua dans une campagne anticatholique connue sous le nom de Kulturkampf, ou « guerre de la culture ». On l’a aussi décrite comme une lutte pour contrôler les esprits des allemands. [129]

Pendant le Kulturkampf, les catholiques, plus particulièrement dans l’Allemagne du Sud, ont souffert d’oppression.

En 1872, en conformité avec une nouvelle loi, tous les prêtres jésuites du pays furent rassemblés en une seule nuit et leurs institutions confisquées. En conformité avec les « Lois de Mai, » (Maigesetze) votées en 1873, tous les prêtres travaillant pour le gouvernement furent licenciés ; on interdit à l’Eglise tout engagement dans les affaires concernant les mariages et l’éducation, et les thèmes des sermons furent restreints. De nombreux archevêques furent arrêtés et 1.300 églises se retrouvèrent finalement sans prêtre.

Mais, du fait que ces tactiques produisirent une forte réaction de la part des catholiques du pays contre le gouvernement, le Kulturkampf fut abandonné. Bismarck ignora les suggestions des nationaux-libéraux, qui l’avaient conduit à cette campagne et restreignît petit à petit le Kulturkampf jusqu’à y mettre totalement fin. Toute cette campagne n’eut d’autre résultat que l’oppression de fidèles catholiques allemands et la ruine du bien-être social du pays. De nombreux historiens pensent aujourd’hui que ce fut un fiasco qui a ébranlé le sens de sécurité de la société allemande. En outre, après l’Allemagne, la vague de ce Kulturkampf recouvrit l’Autriche, la Suisse, la Belgique et les Pays-Bas, causant une grande tension sociale dans ces pays.

Il est intéressant de noter que ce furent les intellectuels maçons qui entraînèrent Bismarck dans cette politique. L’Encyclopédie Catholique affirme :

« Mais ils (les maçons) ont sans aucun doute fait avancer le mouvement par lequel la Prusse devint graduellement l’Etat leader de l’Allemagne, qu’ils considéraient comme le « représentant et le protecteur de l’évolution moderne » contre l »‘ultramontanisme », « l’intolérance » et les « usurpations papales ». Ils sont également les instigateurs du « Kulturkampf ». Le célèbre jurisconsulte et maçon, Grand maître Bluntschli, était l’un des principaux agitateurs dans ce conflit ; il a également exalté le « Kulturkampf » suisse… Les francs-maçons allemands ont usé d’efforts incessants pour exercer une influence décisive sur la vie entière de la nation afin de conserver les principes maçonniques, maintenant ainsi un perpétuel « Kulturkampf » silencieux. Les principaux moyens utilisés furent les librairies populaires, les conférences, l’affiliation d’associations et d’institutions, familiales, la création, le cas échéant, de nouvelles institutions, par le biais desquelles l’esprit maçonnique imprégnait la nation. » [130]

Lorsque les nazis parvinrent au pouvoir, une campagne antireligieuse, pire que celle de Bismarck, commença.
Lorsque les nazis parvinrent au pouvoir, une campagne antireligieuse, pire que celle de Bismarck, commença.

C’est-à-dire que, malgré le fait que le Kulturkampf ait été officiellement suspendu par Bismarck, il fut néanmoins continué par les maçons, comme une campagne continuelle de propagande antireligieuse adressée à la société dans son ensemble. Les fruits les plus amers de ce conflit furent récoltés dans les années 1920 : les nazis, qui avaient pour but de faire revenir la nation allemande à son paganisme pré-chrétien, gagnèrent progressivement du terrain et parvinrent au pouvoir en 1933. Une des actions les plus importantes des nazis est le fait qu’ils commencèrent un deuxième Kulturkampf contre les autorités religieuses. Le commentateur américain Elbridge Colby explique que « les nazis ont ouvert un nouveau Kulturkampf contre l’Eglise catholique, emprisonnant des prêtres et destituant des évêques ; cependant, à la différence de 1874, Hitler s’est tourné également contre le protestantisme établi. » [131]

En bref, les activités amorcées par les maçons pour débarrasser la société de la religion ont permis l’accession d’une des dictatures les plus brutales de l’histoire, le « Reich » nazi, et ont précipité le monde dans la Deuxième Guerre Mondiale, dans laquelle 55 millions de personnes ont perdu la vie.

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Notes :

[129] Louis L. Synder et Ida Mae Brown, Bismarck and German Unification, New York, 1966, pp. 90-91

[130] The Catholic Encyclopedia, « Masonry (Freemasonry), » New Advent, (http://www.newadvent.org/cathen/09771a.htm)

[131] Elbridge Colby, In Hitler’s Shadow: The Myth of Nazism’s Conservative Roots, In Bad Faith? : Politique et Religion à Harvard, 13 octobre 1999

IslamRéinfo TV : Les Causes à la Source de l’Abolition du Califat

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Cette série de vidéos ont pour but d’éclairer les musulmans sur les causes qui ont permit la chute du Califat Ottoman en 1924 mais aussi de leur faire prendre conscience de l’importance de connaître l’histoire. Pour cela cette audio va développer différents thèmes qui en apparences n’ont rien avec le Califat mais qui sont bel et bien à la source de sa chute.

Franc-Maçonnerie partie 18 : Les Maçons et L’Egypte Antique

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La philosophie matérialiste de l’Egypte antique perdura bien après la disparition de cette civilisation. Elle fut adoptée par quelques juifs et maintenue vivante dans la doctrine kabbaliste. D’un autre côté, un certain nombre de penseurs grecs adoptèrent la même philosophie et la réinterprétèrent sous l’aspect de l’école de pensée connue sous le nom de « hermétisme ».

Le mot hermétisme vient du nom d’Hermès, l’équivalent grec du dieu égyptien « Toth ». Autrement dit, l’hermétisme est la version grecque de la philosophie de l’Egypte antique.

Maître Selami Isindag explique les origines de cette philosophie et sa place dans la maçonnerie moderne.

« Dans l’Egypte antique, il existait une société religieuse qui transmit un système de pensées et des croyances à l’hermétisme. La maçonnerie avait un système semblable. Par exemple, ceux qui avaient atteint un certain grade participaient à des cérémonies de la société, dévoilaient leurs réflexions et sentiments spirituels et formaient ceux qui étaient à un grade inférieur. Pythagore était un hermétiste formé parmi eux. Là encore, l’organisation et le système philosophique de l’école alexandrine et du néoplatonisme tiraient leur origine de l’Egypte antique et on retrouve certaines similarités non négligeables entre ceux-ci et les rites maçonniques. » [60]

Isindag est bien plus franc sur l’influence de l’Egypte antique sur les origines de la maçonnerie lorsqu’il déclare : « La franc-maçonnerie est une organisation sociale et rituelle dont les origines remontent à l’Egypte antique. » [61]

Les anciens égyptiens croyaient au mythe que la matière est éternelle et que l’ordre de l’univers avait surgi du fait d’un pouvoir mythique "d’autoorganisation" de la matière.
Les anciens égyptiens croyaient au mythe que la matière est éternelle et que l’ordre de l’univers avait surgi du fait d’un pouvoir mythique « d’autoorganisation » de la matière.

De nombreuses autres autorités maçonniques reconnaissent que les origines de la maçonnerie remontent aux sociétés secrètes des cultures païennes antiques, comme celles de l’Egypte antique et de la Grèce. Un maçon turc senior, Celil Layiktez, a déclaré dans un article du magazine Mimar Sinan intitulé « Le secret maçonnique : Qu’est-ce qui est secret et qu’est-ce qui ne l’est pas ? » :

« Dans la Grèce antique, les civilisations égyptiennes et romaines, des écoles de mystères se retrouvaient dans le contexte d’une science, d’une gnosie ou de la connaissance d’un secret particulier. Les membres de ces écoles de mystère étaient acceptés uniquement après une longue période d’étude et de cérémonies d’initiation. Parmi ces écoles, la première semble avoir été l’école d‘Osiris reposant sur les événements de la naissance, la jeunesse, la lutte contre les ténèbres, la mort et la résurrection de ce dieu. Ces événements étaient interprétés rituellement dans des cérémonies célébrées par le clergé et de cette façon les rituels et les symboles présentés étaient bien plus efficaces en raison de la participation réelle des fidèles…

Des années plus tard, ces rites formèrent les premiers cercles d’une série de confréries d’initiés qui perdureraient sous le nom de maçonnerie. De tels confréries établirent toujours les mêmes idéaux et, sous l’oppression, furent capables de prospérer secrètement. Elles purent survivre jusqu’à aujourd’hui, car elles changèrent constamment de noms et de formes. Mais elles restèrent fidèles au symbolisme antique et à leur caractère propre, et transmirent leurs idées les unes aux autres en héritage. Afin de réduire les risques que leurs idées soient considérées comme une menace pour l’ordre établi, elles élaborèrent des lois secrètes entre elles. Afin de se protéger de la colère des ignorants, elles se réfugièrent dans la maçonnerie opérative, qui renfermait les règles discrètes de leur propre commerce. Elles y introduirent leurs idées, qui influencèrent ultérieurement la formation de la maçonnerie spéculative moderne que nous connaissons aujourd’hui. » [62]

Dans la citation ci-dessus, Layiktez fait l’éloge des sociétés qui furent à l’origine de la maçonnerie et affirme qu’elles restaient cachées pour se protéger des « ignorants ». Si on peut laisser de côté cette affirmation subjective pour le moment, nous pouvons comprendre à partir de cette citation que la maçonnerie est une représentation actuelle des sociétés qui furent fondées dans les civilisations païennes antiques de l’Egypte, de la Grèce et de Rome. Parmi ces trois civilisations, la plus ancienne étant l’Egypte ; il est possible de dire que la principale source de la maçonnerie est l’Egypte antique. (Nous avons vu auparavant que les templiers sont le lien entre cette tradition païenne et les maçons moderne).

Il est nécessaire de rappeler ici que l’Egypte antique fut un des exemples de systèmes impies, dévoilés par Allah, les plus mentionnés dans le Coran. Il s’agit de l’archétype d’une organisation maléfique. De nombreux versets nous parlent des pharaons qui gouvernaient l’Egypte et de leurs cercles privés, de leur cruauté, injustice, méchanceté et excès. En outre, les égyptiens furent un peuple pervers, qui acceptaient le système de leurs pharaons et croyaient dans les faux dieux.

Malgré cela, les maçons soutiennent que leurs origines proviennent de l’Egypte antique et considèrent cette civilisation comme digne d’éloges. Un article publié dans Mimar Sinan fait éloge les temples de l’Egypte antique comme étant la « source de l’artisanat maçon » :

« …Les Egyptiens fondèrent Héliopolis (la ville du Soleil) et Memphis ; et d’après la légende maçonnique, ces deux villes furent la source du savoir et de la science, c’est-à-dire, comme le diraient les maçons de la « grande lumière ». Pythagore qui visita Héliopolis était loquace à propos du temple. Le temple de Memphis où il avait été formé revêt une importance historique. Dans la cité de Thèbes, on trouvait des écoles avancées. Pythagore, Platon et Cicéron furent initiés à la maçonnerie dans ces cités. » [63]

Les écrits maçonniques ne font pas les louanges de l’Egypte antique en des termes vagues ; ils expriment louanges et sympathie pour les pharaons qui gouvernaient ce système cruel. Dans un autre article du magazine Mimar Sinan, il est écrit :

« L’obligation élémentaire du pharaon était de trouver la lumière. Pour exalter la lumière cachée d’une façon plus éclatante et plus puissante… Comme nous les maçons essayons de construire le Temple de Salomon, les Égyptiens tentèrent de construire Eram ou la Maison de la Lumière. Les cérémonies célébrées dans les temples de l’Egypte antique étaient divisées en plusieurs degrés. Ces degrés comportaient deux sections, petit et grand. Le petit degré était séparé en un, deux et trois divisions ; puis le grand degré commençait. » [64]

On peut donc en conclure que la « lumière » que les pharaons de l’Egypte antique et les maçons recherchent est la même. Ceci peut également être interprété comme si la maçonnerie était une représentation moderne de la philosophie des pharaons égyptiens. La nature de cette philosophie est révélée dans le Coran, par le jugement qu’Allah fait sur Pharaon et son peuple :  » …ils sont vraiment des gens pervers » [Coran, Sourate 27, verset 12]

Dans d’autres versets, le système impie d’Egypte est décrit ainsi :

« Et Pharaon fit une proclamation à son peuple et dit : « O mon peuple ! Le royaume de Misr [l’Egypte] ne m’appartient-il pas ainsi que ces canaux qui coulent à mes pieds ? N’observez-vous donc pas ?… »Ainsi chercha-t-il à étourdir son peuple et ainsi lui obéirent-ils car ils étaient des gens pervers.« 

[Coran, Sourate 43, versets 51 à 54]

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Notes :

[60] Dr. Selami Isindag, Kurulusundan Bugune Masonluk ve Bizler, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, pp. 274-275

[61] Dr. Selami Isindag, Sezerman Kardes VII, Masonlukta Yorumlama Vardir Ama Putlastirma Yoktur, Masonluktan Esinlenmeler, Istanbul 1977, p. 120

[62] Celil Layiktez, « Masonik Sir, Ketumiyet Nedir? Ne Degildir? », Mimar Sinan, 1992, No. 84, pp. 27-29

[63] Dr. Cahit Bergil, « Masonlugun Lejander Devri », Mimar Sinan, 1992, No. 84, p. 75

[64] Oktay Gok, « Eski Misirda Tekris », Mimar Sinan, 1995, vol. 95, pp. 62-63