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Anâ-Muslim : 7 musulmans ouighours tués 139 autres arrêtés par les colons chinois

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Les colonisateurs chinois ont annoncés ce mercredi 09  octobre,  lors d’une conférence officielle, avoir arrêtés plus de 139 musulmans ouighours dans la région occupée du Turkistan Orientale (appelée Xinjiang par les colons chinois et les médias occidentaux), depuis le mois d’aout. Les 139 ouighours de cette région turcophones, ancien émirat islamique envahit et colonisé par les colons chinois depuis le début du XX ème siècle , sont accusés par les forces d’occupation de « propager l’extrémisme religieux voir le Jihad » c’est à dire d’avoir prêché l’Islam selon la Sunnah, il faut savoir que pour les colons inquisiteurs le seul fait d’enseigner le Coran et pire son exégèse ou les Hadith prophétiques est considéré comme du Jihad et une « activité militante pouvant nuire à la sécurité de l’état ». Dans cette région islamisée dès le VIII ème siècle sous le Califat Ommayade  (avec le célèbre émir Qutaybah ibn Muslim) puis Abbasside, l’occupation chinoise interdit l’accès des mosquées et l’enseignement de l’Islam aux mineurs, oblige la présence d’affiche du Parti Communiste dans les mosquées, force les travailleurs à manger pendant le Ramadhan, chose que même les sionistes n’ont pas oser faire en Palestine.

L’occupation chinoise tente aussi de coloniser la région musulmane riche en matière première et donc vitale pour la Chine, en faisant venir des millions de chinois d’ethnie Han, dont de nombreux anciens délinquants afin d’inverser la démographie et de faire en sorte que les Ouighours musulmans, les vrais Turkistanais, soient minoritaires dans leur propre pays.

Le 7 octobre, 7 musulmans ouighours été abattus dans plusieurs opérations de police chinoise dans la région occupée, 4 d’entre eux ont été tués par les policiers car ils s’étaient réunis illégalement, et début octobre 3 ouighours été condamnés à mort pour leurs activités religieuses.

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Carte du Turkistan Oriental occupé par la Chine depuis le siècle dernier

A l’été 2009 suite à un massacre de musulmans ouighours dans une usine, la région avait connue une grande révolte qui avait été écrasée dans le sang avec plusieurs milliers de morts selon les associations ouighours, 200 selon les colons chinois, et plusieurs dizaines de milliers de musulmans ouighours avaient été arrêtés, ils ont depuis disparus, certains ont été exécutés mais la majorité d’entre eux seraient dans des camps de concentration ou de travaux forcés.

Les musulmans du Turkistan Occupé sont une partie malheureusement oubliée de la Oummah, l’oppression , notamment sur le plan religieux, qu’ils subissent est telle que  la seule comparaison possible serait le sort des Rohingyas musulmans de Birmanie. Le Turkistan Orientale Islamique voit ses matières premières pillées par la Chine, ses villes historiques colonisés par les chinois et ses mosquées et madrassas , souvent millénaires , fermées par les colons. Même les sionistes n’ont pas fais preuve d’autant de cruauté et de haine envers l’Islam face à nos frères et sœurs palestiniens.

En ces jours bénis de Dhil Hijja n’oublions pas les musulmans du Turkistan Orientale dans nos invocations notamment dans nos prosternations, et partageons les informations sur leur sort afin de sensibiliser la Oummah francophone  à cette terrible tragédie.

Drapeau du Turkistan Oriental Islamique
Drapeau du Turkistan Oriental Islamique

Source : http://www.ana-muslim.org/7-musulmans-ouighours-tues-139-autres-arretes-les-envahisseurs-chinois/

Franc-Maçonnerie partie 15 : La théorie morale humaniste

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Aujourd’hui, les maçons dans de nombreux pays mènent un effort pour se faire connaître du reste de la société. Par le biais de conférences de presse, de sites Internet, de publicité dans les journaux et de déclarations, ils se décrivent comme une organisation consacrée exclusivement au bien de la société. Dans certains pays, on trouve même des œuvres caritatives soutenues par les maçons.

La théorie maçonnique de "la moralité humaniste" est extrêmement trompeuse. L’histoire montre que, dans les sociétés où la religion a été détruite, il n’y a pas de moralité, il n’y a que discorde et chaos. L’image à gauche montre la sauvagerie de la Révolution française et dépeint les vrais effets de l’humanisme.
La théorie maçonnique de « la moralité humaniste » est extrêmement trompeuse. L’histoire montre que, dans les sociétés où la religion a été détruite, il n’y a pas de moralité, il n’y a que discorde et chaos. L’image montre la sauvagerie de la Révolution française et dépeint les vrais effets de l’humanisme.

On peut dire la même chose des organisations des Rotary et Lion’s Club, qui sont des versions « édulcorées » de la maçonnerie. Toutes ces organisations insistent sur le fait qu’elles œuvrent pour le bien de la société.

Il ne faut certainement pas décourager une entreprise visant à œuvrer pour le bien de la société et nous n’y voyons aucune objection. Mais, derrière cette revendication se cache un message trompeur. Les maçons affirment que la morale est possible sans religion et qu’un monde moral peut être établi sans religion. Et, ils dissimulent derrière ce travail de charité leur intention de répandre ce message dans la société.

Nous verrons brièvement pourquoi cette affirmation est si trompeuse. Mais, avant cela, il sera utile de considérer les opinions des maçons sur le sujet. Sur le site Internet des maçons, la possibilité d’une « religion sans morale » est décrite en ces termes :

« Qu’est-ce que l’humain ? D’où vient-il et où va-t-il ?… Comment vit une personne ? Comment doit-elle vivre ? Les religions essaient de répondre à ces questions avec l’aide des principes moraux qu’elles ont établis. Toutefois, elles expriment leurs principes par des concepts métaphysiques, comme Allah, le paradis, l’enfer et l’adoration. Et les gens doivent trouver leurs principes de vie sans être impliqués dans des problèmes métaphysiques, qu’ils doivent croire sans les comprendre. La franc-maçonnerie proclame ces principes depuis des siècles sous les termes de liberté, égalité, fraternité, amour du travail et de la paix, démocratie, etc. Ceux-ci permettent de libérer complètement une personne des croyances religieuses tout en posant un principe de vie. Ils recherchent leurs fondements non pas dans les concepts métaphysiques, mais chez une personne adulte vivant sur terre. » [50]

Les maçons qui pensent en ces termes sont totalement à l’opposé d’une personne croyant en Allah et réalisant des actes charitables pour obtenir Son approbation. Pour eux, tout doit être fait uniquement pour le bien de l’humanité. Cette manière de voir est clairement visible dans un livre publié par les loges turques :

« La morale maçonnique repose sur l’amour de l’humanité. Elle rejette totalement l’idée de faire le bien dans l’espoir d’un avenir meilleur, un bénéfice, une récompense ou le paradis ; par crainte d’une autre personne, d’une institution religieuse ou politique, de pouvoirs surnaturels inconnus… Elle n’embrasse et n’exalte que l’idée de faire le bien par amour pour la famille, son pays, les êtres humains et l’humanité. Il s’agit d’un des objectifs les plus significatifs de l’évolution franc-maçonne. Aimer les autres et faire le bien sans attendre quelque chose en retour et atteindre ce niveau constituent l’évolution suprême. » [51]

Les assertions renfermées dans la citation ci-dessus sont très trompeuses. Sans la discipline morale de la religion, il ne peut y avoir de sacrifice de soi pour le reste de la société. Et, là où elle semblerait avoir été réussie, les relations humaines ne sont que superficielles. Ceux qui n’ont aucune morale religieuse ne craignent pas Allah, ni ne Le respectent, et lorsqu’Allah n’est pas craint, les êtres humains ne s’intéressent qu’à leur propre réussite. Lorsque les gens pensent que leurs propres intérêts sont en jeu, ils ne peuvent pas exprimer le vrai amour, la loyauté et l’affection. Ils ne montrent amour et respect qu’à ceux qui pourraient leur être utiles. Car, d’après leur conception erronée, ils ne sont sur cette terre qu’une seule fois, et par conséquent, ils doivent en tirer le maximum de profit. En outre, d’après cette fausse croyance, aucun châtiment n’existe pour la malhonnêteté ou le mal qu’ils commettent sur terre.

La guillotine, instrument de brutalité de la Révolution française
La guillotine, instrument de brutalité de la Révolution française

La littérature maçonnique regorge de sermons moraux qui tentent de masquer ce fait. Mais, en réalité, cette morale sans religion n’est rien d’autre qu’un simulacre de rhétorique. L’histoire regorge d’exemples qui montrent que sans l’autodiscipline que la religion confère à l’esprit humain, et sans la loi divine, la vraie morale ne peut en aucun cas être établie.

Un exemple frappant à ce sujet fut la Révolution française de 1789. Les maçons, qui fomentèrent la révolution, brandirent des slogans réclamant les idéaux moraux de « liberté, égalité, fraternité ». Et des dizaines de milliers d’innocents furent envoyés à la guillotine et le pays plongé dans le sang. Même les leaders de la révolution ne purent échapper à cette barbarie et furent envoyés à la guillotine l’un après l’autre.

Enquête sur la Loge P2 concernant l'assassinat du Pape Jean-Paul 1er.
Enquête sur la Loge P2 concernant l’assassinat du Pape Jean-Paul 1er.

Au 19ème siècle, le socialisme naquit de la notion de la possibilité d’une morale sans religion, avec les résultats encore plus désastreux qu’on connaît. Le socialisme demandait, soi-disant, une société juste et équitable dans laquelle l’exploitation n’existerait pas et, à cette fin, proposait l’abolition de la religion. Toutefois, au 20ème siècle, dans des régions comme l’Union Soviétique, le bloc de l’Est, la Chine, l’Indochine, plusieurs pays d’Afrique et d’Amérique centrale, le socialisme soumit les peuples à une atroce misère. Les régimes communistes assassinèrent un nombre incroyable de personnes ; le nombre total avoisine les 120 millions de personnes. [52] En outre, contrairement à ce qui a été dit, la justice et l’égalité ne furent jamais établis dans aucun régime communiste ; les leaders communistes à la tête de l’Etat étaient composés de l’élite uniquement. (Dans son livre classique La nouvelle classe dirigeante, le penseur yougoslave Milovan Djilas, explique que les leaders communistes, appelés « nomenklatura » formaient une « classe privilégiée » contraire aux revendications socialistes.)

Enquête su le scandale du "Grand Orient de France" concernant l'affaire dites des fiches.
Enquête su le scandale du « Grand Orient de France » concernant l’affaire dites des fiches.

D’autre part, aujourd’hui, lorsqu’on examine la maçonnerie elle-même, qui proclame continuellement ses idées de « service à la société » et de « sacrifice pour l’humanité », on ne trouve pas un dossier très propre. Dans de nombreux pays, la maçonnerie a été le centre d’attention dans des affaires de biens matériels mal acquis. Au cours du scandale de la Loge maçonnique P2 en Italie dans les années 1980, il a été dévoilé que les maçons maintenaient une relation étroite avec la mafia et que les directeurs de la loge étaient impliqués dans des activités telles que la contrebande d’armes, le commerce de la drogue ou le blanchiment d’argent. Il a également été révélé qu’ils agressaient leurs adversaires et ceux qui les avaient trahis. Au cours du « scandale du Grand Orient » de France en 1904 et de l’opération « Mains propres » en Angleterre, rapportée dans la presse anglaise en 1995, les activités des loges maçonniques dans des affaires de profits illégaux devinrent évidentes. L’idée maçonnique d’une « morale humaniste » n’est qu’une imposture.

Une autre scène violente de la Révolution française
Une autre scène violente de la Révolution française

Il est donc inévitable que de telles affaires surgissent car, comme nous l’avons dit au début, la morale est seulement établie dans la société par la discipline morale de la religion. Le fondement de la morale repose sur l’absence d’arrogance et d’égoïsme, et les seules personnes susceptibles d’atteindre cet état sont ceux qui comprennent la responsabilité qu’ils ont vis-à-vis d’Allah. Dans le Coran, après avoir parlé du sacrifice de soi des croyants, Allah nous dit : « …Quiconque se prémunit contre sa propre avarice, ceux-là sont ceux qui réussissent. » [Coran, Sourate 59, verset 9]. Voilà le vrai fondement de la morale.

Dans la sourate 25 du Coran, la nature de la moralité des vrais croyants est décrite de la façon suivante :

« Les serviteurs du tout miséricordieux sont ceux qui marchent humblement sur terre, qui, lorsque les ignorants s’adressent à eux, disent : « Paix », qui passent les nuits prosternés et debout devant leur Seigneur…

… lorsqu’ils dépensent, ne sont ni prodigues ni avares mais se tiennent au juste milieu.

Qui n’invoquent pas d’autre dieu avec Allah et ne tuent pas la vie qu’Allah a rendue sacrée, sauf à bon droit ; qui ne commettent pas de fornication…

… Ceux qui ne donnent pas de faux témoignages ; et qui, lorsqu’ils passent auprès d’une frivolité, s’en écartent noblement ;

Qui lorsque les versets de leur Seigneur leur sont rappelés, ne deviennent ni sourds ni aveugles. »

[Coran, Sourate 25, versets 63-73]

A savoir, la responsabilité élémentaire des croyants à se soumettre avec humilité à Allah, « qui ayant été édifiés par les signes de leur Seigneur, ne se tiennent ni sourds ni aveugles devant eux. » Grâce à cette responsabilité, l’homme est sauvé de son propre égoïsme, des passions matérielles, de l’ambition et de la préoccupation de se faire aimer des autres. Le type de morale décrite dans les versets ci-dessus est obtenu par ces moyens uniquement. Pour cette raison, dans une société sans amour ni crainte d’Allah ou de foi en Lui, la morale ne peut exister. Etant donné que rien ne peut être déterminé formellement, chacun détermine ce qui est bon et mauvais d’après ses propres envies.

D’ailleurs, l’objectif premier de la morale philosophique séculière et humaniste de la maçonnerie est non pas d’établir un monde moral, mais un monde séculier. Autrement dit, les maçons n’embrassent pas la philosophie de l’humanisme, car ils accordent une grande importance à la morale, mais seulement pour transmettre à la société la notion que la religion est inutile.

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Novus Ordo Seclorum signifie Nouvel Ordre Séculier.

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Ajout provenant du livre Jérusalem dans le Coran de Cheikh Imran Hosein concernant la signification de Novus Ordo Seclorum.

Note Du Traducteur

« Dans la traduction de l’ouvrage « Jerusalem in the Quran », j’ai employé le terme « Impie » et « Impiété » pour traduire les mots « godless » et « godlessness », qui dans l’absolu, auraient été mieux traduits par « Sans Dieu » ou « Dépourvu de Dieu ». Le terme désigne une personne ou une entité qui n’obéit, ni ne reconnait aucune autorité Divine, et qui mène par conséquent une vie complètement séparée des lois autres que terrestres. La traduction littérale en Français du terme « Godless Society » aurait été « Une Société Sans Dieu ». Mais celle-ci donne un terme qui, à première vue n’est pas métaphorique, et qui pour un croyant en général et un Musulman en particulier est difficilement employable (vu que rien n’existe « sans Dieu »). C’est pourquoi j’ai utilisé le terme «Impie». Le lecteur devra donc garder à l’esprit la définition appropriée de ce mot, lorsqu’il le rencontrera. Effort qui ne sera pas difficile, étant donné le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui et qui est excellemment décrit dans ce livre. Le cas du terme « Laïc » utilisé dans le livre est assez similaire. En effet, celui-ci est utilisé pour traduire le mot « Secular ». Le terme « laïcité » en France et dans les pays francophones est assez utilisé dans le langage courant, ce qui a rendu la définition de ce mot assez floue et anodine. Un petit, mais néanmoins important rappel est donc nécessaire. Le terme « séculaire » est un adjectif qui a la même racine que sécularisme ou sécularisation. Prenons l’origine philosophique fournie par Wikipédia du terme sécularisation :

« Le sens du terme sécularisation apparaît déjà dans les écrits néo-testamentaires, notamment chez Saint Paul, où il désigne déjà sous l’aspect du saeculum, le siècle (latin de la Vulgate qui traduit le terme grec aiôn, présent dans Romains, 12, 2), c’est-à-dire de la temporalité de ce monde-ci, la dimension mondaine de la vie humaine, associée à la dimension du péché. On comprend ainsi que l’expression retourner dans le siècle signifie retourner dans le monde profane. La sécularisation s’identifie donc à la laïcisation, c’est-à-dire à un processus par lequel le contenu théologique s’efface au profit de modes d’être et d’habitudes populaires sans référence explicite au sacré. Plus globalement et plus largement, la sécularisation désigne le processus visible depuis la fin du Moyen Âge qui voit des activités ou des dimensions de la vie humaine reliées à la sphère religieuse comme l’Art, l’Éthique, la Morale ou la Politique se couper de toute référence au sacré ou à la transcendance. La sécularisation, au sens en usage aujourd’hui définit un processus dans lequel le monde et l’histoire humaine peuvent se comprendre à partir d’eux mêmes, de manière proprement immanente. »

La racine de ce mot est donc « saeculum » ou siècle en Latin. Cependant, la définition du mot siècle à notre époque correspond plutôt à un « bloc » de 100 années. Le terme Anglais « Secular », par contre, se traduit littéralement par « séculaire » qui en français moderne signifie « qui a un siècle ». « Secular » reste donc fidèle à la définition d’origine qui désigne « la temporalité de ce monde-ci, la dimension mondaine de la vie humaine, associée à la dimension du péché ». Autrement dit, la séparation entre l’homme et Dieu, ou entre « l’Eglise et l’Etat », définition du mot « laïcité» qui est enseignée dans les écoles Françaises. Les Arabophones saisiront d’avantage si nous traduisons le terme « secular » ou « siècle » par « Dounya » (Séculaire étant « Dounyaoui ») (vie terrestre) par opposition à « Akhira » (vie de l’au-delà). On comprend donc que « secular », sécularisme, ou laïcité désignent la vie terrestre qui se détache de la vie de l’au-delà. Lorsque le lecteur rencontrera le terme « Laïc » ou « Sécularisme » dans l’ouvrage, il devra donc se référer à la définition décrite ci-dessus. »

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Notes :

[50] http://www.mason.org.tr/uzerine.html

[51] Dr. Selami Isindag, Ucuncu Derece Rituelinin Incelenmesi, Les publications du cercle maçonnique : 4, Istanbul, 1978, p. 15

[52] Harun Yahya, Komunizm Pusuda, Vural Yayıncılık, Istanbul, avril 2001, p. 25

Franc-Maçonnerie partie 12 : L’Humanisme Revisité

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L »humanisme » est considéré comme une idée positive par la majorité des gens. Elle évoque des notions telles que l’amour de l’humanité, la paix et la fraternité. Mais, la signification philosophique de l’humanisme est bien plus lourde de sens : l’humanisme est une façon de penser qui pose les concepts d’humanité comme son seul et unique objectif. Autrement dit, elle appelle les êtres humains à se détourner d’Allah, leur Créateur et à s’intéresser à leur propre existence et identité. Un dictionnaire courant définit l’humanisme ainsi : « un système de pensées reposant sur les valeurs, caractéristiques et comportements, considérés comme étant meilleurs chez l’être humain, plutôt que chez une autorité surnaturelle. » [33]

La définition la plus évidente de l’humanisme, toutefois, a été mise en avant par ceux qui l’embrassent. Un des plus éminents porte-parole modernes de l’humanisme est Corliss Lamont. Dans son livre, The Philosophy of Humanism, l’auteur écrit :

Aujourd’hui, humanisme est devenu un autre nom pour athéisme. Un exemple en est l’enthousiasme pour Darwin, typique dans le magazine américain, The Humanist.
Aujourd’hui, humanisme est devenu un autre nom pour athéisme. Un exemple en est l’enthousiasme pour Darwin, typique dans le magazine américain, The Humanist.

« [En somme] l’humanisme croit que la nature… constitue la somme totale de la réalité, que l’énergie-matière et non l’esprit est la base fondatrice de l’univers et que les entités surnaturelles n’existent pas tout simplement. Cette non réalité du surnaturel signifie, au niveau humain, que les hommes ne possèdent pas d’âmes surnaturelles ni immortelles ; et au niveau de l’univers en tant que tout, que notre cosmos ne possède pas de Dieu surnaturel et éternel. » [34]

Comme vous le voyez, l’humanisme est presque identique à l’athéisme, ce que les humanistes reconnaissent volontiers. Deux manifestes importants furent publiés par les humanistes au siècle dernier. Le premier fut publié en 1933 et a été signé par certaines personnes influentes de cette époque. Quarante ans plus tard, en 1973, un deuxième manifeste humaniste fut publié qui confirmait le premier, mais contenait certaines additions en rapport avec les développements surgis entre temps. Des milliers de penseurs, scientifiques, écrivains et membres des médias signèrent le deuxième manifeste, qui est soutenu par l’association, très active comme toujours, de American Humanist Association.

L’examen des manifestes révèle une base fondamentale dans chacun d’eux : le dogme athée selon lequel l’univers et les êtres humains n’ont pas été créés, mais existent indépendamment, que les êtres humains ne sont pas responsables envers une quelconque autorité autre qu’eux-mêmes et que la croyance en Allah a retardé le développement des individus et des sociétés. (Allah est bien au-dessus de ce qu’ils Lui imputent) Par exemple, les six premiers articles du premier manifeste humaniste présentent les énoncés suivants :

Premier : Les humanistes religieux considèrent l’univers comme existant par lui-même sans avoir été créé.

Deuxième : L’humanisme croit que l’homme fait partie de la nature et qu’il a émergé du résultat d’un processus continuel.

Troisième : Ayant une vision organique de la vie, les humanistes trouvent que le dualisme traditionnel entre corps et esprit doit être rejeté.

Quatrième : L’humanisme considère que la culture et la civilisation religieuse de l’homme, comme elles sont clairement présentées par l’anthropologie et l’histoire, sont le fruit d’un développement progressif, résultat de l’interaction de l’homme avec son environnement naturel et son héritage social. Un individu né dans une culture particulière est largement façonné par cette culture.

Cinquième : L’humanisme affirme que la nature de l’univers représentée par la science moderne rend inacceptable les garanties surnaturelles ou cosmiques des valeurs humaines…

Sixième : Nous sommes convaincus que le théisme, déisme, modernisme et les différentes variétés de la « nouvelle pensée » sont révolus. [35]

Dans les articles ci-dessus, nous avons vu l’expression d’une philosophie commune se manifestant sous des noms tels que matérialisme, darwinisme, athéisme et agnosticisme. Dans le premier article, le dogme matérialiste de l’existence éternelle de l’univers est mis en avant. Le deuxième article énonce, pareillement à la théorie de l’évolution, que les êtres humains n’ont pas été créés. Le troisième article nie l’existence d’une âme humaine et revendique que l’être humain est fait de matière. Le quatrième article propose une « évolution culturelle » et nie l’existence d’une nature humaine décrétée par Dieu (une nature humaine spéciale attribuée lors de la création). Le cinquième article rejette la souveraineté d’Allah sur l’univers et l’humanité, et le sixième énonce que l’heure est venue de rejeter le « théisme », c’est-à-dire la croyance en Allah.

On remarquera que ces affirmations constituent des stéréotypes, typiques de ces cercles hostiles à la vraie religion. Ceci du fait que l’humanisme est le fondement même du sentiment antireligieux. Car l’humanisme est une expression de « l’homme pensant qu’il sera laissé libre », ce qui est l’élément principal, tout au long de l’histoire, pour la négation d’Allah. Dans un verset du Coran, Allah nous dit :

« L’homme pense-t-il qu’on le laissera sans obligation à observer ? N’était-il pas une goutte de sperme éjaculé ? Et ensuite une adhérence Puis [Allah] l’a créée et formée harmonieusement ; Puis en a fait alors les deux éléments de couple : le mâle et la femelle ? Celui-là (Allah) n’est-Il pas capable de faire revivre les morts ?« 

[Coran, Sourate 75, versets 36 à 40]

Allah dit que les hommes ne sont pas « laissés libres », et leur rappelle immédiatement après qu’ils sont Sa création. Car lorsqu’une personne comprend qu’elle est une création d’Allah, elle comprend qu’elle n’est pas « libre », mais responsable devant Allah.

Pour cette raison, l’affirmation que les êtres humains ne sont pas créés est devenue la doctrine primordiale de la philosophie humaniste. Les deux premiers articles du premier manifeste humaniste formulent cette doctrine. Par ailleurs, les humanistes soutiennent que la science appuie leurs thèses.

Néanmoins, ils se trompent. Depuis la première publication du manifeste humaniste, les deux principes présentés par les humanistes comme des faits scientifiques (l’idée que l’univers est éternel et la théorie de l’évolution) se sont effondrés :

1. L’idée que l’univers est éternel a été invalidée par une série de découvertes astronomiques faites lorsque le premier manifeste humaniste fut écrit. Des découvertes telles que l’expansion de l’univers, du rayonnement cosmologique et le calcul du ratio hydrogène/hélium démontrèrent que l’univers avait un commencement et qu’il apparut du néant il y a quelques 15 à 17 millions d’années dans une explosion gigantesque appelée le « Big Bang ». Bien que ceux qui embrassent la philosophie humaniste et matérialiste avaient des réticences à accepter la théorie du Big Bang, ils finirent par être convaincus.

Lorsque cette preuve scientifique a été dévoilée, la communauté scientifique finit par accepter la théorie du Big Bang, c’est-à-dire que l’univers a un commencement, laissant les humanistes sans argument. Le penseur athée Anthony Flex fut donc obligé de confesser :

« … Je commencerai donc par confesser que l’athée stratonicien est embarrassé par le consensus cosmologique contemporain. Car il semble que les cosmologistes sont en train de fournir une preuve scientifique de ce que Saint Thomas ne pouvait prouver philosophiquement ; à savoir que l’univers a eu un commencement… » [36]

2. La théorie de l’évolution, la justification scientifique la plus importante à l’origine du premier manifeste humaniste, a commencé à perdre pied dans les décennies qui suivirent sa publication. Nous savons aujourd’hui que le scénario proposé pour l’origine de la vie par les évolutionnistes athées (et sans aucun doute humanistes), tels que A. I. Oparin et J. B. S. Haldane dans les années 1930, n’a aucune validité scientifique ; les organismes vivants ne peuvent pas être créées spontanément à partir de la matière non vivante comme suggéré par ce scénario. Le registre fossile prouve que les organismes vivants ne se sont pas développés par un processus de petits changements par cumulation, mais sont apparus brusquement avec leurs caractéristiques distinctes, et ce fait est accepté par les paléontologistes évolutionnistes eux-mêmes depuis les années 1970. La biologie moderne a démontré que les organismes vivants ne sont pas le fruit du hasard et des lois naturelles, mais qu’on trouve dans chaque organisme des systèmes complexes faisant la preuve de la création. (Pour plus de détails, voir Harun Yahya, Réfutation du darwinisme)

resim1En outre, l’affirmation erronée que la croyance religieuse fut le facteur qui empêcha l’humanité d’avancer et l’entraîna dans des conflits a été réfutée par l’expérience historique. Les humanistes ont affirmé que la suppression des croyances religieuses rendrait les gens heureux et à l’aise, toutefois, l’opposé s’est avéré vrai. Six ans après la publication du premier manifeste humaniste, la Deuxième Guerre Mondiale éclata, des calamités record s’abattirent sur le monde en raison de l’idéologie fasciste laïque. L’idéologie humaniste du communiste frappa d’abord l’Union Soviétique, puis la Chine, le Cambodge, le Viêt-nam, la Corée du Nord, Cuba et différents pays d’Afrique et d’Amérique Latine d’une sauvagerie inégalée. 120 millions de personnes en tout furent tués par les régimes ou organisations communistes. Il est d’autre part évident que la branche occidentale de l’humanisme (le système capitaliste) n’a pas réussi à apporter la paix et le bonheur dans ses propres sociétés ou dans d’autres régions du monde.

L’effondrement des arguments humanistes sur la religion s’est également manifesté dans le cadre de la psychologie. Le mythe freudien, une pierre angulaire du dogme athée dès le début du 20ème siècle, a été invalidé par les données empiriques. Patrick Glynn, de l’Université George Washington, explique ce fait dans son livre intitulé God: The Evidence, The Reconciliation of Faith Jehovah Reason in a Post secular World :

« Le dernier quart du 20ème siècle n’a pas été tendre avec la perspective psychanalytique. La révélation de la vision de Freud sur la religion (sans mentionner une foule d’autres sujets) comme étant complètement fallacieuse fut la plus importante. Ironie du sort, la recherche scientifique dans la psychologie au cours des dernières vingt-cinq années a démontré que, loin d’être une névrose ou une source de névrose comme l’affirmaient Freud et ses disciples, la croyance religieuse est un des corrélats les plus constants de santé mentale et de bonheur. Des études successives ont démontré une forte relation entre la croyance et la pratique religieuses, d’une part, et un comportement sain en considération de problèmes tels que le suicide, l’alcool et la toxicomanie, le divorce, la dépression, et même, peut-être le plus surprenant, les niveaux de satisfaction sexuelle dans le mariage, d’autre part. » [37]

En résumé, la justification prétendument scientifique de l’humanisme s’est avérée nulle et ses promesses vaines. Cependant, les humanistes n’ont pas renoncé à leur philosophie, mais ont plutôt essayé de la propager à travers le monde par des méthodes de propagande de masse. Se développa ainsi, particulièrement pendant l’après-guerre, une propagande humaniste intense dans les domaines de la science, la philosophie, la musique, la littérature, l’art et le cinéma. Les messages attrayants, mais vides créés par les idéologues humanistes furent imposés avec insistance aux masses. La chanson « Imagine » de John Lennon, le chanteur du groupe pop le plus célèbre de tous les temps, les Beatles, en est un exemple :

John Lennon, avec ses paroles, "Imagines, qu’il n’y ait pas de religion", fut l’un des plus importants propagandistes de la philosophie humaniste au 20ème siècle.
John Lennon, avec ses paroles, « Imagines, qu’il n’y ait pas de religion », fut l’un des plus importants propagandistes de la philosophie humaniste au 20ème siècle.

« Imagine qu’il n’y a pas de paradis
C’est facile si tu essaies
Pas d’enfer sous nos pieds
Seul le ciel au-dessus de nos têtes
Imagine tout le monde
Vivant l’instant présent…
Imagine qu’il n’y a pas de pays
Ce n’est pas difficile
Aucune raison de tuer ou de mourir pour
Et aucune religion non plus…
Tu peux dire que je suis un rêveur
Mais je ne suis pas le seul
J’espère qu’un jour tu nous rejoindras
Et que le monde sera uni »

Cette chanson fut élue la « chanson du siècle » dans divers sondages réalisés en 1999. Il s’agit d’une bonne représentation du sentimentalisme avec lequel l’humanisme, sans aucun fondement scientifique ou rationnel, est imposé aux masses. L’humanisme est incapable d’émettre une objection rationnelle à la religion ou des vérités qu’il enseigne, mais il essaie d’user de méthodes suggestives comme celles-ci.

Lorsque les principes énoncés dans le Premier Manifeste Humaniste (de 1933) se révélèrent vains, quarante ans passèrent avant que les humanistes ne présentent le deuxième volume. Au début du texte, tentative fut faite d’expliquer pourquoi les premiers principes n’avaient rien donné. Malgré la médiocrité de l’explication, elle démontrait l’attachement tenace des humanistes à leur philosophie athée.

Un des traits les plus évidents du deuxième manifeste fut le maintien du caractère antireligieux présenté par le manifeste de 1933 :

« Comme en 1933, les humanistes croyaient toujours que le théisme traditionnel, particulièrement la foi en un Dieu à l’écoute des prières, qui est censé vivre pour et se préoccuper des gens, d’écouter et d’entendre leurs prières, et d’être en mesure de faire quelque chose pour eux, est une foi sans fondement et dépassée. (…) Nous croyons (…) que les religions dogmatiques traditionnelles ou autoritaires plaçant la révélation, Dieu, le rituel ou le credo au-dessus des besoins humains et de l’expérience desservent l’espèce humaine. En tant qu’athées, nous partons de l’homme, pas de Dieu, de la nature, pas de la déité. » [38]

C’est une explication très superficielle. Pour comprendre la religion, il faut avoir l’intelligence et l’entendement nécessaires à la compréhension d’idées profondes. Il faut être prédisposé à la sincérité et dépourvu de préjugés. A l’inverse, l’humanisme n’est rien d’autre qu’une tentative de certains individus, dès de le départ passionnément athées et antireligieux, de représenter ce préjugé sous une forme rationnelle.

Toutefois, les efforts des humanistes pour décrire la foi en Allah et les religions monothéistes comme sans fondement et dépassés n’ont rien de nouveau ; ce n’est que le calque d’une affirmation faite depuis des milliers d’années par ceux qui rejettent Allah. Dans le Coran, Allah explique cet argument vieux comme le temps réfuté par les incroyants :

« Votre Dieu est un Dieu unique. Ceux qui ne croient pas en l’au-delà leurs cœurs nient (l’unicité d’Allah) et ils sont remplis d’orgueil. Nul doute qu’Allah sait ce qu’ils cachent et ce qu’ils divulguent. Et assurément Il n’aime pas les orgueilleux. Et lorsqu’on leur dit : « Qu’est-ce que votre Seigneur a fait descendre ? » Ils disent : « Des légendes anciennes !« 

[Coran, Sourate 16, versets 22 à 24]

Ce verset révèle que la vraie raison du rejet de la religion par les incroyants est l’arrogance cachée dans leurs cœurs. La philosophie appelée humanisme est simplement la manière actuelle qu’à cette époque de rejeter Allah. Autrement dit, l’humanisme n’a rien de neuf, comme le revendique ceux qui l’embrassent ; c’est une vision du monde laïc et archaïque commune à ceux qui rejettent Allah par arrogance.

A l’examen de l’humanisme au cours de l’histoire européenne, on découvre de nombreuses preuves solides de cette affirmation.

Contrairement aux promesses de la philosophie humaniste, l’athéisme n’a apporté que guerres, conflits, cruauté et souffrances au monde.
Contrairement aux promesses de la philosophie humaniste, l’athéisme n’a apporté que guerres, conflits, cruauté et souffrances au monde.

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Notes :

[33] Encarta® World English Dictionary © 1999 Microsoft Corporation. Développé pour Microsoft par Bloomsbury Publishing Plc.

[34] Lamont, The Philosophy of Humanism, 1977, p. 116

[35] http://www.jjnet.com/archives/documents/humanist.htm

[36] Henry Margenau, Roy Abraham Vargesse, Cosmos, Bios, Theos. La Salle IL, Open Court Publishing, 1992, p. 241

[37] Patrick Glynn, God: The Evidence, The Reconciliation of Faith and Reason in a Postsecular World, Prima Publishing, California, 1997, p. 61

[38] http://www.garymcleod.org/2/johnd/humanist.htm)