Anâ-Muslim

Anâ-Muslim : Que périsse cette République !

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Que-périsse-

Inutile de passer par quatre chemins, le titre annonce directement la couleur. Inutile de tergiverser sur des oppositions et des problèmes secondaires, visons directement la tête. Inutile de ressasser les évènements injustes et les lois liberticides sans en citer la source. 

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بسم الله الرحمن الرحيم

Au nom d’Allah, Le Tout-Miséricordieux, Le Très-Miséricordieux

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Toutes paroles sont vaines lorsqu’on évite la principale cause de notre oppression. Cessons la langue de bois. Disons la chose telle qu’elle est. Cette république laïque française bâtie voilà maintenant plus de deux siècles – dans le sang et le massacre d’une partie de sa propre population – EST l’instigatrice de notre humiliation et de notre oppression.

Qui d’autre ? Quel autre pays, prétenduement « moderne et civilisé » dans le monde occidental, pratique une politique aussi discriminatoire, aussi injuste envers sa minorité musulmane, et aussi haineusement hypocrite envers ses signes visibles qui débordent sur la voie publique?

Dans quel autre pays se concentrent les idéologies les plus utopiques, les plus violentes, les plus antireligieuses, les plus immorales ?…Toute la saleté de la philosophie libertine, qui nous empoisonne actuellement, a germé sur cette terre. En France. [1]

Liberté d’expression, hein ? Cette prétendue liberté – à deux vitesses – me laissera-t-elle mettre à nu toute notre répugnance envers ce système maudit sans en subir les conséquences contradictoires de leurs propres droits ? Je n’en sais rien. Et à vrai dire tant pis. J’en prends le risque, les bornes ont été dépassées depuis des lustres. Depuis la naissance de ce monstre sanguinaire mythomane d’ailleurs. Et depuis toujours, puisque avant lui et sa mythologie, il n’y avait rien d’autre que le chaos et la barbarie.

Depuis sa fondation sur les ruines de l’Église catholique, sur le sang des prêtres pendus et celui des bonnes « sœurs » violées sur les autels de la nouvelle idole « Liberté »,  sur le génocide des vendéens résistants [2], sur les corps sans vie de nos ancêtres mis en esclavage, sur la dignité piétinée de ses colonisés d’Afrique. Depuis sa naissance, elle ne fait qu’opprimer, massacrer, mentir, illusionner, tuer, souiller… Et le pire : avec la croyance ferme de faire le bien (cela relève de la psychiatrie…).

Vivre au cœur de la bête

 

Notre présence ici ? Résultat du déclin de notre civilisation. Résultat de la lente décomposition de nos pays. Résultat du délaissement de notre religion et de la désobéissance à notre Créateur. Résultat des croisades coloniales meurtrières de leurs armées. Résultat des pillages incessants de nos richesses. On ne l’a pas choisi. Nous sommes là car ils nous ont dépouillés de tout.

Une masse de population issue des terres musulmanes vivant, en minorité, au cœur d’une société décadente, depuis des décennies, est un non-sens absolu.

Notre présence découle donc des campagnes agressives et idéologiques du pays dans lequel nous vivons aujourd’hui sur les terres où nos parents et grands-parents ont vu le jour :

« Ces déplacements de populations musulmanes venues principalement du Maghreb et d’Afrique de l’ouest vers les pays européens sont le résultat d’un profond déclin de la civilisation musulmane.

Cet affaiblissement a permis aux puissances occidentales de poser le pied sur ces territoires et de réorienter en conséquence le destin des peuples musulmans, à défaut de les dé-islamiser entièrement. Le pouvoir d’attraction des sociétés occidentales sur les musulmans qui est l’un des moteurs de l’immigration est le signe d’une défaite morale bien plus grande.

Il prouve tout autant l’incapacité des pays musulmans actuels à offrir une alternative viable au modèle occidental, que la déchéance spirituelle de musulmans envoûtés par les promesses du sécularisme et le confort matériel qu’il procure.

La présence en Europe de communautés musulmanes est donc le fruit de la décadence et de la faiblesse de la civilisation islamique, découlant de facteurs à la fois extérieurs à ces populations et contraires aux principes et aux fondements de leur religion. » [3]

Pourquoi donc aimer ce pays ? Qui le pourrait ? Moi ? Issus d’ancêtres humiliés, dépouillés de leurs dignités, de leurs identités, forcés à l’assimilation républicaine pour mieux faire disparaître nos êtres profonds.

Au point où nos propres parents sont prêts à donner leurs vies pour un système qui les opprime depuis des siècles et ne voient le bien être que par le regard de leurs propres bourreaux. Mais reprenons notre sujet :

L’essence même de la république française est contraire à nos convictions. Son idéologie « civilisatrice » a déraciné nos parents et déstructuré leurs consciences de la réalité. Sa philosophie « indivisible » a désintégré notre héritage identitaire. Leur credo ? Citons une phrase symbolique d’un évêque de la laïcité républicaine Paul Bert – :

« Il faut placer l’indigène en position de s’assimiler ou de disparaître. » [4]

Le message est clair. Soit tu rentres dans le rang soit tu meurs. Et avant de goûter à la mort sociale et civile, c’est d’abord l’emprisonnement injuste, et avant cela encore, l’obligation de faire face avec le sourire « banania » à un bombardement hystérique de dénigrements et de rabaissements perpétuels par leur artillerie médiatique.

Liberté de quoi au juste ?

Certains ont donc choisi leur camp. L’assimilation, la soumission, la trahison, l’humiliation, l’intégration caractérisent les mots d’ordre de notre société.

Peu étonnant donc de voir certains de nos coreligionnaires faire allégeance à ces ordonnances abjectes souvent au mépris de leur propre histoire, de leur propre civilisation, de leur religion, de leur communauté universelle et de leurs propres valeurs.

Nos frères nous dénigrent dès que le socle de cette république est mis à mal. Voilà le pire de tout ! Nos frères avec qui nous devrions être – selon le terme – « une communauté » nous ont tourné le dos !

Ils adhèrent à la doctrine de l’agresseur. Ils restent « fortement attachés à la République » en avalant les mots d’ordre de l’empire et en répétant bêtement comme un âne-indigène qui apprend à répéter les mots issue de la langue du vainqueur. Les mots de sa propre humiliation.

On les discrimine, on les traite comme des sous-hommes, comme des « citoyens » de seconde zone. Et ils sourient : « nous sommes des gentils petits républicains »

A chaque loi contre leur foi et contre leurs sœurs musulmanes (symboles, malgré elles, de cette lutte), à chaque insulte contre leur religion, contre leur Prophète – ‘alayhi s-salâtu wa salâm -, c’est les mêmes réponses, le même bal de soumission, de somnolence, d’ignominie et de traîtrise de la par des imams soporifiques de la ripoublique.

Loi contre le voile à l’école : appel au calme. Discrimination contre les femmes voilées : appel au calme. Loi contre le niqab : appel au calme. Caricatures multiples et insultes contre le Prophète : appel au calme. Loi contre les « nounous » voilées : appel au calme.

Stigmatisation à outrance contre les musulmans dans les médias : appel au calme. Interdiction contre nos sœurs voilées de circuler dans certains quartiers parisiens : appel au calme. Arrestations en nombre et détentions arbitraires des musulmans : appel au calme.

Si ce n’est pas un appel « pacifique » selon les moyens légaux et républicains avec lesquels il nous oppressent ! Mais quelle schizophrénie et hypocrisie ! Ils t’asservissent selon les « Droit de l’homme » et de la « sainte » laïcité, mais lorsque certains souhaitent utiliser ces « droits de l’homme » à leurs comptes, ils remarquent à peine comme des enfants – à qui on a joué un tour – que les dés étaient pipés…

Vous n’avez toujours pas compris ! Ce système, ses lois, ses codes et ses dictons ont été dressés contre vous depuis sa création. Contre nos croyances, contre nos identités ! Le jeu est truqué mais vous continuez à jouer ??? Mais qui sont les plus fous dans cette tragédie ?

N’avons-nous pas un Coran ? N’avons-nous pas un système ? N’avons-nous pas la sunnah de notre bien aimé – ‘alayhi salâtu wa salâm – ? N’avons-nous pas nos sources, nos références, notre propre code de conduite ?

Où est donc votre Islâm ? Un Islâm soluble dans la société, respectueux des idéaux républicains, voilà l’Islâm dénaturé qu’on souhaite nous imposer ! Un Islâm qui n’a d’Islâm que le nom.

Jusqu’à quand l’humiliation Ô ma communauté ? Jusqu’à quand ?…

Connaître son ennemi : Une priorité !

 

La république est une et indivisible. Elle ne reconnaît ni communauté, ni religion, ni croyance autre que la sienne, ni système alternatif, ni rien du tout ! Il n’y pas de « communauté musulmane » en république laïque mais juste des citoyens et des citoyennes français. Vous saisissez ?

Notre filiation fraternelle et communautaire musulmane est donc déjà anti-républicaine, sans même que nous le remarquons. La pratique visible de notre religion est anti-laïque, sans même que nous nous en apercevons. Nos mœurs et nos traditions sont aux antipodes des principes mis en valeur par notre environnement. Notre être et notre identité sont anti-France par nature puisque laïcisation et francisation ne font qu’un dans le logiciel républicain.

Nous vivons dans une opposition constante !

Le dépouillement de notre uniformité religieuse et l’assimilation forcée à coups de lois répressive continueront qu’on le veuille ou non.

Et même si – bien évidemment – nous savons qu’en réalité ce système reconnaît, de manière souvent honteuse et lâche, la communauté intouchable « qui n’existe pas » en lui accordant toutes sortes d’exceptions et de faveurs (ce qui nous donne une fausse impression de discrimination), ça ne change rien à notre affaire !

Car même sans cela, la république se comporterait de la même façon envers sa minorité musulmane. Ce traitement  tyrannique fait partie de ses propres fondements philosophiques.

Qu’attendons-nous exactement de ce système ? Ils nous oppriment depuis l’ère de nos arrière-arrière-grand-parents, croyez-vous que cela va prendre fin ainsi ? Il n’y a rien à attendre de ce pays et de leur société.

A quoi servirait donc de publier à la chaîne, comme mes homologues, des articles sur leurs caricatures sataniques, sur leurs insultes blasphématoires, sur leurs discriminations, sur leurs injustices coutumières, quand nous savons que leur société entière est génératrice de ces faits ?

A quoi te servirait la révolte, la consternation, la colère et la réprobation de ces faits lorsque toi-même tu adhères à leur politique, à leur « démocratie », au théâtre de l’électoralisme, à la liberté « d’expression », à la « citoyenneté » ?

Tu ne fais que participer à la pérennité du système qui t’humilie et qui ne te donne même pas la permission d’utiliser leurs propres règles quand il s’agit de défendre autre chose que ce que le système veut te voir défendre !

Nous ne pourrons jamais remettre en cause leur offense contre notre foi car elle est un droit « immuable » et « non négociable » de la république. La solution n’est donc pas en dedans mais en dehors. Il faut s’extirper de cette matrice.

Louange à Allah, nous ne sommes pas républicains mais musulmans !

Que cessent donc les oxymores lâches des pleureuses qui n’osent voir la réalité en face. La France n’est pas injuste car elle serait sioniste. La France n’est pas injuste car elle serait aux mains d’une élite corrompue. La France n’est pas injuste car « elle ignore la véritable image de l’Islâm ».

La France est injuste car elle est la France point barre. La France, patrie des Droits de l’homme et du citoyen. La France, terre de naissance de la laïcité, des lumières, de l’athéisme moderne et de l’humanisme prométhéen. L’essence même de ce pays est bâtie sur l’idée même de révolte contre Allah et Ses commandements.

Tout le monde le sait ! Nos imâms et prédicateurs le savent très bien ! Mais pour un moindre mal et une stabilité imaginaire qui s’effrite d’année en année, ils n’expliqueront jamais cet état de fait de manière claire et audible. Peur de qui ? Peur de quoi ? Nous ne pouvons scinder les cœurs.

Que les prêcheurs responsables des 93% d’électeurs « musulmans » en faveur d’Hollande aillent se terrer loin dans leurs tanières, que les conteurs d’histoires féeriques et autres baratineurs incitant sans cesse à la passivité, à l’acceptation du mal sans sourciller et à l’électoralisme utopique aillent se réfugier hors de notre champ de vision !

20 ans qu’ils nous assomment avec leur« vivre ensemble » et leur « moindre mal ». Le mal n’a jamais été aussi grand !

Il y a quelques semaines, les forces de l’ordre ont, purement et simplement, expulsé nos pauvres sœurs voilées – jeunes et âgées – d’une place parisienne sous prétexte de prévention contre une éventuelle manifestation à consonance islamique. [5]

Ceci sous les instances d’un gouvernement socialiste élu avec le consentement des prédicateurs ignares et bornés qui pullulent dans nos mosquées ! Voyez donc votre travail, chers collègues ! [6]

Nous sommes désormais indésirables dans les rues et les places publiques.

Est-ce que ces injustices répétées amènent nos imams à se remettre en question et réfléchir à une autre solution ? Eh bien non ! 20 ans d’humiliation ne suffisent pas, toujours les mêmes réponses anesthésiantes :

« Ne prêtez pas attention à tout cela ! » « Multiplions les actes d’adoration et affichons notre indifférence face à ces insultes » « Ce n’est que partie remise, soyons prêts pour les élections municipales de 2014 ! » « Ils sont ignorants, ils sont trompés par une mauvaise image de l’Islam, montrons leur un bon comportement ! »

Le bon comportement de qui ? De quoi ? Pas le comportement selon les enseignements du Prophète – ‘alayhi salâtu wa salâm – ni celui de ses compagnons dans une telle situation en tout cas !

Mais plutôt  le comportement selon les lâches, les soumis et les schizophrènes qui confondent fatalisme et Islam !

A croire que ce n’est qu’une guerre civile (que personne ne désire vraiment hormis, sans doute, des autochtones de ce pays), sale, atroce, génocidaire et sanglante qui – peut-être – redonnera une once de clairvoyance et un coup d’électrochoc à ces gens noyés dans un trouble profond de la personnalité.

Du balai ! Notre jeunesse prend conscience jours après jours du pot aux roses. Car dans tout mal, il y a un bien.

Le retour de bâton

 

« Et ils [les autres] se mirent à comploter. Allah a fait échouer leur complot. Et c’est Allah qui sait le mieux leur machination ! » S.3 – V.54

Quoique nous puissions penser de notre présence ici, une chose reste certaine : C’est un décret voulu par Le Créateur de la terre et des cieux. Regardons la tradition bien connue de notre Prophète – ‘alayhi salâtu wa salâm – où il affirme :

« Je m’étonne de l’affaire du croyant. Tout ce qui lui arrive lui est bénéfique. Et ceci n’est réservé qu’à lui seul. S’il lui arrive un bien, il remercie Allah et c’est un bien pour lui et s’il lui arrive un mal, il patiente et c’est aussi un bien pour lui » [7]

En méditant quelque peu sur ces prescriptions et notre présence au sein d’une société où nous subissons multitude d’injustices, nous pouvons aisément y remarquer – malgré un mal apparent – plusieurs bienfaits prépondérants :

1 – L’arrivée en masse d’une immigration maghrébo-africaine aux mœurs et aux convictions intrinsèquement islamiques, en plein cœur de l’Europe, a permis d’élargir la prêche à l’Islâm dans chaque foyer français.

La république pensait sans doute assimiler et intégrer ces musulmans à la sécularisation et aux conceptions laïques. Et bien que ce fut partiellement le cas pour certains musulmans, elle n’a rien pu faire contre l’Islâm authentique. Autant mettre des coups de sabre en papier dans l’océan du dogme musulman.

La propagation, les conversions, le retour aux fondements de la religion agrée par Allah s’est faite massivement, génération après génération, année après année, parallèlement aux attaques des médias dominants toujours plus virulentes et vives contre la religion et ses symboles.

A défaut d’avoir pénétré les capitales européennes par les armées et les épées, c’est par une décision politique de leurs propres autorités que l’Islâm a pu trouver une multitude d’adhérents à son message.

« Contre toute attente, cette présence musulmane en Europe, n’a donc pas provoqué la dissolution de cette foi, de l’identité et du sentiment d’appartenance à la nation islamique qu’elle véhicule.

Au contraire, elle a couvé une requalification de l’Islam, dans le sens où s’est opéré un retour aux sources de la religion et non un traditionalisme, un simple repli sur l’identité maghrébine.

C’est l’islam authentique, en tant que message divin adressé à l’humanité, comme manière de concevoir le monde qui est adopté de manière massive par la jeunesse immigrée et au-delà avec le nombre croissant de conversions chez les jeunes européens de souche ou chez les descendants d’immigrés non musulmans. » [8]

2 – Alors que nous assistons avec réjouissance et espoir au retour de l’Islâm comme solution politique, économique, sociale et spirituelle dans nos propres terres par la cause des révolutions actuelles qui ont accéléré la chute des tyrans despotiques et libéré la parole musulmane dans les rues « arabes » , nous pouvons constater, dans le même temps, la crise profonde que connaît l’Occident actuellement.

Une crise civilisationnelle, économique, financière, identitaire, spirituelle qui gangrène toujours plus profondément la France, l’Europe et l’Occident dans son entièreté. Et voilà la république des lumières complètement à l’agonie et étouffée par ses propres principes et idéaux !

Car, quelle est la cause de cette crise qu’ils subissent aujourd’hui si ce n’est le consumérisme exacerbé, le libre marché, l’endettement, l’usure, l’athéisme revendiqué, les mœurs dépravées, la laïcité hystérique, le mondialisme religieux ?

Qu’ils meurent donc ! Qu’ils périssent par leurs propres convictions immondes et répugnantes !

Pendant que nos terres se libèrent du joug des anciens colons sous la bannière d’un Islâm purifié et puissant ! Pendant que nos jeunes, en Europe, prennent conscience des illusions démocratiques et reviennent toujours plus nombreux vers leur Créateur et Ses commandements !

Par Allah, même si nous en subirons les effets sur nos ventres, nos biens et nos corps, nous regarderons cette France républicaine agoniser sans pitié car c’est elle seule qui s’est suicidée. Et elle veut nous accuser d’homicide ?!

3 – Enfin nul doute que cette politique de stigmatisation violente des musulmans, en France, sert la cause de l’Islâm et favorise le retour vers sa pratique. Comment ?

Regardez les insultes, la répression, les attaques médiatiques, les lois injustes…A qui font-elles référence ? Aux arabes ? Aux maghrébins ? Aux noirs ? Aux étrangers ? Non ! Elles ne visent qu’une seule et même chose ! Constamment ! L’Islâm rien que l’Islâm !

Car l’arabe on l’aime tant qu’il a l’image du bicot rigolo des Inconnus. Et le noir on l’apprécie tant qu’il a la bouffonnerie du bamboula de Michel Lebb. Et on rigole même des tares du minable franchouillard beauf et blanc.

Mais si ces trois-là, adhérent à la réalité de l’Islam, ce ne sont que des barbus à abattre sans distinction. Unis dans la véritable égalité et fraternité cette fois-ci…

On en arrive même au point extraordinaire où même les jeunes américanisés, élevés aux émissions avilissantes, au rap et aux films made in US se sentent eux-mêmes ciblés par ces attaques alors qu’ils sont loin de l’éducation islamique :

«Toute cette génération est en colère. Pour les trois quarts, ils ne sont pas pratiquants, mais ils se sentent insultés» [9]

Malgré tous leurs efforts d’intégration et  d’acculturation, la république les insulte et les ramène inlassablement à leurs racines musulmane et à leurs véritables identités !

En vérité, ces injustices et cette répression continuelle est un bienfait ! Elle fait bouillir la foi longtemps enfouie dans les cœurs de tout un chacun ! Elle nous ramène à une réalité explicite :

Soit tu es fondamentalement républicain et tu renies toute référence à la culture de tes ascendants, soit tu resteras, malgré tous tes sacrifices pour être accepté, un vulgaire bougnoule potentiellement terroriste et futur islamiste prêt à égorger tes voisins !

Pour les plus religieux d’entre nous, leurs insultes et blasphèmes nous renforcent dans nos convictions, intensifient notre foi et solidifient notre union communautaire ! En somme, l’oppression des autorités est approbation de nos thèses.

Pour conclure

 

Je serais bref. Certains ont conclu ainsi : « Quant à nous, avec ou sans médias, continuons dans nos associations, nos quartiers, au travail et auprès de nos concitoyens à construire sereinement la France de demain. » [10]

Je finirais plutôt par ces mots : Quant à nous, en créant nos propres médias communautaires, nous continuerons à dévoiler cette société injuste, à mettre en lumière les fondements de cette république, à dénoncer les croyances modernes qui dénaturent la foi des musulmans.

Par Allah, nous continuerons ceci, à travers nos associations, dans nos quartiers, dans nos familles, dans nos foyers, nous continuerons à les dévoiler et à prêcher le retour d’un Islâm pur, entier et sans concession aucune (tout en contextualisant notre approche).

Nous continuerons notre « da’wah » malgré les épreuves, malgré les trahisons, malgré l’injustice des nôtres, jusqu’à ce qu’Allah nous ôte la vie.

Je termine par cette merveilleuse invocation qu’avait émise l’un de nos maîtres parmi les gens de science :

J’implore Allah par Ses plus beaux noms et attributs, qu’Il fasse que ce modeste écrit soit pour Son Noble Visage, qu’Il m’en fasse profiter dans ma vie et après ma mort, qu’Il en fasse profiter quiconque le lira, ou bien le publiera, certes Allah est capable de tout, et que les prières et les bénédictions d’Allah soient sur notre Messager Mouhammad, ainsi que sur ses compagnons, sa famille, et tous ceux qui les ont suivi dans le bien, jusqu’au jour du jugement dernier.

« Je ne veux que la réforme, autant que je le puis. Et ma réussite ne dépend que d’Allah. En Lui je place ma confiance, et c’est vers Lui que je reviens repentant. » S.11 – V.88

Ibrahim Ajân (Abu Isma’il) – pour Anâ-Muslim

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[1] Pour plus de détails, retournez à certains chapitres du livre : « De l’idéologie islamique française » de l’auteur Aïssam Aît-Yahya, aux Editions Nawâ.

 [2] Le génocide républicain : Le massacre vendéen

[3] Réflexion sur la présence moderne de l’Islam en Europe, Abû Soleymân 

[4] Paul Bert – Cité par : Carole Reynaud Paligot, La République raciale, Puf, 2006. p69

[5] La place du Trocadéro interdite aux femmes voilées : Vidéo

[6] Mais il est vrai que beaucoup de ces imams doivent leurs places au minbar grâce aux préfectures et aux mairies : l’islamophobe Joaquim Véliocass dans son best-seller  »ces maires qui courtisent l’islamisme » dit à moitié vrai, et n’a compris que le quart du problème…

[7] Rapporté par Muslim

[8] Réflexion sur la présence moderne de l’Islam en Europe Part.3, Abû Soleymân 

[9] Film anti-islam : dans les quartiers, la colère gronde

[10] Au-delà du piège : Don’t panik

Source : Anâ-Muslim

Anâ-Muslim : Quand traiter et juger non-musulmans les laïques et les athées deviendra interdit…

Publié le Mis à jour le

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« Rappelons que le Takfir, l’excommunication ou anathème, est avant toute chose une protection de la Religion, elle institue une frontière entre Iman et Koufr, entre Tawhid et Chirk »

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بسم الله الرحمن الرحيم

Au nom d’Allah, Le Tout-Miséricordieux, Le Très-Miséricordieux

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Depuis peu, deux pays du Maghreb sont secoués par une offensive des milieux laïques gauchistes et/ou libéraux : La Tunisie et le Maroc.
Deux situations presque identiques avec deux contextes toutefois différents.

Dans ces deux pays : nous avons des intégristes laïques qui font pression sur les autorités d’ Etat complice (qui reste de filiation française malgré les pseudo-indépendances) pour redéfinir l’identité musulmane et interdire le Takfir qui les vise et les empêche de mener à bien et sereinement leur projet de destruction radicale de l’Islam.

Dans ces deux pays, la chari’a est déjà ultra-résiduelle:
la Tunisie est l’un des pays arabes où la place de l’Islam fut la plus déstructurée… Alors la que spécificité culturelle, politique et historique du Maroc avait empêché les laïques de mener complètement à bien leurs petite révolutions humanistes comme l’avait fait Bourguiba le franc-maçon notoire.

En Tunisie d’ailleurs : le dernier coup de ces laïques, en plus d’avoir eu le dernier mot en refusant que la chari’a soit une source de la législation (cette formulation est déjà du chirk en soi…), et d’avoir obtenu en plus comme cadeau l’interdiction et la pénalisation du takfir, le statut légal institué par Allah et son Prophète dans le Coran et la Sounna. Cette interdiction avait réussit à être adopté en profitant d’un  »mini-scandale »: un député du parti  « islamiste » de An Nahda avait accusé de mécréance un farouche laïque opposant à la chari’a lors des débats concernant la rédaction de la nouvelle Constitution. Ce dernier en profita pour créer la stupeur taxant d’extrémiste son rival qui s’est rapidement ravisé en édulcorant son propos, il faut dire que l’argument du député laïque était d’une pertinence phénoménale: « nous sommes tous musulmans, mon pére et mon grand-père sont musulmans… » (faut dire que l’islam chez eux est comme la couleur de peau : indélébile….)
L’accusation de takfir fut la seconde brèche ouverte par les laïques pour en finir avec ce principe et le criminaliser.

Rappelons que le Takfir, l’excommunication ou anathème, est avant toute chose une protection de la Religion, elle institue une frontière entre Iman et Koufr, entre Tawhid et Chirk. Le takfir est donc le gardien des frontières de l’Islam, il sert montrer les limites du Dine dans le but de maintenir la cohésion communautaire des musulmans autour d’un socle de croyances communes. Certes il a ses règles, ses conditions, ses empêchements et sa procédure: les savants de la sunna ont expliqué ces différents cas. Parfois il possède aussi des cas spécifiques à détailler mais très souvent il ne repose que sur des preuves claires, explicites et tranchantes issues exclusivement du Coran et de la Sounna. Le Takfir est un droit d’Allah sur les hommes concernant la religion qu’Il a agréée, et est considéré comme Mécréant/Apostat tout ce qu’Allah, par la bouche de son Prophète, a considéré comme de la Mécréance et de l’Apostasie, que cela soit une parole prononcée ou un acte réalisé (car la Foi est elle-même Paroles et Actes)
Le Coran est donc tout naturellement emplit de verset prouvant ce principe, il fait même de cela très souvent une obligation lié au reniement des idoles, tel avec le prophète Ibrahim  « Certes, vous avez eu un bel exemple [à suivre] en Ibrahim et en ceux qui étaient avec lui, quand ils dirent à leur peuple: « Nous vous renions (kafarnabikoum)… » (S60/V4)

Et n’en déplaise à la clique des modernistes occidentalisés qui va lire ceci : les gauchistes, les marxistes-communistes, les laïques, les libéraux démocrates du monde musulman qui veulent abolir le Dine et le transformer, le réduire et le limiter, sont clairement parmi les pires apostats zanadiq que l’histoire de l’islam ait jamais connus.
Actuellement les laïques du Maghreb semblent avoir fait cause commune pour détruire ces principes, nous remarquons leurs convergences de vues avec des sectes de l’islam parmi les plus dangereuses qui soient (mourjites, jahmites et batinites).
Les médias en leurs mains diffusent mensonge et propagande afin de faire coïncider dans les consciences musulmanes le fait que le Takfir est exclusivement de l’extrémisme et que l’Islam n’est rien d’autre que spiritualité et éthique sans obligations, sans règles, sans devoirs, sans code de conduite, sans lois, sans système, et sans aucune limite et que le Musulman est donc libre de dire et de faire tout ce qu’il lui plait sans se voir demander des comptes ici bas (libre tant que cela va dans le sens de la Modernité occidentale bien évidemment) !
Désormais libres, eux, les laïques de Tunisie vont pouvoir détruire ce qui reste de la religion pièce par pièce sans voir courir le risque d’être vus et décrits comme des apostats mécréants par la masse des musulmans qui ne possèdent pas toute la culture islamique nécessaire pour comprendre cette politique.

De la même maniére qu’en Tunisie, au Maroc, des intellectuels gauchistes et athées font régulièrement des tentatives pour mener à bien leur révolution humaniste maçonnique sous couvert des Droits de l’homme : soutenus par la France, par les USA, par les programmes mondiaux de libéralisation et de démocratisation, protégés par le makhzen marocain, qui jamais ne les condamne alors que la justice marocaine est championne pour les condamnations sans preuve (inventées par la DST) lorsqu’il s’agit d’islamistes ou de salafistes.
On peut citer parmi eux Ahmed Assid, un berbériste laïque de la pire espèce, qui est la coqueluche des médias marocains aux ordres, une véritable vermine anti-Islam, cherchant à annuler le Coran, abroger ses versets, critiquer le texte coranique en arguant qu’il est dépassé, se moquant de la sunna. Cette immondice et ses affiliés, font de leur pensée la déchetterie de toute les idéologies françaises qu’ils adorent au sens littéral.

Dernier événement en date, qui a crée un débat sans précédant au Maroc, une petite frappe du gauchisme marocain, Idriss Lachguer, a clairement énoncé qu’il fallait abroger le droit d’Héritage islamique et la polygamie (pratiquement une des seules choses qui restent de la chari’a qui -décennie après décennie- n’a fait que diminuer depuis la date tragique de 1905 quand les Français ont pointé leur nez dans ce pays, crée et honoré par l’Islam).
Les savants des palais, les rabbins et les imams fonctionnaires qui ne servent qu’à faire des éloges à celui qui n’en mérite pas, se taisent tous complices de toute cette vaste stratégie.
Mais il reste encore des ‘oulama et prédicateurs courageux dans le pays des Al mourabitoun et ailleurs, tel ici notre cheikh Abou Na’im qui, depuis des années, a été interdit d’exercer sa vocation de savant rabbani et se contente de prodiguer modestement des cours à son cercle d’étudiants. Dans cette vidéo (ci-dessous) il se dresse courageusement contre les apostats laïques et gauchistes en les traitant comme tels ! De manière perspicace il vise les fausses institutions religieuses officielles du pays qui ne rassemblent que des fonctionnaires : sincères sans pouvoir et honteusement silencieux ou pire, hypocrites comploteurs employés à cacher la vérité et déguiser le faux..
Profitant du débat tunisien, et voulant imiter leurs frères de Tunisie, les laïques du Maroc réalisent en ce moment même une offensive en règle contre la notion de Takfir qui les vise. Le seul petit probléme pour eux: c’est que même l’ex-roi Hassan II -dans un de ces rares moments de lucidités islamiques- avait lui-même expliqué que l’on ne peut pas être à la fois musulman et laïque, c’est soit l’un soit l’autre…Ces hypocrites zanadiq oseront-ils dire qu’il était lui aussi un extrémiste takfiri?

Les musulmans de France (qui vivent sous le joug de la vraie laïcité et connaissent ses mensonges) doivent savoir que les laïques du Maghreb se sont tous engouffrés dans le débat sur le takfir, en utilisant une terminologie (takfiri/takfiriste) inventée à notre époque par les suppôts des traîtres (néo-mourji’ah), ceux là même qui retardent (you Ajir) la création d’un état musulman réel et qui travaillent pour défendre les Traîtres au pouvoir avec le soutien du monde occidental contre les intérêts de l’islam. Une étiquette  »takfiri » qui n’a aucun fondement linguistique chez les salafs de la oumma alors qu’ils s’en réclament..
Ainsi, en pénalisant et interdisant ce verdict légal (qui n’est -de plus- que totalement informel puisque la chari’a ne régit plus l’ordre politique ni au Maroc ni en Tunisie), ils cherchent tous à passer à une grande étape dans la possibilité de détruire les fondements de l’Islam.
Ces laïques cherchent surtout à dépénaliser le Koufr et le chirk dans les consciences musulmanes et dans leurs cœurs. Alors même que chirk et koufr sont déjà tolérés par les lois humaines annulatrices de l’Islam, inventées et mises en place par eux…
Ils en veulent encore plus : le koufr et le chirk qui annulent l’islam ne doivent donc plus exister en tant que tels, il ne doit plus y avoir d’apostasie (alors qu’Allah dit : « Quiconque a renié Dieu après avoir cru… » ou  « ne vous vous excusez pas vous avez mécru après avoir cru »)… Ni de même plus de mécréance dont plusieurs centaines de versets expliquent les caractéristiques, car en réalité chez eux c’est la foi elle-même qui a disparu…

A ce rythme-là, on finira par interdire de dire que les juifs et les chrétiens sont des non-musulmans mécréants et on arrivera à une espèce de religion mondiale, celle que les laïques humanistes franc-maçons espèrent depuis toujours alors que Allah nous demande de dire  « Qoul Ya ayyouha Al Kafiroun » [Sourate du même nom] ce qui est encore une fois une preuve en soit du takfir, et ici en l’occurrence, sur les kouffars d’origine….

 

Source : Anâ-Muslim

Anâ-Muslim : Le Sens du Taghout [Fausses Divinités] (Cour n°1)

Publié le Mis à jour le

Comprendre ce qu’est le taghout (les fausses divinités) fait partie du fondement principal de la foi musulman et qui est l’attestation de foi (Chahada). Il est important de comrpendre qu’à notre époque, beaucoup de taghout ont fait leur apparition et que le taghout ne concerne pas uniquement l’adoration de statues ou des tombes.

Anâ-Muslim : Combattre et détruire l’état baassiste nossaïrite en Syrie : Avis aux complotistes musulmans s’affiliant à l’islam sunnite

Publié le Mis à jour le

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« Il est toujours étrange de constater que parfois les évidences les plus simples et les positions qui doivent en découler, soient rejetées avec vigueur par des individus qui prétendent à la réflexion et à l’analyse pure et objective.« 

بسم الله الرحمن الرحيم

Au nom d’Allah, Le Tout-Miséricordieux, Le Très-Miséricordieux

Il est toujours étrange de constater que parfois les évidences les plus simples et les positions qui doivent en découler, soient rejetées avec vigueur par des individus qui prétendent à la réflexion et à l’analyse pure et objective.
Pire quand ces individus qui se prétendent de l’islam et du sunnisme, prennent leurs réflexions directement de non-musulmans, ex-dandis de la mode convertis à la religion de la judéophobie antisioniste, blasés d’errer dans les cercles de la boboattitude parisienne, et se recyclant dans le patriotisme nationaliste pour se refaire une virginité, puisque eux-mêmes assurent avoir goutté à tout ce qu’il était possible, jusqu’à la lie….
Le profil de ces néo-muz adeptes des théories complotistes est très souvent le même, ré-islamisés sur le tas, avec une très faible maîtrise des sciences du dogme musulman, en quête de spiritualité mystique, perdus dans leur double identité dans une société qui exige tout d’eux, une chose et son contraire, des devoirs sans avoir les droits.
Pour beaucoup d’entre eux, la porte d’entrée dans l’Islam est d’ailleurs très souvent celle dont les sujets tournent autour de l’eschatologie musulmane et les signes de la fin des temps. Ils finissent alors toujours automatiquement par sombrer dans le messianisme apocalyptique qui de tout temps a été et est le territoire sacré, la chasse gardée des adeptes de l’innovation, des hérétiques en tout genre, des faux prophètes et des imams infaillibles. Et surtout le domaine de leurs maîtres à tous, incontestés et incontestables en la matière*: les chiites imamites duodécimains, puisque toute leur religion et leur dogme ont été bâtis sur des croyances complotistes et messianiques.

Et quand les esprits atteints de la pathologie complotiste s’emparent de la géopolitique, c’est comme l’astrologue qui se fait astronome voire astrophysicien… Quand l’un explique les phénomènes terrestres par les apparitions stellaires et leurs augures, l’autre calcule mathématiquement les orbites par l’observation de leurs cycles. Inutile donc de vouloir débattre puisque les termes du débat ne se font pas sur les mêmes bases : l’une métaphysique utilise tout ce qui lui passe par la tête pour se créer sa propre vérité, l’autre cherche par raisonnement logique à atteindre la position la plus proche de la juste vérité.

L’affaire syrienne est l’exemple le plus significatif :
De toute évidence, nous avons là-bas une très grosse part de musulmans sunnites qui combattent un état monopolisé par une minorité religieuse appelée alaouite-nossaïrite à sa tête Bachar al Assad, et faisant de l’idéologie baathiste les bases fondamentales de son fonctionnement politique et social.
Or si l’on sait ce que signifie l’Islam, ce que signifie «être musulman», ce que signifie la Foi-imane selon le consensus de l’orthodoxie sunnite, et que l’on connait en parallèle ce qu’est le Ba’ath et la secte nossaïrite, il est inimaginable de pouvoir soutenir, de près ou de loin, ces derniers si l’on se revendique de l’Islam. Bien entendu si l’on se trouve dans le cas contraire et que l’on s’affilie à une autre religion que celle des gens de la sunna, alors tout est possible et la question ne se pose même pas.
Pourtant c’est ce que fait une frange importante de Français d’origine maghrébine, et se revendiquant de l’Islam sunnite [orthodoxe].
Et ce n’est pas un problème d’ignorance pour la majorité d’entre eux, car lorsque l’on ne sait pas l’on s’instruit pour savoir, mais c’est bel et bien un problème d’honnêteté, d’hypocrisie, une volonté surtout de suivre un berger qui semble leur donner une once d’importance et de l’intérêt vicieux, à eux pauvres âmes perdues qu’ils sont, et dès lors, ils se sentent très bien dans ce nouveau troupeau de brebis égarées rassemblé par les prêcheurs de l’universalisme français…
Pourtant il est de notre devoir encore et toujours d’essayer de soustraire ceux qui véritablement ont été dupés et manipulés par le faux maître du  « Logos gréco-chrétien » et dont les logarithmes sont ceux de la IIIe république. Alors qu’ils devraient plutôt se pencher et méditer sur le kalam divin, s’ils sont musulmans comme ils le prétendent.

Les nossaïrites : le pire du pire…

Pour qui est sincère la moindre petite recherche et étude sur cette secte née au moyen-âge, serait en soi très suffisante pour se faire une idée de leurs croyances à l’extrême antipode de l’Islam sunnite. Et l’on se rendrait compte que cette croyance est déjà une hérésie issue de l’ismaélisme, lui-même hérésie issue du chiisme imamite, lui-même hérésie issue du parti (chi’at) qui prétendait suivre et soutenir amir al Moumine ‘Ali Ibn Abi Talib, et dont ‘Ali avait fait brûler vif la tête pensante Abdallah Ibn Sabah (ex-juif  «converti» à l’Islam).
Et il est d’ailleurs étonnant que ces adeptes amoureux des thèses du complot, qui n’ont pris l’habitude que de fouiller dans les archives marginales de l’Histoire, ne remontent pas à cette source historiquement vérifiable dans les chroniques authentifiées, eux qui font de l’antisionisme judéophobe une religion censée tout expliquer. Mais il est vrai que le complot est à géométrie variable chez eux, et nous nous en apercevrons à de nombreuses reprises ici.
De très nombreuses fatawa, de savants de toutes écoles confondues, sont très explicites et sans ambigüité pour qualifier de non-musulmans les nossaïrites. La plus célèbre -car issue d’un pilier du militantisme orthodoxe sunnite est celle de l’imam savantissime de Damas Taqqidine Ahmed al Harani Ibn Taïmiyya. Honni, il est vrai, par les chiites, certains soufis, et les laïques contemporains, ce qui est en soi un gage suffisant d’éloges à son égard.
Il écrit*dans son recueil de Fatawa : «Ces gens nommés « Al nousaïriyya » et autres groupes parmi les Qarmates et Batinites sont de plus grands mécréants que les Juifs et les Chrétiens. Non, ils sont des plus grands mécréant que la plupart des polythéistes et leur mal envers la Oumma de Mouhammad , est plus grand que le mal des mécréants qui sont en guerre avec les Musulmans, comme les Tatars, les mécréants d’Occident [croisés] et les autres.».
Rappelons sans ouvrir la porte de la polémique sur un sujet complexe, qu’il existe des divergences sur le fait de considérer musulmans, les simples gens du commun affiliés au chiisme imamite duodécimain alors qu’il y a un avis majoritaire (joumhour) pour considérer non-musulman leurs cheikhs et imams, cela même chez Ibn Taïmiyya.
Mais concernant la secte nossaïrite, ultime déviation d’hérétiques issus eux mêmes d’innovateurs de la pire espèce, les choses sont sans aucune ambigüité possible que cela concerne le simple affilié par  »naissance », le dévot ou l’insouciant parmi eux, le savant ou l’ignorant : «Ils se présentent devant des Musulmans ignorants comme les partisans et avocats de la famille du prophète, tandis qu’en réalité ils ne croient pas en Allah, au Messager, au Livre, aux prescriptions religieuses, aux interdits, à la récompense, au châtiment, au Paradis, au Feu, ou dans un des Messagers qui a précédé Mouhammad, ou dans une religion parmi les religions précédentes. Plutôt, ils prennent les paroles d’Allâh et de Son Messager, connu des savants Musulmans et ils les interprètent en se basant sur leur fabrication, prétendant que leurs interprétations sont « la connaissance cachée » […] Les savants musulmans ont écrit des livres, dévoilant leurs secrets, exposant leurs voiles, expliquant qu’ils sont branchés de l’incrédulité, l’infidélité et l’athéisme, par lesquels ils sont des plus grands mécréants que les Juifs, les Chrétiens et les Brahmanes indiens adorant les idoles.».
Finalement pouvoir les considérer comme musulmans, c’est donc pouvoir considérer musulmans les Ahmadis-qadianites croyant à un nouveau prophète, comme aux Bahaïs, et même pouvoir accorder la qualité de musulman à n’importe qui d’autre… D’ailleurs quitte en arriver là, autant considérer les juifs orthodoxes comme musulmans, puisqu’ils sont beaucoup plus proches de l’Islam que ne le sont les nossaïrites…
Le problème est que très souvent, le délire est tel chez les complotistes pro-Bachar, qu’ils seraient capables de faire passer, par ignorance et anachronisme, Ibn Taïmiyya pour un «salafo-wahhabite».
Malgré qu’ils soient férus d’histoire et de politique (mais en réalité que de la crypto-histoire) inutile de leur présenter quantité de textes issus des grandes chroniques historiques de nos savants et historiens (Bidaya wa nihaya d’ibn Kathir, Tarikh Dimachk d’Ibn Assaker, et Al kamil d’Ibn al Athir) qui montrent comment les Nossaïrites furent actifs dans le soutien aux forces croisées et plus tard mongoles, d’ailleurs comme leurs  « grand-pères » ismaéliens et aussi comme leurs très lointains  «arrière-cousins» chiites.
Ils furent collaborateurs, espions et informateurs pour les grands ennemis de l’islam et traîtres à la cause de l’Islam. Tous les grands noms du sunnisme, d’Imadouddine Zenki à Salah Dine Ayyoubi jusqu’à Baybar ont d’ailleurs compris que pour mettre fin aux invasions et restaurer l’ordre islamique, il fallait d’abord en finir avec eux…

Leur haine de l’Islam et de son orthodoxie est tellement de notoriété publique que les Nossaïrites ont toujours attiré l’attention des non-musulmans, des croisés du Moyen-âge jusqu’aux colonisateurs du 19e siècle. Notamment dans la communauté des orientalistes occidentaux dont les travaux avaient été d’une utilité capitale pour les impérialistes cherchant à contrôler l’Orient musulman.
Dès lors si les complotistes pro-Bachar ne croient pas dans les paroles d’Ibn Taïmiyya, peut-être croiront-ils les paroles de ces orientalistes, puisqu’ils ont l’habitude de prendre pour évangile la parole de non-musulmans et se méfier de celle issue de l’Islam authentique.
Ainsi pouvait-on lire en 1879 dans une célèbre revue orientaliste :
«les Nosaïris sont un des peuples qui ont eu le privilège d’exciter au plus haut point la curiosité scientifique de l’Europe» [Journal asiatique] [1].
Pourquoi cet intérêt ?
«L’aspect archaïque des doctrines ainsi que leur caractère syncrétique, alimentaient leurs questionnements sur les origines religieuses et ethniques des nossaïrs, chercher à quoi les rattacher. Un rattachement qui pourrait aussi bien servir les missionnaires chrétiens agents des empires coloniaux que directement les politiques coloniales elle-mêmes.»
Les européens du 19e siècle savaient, sentaient par intuition perverse toutes les potentialités qu’ils pouvaient tirer et espérer des Nossaïrites, qui leur semblaient plus proches de leurs religions, le christianisme surtout, mais aussi de toute la mystique gnostique et initiatique reprise par les courants modernistes franc-maçons (Vous avez dit complot ?). Mais ces orientalistes étaient aussi très souvent des érudits et eux, contrairement à nos amis, savaient très bien que les nossaïrites n’avait rien à avoir avec l’Islam. Déjà un voyageur français qui visita le pays des nossaïris dans les montagnes près de Lattaquié en Syrie en 1780 écrivait qu’ils se divisaient en trois sectes.
Il les classe donc : «les chamsié adorateurs du soleil ; les kelbié ou adorateurs du chien ; et les Qadmousié, qu’on assure rendre un culte particulier à l’organe qui dans les femmes correspond à priape [le phallus] »
Ce qui attirait les missionnaires, les évangélisateurs et les futurs agents du colonialisme, c’est bien entendu leur grande proximité avec le christianisme :
«Les croyances et les pratiques nossaïries avait en effet des points communs avec le christianisme. Ainsi ils vénéraient une trinité : l’essence (ma’na), le nom (ism) et la porte (bab) ; ils célébraient des fêtes chrétiennes et avaient adopté des rites chrétiens. […] Enfin, leurs croyances étaient parcourues d’idées gnostiques et certaines de leurs pratiques renvoyaient à l’ancien paganisme local.»
Le célèbre jésuite Belge Henri Lammens avait la ferme conviction que les Nossaïrites étaient des ex-chrétiens ayant survécu au milieu de la civilisation islamique et transformant leur dogme par de multiples et syncrétiques croyances :
« Nous croyons donc être dans le vrai en affirmant que la religion nossairie est une déformation non du dogme coranique mais de la vérité chrétienne. Les nossaïries ont certainement été chrétiens : ils ont dû le demeurer même après la conquête musulmane. Privé d’un sacerdoce constitué, ils auront peu à peu mêlé à leurs croyances primitives, pour les voiler peut-être d’éléments chiites».
Relisons comment un non-musulman témoigne avec intelligence de la manière dont les nossaïrites sont plus proches de la pseudo-vérité chrétienne que de celle professée par l’Islam ! Dès lors nous comprenons non seulement le pourquoi de l’intérêt occidental mais aussi de l’hostilité dont font preuve les nossaïrites à l’égard de l’Islam. En 1903, le même Lammens rendit visite à un chef religieux nossaïri. Espérant profiter de leur marginalité pour les convertir et motiver le droit d’intervention des puissances européennes pour la protection des minorités chrétiennes en terre d’Islam (Nous sommes en 2013 et vous aurez noté la réactualisation totale de cette politique coloniale). Le jésuite demanda alors au chef nossaïrite :
«Si vous devenez chrétiens ? Cette démarche conférerait aussitôt à la France le droit d’intervenir en votre faveur » devant les hésitations du cheikh, Lammens lui demanda s’il préférait se dissoudre dans la communauté musulmane, et ce dernier lui rétorqua alors : «Jamais ! Nous détestons les musulmans…» !!!!
Cette haine viscérale des nossaïrites à l’égard des musulmans était encore rapportée près de 10 plus tard en pleine Première Guerre Mondiale par le père Jausen qui notait que les nossaïris portaient de la haine «à tout ce qui est turc ou mahométan»… Comprenons bien que dans la littérature européenne du 18e et début du 19e le terme turc est très souvent synonyme de musulman et de sunnite puisque les ottomans avaient la charge du califat islamique. Tout ceci était parfaitement compris de ces orientalistes et des politiques pour lesquels ils travaillaient directement ou non :
«La politique française, quant à elle, s’attachait à défendre les particularismes locaux. La littérature orientaliste, comme les rapports produits par les consulats, avaient préparé le terrain en soulignant la haine que les nossaïris éprouvaient pour les Turcs. Déjà en 1824, Félix Dupont, le drogman du consulat de France à Lattaquié, avait adressé un mémoire à Sylvestre de Sacy où il notait que les nossaïris détestaient les Turcs dont ils étaient les ennemis jurés, mais qu’ils aimaient assez les chrétiens et accueillaient les étrangers avec hospitalité.».
Ce n’est qu’à la fin du 19e siècle et début 20e que les chefs nossaïrites décidèrent que leurs communautés devaient sortir de leur isolement et pouvoir profiter des politiques et de l’ingérence des puissances européennes ainsi que de la réforme de l’Empire ottoman (tanzimat). C’est ainsi qu’ils commencèrent à se rattacher à l’Islam par la voie chiite (en recevant parfois de très vives réserves voire de l’hostilité chez les Imams chiites) mais ils ne dupaient de toute façon presque personne. Même s’ils se déclaraient musulmans, un géographe français Vital Cuinet écrivait que pour lui, ils n’étaient que «des idolâtres des pires et ignobles catégories». Mais peut-être que Cuinet n’était-il, lui aussi, qu’un vulgaire wahhabo-salafiste…

L’état alaouite-nossaïrite : création coloniale française

L’intérêt occidental pour les nossaïris est en très grande majorité un intérêt strictement français. Rappelons qu’entre 1870 et 1918, la rivalité avec l’ennemi allemand se joue aussi dans les politiques impérialiste et coloniale : or l’Empire Ottoman qui gouverne la Syrie se tourne de plus en plus vers l’Allemagne jusqu’à devenir son allié.
Faire des Nossairites la cinquième colonne, une base d’appui pour la France est donc un objectif stratégique. Les Nossairites vont donc alors bénéficier d’un soin plus que particulier de la part des Français. Ces derniers vont donc tout entreprendre pour les soustraire à l’autorité ottomane, mais aussi protéger leurs particularités religieuses bien après la fin du Califat quand Français et Anglais se partagent comme un gâteau le Proche-Orient.
Aujourd’hui encore cela n’est un secret pour personne : «C’est la France, lors du Mandat, qui donne à cette communauté une nouvelle conscience d’elle-même».
Après avoir appris à les connaître, et surtout après la chute du califat ottoman, les Français vont s’attacher à en faire des alliés contre le bloc arabe-sunnite viscéralement hostile à la présence française en Syrie. La première étape sera de consolider la présence nossairite appelée désormais Alaouite pour les rattacher la dévotion qu’ont les chiites envers ‘Ali. «La création d’une entité alaouite est propre au mandat » écrivait l’intellectuel syrien Edmond Rabbath. Le démantèlement de l’Empire ottoman et le traçage des frontières par la France et l’Angleterre, en 1920, entraînèrent en effet la naissance de quatre « entités » dans la zone sous mandat français.».
Le but de cette division administrative était de construire et bâtir une identité nossairite non plus sur des bases uniquement religieuses mais surtout politiques contre les éternels ennemis sunnites : «Ainsi fut crée le Territoire des Alaouites qui fut ensuite érigé en Etat des Alaouites, avec Lattaquié pour capitale en 1922. Ces frontières avaient été créées en vue d’un but politique précis, celui de séparer les populations minoritaires alaouites des musulmans sunnites et de créer un territoire aussi homogène que possible où les premières deviendraient la majorité » Jacques Weulerss.
Pour cela, il a fallu les faire descendre de leurs montagnes, les former, les ouvrir à la Modernité et à ses dogmes*: les écoles et missions françaises s’en sont chargé avec plein de zèle.
Mais ce sont surtout les académies militaires qui ouvriront leurs portes aux jeunes nossaïrites. La France va former des générations d’officiers et de militaires d’obédience alaouite-nossaïrite, conscients que face à la force du nombre sunnite il fallait donner la force à cette minorité. Si bien que lorsque la Syrie devient indépendante, son armée compte déjà bizarrement une proportion d’officiers alaouite-nossaïrites supérieure à leur poids dans l’ensemble de la population du pays…
On peut lire sur le site officiel du Sénat français : «Les autorités françaises créent, en effet, un Etat alaouite autonome et ouvrent largement les portes de l’armée française du Levant à ses ressortissants, comme à ceux des autres minorités : Arméniens, Chrétiens arabes… Peu à peu, de jeunes officiers alaouites voient leur influence grandir au sein du Baas. Avec le coup d’état de 1963, le Comité militaire du Baas, majoritairement alaouite, met à l’écart de nombreux officiers sunnites. L’arrivée au pouvoir du général Jedid en 1966 et surtout du général al-Assad en 1970 est comme le point d’orgue de cette revanche d’une communauté longtemps exclue.»
Ce qui nous amène donc au parti Ba’ath.

Le ba’ath : athéisme, laïcité, socialisme et nationalisme ou l’universalisme français arabisé

Ce sujet mériterait un article à lui seul, mais il est quand même de plus en plus évident aux musulmans que l’idéologie du Ba’ath est de la mécréance pure et simple. Dans le sens que, s’affilier à cette idéologie est suffisant en soi pour être déchu de sa qualité de musulman.
Le ba’ath est directement lié au modernisme européen importé par la colonisation. Progressiste, laïque et nationaliste. Dire que cette idéologie est issue d’un arabe chrétien, Michel Aflaq, naturellement attiré par les idées européennes, est encore insuffisant pour pouvoir la discréditer. D’autant plus que la place et l’importance de l’islam chez Aflaq dans l’idéologie baathiste qu’il a créée, est beaucoup plus importante que ce qu’en feront plus tard les Alaouite-nossaïrites viscéralement opposés à l’Islam…
Les alaouite-nossaïyrites notamment les officiers et les militaires ont vu dans le ba’ath, la parfaite idéologie pouvant servir de masque à leur future mainmise sur la Syrie, via les slogans nationalistes et surtout l’arabisme : le pseudo-trait commun qui pouvait les lier avec les sunnites arabes.
Mais le ba’ath version nossaïrite sera donc très naturellement en guerre totale contre l’islam. Un article d’une revue militaire baathiste décrit d’ailleurs tout le programme et sa vision de la future société syrienne désislamisée :
«Le moyen de créer un homme arabe nouveau, un homme socialiste arabe nouveau devant rejeter toutes les valeurs qui ont prévalues dans les sociétés précédentes et ne sont plus que des momies embaumées.. ces valeurs avaient fait de l’homme arabe un être démissionnaire et désemparé un être agi par Dieu qui ne savait que répéter  «la hawla wala qouwatta ila billah»» [2]. On reconnaît là très bien, l’idéologie messianique de l’humanisme prométhéen issue des Lumières françaises… Suite à cette provocation, des manifestations à Damas furent organisés, les auteurs de l’article furent le disjoncteur et condamnés. Mais comme le note Bernard Botiveau : «c’était bien là le projet de Hafez al Assad» le père du Bachar. Rappelons qu’en 1963 à la prise de pouvoir définitive du Ba’ath, les alaouite-nossaïrites ont proclamé à la radio de Damas :

آمنت بالبعث رباً لا شريك له
وبالعروبة ديناً ماله ثانٍ

«Je crois dans le Ba’ath comme un Dieu sans aucun associé et en l’Arabisme comme religion sans aucune autre religion qu’elle» Voulant imiter en cela, la profession de foi attestée par tous les musulmans et confirmant l’apostasie claire, la mécréance absolue de tous les baathistes.
Il n’est pas nécessaire de retracer ici toute l’histoire tumultueuse de la résistance islamique en Syrie des années 70 et 80.
Quand en 1971, Hafez al Assad modifie la constitution en vigueur en la laïcisant et qu’il supprime les références à l’Islam, il alluma lui-même les feux de la lutte (jihad) contre l’Etat syrien. Et à cette époque, ce sont très souvent les activistes proches du militantisme des Frères musulmans qui portaient et défendaient le sunnisme.
Il faut dire que la Syrie n’était alors même pas comme les autres pays arabes, lesquels réservent très souvent dans leur constitution taghoutiya, un article aussi hypocrite que contradictoire :  «L’Islam est la religion de l’Etat». Encore plus évident et révélateur : la première grande et fondamentale constitution syrienne écrite par les baathistes alaouites, celle de 1973, ne mentionnait même pas l’obligation minime signifiant que le chef d’état devait être un  «musulman». Il semblerait que les baathistes alaouites connaissaient alors bien mieux la définition de la foi chez les sunnites que nos actuels amis complotistes. Ce n’est qu’avec les troubles, émeutes et insurrections des mouvements armés issus de  «l’islamisme radical» (tel celui du cheikh Marwan Al Hadid rahimaoullah) [3] qu’à chaque fois les baathistes furent contraints de modifier leur constitution.
Hier comme aujourd’hui rien n’a changé, la dernière grande modification, celle de 2012 sous l’actuel président Bachar ne fut réalisée qu’après le début de la révolte et de la guerre contre le baathisme.
Dans cette Constitution de 2012, il y a encore une incohérence évidente entre l’article 3 qui affirme : «La religion du président de la République est l’Islam» et l’article 84 qui ne cite pas l’islam parmi les 5 conditions obligatoires pour prétendre à la présidence. L’article 3 vise donc simplement à établir de fait la légitimité du président nossaïrite actuel et assoir sa prétention d’appartenir à l’Islam. C’est donc pourquoi la qualité effective et réelle d’être musulman est inutile et n’est toujours pas une condition requise par la Constitution pour occuper ce poste de Président comme la constitution de 1973 élaborée par son père Hafez.

Où étaient donc les complotistes lors du massacre de la ville de Hama en 1982 qui firent entre 50 et 80 000 morts ? Les insurgés étaient-ils financés par le Qatar ? Ah oui par les Saoudiens, pourront-ils rétorquer !!… [quid d’une princesse saoudiennee mariée à un neveu d’Al Assad alors que le «Wahhabite» Ibn Taïmyya interdisait toute relation matrimoniale avec les nossaïrites?]
Où étaient les complotistes lorsque Hafez al Assad lança ses troupes au Liban contre les Palestiniens? Qu’ils y soutinrent pendant 10 ans, les milices et partis chrétiens, les mouvements hérétiques dissidents du sunnisme tel celui des habaches [dont les moufti feront des fatwas sur commande pour faire considérer les nossaïrites-alaouites comme musulmans par les sunnites], puis favorisèrent l’émergence du Hezbollah, tous aussi différents soient-ils, fermement unis contre l’émergence d’une véritable force sunnite ?
Certes nos jeunes complotistes n’étaient pas nés, mais curieusement cette histoire là ne les intéresse pas…
Pourtant l’histoire et la théologie ne sont jamais bien loin, car quand actuellement les vidéos odieuses récurrentes montrent comment les chabiba du régime obligent les prisonniers sunnites à se prosterner devant l’effigie de Bachar avec des  «Bachar Akbar», le musulman instruit sait que pour les alaouite-nossaïrites qui ont divinisé ‘Ali, cette pratique païenne idolâtre est une norme. Il sait que leur propension à diviniser des humains qu’ils prennent pour idole est une constante chez eux jusque il y a moins d’un siècle encore avec le courant des mourchidites : «Le mouvement fut crée par un berger, Sulayman Murchid, nouveau prophète qui se déclara dieu, mais ne renonça pas pour autant à la vie matérielle, ni aux biens de ce monde, ni au pouvoir puisqu’il fut aussi député. Au vu de son succès auprès de ces coreligionnaires, les Français avaient rapidement choisi de s’en faire un allié»
Qui ose se prétendre musulman de la sunna et défendre l’indéfendable ? Non, celui qui polémique d’une seule lettre en leur faveur fait décidément bel et bien partie d’eux….

Défendre l’état baathiste nossaïrite face à Israël et à l’Occident ?

Le dernier bastion mental de nos amis est l’argument de l’antisionisme et de l’anti-impérialisme occidental. Puisqu’il est impossible de prétendre défendre les nossaïrites baathistes par des arguments musulmans, le seul recours est celui de la géopolitique complotiste.
Curieusement, eux qui sont devenus des spécialistes attentifs de toutes les informations qui viennent d’Israël, ils ferment les yeux sur les dizaines de déclarations très officielles venant des plus éminentes autorités juives énonçant que le régime de Bachar était un facteur de stabilité pour Israël…
Ces complotistes musulmans ferment les yeux sur les éloges du régime par les partisans de cette laïcité qui les opprime en France*: et le berger savoyard de ces moutons maghrébins ose même l’affront d’attaquer la laïcité maçonnique en France qui a détruit le catholicisme, mais de la louer pour le régime de Bachar, véritable insulte à la (petite) intelligence des complotistes musulmans. Ce qui est mauvais pour nous, patriotes français, est très bon pour vous arabo-musulmans…
Ces complotistes devenus des experts en crypto-analyse de données vidéos sur youtube (!!!) capables de forger des théories les plus farfelues pour donner à la réalité les traits qu’ils restent incapables de voir en direct comment les chiens du régime exécutent leurs anciens rabbins enturbannés, comme Al Bouti dès qu’il a semblé vouloir s’en défaire [4].

De plus qu’a fait l’état syrien contre Israël ? Pas une seule balle tirée pour récupérer le Golan en plus de trente ans…
La Guerre du Kippour ? Hafez al Assad a été quasi contraint par Anouar Sadate d’accepter cette idée de guerre purement égyptienne, et de se joindre à l’expédition de 1973. Il a envoyé ses divisions de l’armée populaire (sunnite) chair à canon prêtes à en découdre avec les Israéliens sur le Golan alors que les troupes d’elite nossaïrites se terraient à Damas et que l’Aviation totalement en leurs mains ne joua pratiquement aucun rôle, ni même pour appuyer l’offensive…
Son aide aux Palestiniens ? Après les avoir directement massacrés au Liban et les laisser se faire massacrer par les phalangistes chrétiens dans les années 80, ce n’est qu’après la première intifada que les baathistes ont utilisé dans leur intérêt le levier international que pouvait être la cause palestinienne..
Ces esprits complotistes ne se demandent pas pourquoi le Baathisme panarabiste a échoué dans ses prétentions d’unification du monde arabe ?
Pourquoi jamais la Syrie baathiste de Hafez al Assad et l’irak baathiste de Saddam Hussein n’ont réalisé cette union, ce serait-ce qu’économique et militaire ?
Non car Hafez al Assad est un alaouite-nossaïrite avant d’être baathiste et Saddam Husseïn [d’origine sunnite] a témoigné des multiples trahisons, des multiples bassesses et hypocrisies en face d’Israël et de l’Occident des alaouite-nossaïrites du Ba’ath syrien [5]. Et nous témoignons tous que Saddam [exécuté par des chiites] fut bien plus un fervent antisioniste et antiaméricain que la raclure nossaïrite des Al Assad… Même le champion de l’arabisme par excellence le taghout égyptien Gamal Abdel Nasser le bourreau de Sayyid Qotb a témoigné de la traitrise du Ba’ath alaouite-nossaïrite de Syrie et sa duplicité face à Israël. [6]
Ce qui nous rappelle à nous adeptes de l’orthodoxie sunnite, que lorsqu’on avait posé la question il y a près de 7 siècles à Ibn Taïmiyya sur l’opportunité de laisser les nossaïrites à la lisière des pays musulmans pour en garder les frontières face à l’ennemi non-musulman, celui-ci avait répondu* que c’était là une folie comparable à faire garder des moutons par des loups, car : «ces gens sont plus traîtres à l’égard des musulmans et de leurs chefs, les plus acharnés à la subversion de la religion et de l’état…»…

Finalement, le seul mot d’ordre risible chez les complotistes pro-bachar est de vouloir: «Préserver un état syrien fort face à Israël, car c’est le projet sioniste de détruire les nations arabes fortes.».
Et de les voir citer telle ou telle parole expliquant le projet de morcellement du monde arabo-musulman comme preuve de leurs délires.
Certes quand on fouille l’histoire, notamment celle du Moyen-Orient depuis le 19e siècle, il n’est pas rare de tomber sur ce genre de parole explicitant ces projets qui ne datent pas d’aujourd’hui : «La paix du monde serait en somme mieux assurée s’il y avait en Orient un certain nombre de petits Etats dont les relations seraient contrôlées ici par la France et là par l’Angleterre, qui s’administreraient avec le maximum d’autonomie intérieure, et qui n’auraient pas les tendances agressives des grands États nationaux unitaires» [lettre de Robert de Caix, Avril 1920, Diplomate français]
Dès lors pour les complotistes pro-Bachar nous nous devons de défendre ces grands états unitaires arabes car la division ne profite qu’à l’ennemi…
Oui mais le problème est que ces états arabes, leur très grande majorité, sont déjà nés du morcellement voulu et planifié par l’impérialisme occidental. Ce sont eux qui sont issus de cette politique déjà mise en place par le  «complot» : l’ETAT FORT ET UNITAIRE QUE JUIFS SIONISTES ET IMPÉRIALISTES OCCIDENTAUX CHERCHENT A FAIRE DISPARAÎTRE EST DÉJÀ DÉTRUIT : C’ÉTAIT LE CALIFAT !!!
Et on comprend mieux toutes ces manigances, de la déclaration Balfour aux accords Sykes-picot et toutes les paroles de diplomates allant dans ce sens, d’hier et d’aujourd’hui, si on les remet en perspective avec la fin du califat musulman et leur de volonté actuelle ne plus jamais le voir réapparaître*: nous les comprenons mieux.
La Syrie actuelle est déjà le fruit de ce partage, l’état  »fort et unitaire » n’est désormais que celui du baathisme nossaïrite à détruire !!! Car tous ces états arabes ne sont que les gardiens et les protecteurs des frontières créées par l’Occident. D’ailleurs quand on posa la question à l’intellectuel juif américain Noam Chomsky, s’il pensait que le Moyen-Orient passait actuellement par une phase de réécriture de l’accord Sykes-Picot, il répondit très justement que :  «l’accord Sykes- Picot est en train de s’effondrer, ce qui est un phénomène intéressant. Et il a un siècle. Mais, l’accord Sykes-Picot n’était qu’une imposition impériale qui n’a aucune légitimité, et il n’y a aucune raison pour une seule de ses frontières – sauf les intérêts des puissances impériales.»
Mais Bizarrement Chomsky n’est pas tenu en estime par les gourous français du complotisme qui défendent très justement les frontières mises en place par leurs ancêtres, les mêmes qui combattent encore et toujours le retour du califat islamique, en justifiant tout par la magie de leur logos qui ensorcelle les faibles d’esprits parmi ceux qui osent s’affilier à l’Islam, comme les magiciens de Pharaon devant son peuple…

Il faut dire que l’analyse historique n’est pas vraiment pas leur fort car au lieu d’analyser et de contextualiser ce genre de paroles de la crypto-histoire qu’ils aiment dévoilant projet et plan judéo-maçonnique pour le monde musulman, ils devraient chercher à analyser l’histoire et ses lois immuables. Car très souvent la résistance face à l’ennemi s’est justement réalisée par de petites entités de petits groupes extrêmement déterminés et unis, comme on peut en voir un peu partout dans les zones chaudes du monde musulman.
Tel ce qu’en disait l’un des maitres de l’analyse islamique contemporaine, notre cheikh Mahmoud Abou Omar : «La plupart de ceux qui se sont penchés sur cette période [les croisades] ne l’ont fait qu’en s’attachant à un petit nombre de personnes qui les avaient précédés. Ainsi y a-t-il une étude qui traite du sujet en mettant en éclairage sur le Leader Nur al Din Zanki ou le leader Salah al Din al Ayyoubi. A la lecture de tels textes ; les lecteurs ignorants pensent que cette partie de l’histoire islamique concernant les croisades fut le fait d’un Etat uni pour commander les musulmans. C’est une erreur évidente. Les lecteurs avertis savent que les musulmans qui s’empoignèrent avec les croisés le firent par petits groupes divisés et disparates. Il y avait, par exemple, une forteresse contrôlée par une famille et sous l’autorité de laquelle les gens se rassemblaient. Ou un village qui reconnaissait le leadership d’un chef éclairé, ou un érudit que ses élèves acceptaient et ralliaient, etc. Peut-être que la meilleure façon d’expliquer les réalités de cet état de fait est contenue dans l’ouvrage al I’tibar de l’émir Oussama Ibn Munqidh. Cet Oussama était de la citadelle de Sayzar et sa famille les Al Munqidh étaient les seigneurs de cette citadelle. Ils jouèrent un rôle important contre les croisés et Oussama fut un témoin de la guerre des musulmans contre les Croisés. Avant d’aller plus loin, il est important de noter que le rôle des Leaders majeurs comme la famille des Zanki et les Ayyoubides, fut d’unir les factions et les organisations en une seule et même force de combat. Il n’empêche que le plus grand rôle fut joué par ces petits factions qui, en vérité, eurent à faire face aux croisés»
Dès lors, oui, sans aucun doute nous préférons voir l’état lybien de Kadhafi détruit qui en 60 ans de règne n’a absolument compté aucune réalisation islamique à son actif, nous préférons voir détruit l’état alaouite-nossaïrite baathiste des Al Assad en Syrie et les voir tous remplacés par des autres structures, plus islamiques, qui elles seront plus à même d’être des moteurs purifiés et purificateurs en marche vers la réalisation d’un nouvel ordre islamique en Terre d’Islam.
Car telle est l’histoire de l’islam et les règles de réalisation et de création des Califats et des empires islamiques quand nous étudions l’histoire.
Comme il est étrange de voir ces cerveaux complotistes se gaver de textes et de hadiths liés à l’eschatologie mais n’utilisant pas leur raison pour les indexer aux lois historiques passées et en cours ? Tel que l’annonçait le Prophète lui-même : «L’affaire en viendra à ce que vous serez plusieurs groupes constitués : un groupe à ash-Shâm, un groupe au Yémen et un groupe en Irak. – Choisis pour moi, ô Messager de Dieu, si je parviens à cette (situation). – Choisis ash-Shâm, car elle est ce que Dieu a choisi de Sa terre, Il y attirera ceux qu’Il a choisis parmi Ses serviteurs. Si vous refusez, alors choisissez le Yémen. Et donnez à boire de vos bassins. Dieu a pris la garantie pour moi de ash-Shâm et de ses habitants» [7] 
Ces groupes ou leurs prédécesseurs, nous les voyons tous actuellement à l’œuvre et nous connaissons la couleur de leurs bannières… Et à chaque fois que ces groupes rétablissent l’ordre dans une région qu’ils contrôlent, les drones, les Rafales et les F-17 s’empressent de les bombarder, de Mogadiscio à Kidal en passant par Abyan, ayant peur non pas de leurs échecs (il les laisseraient prendre le pouvoir…) mais au contraire de leurs réussites : ce que Chomsky appelait encore la  «menace d’un bon exemple» version islamo-wahhabo-salafiste [8].

D’ailleurs, il est intéressant de noter que le virus du complotisme a parfois atteint une petite minorité de ceux qui se réclament très très officiellement du salafisme «wahhabite», comprenez ici : made in saoud et pro-saoud…
Leur argumentaire est quasi identique à celui des complotistes que l’on vise ici, mais la réflexion en moins et des prétentions en plus : ce qui est encore pire vous en conviendrez…
Les fatawa du clergé d’État saoudien sont une mine d’or de contradictions, les obligeant à faire des contorsions idéologiques et dogmatiques quasi-intenables. Certaines de leurs fatawa sont des plus étonnantes et même risibles : il faut dénoncer à la police ceux qui s’engagent militairement en faveur de leurs frères syriens [9], pour d’autres, les Syriens n’ont besoin que d’invocations [10]….
Alors que le cheikh Ibn Baz, lors de la révolte de la ville de Hama en 1982 était pourtant clair quand on lui posa la question de ce qu’il convenait alors de faire pour les soutenir : «Ce que nous savons au sujet de leur situation, c’est qu’ils sont opprimés, et ils méritent aide et assistance, car cet État les tue cruellement, et ils (les rebelles) ne demandent que l’application de l’Islam et rien d’autre en dehors de cela. Et cet État est un Etat mécréant Nussayrite Alaouite Rafidite Baathiste. Ils doivent donc être aidés et assistés jusqu’à ce qu’ils sauvent leur pays des mains de ces ennemis athées et mécréants qui n’ont épargnés ni mal ni tourments aux musulmans…»
La solution  «jihadiste» était alors très claire chez lui :  «Oui il [le jihad] devient fard ayn [obligation individuelle] selon la capacité de chacun. Chaque personne fait le jihad selon sa capacité. Il lutte de lui-même par son corps ou ses biens dans le Sentier d’Allah – ou les deux – et ceci qu’il soit seul ou avec ses frères toujours selon sa capacité. […] Cela est Fard ayn selon la capacité de chacun car ils sont combattus et n’ont aucun soutien. Ils ont donc besoin d’aide de la part de leurs frères musulmans par le biais de leurs biens, leurs personnes ainsi que leur da’wa et leurs bons conseils» [11].
Oui mais voilà, c’était une autre époque, celle des années 80 quand les cheikh du  «wahhabisme» n’avaient de compte à rendre à personne (ou presque) rien à voir donc avec les fonctionnaires d’aujourd’hui qui suivent le madhab et le fiqh de la Maison Blanche : les moujahidines étaient des freedom fighters quand on avait besoin d’eux et quand ils étaient plus ou moins contrôlables, aujourd’hui ce sont des  «irhabi» car ils suivent leurs propres plans et projets, pour leurs seuls intérêts et causes.
Et heureusement que la véritable science islamique légiférée n’est pas tributaire de ces savants de cour car à force de suivre aveuglément ces rabbins cela fait longtemps que certains seraient devenus juifs…
La version complotiste d’une partie du salafisme pro-saoud est donc une espèce d’hybridation schizophrénique très rare mais particulièrement virulente à la fois anti nossayrite alaouite baathiste dans le fond mais allié objectif dans la forme. Elle reprend les contradictions du régime saoudien qui veut la chute de la Syrie et faire barrage à l’Iran mais sans autoriser l’envoi de moujahidines : c’est d’ailleurs pourquoi l’État saoudien pleurniche actuellement [refus de siéger au conseil de sécurité de l’ONU] car leurs grand frères américains qui ont toujours si bien réglé tous les problèmes refusent de s’engager…

Conclusion :

Qu’un complotiste français non musulman, nationaliste, fervent défenseur de l’œuvre française, adepte de son pseudo-universalisme défende l’état alaouite-nossaïrite baathiste est extrêmement cohérent, voir complètement logique, puisque :

– Les alaouites-nossaïrites ont été formés et aidés par la France, des alliés historiques. 

– La Syrie actuelle est issue du mandat français dont les frontières ont été voulues par la France.

– Le parti ba’ath recycle des idéologies séculières issues des Lumières françaises.

Mais que dire de ces maghrébins  «musulmans» éternels manipulés qui suivent les gourous de la pseudo-subversion qui masque très mal la réalité de leurs logiciels mentaux ?

Nous ne parlons pas ici des harkis du patriotisme, des innovateurs coranistes pro-chiites, des adeptes du soufisme et des marabouts, des bico-bobos, des collabeurs schizo, non.
Mais avant tout de ceux qui se réclament de l’islam sunnite, qui ont compris certains mécanismes que nous avons décrits, mais qui ont juste peur de poursuivre jusqu’au bout leur réflexion, de peur [comme certains qui ont vu juste] de voir pleuvoir sur eux des accusations ad-jihadisteram…
Quel ersazt de musulman sunnite serait capable de relever ici le défi de défendre ce régime à détruire par des preuves historiques, logiques et islamiques ?
Détruire cet état c’est détruire un reliquat de l’impérialisme occidental et l’œuvre française
Détruire cet état c’est réparer l’humiliation de la destruction du Califat par les laïques judéo-maçons
Détruire cet état c’est en finir avec le passé et ouvrir la possibilité d’un nouvel horizon
Détruire cet état c’est réécrire notre propre histoire avec l’encre des nôtres qui se sont sacrifiés, qui se sacrifient et qui se sacrifieront.

Puisse Allah précipiter sa chute et faire de nous des causes dans celle-ci et dans le renouveau de l’Islam !

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Notes :

[1] la plupart des citations reprises dans cet article sont tirées du livre Le choc colonial et l’islam : Les politiques religieuses des puissances coloniales en terres d’islam, de Pierre-Jean Luizard, dans le chapitre intitulé : L’entité alaouite une création française.

[2] Loi Islamique et droit dans les société arabes, de Bernard Botiveau.

[3] http://www.youtube.com/watch?v=LFV1GhH3FNI

[4] http://www.youtube.com/watch?v=ZeyWBkB3jZo

[5] http://www.youtube.com/watch?v=6Pfxt5YBS2M

[6] http://www.youtube.com/watch?v=sf1UTqV9xqE

[7] Rapporté par Abou Daoud N°2473.

[8] http://www.dailymotion.com/video/xcd…?search_algo=2

[9] http://www.youtube.com/watch?v=zPGh3YUPGXI

[10] http://www.youtube.com/watch?v=0VDX4dtCLyc

[11] http://www.youtube.com/watch?v=4fhDuZ6dROk

Source : Anâ-Muslim

Anâ-Muslim : Le vote est de la mécréance majeure !

Publié le Mis à jour le

Assalâmu ‘alaykum wa rahmatullah

Depuis l’effondrement de la civilisation musulmane, L’islam, le din, le tawhid, l’iman et les ‘ibadat ont vue la réalité de leurs significations rétrécir dans les consciences musulmanes, contrairement au chirk et au koufr qui eux ont vue leurs réalités se voiler et grandir d’autant plus facilement. Si bien que le musulman actuel ne voit pas, ne comprends pas, que parfois un acte qu’il croit comme ridicule, anodin et  »normal » implique en soit une remise en cause des bases de sa religion originelle.

Telle est l’une des caractéristiques du phénomène de sécularisation.

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Source : http://www.ana-muslim.org/