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Conseil de lecture : Le piège Daech : L’Etat Islamique ou le retour de l’Histoire de Pierre-Jean Luizard

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9782707186102Parmi de nombreux ouvrages sur l’Etat Islamique, « Le piège Daech : l’Etat Islamique ou le retour de l’Histoire » fait partie des plus sérieux. L’auteur, Pierre-Jean Luizard , ne fait pas partie de ces individus qui ne maîtrises par leur sujets et qui nous ponde des livre dans le but de profiter du « buzz » médiatique qui entoure l’Etat Islamique mais il fait parti de ces spécialistes de l’histoire irakienne qui a déjà signé plusieurs ouvrages de qualités sur le sujet.

Dans ce livre dédié à l’Etat Islamique, il explique le déliquescence des Etats de la région (principalement l’Irak et la Syrie mais aussi la répercussion sur les autres Etats du Moyen-Orient) et explique la montée en puissance et le succès de l’Etat Islamique auprès des populations du Moyen-Orient mais aussi en Occident. L’auteur est aussi assez honnête quand il s’agit de dénoncé des rumeurs infondés envers l’Etat Islamique, rumeurs et accusations colportés par les médias occidentaux mais aussi des pays arabes. Il n’hésite pas non plus à revenir sur l »histoire récente de l’Irak et de la Syrie pour comprendre les enjeux actuelle et analyse aussi l’impact de l’Etat Islamique sur les pays qui l’entoure (Liban, Jordanie, Arabie Saoudite et Turquie).

Un livre simple qui permet de comprendre facilement ce qu’il se passe dans la région, à complète avec le livre de Myriam Benraad « L’Irak, la revanche de l’Histoire : De l’occupation étrangère à l’Etat Islamique » où cette dernière détaille plus l’histoire récente de l’Irak qui nous permet de comprendre plus en détail la montée de l’Etat Islamique, là ou Pierre-Jean Luizard se contente de nous donner les grandes ligne. A contrario, Myriam Benraad analyse très peu le phénomène de l’Etat Islamique depuis que le Calife Abou Bakr al-Baghdadi a proclamé le Califat en juin 2014.

Conseil de lecture : Irak, la Revanche de l’Histoire : De l’Occupation Étrangère à l’Etat Islamique

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couv-Irak-derder« Irak, la Revanche de l’Histoire » fait parti de ces livres qui retrace l’histoire récente d’un pays pour vous permettre de mieux comprendre la situation présente. Ici, Myriam Benraad, prend pour point de départ la révolte arabe de 1915 où le Shérif Hussein s’est allié aux britanniques pour combattre l’Empire Ottoman dans le but de créer sur ces ruines un Etat arabe. Elle se penche à la fois sur la trahison des britanniques et des français à travers les accords Sykes-Picot, ainsi que le mandat britannique en Irak, ou encore la montée au pouvoir du Parti Baas, la prise de pouvoir de Saddam Hussein, la guerre contre l’Iran, la première guerre du golf qui implique une trahison des autres nations arabes qui se rangent du côté des Etats Unis pour combattre Saddam Hussein. L’invasion américaine de 2003, les promesses non tenues par les américains et le gouvernement chiite irakien, la montée en puissance de la résistance sunnite et d’al-Qaïda, la création de l’Etat Islamique en Irak jusqu’à la restauration du Califat par Abou Bakr al-Baghdadi en 2014. Tout y est, bien que l’on regrettera que l’auteur ne se penche pas sur analyse actuelle de l’Etat Islamique depuis l’annonce du Califat mais le livre remplit son objectif, à savoir nous conter l’histoire de l’Irak du début du XXe siècle à nos jours.

Conseil : Si vous voulez aller plus loin pour comprendre l’actualité et l’histoire de la région, je vous conseil de lire les deux livres suivant :

La Turquie Moderne de Thierry Zarcone

Aux origines du drame syrien : 1918-2003 de Xavier Baron

 

IslamRéinfo TV : Le Printemps Arabe : une Révolution contre la Restauration du Califat ? [Partie 2]

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Qu’est-ce que le Printemps Arabe ? Qui en ait à l’origine ? Quel est la stratégie de l’Occident et de ses alliés dans les pays à majorité musulmane pour séculariser et laïciser la foi des musulmans ?

Téléchargement : L’Abolition du Califat ou la première étape pour détruire l’Islam !

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Histoire de l’Abolition du Califat.

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Califat2LES CHAPITRES DU LIVRE

  • La Renaissance paganique en Occident
  • La Réforme protestante
  • La Révolution française
  • Le déclin de l’Empire Ottoman
  • La période pré-Tanzimat
  • Les Tanzimat
  • Les Jeunes Ottomans
  • Abdoul Hamid II, le calife résistant
  • Le cheval de Troie occidental : la turquisme ou le nationalisme turque
  • Les origines du nationalisme arabe
  • Les Jeunes Turcs
  • La société pour la liberté ottomane
  • Révolution maçonnique de 1908 et Révolution islamique de 1909
  • L’Empire sous la première guerre mondiale
  • La révolte arabe
  • La Révolution kémaliste
  • L’Abolition du Sultanat et du Califat

IslamRéinfo TV : Le Printemps Arabe : une Révolution contre la Restauration du Califat ? [Partie 1]

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Qu’est-ce que le Printemps Arabe ? Qui en ait à l’origine ? Quel est la stratégie de l’Occident et de ses alliés dans les pays à majorité musulmane pour séculariser et laïciser la foi des musulmans ?

PS : Quelques secondes ont été coupés de la fin de la vidéo lors du montage, rien de bien important.Je ferai en sorte d’intégrer les dernières secondes coupées dans la seconde partie, in sha Llah.

IslamRéinfo TV : Déclin et sécularisation de l’Empire Ottoman !

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Second épisode de la série « histoire de l’islam et des musulmans sous l’Empire Seldjoukide, l’Empire Ottoman et la Turquie Moderne ». Cet épisode présente le processus de sécularisation de l’Empire Ottoman qui finira par engendrer l’abolition du Califat et l’instauration de la Turquie moderne laïque.

Conseil de lecture : La Turquie Moderne et l’Islam de Thierry Zarcone

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411CC8CSXJLThierry Zarcone, historien français spécialisé dans la franc-maçonnerie, le soufisme et la Turquie, est l’auteur du livre « La Turquie Moderne et l’Islam ».

Contrairement à ce que laisse transparaître le titre, il n’est pas question ici d’une étude sur la Turquie moderne et sa relation avec l’islam uniquement, mais bien d’une analyse qui a pour point de départ l’arrivée des tribus turcomanes en Anatolie et leur conversions à l’islam jusqu’à la Turquie moderne sous la présidence de Recep Tayyip Erdoğan. Ce livre est très intéressant car il permet de faire un tableau de l’évolution de la société islamique turc jusqu’à nos jours et nous apporte diverses informations comme les relations entre l’islam sunnite orthodoxe et les sectes présentes dans cette région, l’apogée et le déclin de l’Empire Ottoman, la révolution des Jeunes Turcs, la trahison de Mustafa Kemal Atatürk, l’abolition du Califat ou encore les différents courants de l’islam politique turc. Tout ceci nous permet de dresser un bilan assez complet de la société turc et de constater que les erreurs commises par les musulmans dans l’histoire et d’en tirer profit pour ne pas les répéter.

On y voit clairement les manœuvres des ennemis de l’islam (franc-maçon, sabbataïstes/dönmeh, sionistes, occidentaux, sectes « musulmanes », etc…) pour détruire la Califat car ce dernier était un obstacle majeur à la diffusion de leur croyances hérétiques et surtout qu’ils ont usés de la force pour imposer la laïcité et la démocratie en Turquie (ce que les Turcs musulmans qui participent à la politique islamo-démocratique, ne semble pas avoir compris).

Un livre dont je recommande vivement la lecture.

Abolition du Califat partie 3 : Les turcs laïque prennent le pouvoir et abolissent le Califat

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1011339-La_formation_de_la_TurquieLes britanniques ont réussi à promouvoir et exploiter le nationalisme arabe dans la péninsule arabique comme un moyen efficace d’attaquer et d’affaiblir le Califat Ottoman. En conséquence, les arabes se révoltèrent contre la domination ottomane sur la base d’une offre britannique d’aide pour réaliser l’indépendance nationale. Et comme une conséquence de la perte des villes de La Mecque et, éventuellement, Médine, l’appel pan-islamique du Calife ottoman subi des dommages irréparables. Les britanniques et les français ont réussi à gagner le soutien militaire islamique de l’Inde, du Maghreb et d’autres régions et ainsi à la fois arabes et des non-arabes se sont battus contre leur frères turcs. Le résultat fut que l’Empire Ottoman a été non seulement défait, mais les fondations islamiques incarnés par le Califat ont été détruits.

Sur les cendres de la défaite ottomane durant la Première Guerre Mondiale, les forces laïques nationalistes turcs, dirigée par Mustafa Kemal, a mené une guerre « après la guerre » avec tant de courage, de brillance et de détermination que les pouvoirs las de la guerre européenne ne pouvait rien faire pour empêcher les Turcs d’infliger une cuisante défaite aux Grecs. Le Traité de Lausanne, signé en 1924, a donné une reconnaissance internationale à celui qui avait été gagné par les armes turques sur le champ de bataille.

Les forces nationalistes turcs avaient été en conflit constant avec le Calife ottoman pendant plus de cinquante ans, luttent pour limiter ses pouvoirs grâce à un ordre constitutionnel qui remplacerait ce qu’ils considéraient être une dictature autocratique. Les forces nationalistes turcs ont été essentiellement laïque dans leurs perspectives politiques et ont été très impressionnés par la pseudo supériorité de la civilisation occidentale sur l’Empire ottoman.

Après la perte des villes de La Mecque et Médine, et après que les arabes et non arabes musulmans avaient combattu contre eux, les turcs se sentaient libéré de toute attache au monde islamique. Et ils n’ont pas tardé à adopter le modèle moderne laïque à la place du modèle traditionnel du Califat.

Ce changement de régime à permis l’instauration de la séparation de « l’église » et de « l’Etat », ce qui était irréalisable sous le modèle traditionel du Dar al-Islam. La nouvelle Grande Assemblée nationale turque a nommé Abdul Mageed comme Calife en 1922 pour servir en tant que chef de « l’Eglise » islamique. Son califat, cependant, a été dépouillé de tout pouvoir temporel (comme le Pape en Occident qui n’a plus aucun pouvoir temporel). Ils ont été dévolus à l’État.

Il est tout aussi inévitable que le modèle laïque devait se décomposer dans le milieu islamique de la Turquie. Il n’a pas été, et n’est toujours pas possible, de faire avec l’islam ce que les européens ont fait avec le christianisme. Le Calife n’a pas été, et ne pouvait être, l’équivalent du Pape car l’islam orthodoxe ne reconnait pas la division entre l’Église et l’État. En effet, il n’existe pas d’équivalent à l’Eglise catholique dans le système islamique.

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Mustafa Kemal Atatürk (1881 – 1938)

Il est vite devenu évident que le modèle d’Etat moderne et laïque ne pouvait pas se concrétise tant que le Califat n’était pas supprimé. Il est également devenu évident que les ennemis de la République kémaliste allaient chercher à utiliser le Calife pour déstabiliser la République et, éventuellement, de supprimer Mustafa Kemal. Les forces nationalistes turques ont rapidement fait entendre que la République, dans un milieu islamique, devait trouver le courage de prendre le contrôle de l’islam et subordonnée l’islam à l’État au risque de subir le sort de voir l’islam prendre le contrôle de l’État et restaurer le Dar al-Islam.

Il n’est donc pas surprenant d’apprendre que la Grande Assemblée nationale turque a adopté, le 3 Mars 1924, une loi abolissant le Califat. L’adoption de cette loi a marqué un moment décisif dans l’histoire de la communauté musulmane après une période de treize cents ans, durant laquelle l’institution du Califat a été presque universellement reconnu par les musulmans comme essentielle à leur religion.

Abolition du Califat partie 2 : La Première Guerre mondiale cause la chute de l’Empire Ottoman

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En 1916, pendant la Première Guerre mondiale, le Calife ottoman avait perdu le contrôle de La Mecque et de Djeddah. Son contrôle sur Médine a été maintenue pendant toute la guerre et ne prit fin qu’en 1919 lorsque certaines troupes ottomanes dans la ville ont été amenés à se rebeller contre leur chef héroïque, Fakhri Pacha.

Après que le Calife ottoman ait perdu le contrôle du Hedjaz, le Califat a été tellement mutilés qu’il s’est maintenu à Istanbul juste pour quelques années avant de s’effondrer totalement. Ce fut un succès vraiment remarquable de la part des britanniques. L’affaiblissement du Califat a déstabilisé toute la structure de l’Empire ottoman. En 1919, les troupes britanniques, sous le commandement du général Allenby, s’emparèrent de Jérusalem.

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Les Arabes avaient combattu avec Allenby à Jérusalem pour arracher le pouvoir au Calife ottoman. Ils convoitaient le pouvoir sur le Hedjaz, mais il était encore nécessaire d’attendre pour voir si le Calife ottoman serait capable de retrouver la force nécessaire pour réimposer son autorité sur le Hedjaz. Lorsque, le 3 Mars 1924, le Califat ottoman a été aboli, il est devenu évident qu’aucune menace n’existait.

Le 7 Mars 1924, le Chérif Hussein a revendiqué pour lui-même le Califat. Son titre le plus important était qu’il exerçait de facto un contrôle local sur le Hedjaz. Il était aussi un hachémite (= il appartenait aux Banu Hachim, de la tribu des Quraysh à laquelle le Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) lui-même appartenait; cela est très important car seul un hachémite a le droit de contrôler les lieux saints que sont La Mecque et Médine). En fait, cela pesait si lourdement parmi les Oulamas (= savants musulman) que le Cadi de Transjordanie a rapidement accepté la revendication et reconnu Hussein comme Calife.

Les sionistes ont forger une alliance avec l’Angleterre pour détruire l’Empire ottoman dans le but de créer un foyer national juif en Palestine. Cette alliance fut finalement clair avec l’accord Sykes-Picot de 1916 et la Déclaration Balfour de 1917. L’objectif a été de démanteler l’ensemble de l’ordre public islamique de manière à rendre l’Islam impuissante à empêcher le sionisme d’atteindre son but. Il était également très clair pour les britanniques et les sionistes que la création de l’État juif d’Israël, ne pouvait être établie en Palestine tant que le monde musulman possédait un Calife pouvant mobiliser ses ressources et la ferveur religieuse des musulmans pour les utiliser à des fins militaires.

Mais la revendication du Califat par le Chérif Hussein était incompatible avec les objectifs britanniques. Si ces dernier avait donné leur autorisation au Chérif Hussein, celui-ci aurait alors pu mobiliser le monde musulman pour rétablir le Califat et ainsi constituer une menace pour l’influence britannique et le contrôle sur de grandes parties de Dar al-Islam. De même, la restauration du Califat aurait rendu le contrôle juif sur la Palestine et de Jérusalem tout à fait impossible.

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Edmund Allenby (1861 – 1936)

Abolition du Califat partie 1 : L’importance du Califat et la trahison des arabes

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Le siège du Califat a été le symbole ultime de l’islam, une force dominante dans la vie publique. Sans le Califat dans le monde musulman, il n’y aurait jamais eu de pouvoir. Il y avait, cependant, un lien permanent entre le Califat et le contrôle des Haramain ( = territoires sacrés de La Mecque et Médine). Toute personne qui pourrait réussir à rompre ce lien aurait paralyser l’institution du Califat et, à terme, rendre le monde musulman impuissants !

Tout au long des 1400 années de l’histoire de la Oumma (= communauté musulmane) du Prophète Mohammed (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui), personne n’a jamais pu être nommé à la tête du Califat sans qu’une telle personne soit capable d’avoir le contrôle effectif ou la capacité d’exercer un contrôle, sur le Hedjaz (= région ouest de l’actuel Arabie Saoudite) en général et la Haramain en particulier. Le siège du Califat et l’autorité sur les Haramain, ont toujours été indissociables dans la conscience politico-religieux de la Oumma.

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Ce lien indissociable avait aussi un fondement dans la Charia (= lois islamique) dans la mesure où le Hajj (= lieux saint de l’islam qui sont visités par les musulmans lors de leur pèlerinage) est une institution obligatoire à tous les musulmans, et le Hajj implique un voyage physique au Hedjaz. Personne ne peut donc être reconnu comme étant le chef suprême des musulmans s’il n’a pas l’autorité et les moyens d’exercer la responsabilité de l’organisation et l’administration du Hajj. Et cela, bien entendu, comprends la liberté et la sécurité des pèlerins et, par conséquent, la nécessité de pouvoir contrôler le Hedjaz. En conséquence, même lorsque le siège du Califat a été transférée du Hedjaz à Koufa (Irak), Damas, Bagdad, le Caire et même à Istanbul, les califes ont toujours pris le plus grand soin à maintenir leur autorité et leur contrôle sur le Hedjaz.

Ce principe a continué sans interruption jusqu’à la chute de l’Empire ottoman lors de la Première Guerre mondiale. Les ennemis de l’Islam ont grandement étudier et ont fini par comprendre le lien entre le Califat et le contrôle des Haramain, puis ils ont planifiés leur stratégie pour rendre l’islam impuissants, et ainsi limiter la foi musulmane au domaine privée. En d’autres termes, ils ont séculariser l’islam comme ils l’ont fait avec les chrétiens en Europe.

La civilisation occidentale n’a jamais réussi à vaincre et à prendre le contrôle de l’islam, mais elle a réussi à intégrer le monde musulman au sein du modèle laïc. La stratégie consistait à ce que le Hedjaz soit soumis à l’influence occidentale, afin que le Califat puisse être affaibli et finalement éliminé.

Les britanniques, conscients de l’importance primordiale du Hedjaz et des Haramain, ont compris que la survie même du Califat ottoman dépendait de leur contrôle sur le Hajj. Ils se sont alors concentré pendant la Première Guerre mondiale à arracher le Hedjaz du contrôle du Calife ottoman. Ceci s’est réalisé lorsque le Chérif Hussein (= gardien des lieux saints de la Mecque et Médine) a été poussé par les britanniques à se rebeller contre le Calife ottoman pour établir sa propre autorité sur le Hedjaz en vertu d’une alliance avec les britanniques.

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Chérif Hussein Ben Ali (1856 – 1931)