Abolition du Califat

IslamRéinfo TV : L’Abolition du Califat et la laïcisation forcé de la Turquie !

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Troisième épisode de la série « Histoire de l’Islam et des Musulmans sous l’Empire Seldjoukide, l’Empire Ottoman et la Turquie Moderne ». Cet épisode a pour thème la Révolution kémaliste qui amène à l’Abolition du Califat et à la laïcisation forcé de la Turquie !

Naissance de l’Arabie Saoudite partie 4 : Le troisième État saoudien (1932/ ????)

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arabie-saoudite_2En octobre 1901, le fils de ‘Abdel Rahman Ibn Fayçal, Abdel ‘Aziz, quitte le Koweït avec une quarantaine d’hommes et font la conquête surprise de la forteresse de mousmak à Riyad, la nuit du 15 au 16 janvier 1902. Riyad est alors gouvernée parla dynastie des Al-Rachid qui avaient trahi le pacte conclut avec les Saoud plusieurs années auparavant. En 1904, ‘Abdel ‘Aziz Ibn ‘Abdel Rahman contrôle tout le centre du Nejd et se lance dans la conquête du nord du Nejd : le Qassim. En 1906, il a achevé l’unification du Nejd. En 1910, ‘Abdel ‘Aziz Ibn ‘Abdel Rahman rassemble ses hommes qui forme l’Ikhwan et profite de la faiblesse de l’Empire Ottoman pour attaquer la région du Hassa en mai 1913. Les Ottomans lui accorde le titre de gouverneur du Nejd. Lors de la première guerre mondiale, ‘Abdel ‘Aziz Ibn ‘Abdel Rahman conclut un pacte de coopération avec les britanniques. En 1920, le fils de ‘Abdel ‘Aziz Ibn ‘Abdel Rahman, Fayçal, dirige un groupe d’Ikhwan qui s’empare d’Abha et une partie de l’Assir. En 1921, il prend possession du Djebel Chammar, ce qui marque la fin de la dynastie des Al-Rachid. ‘Abdel ‘Aziz Ibn ‘Abdel Rahman prend alors le titre de sultan du Nejd.

En mars 1924, à la suite de l’abolition du Califat par Mustafa Kemal Atatürk, le Chérif Hussein s’auto-proclame Calife. En septembre de la même année, ‘Abdel ‘Aziz Ibn ‘Abdel Rahman envoi trois mille Ikhwan à Taïf et prennent La Mecque le mois suivant.

En mars 1934, Fayçal Ibn ‘Abdel ‘Aziz est envoyé par son père pour conquérir le Yémen mais la réaction des britanniques et les difficultés dans les montagnes l’amène à conclure la paix en mai. Ce traité, connu sous le nom de traité de Taïf, consacre la perte de l’Assir, de Jizan et de Najran à l’Arabie Saoudite.

Franc-Maçonnerie partie 43 : Destruction de l’Empire Ottoman et du Califat islamique

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Ajout  Islam Réinformation : Harun Yahya n’aborde pas la destruction de l’Empire Ottoman dans son livre, ce que je trouve très surprenant. Pour pallier ce manque, je vous renvoi à la section Abolition du Califat, ainsi qu’à cette vidéo qui retourne aux sources des causes qui ont permis la chute de l’Empire Ottoman et donc du Califat islamique :

IslamRéinfo TV : Les Causes à la Source de l’Abolition du Califat

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Cette série de vidéos ont pour but d’éclairer les musulmans sur les causes qui ont permit la chute du Califat Ottoman en 1924 mais aussi de leur faire prendre conscience de l’importance de connaître l’histoire. Pour cela cette audio va développer différents thèmes qui en apparences n’ont rien avec le Califat mais qui sont bel et bien à la source de sa chute.

Abolition du Califat partie 6 : Conclusion

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Ainsi se termine cette petite série d’article sur l’abolition du Califat Ottoman. Le but était de résumer cette période assez méconnue de l’histoire occidentalo-musulmane car occultée par l’éducation nationale qui nous parle très superficiellement sur le but et les conséquence de la première guerre mondiale d’où l’importance de rechercher l’information par nous même.

A l’avenir, si Dieu le veut, j’essayerai de développer les biographies des personnages influent qui ont eu un rôle important à cet époque comme Mustafa Kemal Atatürk, Abd al-Aziz Ibn Saoud, Mohammed Amin al-Husseini.

Vous pouvez aussi vous reporter à la section Jeunes-Turcs qui vous permettra de comprendre les troubles qui ont secouer la société turc et qui ont permis la passation de pouvoir des mains des musulmans (Calife Adbülhamid II) à ceux des laïques (Jeunes-Turcs) : https://islamreinfo.wordpress.com/category/jeunes-turcs-2/

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Calife Abdülhamid II (1842 – 1918)

 

Abolition du Califat partie 5 : Mohammed Amin al-Husseini tente de restauré le Califat

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monde_arabe1930Pendant cinq longues années après les deux conférences de 1926 aucune autre tentative n’a été faite par le monde musulman pour répondre à l’effondrement du Califat. En décembre 1931, sur la base d’un effort indo-palestinien, a eu lieu un troisième Congrès islamique, qui se tiendra cette fois à Jérusalem mais comme les Congrès du Caire et la Mecque, ce nouveau congrès était déjà mort avant d’avoir eu lieu.

Pour le Grand Mufti de Jérusalem, Mohammed Amin al-Husseini, le progrès inquiétants du sionisme en Palestine musulmane entre 1926 et 1931 représentait une menace pour l’Islam. Cette menace ne pouvait être stoppé que par l’unification du monde musulman à travers la restauration du Califat.

En août 1929, il y eut des émeutes entre musulmans et Juifs sur le Mur des Lamentations à Jérusalem. La Société des Nations a envoyé une commission pour enquêter sur l’affaire et ses conclusions étaient que les musulmans possédaient des droits de propriété « sur le Mur des Lamentations, mais que les Juifs avaient le droit d’adorer ». Ce rapport ne ravi ni les musulmans ni les juifs.

En 1931, Maulana Shaukat Ali et Mohammed Amin al-Husseini se sont accordé sur la nécessité d’organiser un Congrès islamique pour la restauration du Califat. Le Congrès islamique a eu lieu du 6 au 16 Décembre 1931 à Jérusalem (qui était sous domination britannique). En comparaison avec le Congrès de La Mecque de Juillet 1926, il y avait une forte baisse de la participation des officiels des délégations gouvernementales lors du Congrès de Jérusalem. Le monarque saoudien, Abd al-Aziz Ibn Saoud , hésitait à participer au Congrès et finalement, il eu habilité d’envoyer un représentant qui n’était pas en mesure d’arriver à temps à Jérusalem. A l’issu du Congrès, il fut décidé qu’une deuxième session aurait lieu en novembre 1933 mais elle n’a jamais vu le jour.

Le Congrès islamique de Jérusalem a échoué pour les mêmes raisons que les Congrès du Caire et de La Mecque en 1926. Les musulmans ont été incapables de formuler théoriquement un moyen de sortir du bourbier dans lequel le monde islamique était tombée. Ils étaient intellectuellement incapables de répondre au défi du système politique laïque de la civilisation Occidentale, arrogante et sûr d’elle-même.

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Mohammed Amin al-Husseini (1895 – 1974)

Abolition du Califat partie 4 : Abd al-Aziz Ibn Saoud s’allie aux Anglais pour saboter la restauration du Califat

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monde_arabe1930La Grande-Bretagne avait noué des liens d’amitié avec Abd al-Aziz Ibn Saoud et avait employé la corruption. Abd al-Aziz Ibn Saoud a reçu une somme mensuelle de 5000 livres sterling par le Trésor Britannique en échange de sa neutralité face à la rébellion du Chérif Husain contre le Calife ottoman, l’imposition de l’état hachémite sur le Hedjaz, et les efforts diplomatiques et militaires de Grande-Bretagne dans la péninsule à l’encontre du Califat ottoman. Abd al-Aziz Ibn Saoud était un atout majeur que la Grande-Bretagne voulait exploiter à la suite de la volonté du Chérif Hussein de rétablir le Califat.

Le pouvoir saoudien dans le Nejd (= région de la péninsule arabique), qui a resurgi avec la prise de Riyad en 1902, a été le produit d’une ancienne alliance (conclu au milieu du XVIIIe siècle) entre le chef de tribu Mohammed Ibn Saoud (1710 – 1765) et le chef religieux Mohammed Ibn Abdelwahhab (1703 – 1792). Cette alliance assurait que si les descendants de Mohammed Ibn Saoud exercent le pouvoir politique sur le territoire régi par l’alliance, les affaires religieuses seraient soumises à l’autorité des descendants de Mohammed Ibn Abdelwahhab.

La Grande-Bretagne donna le feu vert à Abd al-Aziz Ibn Saoud de déplacer ses forces contre le Chérif Husain quatre jours après que celui-ci ait réclamé la restauration du Califat. En soutenant Abd al-Aziz Ibn Saoud, les britanniques étaient sûr que tant que les saoudiens régnerait sur le Hedjaz, le Califat ne pourrait jamais renaître.

En quelques mois, Abd al-Aziz Ibn Saoud réussi à conquérir la Mecque, et le Chérif Hussein avait fui vers Djeddah. Les britanniques sont finalement intervenu pour le chasser physiquement de la péninsule arabique en lui offrant un confortable exil à Chypre. Suite à cela, Médine et à Djeddah furent également été sous la domination d’Abd al-Aziz Ibn Saoud.

Plus d’un siècle plus tôt, l’alliance entre Mohammed Ibn Saoud et Mohammed Ibn Abdelwahhab avait réussi à surmonter les défenses de Taïf et La Mecque. Le Calife à Istanbul avait obtenu du gouverneur d’Égypte Mohammed Ali, d’envoyer une armée vers le Hedjaz, sous la direction de son fils Ismail Pacha. Les guerriers de Mohammed Ibn Saoud ont rapidement été chassés du Hedjaz vers le désert. Un siècle plus tard, il n’y avait plus de Calife et toutes les puissantes communautés musulmanes étaient sous la domination coloniale occidentale ce qui permis à Abd al-Aziz Ibn Saoud et ses descendant de maintenir leur domination sur la région.

De plus, Abd al-Aziz Ibn Saoud jouissait de l’amitié et la protection de la Grande-Bretagne, qui était la super-puissance de l’époque. Il n’y avait donc aucune possibilité immédiate de déloger les forces d’Abd al-Aziz Ibn Saoud de l’Haramain et du Hedjaz.

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Abd al-Aziz Ibn Saoud (1880 – 1953)

Bien que Abd al-Aziz Ibn Saoud ait prit le contrôle du Hedjaz, il était encore confronté à un problème d’envergure. Il devait élaborer une stratégie qui permettrait d’éviter la possibilité qu’il soit destitué de son trône. L’Université d’Al-Azhar au Caire a proposé de convoquer un Congrès international sur le Califat islamique dans le but de nommer un nouveau Calife dans le monde musulman. Abd al-Aziz Ibn Saoud voulut saboter ce Congrès en organisant un Congrès rival à La Mecque au moment du pèlerinage de 1926. Cela signifie que le Congrès de La Mecque aurait lieu à un mois du Congrès du Caire, ce qui rend difficile pour les délégués d’assister aux deux conférences. De plus, le Congrès de La Mecque a été programmée pour coïncider avec le pèlerinage, ce qui lui donna un net avantage sur la Congrès du Caire.

La victoire tactique du Congrès de La Mecque a joué un rôle important en permettant au reste du monde musulman de suivre l’exemple de Mustafa Kemal (= Président turc athée qui a laïcisé la Turquie, c’était un sabbataïste et un franc-maçon) et son modèle d’Etat laïque pour la Turquie.