Voie prophétique (Sharh As-Sunnah)

Ibn Taymiyya : Tous les Prophètes étaient musulmans, de Adam à Mohammed (Aleyhim Salam) !

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Sans_titre_11« Il [Allah] ordonna donc aux Messagers d’instituer la Religion et de ne point diverger. c’est pour cela que le prophète (SalaLlahou Aleyhi wa Salam) a dit dans le hadith authentique :

« Tous les prophètes appartiennent à une seule religion. Les prophètes sont des frères de mères différentes. Et il n’est pas d’homme plus digne que moi de se réclamer du fils de marie car il n’y a entre lui et moi aucun prophète.«  [Rapporté par al-Boukhari et Mouslim]

Cette religion n’est autre que l’Islam [soumission à Allah], car Allah n’agrée nul autre culte que l’Islam depuis les premières générations d’humains jusqu’aux dernières. Tous les prophètes professaient donc l’Islam. Allah a dit au sujet de Noé :

« Raconte-leur l’histoire de Noé lorsqu’il dit à son peuple : «Ô mon peuple ! S’il vous est pénible de me voir parmi vous et de m’entendre vous rappeler les signes de Dieu, c’est à Dieu que je m’en remets. Mettez-vous alors d’accord avec vos associés , étalez vos desseins au grand jour et prenez votre décision à mon sujet sans plus attendre ! Si vous tournez le dos à la foi, sachez que je ne vous réclame aucun salaire, car mon salaire n’incombe qu’à Dieu. Il m’a été ordonné d’être soumis à Sa volonté [muslimûn = musulman = soumis à la volonté d’Allah].«  [Coran, Sourate 10 versets 71 et 72]

Il dit au sujet d’Abraham :

« Mais qui donc se détournera, à moins d’être un esprit insensé, du culte d’Abraham ? Cet apôtre que Nous avons élu en ce monde, et qui siégera parmi les justes dans la vie future, Abraham auquel Allah a dit : «Soumets-toi !», et qui aussitôt répondit : «Je me soumets au Maître de l’Univers !» Abraham qui fit cette recommandation à ses enfants, suivi en cela par Jacob : «Ô mes enfants ! Allah a choisi pour vous cette religion. Que votre soumission à Allah [muslimûn] soit totale et entière jusqu’à votre mort ! »  [Coran, Sourate 2 versets 130 à 132]

Puis au sujet de Moïse :

« Ô mon peuple, dit Moïse, si vous croyez en Allah, mettez votre confiance en Lui, en tant que peuple soumis [muslimûn] à leur Seigneur. »  [Coran, Sourate 10 verset 84]

Puis au sujet du Christ (al-Masih) :

 » Et lorsque J’ai révélé aux Apôtres : “Croyez en Moi et en Mon Envoyé !”, ils répondirent : “Nous y croyons, et Tu es Témoin que nous sommes entièrement soumis [muslimûn].”  » [Coran, Sourate 5 verset 111]

Ainsi qu’au sujet des prophètes antérieurs :

« En vérité, Nous avons révélé la Torah comme guide et comme lumière, par lequel gouverne les Prophètes soumis [aslamû = Islam = soumis à la volonté d’Allah] à la volonté d’Allah.«  [Coran, Sourate 5 verset 44]

Enfin au sujet de Balqîs :

 » «Seigneur, dit-elle, je me suis fait du tort à moi-même , et avec Salomon, je me soumets [Aslamtu] à Allah, le Maître de l’Univers.» » [Coran, Sourate 27 verset 44]

[Le Lettre Palmyrienne de Ibn Taymiyya – Edition Nawa – Pages 183 et 184]

 

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Anâ-Muslim : L’islamophobie : Une anomalie ou une norme divine ?

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L’islamophobie : Une anomalie ou une norme divine ?

J’écris ces quelques lignes dans la hâte. Vous m’excuserez donc, par avance, pour mes approximations et la breveté du sujet. Un article dans l’urgence, disais-je, au vue de la masse d’actualité qui nous submergent actuellement et en vue surtout de corriger une conception erronée assez courante dans l’esprit de beaucoup de mes frères et sœurs dans la foi.

Cette conception est celle de l’islamophobie ambiante dans notre lieu de résidence en France que nous ne définirons pas comme « la peur » de l’Islam (comme le mot « phobie » pourrait le laisser croire) mais plutôt comme une haine farouche de notre religion. Les musulmans semblent, dans leur grande majorité, ébahis, choqués, étonnés voir complètement chamboulés par cette « dérive » instrumentalisée par les plus hautes sphères de l’État.

Ce sentiment d’étonnement heurte leurs sensibilités. Ainsi dans la violence des paroles, des actes et des faits prises contre leurs foi, cette tension anti-musulmane nous poussent souvent à des conceptions souvent fausses et loin de la réalité du conditionnement voulu par le Seigneur des Mondes.

Cet écrit consistera donc, avec l’aide d’Allah, à comprendre le pourquoi de cet acharnement selon les enseignements coraniques et à percevoir, avec une vision islamique, ses réelles significations.

 

I –  Les atteintes contre l’Islam et ses partisans : Un acharnement coutumier

A notre époque mondialisée où l’idéologie moderniste a pris l’ascendant sur toute autre idéologie, la conception de la majorité de ceux qui vivent  sous ces systèmes de pensées – parmi les populations musulmanes – ont ingurgités des conceptions et théories souvent contraire à l’enseignement islamique.

Les théories du « vivre-ensemble » , du « multiculturalisme » , de « citoyen » , « d’assimilation » modelée sous une république « indivisible »   furent tellement martelés dans les esprits qu’elles en sont devenus une norme indiscutable pour le plus commun des musulmans qui n’oseraient, au grand jamais, remettre en cause ces hérésies laïcardes. Le voilà donc en proie à l’effroi et à la stupeur lorsqu’on le marginalise à cause de sa pratique religieuse et qu’on restreint ces droits les plus élémentaires à coup de lois et de décrets au noms de ces mêmes théories.

En effet plus l’islam devient visible et pratiqué en masse dans nos villes, plus l’autorité s’acharne sur ses fidèles. Plus l’islam devient prédominant sur nos terres et prend le pas militairement contre les troupes criminels étrangères, plus l’autorité s’acharne encore plus farouchement sur sa faible population musulmane sur son sol. Pourquoi cela ?

Et si au lieu de chercher à définir ces comportements à l’aide des théories modernistes, résultat de notre propre oppression, nous ne chercherions pas plutôt à définir cela par les enseignements issue de notre propre corpus théologique ?

Comment furent traité les Prophètes et Messagers d’Allah par leurs propres peuples et sur leurs propres terres ? Comment furent accueilli leurs messages ? Comment ont-ils réagis face à cet accueil ? Quelle norme fut toujours en vigueur pour les croyants et les prédicateurs face à la masse des gens et face aux autorités en place ?

Le livre d’Allah et la tradition prophétique répondent, avec une clarté éblouissante, à toute ces questions et nous apportent donc une définition toute particulière de « l’islamophobie » ambiante aux antipodes des réactions abasourdis que nous constatons actuellement.

 

Nul n’est venu avec ce message sans être pris pour ennemi *

Allah, ‘azza wa jal, dit dans Son noble livre :

« Est-ce que les gens pensent qu’on les laissera dire: « Nous croyons ! » sans les éprouver ? Certes, Nous avons éprouvé ceux qui ont vécu avant eux; (Ainsi) Allah connaît ceux qui disent la vérité et ceux qui mentent. » Sourate 29 al ‘Ankaboût

Notre seigneur nous informe de la norme intemporel qui résulte de l’adhérence à l’islam. Est-ce que l’homme pense qu’il suffira d’une simple parole disant :  « Je crois en Allah, en Ses prophètes, en Ses anges, en Ses livres, au jour des comptes et au destin bon ou mauvais » sans qu’il ne soit par la suite éprouvé dans sa sincérité, sa conviction et sa véracité à cette parole ?

Allah, Exalté soit-Il, nous informe, justement, que non ! L’homme croyant et sincère sera constamment éprouvé pour sa croyance et sa foi.

C’est une coutume normative, voulue par Lui, pour Ses serviteurs et en premier lieu Ses messagers. En effet, l’ultime messager d’Allah, Muhammad – ‘alayhi salatu wa salâm – nous confirme :

« Les gens les plus éprouvés sont les prophètes puis ceux qui leur succèdent en degré. L’homme est éprouvé selon le degré de sa piété. Si sa foi est solide, son épreuve est encore plus dure, et si sa foi n’est pas solide, il sera éprouvé selon le degré de sa foi. Le croyant ne cesse d’être éprouvé jusqu’à ce qu’il marche sur terre lavé de toute faute » [1]

Louange à Allah, voilà une parole claire sans inclinaison à quelques interprétation évasive que ce soit. L’épreuve et l’endurance est une réalité pour le musulman ce proportionnellement au degré de sa foi.

Aucun prophètes, aucun croyant, aucune croyante, n’échappe à cela et contrairement à une idée répandue ceci n’arrive pas uniquement à ceux qui prêche à l’adoration d’Allah seul mais cette épreuve arrive aussi à ceux qui professent simplement,  par leurs bouches et leurs actes, une adhérence à la religion d’Allah l’Unique sans associé.

Le simple fait d’affirmer voir simplement de se conformer aux décrets du Seigneurs de l’univers, dans un environnement hostile où les lois, les racines historiques et les mœurs sont à l’opposé de la nature saine dont Allah a doté les hommes,  sera perçu comme une offense qui justifieront les pires insultes, les bannissements, les crachats, les tortures et les épreuves. C’est un conditionnement immuable et permanent.

Les prophètes et leurs partisans : Des exemples à méditer

Les preuves coraniques et prophétiques abondent dans ce sens. Ainsi afin que notre foi et notre conception soit en adéquation avec les coutumes voulue par Allah, méditons un instant sur les versets et les traditions issue de nos propres sources ( le Coran et la sunnah ). Débutons par le premier des envoyés d’Allah, selon les érudits, Nouh – ‘alayhi salâm :

« Le peuple de Nouh traita de menteurs les Messagers, lorsque Nouh, leur frère, leur dit : « Ne craindrez-vous pas (Allah) ? Je suis pour vous un messager digne de confiance. Craignez Allah donc et obéissez-moi. Et je ne vous demande pas de salaire pour cela; mon salaire n’incombe qu’au Seigneur de l’univers. Craignez Allah donc, et obéissez-moi » » Sourate 26 Ash-Shou’ara

Quelle fut donc la réponse de son peuple face à sa simple exhortation sage et endurante  ?

« Ils dirent: « Si tu ne cesses pas, Nouh, tu seras certainement du nombre des lapidés ! » » Sourate Ash-Shou’ara

Le commentateur du Qur’ân et historien, ibn Kathir, nous explique : « Le Coran relate dans ces Versets que Nouh les appela au chemin d’Allah avec différents moyens, jour et nuit, en public et séparément. Mais aucun moyen n’a réussi. Ils continuèrent dans leur erreur, dans leur déviation et dans l’adoration des idoles. Ils traitèrent Nouh et ses partisans comme étant des ennemis et avec un intense mépris. Ils les menacèrent de les lapider et de les expulser de leur ville. » [2]

Ainsi fut la situation du premier des envoyés d’Allah avant que le Tout-Miséricordieux ne fasse venir Son ordre. Passons maintenant directement au prophète Ibrâhim – l’ami intime d’Allah – :

« Et mentionne dans le Livre, Abraham ! C’était un très véridique et un Prophète. Lorsqu’il dit à son père : « Ô mon père, pourquoi adores-tu ce qui n’entend ni ne voit, et ne te profite en rien ? Ô mon père, il m’est venu de la science ce que tu n’as pas reçu ; suis-moi donc, je te guiderai sur une voie droite. Ô mon père, n’adore pas le Diable, car le Diable désobéit au Tout Miséricordieux. Ô mon père, je crains qu’un châtiment venant du Tout Miséricordieux ne te touche et que tu ne deviennes un allié du Diable ». » Sourate 19 Maryam

Quel fut alors la réponse cinglante du père à son propre fils après cette simple parole de la langue ? :

« Si tu ne cesses pas, certes je te lapiderai, éloigne-toi de moi pour bien longtemps ». » Sourate 19 Maryam

Ainsi furent les réponses du père à son fils, du peuple à son propre frère, mais afin que cette conception soit encore plus claire à nos yeux, finissons par les situations des Prophètes Moussa et ‘Issah face à leurs opposants :

« Allez vers Pharaon : il s’ est vraiment rebellé. Puis, parlez- lui gentiment. Peut-être se rappellera-t- il ou (Me) craindra-t-il ? Ils dirent: « Ô notre Seigneur, nous craignons qu’ il ne nous maltraite indûment, ou qu’ il dépasse les limites ». Il dit: « Ne craignez rien. Je suis avec vous : J’entends et Je vois. Allez donc chez lui; puis, dites- lui: « Nous sommes tous deux, les messagers de ton Seigneur. Envoie donc les Enfants d’Israël en notre compagnie et ne les châtie plus. Nous sommes venus à toi avec une preuve de la part de ton Seigneur. Et que la paix soit sur quiconque suit le droit chemin ! » Sourate 20 Tâ-Hâ

Face à cet appel certes l’ordre d’Allah ne diffère guère ainsi la réaction de Pharaon fut sans étonnement :

« Puis, quand il leur eut apporté la vérité venant de Nous ils dirent : « Tuez les fils de ceux qui ont cru avec lui, et laissez leurs femmes ». Et les ruses des mécréants ne vont qu’en pure perte. Et Pharaon dit : « Laissez-moi tuer Moïse. Et qu’il appelle son Seigneur! Je crains qu’il ne change votre religion ou qu’il ne fasse apparaître la corruption sur terre ». » Sourate 40 Al Ghafir

Et cela vient confirmer nos propos précédent affirmant que ce ne sont pas seulement les prédicateurs appelant à Allah qui sont éprouvés mais aussi toutes personnes adhérant à l’appel de ce même prédicateur. Pourquoi cela ? La réponse est ici assez explicite : « Je crains qu’il ne change votre religion ou qu’il ne fasse apparaître la corruption sur terre ».

Comprenez donc que cet acharnement est dû également à la crainte de l’oppresseur de voir son système affaibli, ralenti, mis en échec par la résistance perpétuelle du croyant face à leur emprise idéologie. Cette résistance n’est que tout simplement la foi en Allah, ‘azza wa jal, et en Ses commandements.

Pour conclure l’exemple de nos prédécesseurs,  peut-on faire l’impasse sur la vie de notre modèle à tous, la meilleure des créatures et miséricorde pour l’univers entier, le Prophète Muhammad – Salâllahu ‘alayhi wa salâm – ? Sa sirah (Voie/Biographie) n’est-elle pas semé d’embûche, d’épreuve et de douleur de la part de son propre peuple au point où son disciple ‘Abdullah ibn Mas’ud affirma -en rappelant la situation du Prophète ‘Issa (Jésus) – :

« Il me semble encore voir le Messager d’Allah agissant comme l’un des Prophètes (Jésus) qui fut frappé à sang par son peuple cependant qu’il ne cessait d’essuyer le sang de son visage en disant : « Seigneur Allah! Absous mon peuple car il ne sait pas »». [3]

Les persécutions des Quraishites sur le Prophète – ‘alayhi salat wa salâm – et sur ceux qui crurent en son message sont des faits connus de tous. Les atteintes contre Bilâl, Sumayyah, Abu Bakr, Abu Fakiha, ‘Amir bin Fihayra, Yassir et sa famille – qu’Allah les agréent tous – ne nous sont-elles pas parvenue ?

Les brimades incessantes contre le Messager d’Allah tels les insultes, l’embargo contre sa tribu, sa visite à Ta’if, l’épisode des entrailles de chameau, les agressions… Toutes ces atteintes nous font-elles déjà défaut dans nos mémoires ? Au point où Allah, ‘azza wa jal,  a stipulé dans Son livre :

« Endure ! Ton endurance [ne viendra] qu’avec (l’aide) d’Allah. Ne t’afflige pas pour eux. Et ne sois pas angoissé à cause de leurs complots » Sourate 16 An-Nahl

Cette persécution fut si intense que les compagnons vinrent voir le Prophète et se plaignirent de la sorte :

« Nous nous plaignîmes un jour auprès du Messager d’Allah alors qu’il était allongé à l’ombre de la Ka’ba, la tête appuyée sur son manteau. Nous dîmes : « Que n’appelles-tu pour nous le secours d’Allah ? Que ne pries-tu pour nous ? »

Méditez mes frères et sœurs ! La brutalité des épreuves furent si violente pour les disciples du Prophète qu’ils en vinrent à se questionner sur l’ordre du secours d’Allah ! Et la réponse du Messager d’Allah – Salâllahu ‘alayhi wa salâm – fut une leçon et une prophétie valable pour toute la communauté :

« Parmi ceux qui vivaient avant vous, on prenait l’un d’eux, on lui creusait un trou et on l’y mettait. On apportait ensuite une scie qu’on lui plaçait sur la tête qu’on sciait ainsi en deux morceaux. Ou bien on passait sur sa tête un peigne de fer jusqu’à lui arracher ce qu’il y avait au dessous de sa chair et de ses os. Ce n’arrivait pourtant pas à lui renier sa foi. Par Allah, Allah accomplira cette chose ( l’Islam ) jusqu’à ce que le voyageur aille sur sa monture de San’a à Hadramawt ( deux villes du Yémen ) ne craignant qu’Allah ou le loup pour ses troupeaux ». [4]

Ainsi sont les préceptes voulu par notre Créateur pour Ses envoyés et Ses fidèles serviteurs. Que conclure – au delà de tout ces exemples – ? Que l’islamophobie telle que nous le subissons actuellement ( et tel que nous le constatons dans le monde entier ) est une anomalie, une tare anormale indigne d’une société moderne ?

Ou bien que ceci est une norme instaurée par le Tout-Miséricordieux sur chaque tribus, chaque groupe d’humain, chaque prédicateurs, chaque croyant et croyante manifestant publiquement leur foi et vivant , en situation de faiblesse, dans un environnement hostile où l’homme est divinisé à la place de Son propre créateur ?

« Pensez-vous entrer au Paradis alors que vous n’avez pas encore subi des épreuves semblables à celles que subirent ceux qui vécurent avant vous ? Misère et maladie les avaient touchés; et ils furent secoués jusqu’à ce que le Messager, et avec lui, ceux qui avaient cru, se fussent écriés : « Quand viendra le secours d’Allah ? » – Quoi ! Le secours d’Allah est sûrement proche. » Sourate 2 Al Baqarah

II – Quelle réaction face à l’Islamophobie ?

Encore une fois il convient  de revenir à nos sources afin de prendre exemple et de méditer sur les réactions de nos modèles de patience et de fermeté afin de savoir comment nous comportez face au flot de haine et d’injustice dont les musulmans sont les cibles de nos jours.

A l’heure où nous remarquons nombre de réactions douteuses qui souvent augmente le mal plus qu’il ne le restreint, où nous voyons nombre de personne prendre comme arme de défense, l’arme même qu’utilise  l’opposant pour l’opprimer lui et sa communauté ceci sans revenir à l’exemple de nos ancêtres pieux.

Il est alors, d’autant plus primordial, de nous replonger dans les récits que nous ont gratifiés Allah et Son messager – ‘alayhi salatu wa salâm – afin de corriger nos réactions et de nous cramponnez à leurs exemples face aux persécutions.

Aussi je tiens à attirer l’attention sur la différence entre « réaction » et « solution » ceci afin que personne ne confonde ces deux termes.

Des ébauches de solution à notre contexte actuel furent déjà émises dans plusieurs de nos écrits précédents. Nous ne cherchons ici qu’à mettre en lumière les consignes d’Allah pour notre situation ainsi que les réactions et les comportements de nos prédécesseurs dans la foi qui diffèrent nettement des attitudes que nous voyons de certains aujourd’hui.

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La patience et la fermeté sur la religion d’Allah face à l’oppression

« Celui qui a créé la mort et la vie afin de vous éprouver (et de savoir) qui de vous est le meilleur en oeuvre, et c’est Lui le Puissant, le Pardonneur. » Sourate 67 Al Moulk

Nous avons vu précédemment que l’épreuve du croyant est un conditionnement ordonné par Allah et non la difformité d’une société à l’idéologie impie. Par ce verset, Allah, ‘azza wa jal, nous informe également de la sagesse qui émane derrière cet ordre :  « de savoir qui de vous est le meilleur en œuvre ».

Ainsi notre Seigneur nous éprouve afin de purifier notre sincérité et notre engagement à Sa religion. Notre comportement face aux persécution, même les plus intenses, se caractérise donc par une fermeté plus forte et une adhésion complète aux décrets islamiques.

Cherchez à stopper l’acharnement des opposants contre les musulmans par des procédés étrangers à notre dîn voir tout simplement cherchez à éteindre leurs oppressions sur nous alors que nous sommes en minorité sur leurs propres terres est vain et les récits de nos prédécesseurs dans la foi  nous le montre parfaitement. et comme fut véridique, ‘Omar al-Faruq, lorsqu’il dit :

« Nous sommes un peuple qu’Allah a rendu puissant avec l’islam et dès que nous cherchons cette puissance avec autre chose que l’Islam, Allah nous avilit »

Et cette parole est confirmé par celle du Messager d’Allah – ‘alayhi salatu wa salâm – : « Lorsque vous pratiquerez « Al ‘Îna », suivrez la queue des vaches, vous contenterez de [vos] cultures, et délaisserez le Jihad, Allah fera s’abattre sur vous une humiliation qu’Il n’ôtera que lorsque vous retournerez à votre religion » [5]

C’est ainsi que le mal devient plus grand encore que l’épreuve en elle-même car c’est en cherchant à y mettre fin par des procédés éloignés de notre religion voir en délaissant les recommandations islamiques  par des issues provenant d’éléments externes à la législation divine que notre épreuve devient un avilissement.

La réaction réside donc dans la fermeté sur sa religion et l’endurance dans les œuvres pieuses afin qu’Allah soit satisfait de notre sincérité et nous apporte Son secours.

« Très certainement, nous vous éprouverons par un peu de peur, de faim et de diminution de biens, de personnes et de fruits. Et fais la bonne annonce aux endurants » Sourate 2 Al Baqarah

Nous avons un exemple merveilleux dans l’envoyé d’Allah lorsque la persécution à Makkah atteint son paroxysme, son oncle – Abu Tâlib – vient à lui pour lui demander de délaisser sa prêche à l’Islam afin d’atténuer l’oppression de son peuple, sa réaction fut celle de la fermeté et de l’endurance sur la voie de la vérité :

« Je jure par Allah, Ô mon oncle ! que s’ils mettent le soleil dans ma main droite et la lune dans ma main gauche pour que j’abandonne cela (appeler les gens à l’islam), je ne cesserai jamais jusqu’à ce qu’Allah fasse triompher l’islam ou que je périsse en le défendant. » [6]

Ainsi nous comprenons par ces illustrations que notre réaction face aux épreuves sont donc celle de l’affermissement sur la vérité (l’Islam) et l’endurance sur cela avec intransigeance et sans inclinaison vers des issues incertaines nous éloignant de cette voie, comme nous l’explique, brillamment, le grand imâm ibn-ul Qayyim :

« La religion est construite sur deux assises : La vérité et l’endurance. Et elles sont toutes deux rappelées dans la parole du très haut: « S’enjoignent mutuellement la vérité et s’enjoignent mutuellement l’endurance ».

Et nous avons compris dans ce qui a précédé, que la vérité est le contraire du faux, et c’est la certitude qui efface l’ignorance et les équivoques. Et l’endurance est le deuxième fondement, qui permet la guérison de (la suivie) des passions…» [7]

Que devons-nous conclure par toute ces illustrations ?

La fermeté et la patience sur la vérité face à l’oppression sont donc aussi une norme islamique, nos réactions doivent prendre cette directive en mot d’ordre car c’est ainsi que vient la promesse d’Allah et la délivrance comme le mentionne nos récits et nos sources. Méditons ainsi sur ce dernier passage d’une tradition prophétique mentionnant l’histoire d’un jeune homme et de son roi tyrannique dont la fin est édifiante :

« […] Il dit alors au roi : « Jamais tu ne pourras me tuer si tu ne fais pas ce que je vais t’ordonner de faire ».

« M’ordonner quoi ? » demanda le roi.

« Tu rassembles ton peuple sur un même plateau puis tu me crucifies sur le tronc d’un palmier. Tu prends alors une flèche de mon carquois, tu places la flèche au milieu de la corde de l’arc et tu dis : « Au nom d’Allah, Seigneur et Maître de ce jeune homme », tu me tires alors la flèche et, si tu fais tout cela, tu me tueras sûrement ».

Il rassembla donc les gens sur un même plateau, crucifia le jeune homme sur le tronc d’un palmier, prit une flèche de son carquois et la plaça au milieu de la corde de l’arc.

Puis il dit : « Au nom d’Allah, Seigneur et Maître du jeune homme ! ».

Il tira alors la flèche qui alla se planter dans sa tempe. Le jeune homme porta la main à sa tempe et mourut sur le coup.

Les gens dirent alors : « Nous croyons au Seigneur et Maître du jeune homme ».

On vint dire au roi : « Que dis-tu de ce que tu craignais ? Par Allah, te voilà donc atteint de l’objet de ta crainte et voilà que ton peuple a cru à Allah ».

Il ordonna de creuser des fossés à l’entrée de chaque route. On les creusa et on y alluma le feu.

Le roi dit : « Jetez-y tous ceux qui ne veulent pas renier leur foi ».

C’est ce qu’ils firent jusqu’à ce que vînt une femme avec son petit. Elle eut peur et refusa de se jeter dans le feu. Son enfant lui dit : « Mère ! Patiente car tu es sur la juste voie »[8]

 

Louange à Allah, tout ce que nous venons de mentionner auparavant se retrouve dans ce gigantesque récit ! La peur du tyran d’une propagation de la foi parmi son peuple mettant en péril son autorité, La persécution du prêcheur, La fermeté sur la vérité face à la tyrannie, l’ordre venu d’Allah par l’adhésion de ce même peuple à Sa religion et l’endurance sur cette vérité.

Méditons quelques secondes mes frères et sœurs. Dans tous les exemples que nous venons de citer, nos modèles dans la foi ont-ils chercher à stoppez les persécution en utilisant les lois des opposants et son système ? Ont-ils cherchez à éteindre ces injustices par des slogans issue des théories de leurs propres oppresseurs ?

Ont-ils cherchez à justifier cette oppression par « les tares d’une société malade » ? Comme nous l’entendons nuit et jour. Non par Allah ! Plutôt ils ont patientés, endurés, œuvrés , raffermis sur la vérité,  sur la prêche à l’islam et sa totale pratique, sans aucune inclinaison vers des procédés issue du système de l’oppresseur, ce jusqu’à ce que vienne le secours de leur Seigneur, comme Il le mentionne dans Son livre :

« Allah a promis à ceux d’entre vous qui ont cru et fait de bonnes œuvres, qu’Il leur donnerait la succession sur terre comme Il l’a donnée à ceux qui les ont précédés. Il donnerait force et suprématie à leur religion qu’Il agrée pour eux. Il leur changerait leur ancienne peur en sécurité.

Ils m’adorent et ne m’associent rien et celui qui mécroit part la suite, ceux là sont les pervers. Accomplissez la prière, acquittez l’aumône prescrite et obéissez au messager, afin que vous ayez la miséricorde. Ne pense point que ceux qui ne croient pas puissent s’opposer à l’autorité d’Allah sur terre. Le feu sera leur refuge . Quelle mauvaise destination. » Sourate 24 An-Nur

Abû Ismâ’îl al-Hindî

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* : Ceci fut les propos de Waraqa Ibn Nawfal, l’oncle de Khadija, à notre prophète [saws] dans un hadith rapporté par al-Bukhârî

 

[1] Rapporté par Al-Tirmidhi, Ibn-Mâjah, Ibn Hibbân, Al-Hâkim et Ahmad avec une chaîne de transmission authentique.

[2] Extrait de l’ouvrage : »Histoire des Prophètes » d’Ibn Kathir

[3] Hadith reconnu unanimement authentique

[4] Rapporté par al-Bukhârî

[5] Rapporté par Ahmad & Abu Dâwud

[6] Ibn Hisham  « Al-Serah Al-Nabaweyyah« , vol. 1, pp. 265-266

[7] Extrait de son ouvrage  » I’lâm-ul muwaqi’in  »

[8] Rapporté par Muslim

Shaykh Salih Ibn Fawzan : La source des innovations !

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librairie-islamique-la-verite-sur-les-sectes-Shaykh Salih Ibn Fawzan a dit : « Le Prophète (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) nous informa que cette communauté se divisera tout comme les juifs et les chrétiens se divisèrent. Cette information est une mise en garde et une incitation à s’accrocher à la Sunnah quand cela arrive, et qu’il n’y a pas de salut en dehors de la Sunnah. Celui qui délaisse la Sunnah fera partie des sectes qui entreront au feu. Les sectes qui émergèrent sont très nombreuses. Toutefois, leurs fondements sont quatre :

1 / Les chiites : leur première apparition fut lors de l’assassinat de Othman (Radia Llahou Anhou) avec la venue de Abdullah Ibn Saba le juif. Il introduisit la fitnah chez les musulmans et appela à prendre le parti de ‘Ali Ibn Abou Talib (Radia Llahou Anhou) et qu’il aurait été choisi par le Messager d’Allah (Sala Llahou Aleyhi wa Salam et que les compagnons auraient été injustes envers lui en lui enlevant le Califat. Ce fut à ce moment qu’apparurent les chiites.

Les savants ont expliqué que les chiites se divisent en de nombreuses sectes.

La première d’entre elles est al-Mufaddilah. Il sont ceux qui préfèrent Ali au reste des compagnons dont Abou Bakr, Omar et Othman ; voilà ce que sont al-Mufaddilah. Ils ne diffament cependant pas les Califats de Abou Bakr, Omar et Othman, mais ils disent seulement que Ali était le meilleur d’entre eux. C’est une erreur. Ali fut le quatrième des Califes bien guidés. Il n’était pas meilleur que Abou Bakr, Omar et Othman. Même lui s’opposait à celui qui le préférait à Abou Bakr et Omar, le menaçant de le châtier.

La seconde est composée de ceux qui prétendent que Ali avait été choisi par le Messager d’Allah (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) et qu’il était celui qui méritait le plus le Califat, et que les Califats de Abou Bakr, Omar et Othman étaient injustes et une usurpation. Ils disent que le Califat revenait à Ali et qu’il était celui qui fut choisi par le Messager d’Allah (Sala Llahou Aleyhi wa Salam), mais que les compagnons l’opprimèrent et lui usurpèrent le Califat, entre autres doctrines égarées !

La troisième est composée des chiites extrémistes des chiites extrémistes qui disent que le message divin était à Ali et que Jibril le trahit en le confiant à Mohammed ! Car il était originellement destiné à Ali. Ils disent : « Le digne de confiance fit preuve de traîtrise et le détourna du lion. » Le digne de confiance fait référence à Jibril (Aleyhi Salam) qui aurait donc détourné le message du lion, Ali, pour Mohammed.

La quatrième est la pire Ils prétendent que Ali est une divinité. Ils sont ceux que Ali Ibn Abou Talib (Radia Llahou Anhou) fit brûler. Il creusa des fossés, y alluma le feu et les-y jeta vifs. Il est rapporté de lui qu’il dit :

« Lorsque je vis que l’affaire devint abjecte, j’attisai mon feu et appelai Qanbar (son serviteur). »

Il les jeta au feu lorsqu’ils lui dirent : « Tu es Lui, tu es Lui ». Ibn Abbas (Radia Llahou Anhou) était d’avis qu’il était obligatoire de les exécuter par l’épée et non de les brûler, parce que le Prophète (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) a dit :

« Ce n’est que le Seigneur du feu qui peut châtier par le feu. »

Il n’interdit pas leur exécution, mais il dit : « Je suis d’avis qu’ils auraient dû être exécutés par l’épée au lieu du feu. » Nombreuses sont les sectes qui découlent de ces sectes chiites.

 

2 / Les Qadariyyah : Ils sont ceux qui renient le destin. Ils émergèrent vers la fin de l’époque des compagnons. Ils se divisent en deux :

Les Qadariyyah Jabriyyah qui sont extrême dans l’affirmation du destin.

Les Qadariyyah Nufah, qui nient le destin. Ils sont les Mu’tazilah et ceux qui empruntent leur voie. Ils disent que le serviteur crée ses propres actions et qu’Allah n’a pas créé les actions des serviteurs, mais que ce sont plutôt eux qui les créent. De l’autre côté, leur opposants, les Jabriyyah, disent que les actes des serviteurs sont les actes d’Allah et que les serviteurs sont obligés de dire et de faire ce qu’ils disent et font, qu’ils n’ont pas le choix. Les Mu’tazilah, eux, disent qu’ils ont un choix indépendant.

Par conséquent, si le terme Qadariyyah est employé de façon absolue, il fait référence aux Mu’tazilah et ceux qui suivent leur avis dans le déni du destin, parce qu’ils le nient. Mais les Jabriyyah affirment le destin de manière extrême au point de dire que le serviteur est forcé. Les premiers nient le destin et les second exagèrent dans son affirmation. Ils sont tous appelés Qadariyyah de manière absolue. Ils se divisèrent en de nombreuses sectes.

 

3 / Les Khawarij : Ils sont ceux qui se révoltent contre le gouverneur musulman, sortent de l’obéissance, rendent mécréants les gens qui commettent de grands péchés inférieurs au polythéisme et rendent licite le sang des musulmans. Il sont les gens de l’excès et de l’extrémisme dans la religion. Ils sont religieux, craignent Allah, jeûnent, accomplissent la prière nocturne et récitent le Coran, mais sans compréhension, ni clairvoyance ! C’est pour cela qu’ils s’égarèrent – et c’est auprès d’Allah que l’on cherche refuge.

Ils sortirent de l’obéissance et se révoltèrent contre le commandeur des croyants, Ali Ibn Abou Talib et des combats eurent lieu entre lui et eux, et Allah le fit triompher. Ils n’ont de cesse de se révolter contre le gouverneur, rendant licite le sang des musulmans et déclarant mécréants ceux qui commettent des péchés majeurs inférieurs au polythéisme.

Ils sont appelés al-Wa’diyyah parce qu’ils agissent suivant les versets de menace (wa’id) sans faire de distinction entre les péchés majeurs que sont le polythéisme et la mécréance et les autres péchés majeurs. Toute personne commettant un péché majeur est mécréante selon eux. Non seulement ils les déclarent mécréants, mais aussi rendent licite de verser leur sang et combattent les musulmans, délaissant le combat contre les mécréants.

Par conséquent, le Prophète (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) les décrivit ainsi :

« Ils tueront les gens de l’Islam et laisseront les adorateurs d’idoles. »

Il n’a jamais été rapporté que les Khawarij ait jamais combattu les mécréants. Ils ne combattent que les musulmans. Ils sont divisés en de nombreuses sectes, certaines pires que d’autres.

 

4 / Les Murji’ah : Ils disent que les actes ne font pas partie de la foi. Ils croient que la personne est croyante même si elle n’accomplit pas d’acte ou si elle délaisse tous les actes, elle sera tout de même croyante. Ils furent nommés Murji’ah à partir du terme al-irja, qui signifie at-ta’khir (le retard) parce qu’ils retiennent les actes en dehors de la foi. Ils sont divisés en nombreuses sectes.

Les pires d’entre eux sont les Jahmiyyah qui disent que la foi n’est que dans la connaissance du cœur Donc celui qui connaît par son cœur est croyant, même s’il ne croit pas !

La seconde sectes des Murji’ah sont les Asha’irah qui sont d’avis que la foi n’est que la croyance du cœur et que ni les paroles de la langue, ni les actes des membres n’y sont inclus. Pour eux, il est suffisant de croire avec son cœur.

La troisième secte est les Karramiyyah qui croient que la foi est de prononcer avec la langue, même si l’on n’a pas de croyance dans le cœur.

La quatrième secte est al-Murji’atu al-Fuqaha qui disent que la foi est croyance du cœur et parle de la langue, même si l’on ne fait pas d’actes.

 

Ils sont tous unanime quand au fait que les actes n’entrent pas dans la foi. Mais ils divergent cependant dans leurs écoles de pensée en ce qui concerne l’action du cœur et la prononciation avec la langue.

Les Khawarij partirent aux extrêmes dans l’inclusion des actes dans la foi et dirent : « Celui qui abandonne les actes mécroit de manière absolue. » Alors que les Murji’ah sont à l’opposé : ils partirent à l’extrême dans la négation des actes comme faisant partie de la réalité de la foi et disent que ne mécroit pas celui qui abandonne tous les actes de manière absolue. Quand à Ahl As-Sunnah wal-Jama’ah (et toutes les louanges reviennent à Allah), Allah les guida à la vérité comme le dit le Très Haut :

« … Puis Allah, de part sa Grâce, guida ceux qui crurent vers cette Vérité sur laquelle les autres disputaient. Et Allah guide qui Il veut vers le chemin droit. » [Coran, Sourate 2, verset 213]

Ils disent que la foi est la parole de la langue, croyance du cœur et action des membres. Elle accroît par l’obéissance à Allah et décroît par les désobéissances. Mais elle ne disparaît pas de manière absolue par l’arrêt des actions, comme le prétendent les Khawarij, ni ne reste intacte malgré le délaissement de tous les actes, comme le prétendent les Murji’ah. Au contraire l’abandon de certaines actions causes la mécréance, comme l’abandon de la prière. Et l’abandon de certaines autres actions est un péchés majeur qui n’implique pas de mécréance.

C’est cela le détail que fait Ahl As-Sunnah wal-Jama’ah (et toutes les louanges reviennent à Allah) qui concilie les versets de promesse auxquels s’attachent les Murji’ah et les versets de menace auxquels s’attachent les Khawarij. Ahl As-Sunnah wal-Jama’ah regroupe donc entre les versets de promesse et ceux de menace et expliquent les uns avec les autres, les restreignant les uns par les autres, ramenant ceux qui sont équivoques à ceux qui sont clairs et les mettant tous en application et disent :

« Nous y croyons : tout est de la part de notre Seigneur ! » [Coran, Sourate 5, verset 7]

Ce sont les sectes dont de nombreuses autres sectes ont découlé. »

 

[Sharh As-Sunnah (L’explication de la Sunnah) de l’imam Al-Hasan Ibn ‘Ali Al-Barbahari, expliqué par Shaykh Salih Ibn Fawzan Al-Fawzan, Éditions Al-Bayyinah, Tome 2, Pages 85 à 91]

 

Shaykh Salih Ibn Fawzan : Ne peut être musulman celui qui n’accomplit pas les cinq piliers de l’Islam !

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« Le musulman est celui qui atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration, si ce n’est Allah et que Mohammed (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) est le Messager d’Allah. Cependant, il faut agir après les deux attestations de foi : accomplir la prière, s’acquitter de la zakat, accomplir le jeûne et accomplir le Pèlerinage à la Maison (Kaaba) si l’on en est capable. Il faut agir. »

[Sharh As-Sunnah (L’explication de la Sunnah) de l’imam Al-Hasan Ibn ‘Ali Al-Barbahari, expliqué par Shaykh Salih Ibn Fawzan Al-Fawzan, Éditions Al-Bayyinah, Tome 1, Page 349]

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Croire que l’attestation de foi seule permet de devenir musulman est une croyance qui provient de la secte des Murji’ah :

« Les Murji’ah disent que les péchés ne causent pas de tort à la foi, tant que la personne croit dans son cœur, nul péché ne lui nuira. Même si elle abandonne tous les actes et accomplit rien, il s’agira d’un croyant, à la foi complète ! »

[Sharh As-Sunnah (L’explication de la Sunnah) de l’imam Al-Hasan Ibn ‘Ali Al-Barbahari, expliqué par Shaykh Salih Ibn Fawzan Al-Fawzan, Éditions Al-Bayyinah, Tome 1, Page 313]

 

Shaykh Salih Ibn Fawzan : La passion peut devenir une divinité !

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boutique-musulmane-islam-entre-la-verite-et-la-passion-700x700Celui qui suit ses passions finira par renier la religion, même si cela peut prendre longtemps. La première étape étant de tolérer ce qui s’oppose à la Shari’ah et de tolérer les passions jusqu’à quitter le sein de la religion et ainsi sa passion sera devenue sa religion, comme Allah le Puissant et Majestueux dit :

« Vois-tu celui qui prend sa passion pour sa propre divinité ? Et Allah l’égare sciemment et scelle son ouïe et son cœur et étend un voile sur sa vue… » [Sourate 45, verset 23]

Ainsi, la passion est une autre divinité. Le polythéisme ne se restreint pas à l’adoration des statues ou des idoles. Il en existe une autre forme : les passions. Il se peut qu’une personne n’adore ni idole, ni arbre, ni pierre, ni tombe, mais suive sa passion. Une telle personne est esclave de sa passion. C’est pourquoi il faut faire preuve de prudence et ne suivre que ce qui se conforme au Livre d’Allah et à la Sunnah.

Source : Sharh As-Sunnah (L’explication de la Sunnah) de l’imam Al-Hasan Ibn ‘Ali Al-Barbahari, expliqué par Shaykh Salih Ibn Fawzan Al-Fawzan, Éditions Al-Bayyinah, Tome 1, Chapitre : Certes, la religion provient d’Allah, Page 71

Imam Al-Hasan Ibn ‘Ali Al-Barbahari : Les trois manières de nommer islamiquement un Calife !

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abu-bakr-le-premier-calife-de-l-islam-ibn-kathirL’Imam Al-Hasan Ibn ‘Ali Al-Barbahari a dit : « Et celui qui devient Calife par consensus et agrément des gens est considéré le commandeur des croyants [Calife]. »

Shaykh Salih Ibn Fawzan explique : Ceci est une explication de la manière dont le commandement est donné en Islam.

Le commandement est conféré de l’une des façons suivantes :

La première façon : ce que l’auteur vient de mentionner. C’est-à-dire celui que les musulmans auront choisi. Cependant, les musulmans qui choisissent le dirigeant sont les Ahl al-Hall wal-‘Aqd (les gens d’expérience et de raison) parmi les savants, dirigeants, hommes d’état et commandants d’armée. Cela ne signifie pas que le choix du dirigeant revient à tout le monde dont les enfants, les femmes, les habitants des villes et de la campagne.

Parce que les gens doivent suivre Ahl al-Hall wal-‘Aqd. Donc, si Ahl al-Hall wal-‘Aqd choisit un dirigeant, il devient obligatoire au (reste du) peuple de lui obéir. Ce fut ce qui arriva concernant le Califat de Abou Bakr As-Siddiq (Radia Llahou Anhou).

Après la mort du Messager d’Allah (Sala Llahou Aleyhi wa Salam), les compagnons furent unanimes dans le serment d’allégeance à As-Siddiq. Le reste de la communauté suivit donc ceux qui choisirent As-Siddiq. Nulle place ne fut laissée à qui que ce soit d’autre pour participer à cette sélection. Parce qu’il s’agit de l’un des devoirs spécifiques à Ahl al-Hall wal-‘Aqd et les musulmans choisirent donc Abou Bakr As-Siddiq (Radia Llahou Anhou), qui était le meilleur d’entre eux. Et ce choix a des preuves dans la Sunnah du Messager d’Allah (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) :

1. Abou Bakr était le meilleur compagnons de manière absolue et nul ne conteste cela;

2. Le Messager d’Allah (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) donna des indications de son Califat. Parmi celles-ci, durant la maladie qui causa sa mort, le Prophète (Sala Llahou Aleyhi wa Salam) dit avancer Abou Bakr dans la prière afin qu’il dirige les musulmans dans le mihrab (place de l’imam lors de la prière) du Messager d’Allah (Sala Llahou Aleyhi wa Salam), et prenne sa place. Ceci est une indication qu’il sera leur dirigeant dans le Califat, comme il le fut dans la prière. Ils choisirent donc Abou Bakr (Radia Llahou Anhou) en disant : « Le Messager d’Allah (Sala Llahou Aleyhi wa Salam), était satisfait de toi pour notre religion, pourquoi ne serions-nous pas satisfait de toi concernant nos affaires mondaines ? » Ils lui prêtèrent donc allégeance et les compagnons furent unanimes à ce sujet, que ce soit ceux qui participèrent directement à ce choix, ou ceux qui n’y participèrent pas qui les suivirent. Parce que les musulmans sont une seule communauté et une seule main.

La deuxième façon : lorsque Abou Bakr (Radia Llahou Anhou) fut à l’article de la mort, il choisit et désigna ‘Omar Ibn Al-Khattab (Radia Llahou Anhou) comme successeur. Les musulmans écoutèrent donc et obéirent. Il s’agit de la deuxième manière de conférer le pouvoir. Dans ce cas, le dirigeant désigne un successeur pour [régner] après sa mort, comme le fit Abou Bakr (Radia Llahou Anhou) avec ‘Omar Ibn Al-Khattab (Radia Llahou Anhou).

La troisième façon : lorsque l’un des musulmans l’emporte sur les autres et que les autres se soumettent à son commandement, il devient alors leur chef et Imam. Par exemple, ce qui arriva à ‘Abdel Malik Ibn Marwan lors du désaccord qui arriva après la mort de Yazid Ibn Mu’awiya. ‘Abdel malik Ibn Marwan Ibn Al-Hakam s’empara du Califat. Il était bon, ferme et fort. Allah fit que les gens tirèrent bénéfice de son action. L’allégeance lui fut prêtée et les musulmans écoutèrent et obéirent. Et il y eut du bien en cela pour les musulmans.

Voila donc comment le commandement est conféré en Islam : soit par le choix de Ahl al-Hall wal-‘Aqd ou par le dirigeant précédent désignant son successeur ou lorsqu’un musulman l’emporte sur les autres, devenant de fait leur dirigeant; le reste des musulmans doivent se soumettre et lui être assujetti et devient interdit à quiconque de renoncer à son allégeance.

Il ne faut pas comprendre par ceci que la sélection revient à l’ensemble des musulmans. Celle-ci revient au consensus de Ahl al-Hall wal-‘Aqd comme ce qui eut lieu lors du Califat de Abou Bakr et celui de ‘Othman (Radia Llahou Anhoum), car ceux qui le choisirent était l’organe consultatif, ceux qui avaient reçu la bonne annonce du Paradis. Personne n’émit d’objection. Ils furent plutôt unanimes par accorder le commandement à ‘Othman (Radia Llahou Anhou).

Sharh As-Sunnah (L’explication de la Sunnah) de l’imam Al-Hasan Ibn ‘Ali Al-Barbahari, expliqué par Shaykh Salih Ibn Fawzan Al-Fawzan, Éditions Al-Bayyinah, Tome 1, Pages 246 à 248]