Mohammed Ibn Abdelwahab

IslamRéinfo TV : Jean-Michel Vernochet et le Wahhabisme : Entre ignorance et incompétence ! [1/2]

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Jean-Michel Vernochet se présente et est présenté par la « dissidence » française comme un expert du Wahhabisme. Or, il s’agit d’un ignorant et un manipulateur dont le livre est truffé d’erreurs. La présente vidéo a pour but de démontrer l’imposture de se personnage.

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Naissance de l’Arabie Saoudite partie 2 : Le premier État saoudien (1744/1816)

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First_Saudi_State_BigMohammed Ibn Saoud se lance dans les conquêtes des villages voisins et en profite pour détruire les idoles, tout en diffusant le Tawhid (l’Unicité de Dieu). A sa mort en 1765, Mohammed Ibn Saoud contrôle ma majeure partie du Nejd, où la population est sortie de l’ignorance de l’association (chirk akbar) à Allah Sobana wa Ta’ala.

Mohammed Ibn Abdel Wahhab mourra en 1792 et le fils de Mohammed Ibn Saoud, Abdel ‘Aziz, poursuit le Jihad. En 1802, il met à sac la ville Kerbala (contient le tombeau de Hussein Ibn ‘Ali Ibn Abou Talib et qui est vénéré par les chiites). L’année suivante, ils font la conquète de Taïf et poursuivent avec Medine et La Mecque. Cependant, les villes saintes ne sont pas saccagés, seul les tombeaux des saints adorés par les polythéistes sont détruites. Abdel ‘Aziz Ibn Mohammed Ibn Saoud est assassié en 1803 et son fils Saoud Ibn Abdel ‘Aziz lui succède à la tête du premier État saoudien.

Surpris par la conquête du Hedjaz par la famille Saoud, le Calife Ottoman, Mahmoud II ordonne à son vassal Mohammed Ali, pacha d’Egypte, de reconquérir La Mecque et Médine. La guerre éclate et en 1818, après deux ans de combat, l’armée de Mohammed ‘Ali repousse celle de ‘Abdallah Ibn Saoud Ibn Abdel ‘Aziz (qui a succéder à son père Saoud Ibn Abdel ‘Aziz en 1815) dans le Nejd. Diriyah, la ville natale de la famille Saoud, est prise est rasée par l’armée de Mohammed ‘Ali. ‘Abdallah Ibn Saoud Ibn Abdel ‘Aziz est capturé puis envoyé à Constantinople où il sera décapité par le Calife Mahmoud II.

Naissance de l’Arabie Saoudite partie 1 : Mohammed Ibn Abdel Wahhab et Mohammed Ibn Saoud

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arabi_kaartMohammed Ibn Abdel Wahhab est né en 1703 à Ouyaynad dans le sud du Nejd. Il suit des études religieuses à Médine puis à Bagdad, Damas et Qom. Il retourne dans le Nejd en 1739, il alors âgé de 36 ans. Il commence à prêcher l’Unicité divine dans la péninsule arabique alors traversée par diverses pratiques païennes comme le cultes des arbres et des tombeaux des saints. Il dénonce aussi les croyances hérétique des chiites et condamne la danse et la musique qui sont des instruments de Iblis (Diable) pour détourner les croyants et les croyantes de l’adoration du Seigneur de l’Univers.

Avec ses disciples, il va mettre fin à ces pratiquent païennes par la force : ils rasent les arbres et les tombeaux. Irrités, la population va le chasser et il va trouver refuge dans le Nejd, dans la ville de Diriyah, gouvernée par Mohammed Ibn Saoud. Ce dernier est favorable au discours de Mohammed Ibn Abdel Wahhab et en 1744, les deux hommes concluent un pacte ayant pour objectif d’instituer un état islamique où le souverain se doit d’appliquer la loi divine (Shari’a). L’alliance est scellée par le mariage entre le fils de Mohammed Ibn Saoud et la fille de Mohammed Ibn Abdel Wahhab.

Observatoire des Islamologues de France : Le sectarisme Wahhabite

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71rdfPuiJQL._SL1500_Les exploits de Sheikh Ibn Abdel-Wahhâb ne seront jamais appréciés — voire compris — par ceux qui ne les ont jamais étudiés, et encore moins par ceux qui n’ont pas bénéficié d’un enseignement de base de l’Islam à travers les œuvres des savants Musulmans orthodoxes qui permettra de mettre en corrélation leur credo et méthodologie indiscernable. Cette incompréhension a fait que beaucoup de chercheurs simples d’esprit comprennent l’oeuvre de Sheikh Ibn Abdel-Wahhâb comme une nouvelle religion qu’ils taxent alors de « Wahhabisme ». Dû à leur mépris de l’Islam et leur refus de mener la moindre étude approfondie des textes de révélation, ils considèrent l’appel d’Ibn Abdel-Wahhâb comme une tradition religieuse qui ne se réfère pas aux œuvres principales de l’Islam, mais qui se base plutôt sur des écrits apparus bien après. C’est également ce que prétend Stéphane Lacroix :

« Dès son début, le Wahhabisme s’est établi en tant que tradition religieuse qui s’est basée sur quelques livres clés, aussi bien dans le dogme (aqida) que la jurisprudence (fiqh). »

Le professeur décrit l’héritage d’Ibn Abdel-Wahhâb comme une nouvelle tradition religieuse et indépendante basée sur ses œuvres personnelles et celles de ses héritiers. Sheikh Ibn Abdel-Wahhâb était sans aucun doute un réformateur qui a fait revivre les sciences islamiques dans la péninsule Arabique, mais la plupart des livres qui se trouvent à la base de l’appel des savants saoudiens, depuis l’époque de Sheikh Mohammed Ibn Abdel-Wahhâb jusqu’à ce jour, sont des œuvres qui datent d’avant le temps d’Ibn Abdel-Wahhâb. Dans son ensemble, les savants du Nejd ont bénéficié des savants d’Ahl al-Hadith [1] comme peut facilement être déduit de leurs écrits, fatwas et propos. [2]

En somme, les livres qui sont enseignés dans le Royaume appartiennent à de grands savants issus du monde entier. Dans le dogme (aqida) ils ne dépendaient pas uniquement des ouvrages d’Ibn Abdel-Wahhâb mais aussi, et surtout, de ceux d’Ibn Taymiyya (Syrie XIIIe siècle) et son étudiant Ibn Qayim (Syrie XIIIe siècle) qui ont soutenu et transmis les croyances originales de l’Islam. Dans la grammaire arabe une de leurs références principales est « al-Ajurrumiya » rédigé par le savant marocain Mohammed Ibn Ajurrum (XIVe siècle) et dans la jurisprudence ils dépendaient en grande partie des écrits du Sheikh palestinien Abdel-Ghani al-Maqdisi (XIIe siècle). Dans la science du Hadith ils revenaient aux livres du savant syrien al-Nawawi (XIIIe siècle) et du Muhaddith égyptien Ibn Hajar al-Asqalani (XVe siècle) et dans la science de l’héritage ils dépendaient surtout du livre « al-Rahabiya » du savant irakien Mohammed al-Rahabi (XIIe siècle). [3] 

Cela confirme la tendance observée à travers l’histoire : les œuvres des savants du Nejd ont toujours eu une dimension internationale et n’ont jamais été restreintes, comme le prétendent certains professeurs, à quelques livres clés d’une tradition religieuse saoudienne.

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[1] Comme les Imams al-Shafi’i, Malek, Ahmed, al-Bukhari, Muslim, Abu Dawud, al-Tirmidhi, al-Awza’i, al-Darimi, al-Dar al-Qutni, al-Bayhaqi, Ibn Hazm, Ibn Hajr, Ibn Abdel-Bar, Ibn Taymiya, Ibn Qayim ainsi que d’autres savants qui portaient une grande attention au Hadith.

[2] Saleh Ibn Mohammed Âl al-Sheikh, « Al-Minhaj al-Fiqhi Li A’imma al-Da’wa al-Salafiya Fi Najd » [La Méthodologie Jurisprudentielle des Grands Savants Salafis du Najd], p. 241-242

[3] Dr Abdel-Aziz Ibn Mohammed al-Hujaylan, « Al-Fiqh Wal-Fuqaha fil-Mamlaka al-Arabiya al-Sa’udiya… »[La Jurisprudence et les savants de Fiqh au Royaume d’Arabie Saoudite], p.39, 44.

Observatoire des Islamologues de France : L’appel de Mohammed Ibn Abdel-Wahhâb dans le Nejd

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1.Map LA colourAvant la da’wa de Sheikh Mohammed Ibn Abdel-Wahhâb, la région du Nejd se trouvait dans une situation où la majorité des gens furent ignorants des enseignements fondamentaux de l’Islam. L’analphabétisme largement répandu, ce fut l’époque où l’Arabie se trouva dans « l’Âge Obscur » où les croyances de bases musulmanes ne furent plus enseignées. Les gens adoraient tombes, statues et arbres et prenaient les morts comme intermédiaires pour invoquer leur Seigneur. D’un point de vue global, leur situation fut, à plus d’un égard, très semblable à la période préislamique du paganisme… [1] 

Il semble que les islamologues refusent de commenter cette époque et s’ils le font, ils la décrivent comme une période riche et culturellement diversifiée. Ceci, bien entendu, est une simple façon d’ignorer les exploits fabuleux qu’avait réalisés Sheikh Mohammed Ibn Abdel-Wahhâb sur le plan religieux, pédagogique, structurel et politique.

Cependant, c’est dans ce contexte historique qu’Ibn Abdel-Wahhâb a fait renaître la Sounna Prophétique, qu’il a relancé les enseignements originaux de l’Islam et qu’il a commencé à instruire la population. Le dogme (aqida), la jurisprudence (fiqh), le Hadith, le Tafsir ainsi que toutes les autres sciences religieuses s’enseignaient à nouveau et bénéficiaient largement à la communauté. [2] Tout comme l’Imam Ahmed, Ibn Taymiyya et d’autres, Ibn Abdel-Wahhâb fut un des rénovateurs de l’Islam orthodoxe et tentait de ramener sa communauté vers la pratique et la compréhension correcte de l’Islam. Sheikh Al-Albani mentionne :
« Ensuite, ce fut Sheikh al-Islam Mohammed Ibn Abdel-Wahhâb qui a fait renaître cet appel dans le Nejd à une époque où la région se trouvait dans un état d’abomination ténébreuse et où le paganisme fut prédominant dans tout le pays. Les gens de la région sont redevenus instruits grâce aux enseignements de Sheikh Al-Islam (Ibn Taymiya) de qui il (c.-à-d. Mohamad Ibn Abdel-Wahhâb) a bénéficié en lisant ses livres… » [3]

En étudiant ces développements dans la région du Najd dans un contexte historique, l’appel d’Ibn Abdel-Wahhâb ne semble n’être rien de plus qu’une extension de la longue succession de savants d’Ahl al-Sounna qui commence par les compagnons du Prophète , les savants majeurs des premières trois générations, les quatre Imams, les Muhaddithin tout en poursuivant avec Ibn Taymiya, ses étudiants et les autres grands savants musulmans. [4] Les enseignements de tous ces savants sont basés sur la même fondation idéologique au point que plusieurs « spécialistes de l’Islam » en Occident ont décrit des savants comme Ibn Taymiya et al-Souyouti comme étant des « Wahhabites », bien que Sheikh Ibn Abdel-Wahhâb soit né plusieurs siècles après eux. [5] Si vraiment l’appel à l’Islam de tous ces savants est considéré comme du « Wahhabisme », alors le Prophète Mohammed et ses compagnons peuvent aussi bien être appelés « Wahhabites ».

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[1] Madiha Darwish, « Tarigh al-Dawla al-Sa’udiya » [L’Histoire de l’Etat Saoudien]

[2] Dr Abdel-Aziz Ibn Mohammed al-Hujaylan, « Al-Fiqh Wal-Fuqaha Fil-Mamlaka al-Arabiya al-Sa’udiya…” [La Jurisprudence et les savants de Fiqh au Royaume d’Arabie Saoudite], p.37

[3] Mohammed Nasir al-Din al-Albani, « Haqiqatou al-Da’wa al-Salafiya » [La Réalité de la Da’wa al-Salafiya] p.156

[4] Saleh Ibn Mohammed Âl al-Sheikh, « Al-Minhaj al-Fiqhi Li A’imma al-Da’wa al-Salafiya Fil Najd » [La Méthodologie Jurisprudentielle des Grands Savants Salafis du Najd], p. 93

[5] Mohammed Nasir al-Din al-Albani, « Silsila al-Ahadith al-Sahiha » [Recueil de Hadiths Authentiques], 8/1

Source : LES FABLES DE LACROIX COMMENTEES PAR L’OEUVRE DE SHEIKH AL-ALBANI

Observatoire des Islamologues de France : Briser le mythe « Wahhabite »

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e78a3dd08a243607f0f5a3c498fa1c35Si le « Wahhabisme » est une tradition religieuse qui s’est développée à travers les siècles suivants le décès de Sheikh Ibn Abdel-Wahhâb, alors il serait très intéressant de savoir en quoi le « Wahhabisme » diffère des enseignements originaux de l’Islam transmis par le Prophète et dans quels aspects il contredit le Coran et la Souna. Les islamophobes ont toujours refusé d’aborder ce sujet et se contentent d’étiqueter l’Islam orthodoxe comme du « Wahhabisme ». Cela leur permet de dénigrer de manière indirecte la foi musulmane sans pour autant devoir mentionner le terme ‘Islam’. Il n’est pas surprenant de voir que l’appellation « Wahhabite » trouve ses origines dans la poésie injurieuse de la secte des Déobandis au Pakistan et en Inde au début du XXe siècle. [1] Sheikh al-Albani est remonté encore plus loin dans l’histoire et a mentionné que le terme

« Wahhabite » fut déjà employé par les Ottomans en tant qu’outil de propagande :
« L’emploi du terme (Wahhabite) faisait partie de la politique menée par l’Empire Ottoman lorsqu’un homme de science et de réforme nommé Mohammed Ibn Abdel-Wahhâb commença à appeler les gens (à l’Islam) dans certaines parties de la région du Najd. » [2]

Le nom « Wahhabisme » fut dès lors repris dans les ouvrages tendancieux d’islamophobes et d’orientalistes et cela, jusqu’à notre époque. En effet, il s’agit aujourd’hui d’une appellation très populaire exploitée dans la virulente campagne de propagande antimusulmane. Certains « islamologues » utilisent le terme pour décrire les Takfiris (c.-à-d. ceux qui déclarent d’autres musulmans mécréant sans respecter les prescriptions de l’Islam), d’autres emploient le terme de façon très générale pour cataloguer les hommes barbus et les femmes qui portent le niqab, et puis il y a encore ceux qui considèrent que le « Wahhabisme » est un système politique. De cette façon, chaque spécialiste possède sa façon personnelle de représenter et de comprendre ce qu’il appelle le « Wahhabisme ».

Dans son explication du livre « al-Tahawiya » Sheikh al-Albani mentionne :
« Et parmi les preuves principales qui prouvent que le Sheikh (al-Tahawi) fut bien Salafi, est que ses ennemis le décrivent comme étant un ‘Wahhabite’. Ce terme est une accusation préfabriquée portée contre tous ceux qui suivent le chemin des prédécesseurs, qui appellent à la tradition prophétique et rejettent le suivi aveugle.» [3]

Sheikh al-Albani et les autres savants de l’Islam orthodoxe sont souvent dépeints comme « Wahhabites » par leurs opposants. De même, dans son livre « Tahdhir al-Sajid min Ittighadh al-Qubur Masajid », al-Albani tire l’attention sur les orientalistes contemporains qui offensent les gens de la Sounna avec l’appellation « Wahhabite » [4]

Pour citer un exemple, l’ancien Mufti du Royaume d’Arabie, Sheikh Adbel-Aziz Ibn Baz, a dit que le terme « Wahhabite » est uniquement employé par les adversaires tendancieux et ignorants de l’Islam. [5] Sheikh Saleh al-Fawzan, un autre savant majeur du pays, a déclaré que le « Wahhabisme » n’existe pas dû au fait que Sheikh Mohammed Ibn Abdel-Wahhâb n’est pas venu avec un dogme ou une méthodologie propre à lui pour attribuer cette da’wa à son nom. En conséquence, le « Wahhabisme » n’est pas plus qu’une dénomination inventée pour aliéner le public des écrits de Mohammed Ibn Abdel-Wahhâb et pour le représenter comme quelqu’un qui a son propre madhab et qui contredit les imams du passé. 

Le « Wahhabisme » est aujourd’hui devenu un mythe populaire dans les cercles islamophobes. L’histoire a démontré que Mohammed Ibn Abdel-Wahhâb n’est pas venu avec une nouvelle tradition religieuse comme certains semblent croire.

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[1] L’animosité de la secte des Deobandis envers Sheikh Ibn Abdel-Wahhâb réside dans le fait que le Sheikh prônait un Islam orthodoxe qui interdit l’adoration des tombes, des saints, etc. Voir al-Shams al-Salafi al-Afghani « Al-Maaturidya wa Mawqifuhum min Al-Asmaa wa Al-Sifaat » Vol.3, p.312, 313

[2] Mohammed Nasir al-Din al-Albani, « Fatawa al-Sheikh al-Albani wa Muqaranatuha bi Fatawa al-Uléma » [Les Fatwas de Sheikh al-Albani comparées à celles d’autres savants], p. 12

[3] Mohammed Nasir al-Din al-Albani, « Sharh Aqida al-Tahawiya » [Explication de ‘Aqida al-Tahawiya], p.53

[4] Mohammed Nasir al-Din al-Albani, « Tahdhir al-Sajid Min Ittighadh al-Qubur Masajid » [Prémunir ceux qui se prosternent contre le fait de transformer les tombes en mosquées], p. 102

[5] Abdel-Aziz Ibn Baz, « Fatawa al-Sheikh Ibn Baz » [Recueil de Fatwas de Sheikh Ibn Baz], 3/1306

Source : LES FABLES DE LACROIX COMMENTEES PAR L’OEUVRE DE SHEIKH AL-ALBANI