Idoles modernes

IslamRéinfo TV : L’Irja, le Christianisme et la Laïcité !

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L’Irja est la secte la plus dangereuse pour les musulmans de tout temps. Cette dernière est largement diffusée au sein de communauté musulmane et les membres qui la compose ne se rendent pas compte qu’ils sont en grande majorité murjites (adeptes de l’irja) au lieu d’être musulman. Cette progression de l’irja se fait manière inconsciente en ces temps où le Califat a disparu et que la domination occidentale étends son hégémonie sur les musulmans du monde.

Cette vidéo montre que la sécularisation et la laïcisation proviennent du Christianisme qui possède les gènes de sa propre laïcisation. A l’inverse, l’Islam est immunisé contre la laïcisation, mais les ennemis de l’Islam ont trouver le moyen de tromper les musulmans en remplaçant l’Islam par l’Irja.

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Aïssam Aît-Yahya : Réflexions Musulmanes sur la Démocratie !

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Partie 1 : « Les origines de la Démocratie »

Partie 2 : « Un monde occidental désormais sécularisé »

Partie 3 : « Tawhid al Hakkimiyya et Pouvoir législatif humain »

Partie 4 : « Les ambiguïtés qui persistent… »

Partie 5 : Questions-Réponses

IslamRéinfo TV : Mangas, cultes païens et satanisme !

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Cette vidéo est la suite directe de la vidéo sur les super-héros où je m’étais concentré principalement sur le comics. Aujourd’hui, je me penche sur les mangas, qui est le format BD qui un succès beaucoup plus large en France que celui des comics américain (la France étant le deuxième pays consommateur de mangas après le Japon). Je vous invite fortement à regarder la vidéo sur les super-héros avant de regarder celle-ci car certaines choses qui ont été développer ne le seront pas dans la présente vidéo.

Ces démocrates « musulmans » qui craignent plus le Front National que Allah !

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Cet article est une réponse à Lounès A. de Havre de Savoir. Ce dernier a déjà rédigé un article qui portait le nom de « Préserve l’islamophobie : ne vote pas » en réponse à la campagne initié par l’association Anâ-Muslim qui elle avait pour slogan «Préserve ta foi : ne vote pas». Dans cette article, Lounès A. calomnie gravement l’association Anâ-Muslim ainsi que tout les musulmans qui sont contre le vote. Il n’a pas hésité à les qualifier d’«imposteurs», d’être des «personnes qui ne sont pas soucieuses de l’avenir de la communauté», qui «n’ont pas le moindre sens des priorités», etc… J’ai répondu à cette calomnie manifeste dans une vidéo portant le titre « Réponse à l’article calomnieux de Havre de Savoir !« . Réponse que j’ai pris soin de publier sur leur page Facebook, dans les commentaires de l’article en question. Résultat, la vidéo a été supprimer et j’ai vu mes droits de commenter la page Havre de Savoir disparaître. Drôle de procéder pour des individus qui osent publier le hadith suivant :

« Le musulman est le frère du musulman, il ne fait pas preuve d’injustice envers lui et ne l’abandonne pas » (rapporté par al-Boukhari) »

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D’ailleurs, peu avant la censure opéré par Havre de Savoir, j’avais pris soin de commenter cette dernière publication, où j’avais affirmer qu’il n’était pas suffisant de publier un tel hadith mais qu’il serait mieux de l’appliquer. En l’occurrence, de ne pas qualifier les musulmans qui sont contre le vote d’être des «imposteurs», des «personnes qui ne sont pas soucieuses de l’avenir de la communauté» et qui «n’ont pas le moindre sens des priorités». Bien sur, suite à la censure de la vidéo et les restriction concernant la possibilité de commenter les publications de la page, mon commentaire est lui aussi passé à la trappe. Aucun échange, cela en dit long sur les personnes qui se trouvent derrière Havre de Savoir.

Cette petite introduction était nécessaire pour comprendre ce qui va suivre, à savoir ma réponse au nouvel article de Havre de Savoir, toujours sous la plume de Lounès A., qui porte le nom de «Ces musulmans qui offrent la victoire au Front National».Pour l’occasion, j’ai décidé d’intituler le mien «Ces démocrates « musulmans » qui craignent plus le Front National que Allah». Cet intitulé n’est pas provocateur mais réaliste, car ces démocrates « musulmans » sont prêt à associer à Allah et entraîner toute la communauté musulmane avec eux, pour la simple et bonne raison qu’ils ont peur du Front National. Pourtant Allah a dit dans Son Saint Livre :

« Ne redoutez donc pas les hommes, mais redoutez-Moi ! Ne troquez pas Mes enseignements à vil prix ! Ceux qui ne jugent pas d’après ce que Dieu a révélé sont de véritables négateurs ! »

[Coran, Sourate 5 verset 44]

Malgré l’existence de ce verset et de bien d’autres qui interdisent de juger ou de légiférer à la place d’Allah :

« Ou bien auraient-ils des associés qui leur auraient établi des lois religieuses qu’Allah n’a jamais permises ? »

[Coran, Sourate 42 verset 21]

« N’as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu’on a fait descendre vers toi (Prophète) et à ce qu’on a fait descendre avant toi ? Ils veulent prendre pour juge le Tâghoût, alors que c’est en lui qu’on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l’égarement »

[Coran, Sourate 4 verset 60]

Lounès A. et par ricochet Havre de Savoir, osent poser, aux musulmans qui sont contre le vote, les questions suivantes :

« Aux prédicateurs et médias qui ont appelé à l’absentéisme, il faut maintenant prendre vos responsabilités. Les musulmans de Mantes la ville qui se sont abstenus ont ils préservé leur foi ? Préserveront ils leur foi quand le nouveau maire leur mettra des bâtons dans les roues pour la construction de la nouvelle mosquée ? Ont ils préservé leur foi en restant spectateur de ce drame ? Vraiment je vous invite à vous remettre en question sur le vote. »

La ville de Mantes la ville, qui possède une population majoritairement musulmane, s’est abstenue de voté. Le Front National ayant gagner le siège de la Mairie, Lounès A. s’en prend aux musulmans qui ont appelés à ne pas voter mais bizarrement il n’évoque pas les arguments théologiques qui interdisent de voter dans un système démocratique. Il préfère apporter des arguments matérialistes qui ne justifient en aucun car de transgresser les interdits décrétés et légiférés par Allah, Le Seigneur de l’Univers. Depuis quand la foi d’un musulman est lié à la construction d’une mosquée ?

Il affirme aussi que la Turquie est le seule pays « où l’islam et la démocratie ont réussit là ou aucun pays musulman n’a réussit« , pourtant une simple étude de l’histoire de l’islam politique turcs, des origines à nos jours, suffit à nous convaincre que l’islam politique est un échec car les « musulmans » démocrates comme l’AKP se sont convertis à la religion démocratie et de ce fait ne peuvent-être considérés comme musulmans. Encore une fois, Lounès A. évite d’entrer dans le champ théologique, pourtant tant de sources provenant du Coran et de la Sunna démontrent que l’islam et la démocratie sont incompatibles et que celui qui légifère et qui jugent avec une autre loi que celle d’Allah n’est plus musulman. D’ailleurs même des mécréants comme Thierry Zarcone, auteur de l’excellent « La Turquie Moderne et l’islam« , que je recommande à Lounès A., affirme que l’islamisme politique qui joue le jeu de la démocratie n’a plus rien avoir avec l’islam authentique car paradoxalement, ces « musulmans » deviennent les garant d’une démocratie et d’une laïcité qui les as combattus, eux et leurs pères, et a détruit simultanément l’Empire Ottoman et le Califat islamique. Cette histoire, Lounès A. ne vous en parlera jamais, car se serait vous empêcher d’adopter son culte à sa divinité qu’est la démocratie, véritable religion séculière. [1]

Lounès A. nous demande de prendre notre responsabilité quant à l’abstention des musulmans, nous la prenons volontiers car nous ne craignons pas le Front National et nous refusons de vendre notre foi à vil prix pour la construction d’une mosquée de la République athée et maçonnique. Ces mêmes mosquées qui sont incapables d’obtenir des maires de leur ville de prendre des sanctions contre ceux qui agressent lâchement nos sœurs, n’est-ce pas Mr. Lounès A., vous qui affirmez que si la mairie de Mantes la ville avait accueilli un autre candidat que le Front National, cela aurait permis de protéger nos sœurs. Depuis quand les électeurs du Front National sont les seules à agresser nos sœurs ? Depuis quand les maires des autres partis politique (PS et UMP) protègent les musulmanes ? Philippe Doucet, maire socialiste de la ville d’Argenteuil, a-t-il levé le petit doigt lors des agressions d’une musulmane par les forces de l’ordre (désordre) dans sa ville malgré ses promesses ? J’attends vos réponses Mr. Lounès A. et non pas un mur de silence et de censure de votre part.

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[1] Lire « De l’idéologie islamique française » de Aissam Aît-Yahya pour comprendre ce qu’est une religion séculière.

Aissam Aît-Yahya : La démocratie est une religion séculière !

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De l'idéologie islamique françaiseLa démocratie oblige juridiquement l’ensemble des citoyens à se plier à son rite du vote pour qu’ils participent à sa messe électoral dans les temples démocratiques, dans lesquelles sont entreposées les urnes sacrées attendant de recevoir nos offrandes et nos sacrifices. Autant de témoignages de notre foi en la démocratie données aux inquisiteurs de la République.

Ainsi, la religion démocratie fait preuve de coercition intolérante en rendant obligataire l’hommage envers cette utopie érigée en déesse des temps modernes avec ces conversions forcée envers l’idole du temps pour les récalcitrants.

Dans le système de démocratie élective, l’abstention est le seul véritable contre-pouvoir, la seule alternative pour tout individu soucieux de se libérer des chaînes de la servitude moderne. Il est le seul moyen pour faire plier le système car capable de lui lancer le signal le plus fort qui soit : celui de sa propre mort. Que l’on soit un citoyen post démocratique ou un musulman contestataire, tous les esprits usant de réflexion, convergent tous d’une manière ou d’une autre, au droit et/ou devoir d’user de l’abstention.

Aissam Aît-Yahya – De l’idéologie islamique française

Aïssam Aït-Yahya : Définition du terme « religion » !

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De l'idéologie islamique françaisePour les individus ne comprenant « religion » que dans un sens usé et amputé, ce postulat peut paraître comme une bien étrange prétention.

Il serait dont plus qu’utile d’étudier ici ce que recouvre le terme religion lui-même, d’en comprendre son sens le plus profond, ses évolutions, son fond et ses formes, pour en tirer un sens fondamental, afin de l’indexer et l’actualiser de manière viable aux réalités dans lesquelles nous plongerons.
Nombres d’auteurs ont longuement étudié le terme religion, afin de comprendre l’intérêt de son utilisation dans un monde qui s’est sécularisé.
En réalité, la sécularisation et la laïcisation, n’ont pas seulement réduit le christianisme à ce que l’on sait, dans un mouvement parallèle, elles se sont aussi attachées à réduire la portée de la définition et du sens que recouvrait originellement le terme de religion.
Michaël Culoma nous rappelle les antiques étymologies du terme religion et ce qu’elles impliquent : « La première origine est proposée par quelques Anciens comme Lucrèce, et par de nombreux auteurs chrétiens comme Tertullien, Lactance et Saint Augustin. Ils expliquent le latin religio par les verbes ligare et religare, signifiant lier et relier […] La religion serait un lien de piété unissant structurellement les hommes, notamment par le partage ainsi que par la création d’une relation commune à la Divinité. […] La seconde origine, qui se révèle aussi comme la plus probable est donnée par les stoïciens et notamment Cicéron. Ils expliquent le latin religio par le verbe legere, signifiant cueillir, ramasser ou religiere qui signifie recueillir, récolter. Elle s’entend comme la ferveur personne de l’homme face à une puissance spirituelle suprême. » ( Michaël CULOMA, La religion civile de Rousseau à Robespierre, L’Harmattan, 2010, p.17/18).

Deux étymologies différentes qui semblent apparemment antagonistes : une axée sur une certaine sociabilité de la religion et l’autre beaucoup plus portée sur le salut individuel…
Pourtant au lieu de les opposer comme beaucoup d’auteurs, Michaël Culoma à l’intelligence de les unir pour proposer une définition globale : « Cependant, ces deux acceptions ne sont pas exclusives l’une de l’autre. C’est ainsi que le phénomène religieux prend toute sa consistance dans cette double définition. […] Elle se consigne alors dans un double rapport, le premier vertical, qui transcrit la relation entre l’homme et la divinité ; et le second horizontal qui met en exergue le lien qui structure la communauté des croyants ».

Pourtant on constate que sous les effets de la modernité, cette définition et cette compréhension de la religion s’est complètement atrophiée pour ne plus représenter que l’idée d’une foi sans dogme, sans œuvre, une spiritualité sans attache. Et parfois sans même que s’attache à elle cette idée de foi, dans le sens le plus vidé du terme religion…
Plus généralement, le terme religion n’est utilisé, presque exclusivement, que pour désigner les religions traditionnelles (Islam, Judaïsme, Christianisme) ou les spiritualités asiatiques (Hindouisme, Bouddhisme, Shintoïsme, etc…)
Or dans la communauté scientifique, de la sociologie des religions à l’anthropologie, un mouvement rénovateur cherche à retrouver une définition viable de la religion en adéquation avec son temps.
Ces travaux se sont accélérés depuis la seconde moitié du vingtième siècle, et aboutissent tous à une reformulation plus moderne, sans être radicalement innovatrice du terme religion.
Nous nous attacherons à comprendre le terme de « Religion » dans les définitions les plus abouties qui lui ont été données jusqu’à présent.
Si nous adoptons une méthodologie chronologique, nous citerons en tout premier lieu De Tocqueville, qui donne au terme religion un sens déjà particulier, lorsqu’il la définit : « …comme tout ce que l’homme admet sans le discuter » ( Agnès ANTOINE, L’impensé de la démocratie, Fayard, 2003, p.410).

Le philosophe français André Lalande analyse quant à lui l’aspect social de la religion en la définissant comme : « Une institution sociale caractérisée par l’existence d’une communauté d’individus unis par :
– L’accomplissement de certains rites réguliers et par l’adoption de certaines formules.
– La croyance en une valeur absolue, avec laquelle rien ne peut être mis en balance, croyance que cette communauté a pour objet de maintenir.
– La mise en rapport de l’individu avec une puissance spirituelle supérieure à l’homme, puissance conçue soit comme diffuse, soit comme multiple, soit comme unique, Dieu » ( Roger BENJAMIN, Nature et avenir de la religion, L’Harmattan, 2002, p.37).

Le déblaiement du vieux terme religion se poursuivant, c’est en anthropologie sociale qu’il va acquérir une profonde pertinence. Surtout depuis que l’américain Clifford Geertz a expliqué la religion avant tout comme un système symbolique culturel : « Une religion est un système de symboles qui agit afin d’établir des humeurs et motivations durables chez les hommes en formulant des conceptions d’un ordre d’existence général et en revêtant ces conceptions d’une telle aura de réalité que ces humeurs et motivations semblent tout à fait réalistes » ( Bruno ETIENNE, L’Islam en France, Edition du CNRS, 1990).

La dernière définition la plus pertinente à notre sujet et suivant notre chronologie est celle de Raymond Aron, lorsqu’il nous explique sa méthodologie pour définir certaines idéologies contemporaines : « Je propose d’appeler religion séculières les doctrines qui prennent dans les âmes de nos contemporains la place de la foi évanouie et situent ici bas, dans le lointain de l’avenir, sous la forme d’un ordre social à créer le salut de l’humanité ».
Et nous pouvons rappeler que ce sont bon nombre de ces doctrines et idéologies modernes que Friedrich Nietzsche appelait « religions de substitutions » et que bien après lui, le sociologue américain, Thomas Luckmann, dans un monde sécularisé voire laïcisé, a qualifié de « religions invisibles ». Ces religions sont justement imperceptibles par les consciences humaines affectées par la modernité et n’ayant gardé à l’esprit, qu’un sens institutionnel et historique du terme religion, sens totalement désuet, puisque incapable de rendre compte de la réalité des religions contemporaines.
Sans comprendre toutes ces définitions et leurs portées, il n’est pas étonnant de voir que l’extrême majorité de ceux, qui manient à tort et à travers les différents concepts philosophico-idéologiques cités précédemment (de la démocratie à l’humanisme), soit ignorent leurs fonds et leurs formes profondément religieuses, soit le contestent farouchement.
En revanche les auteurs les plus objectifs qui ont bien compris leurs fondements et leurs origines, leurs prétentions et leurs buts, et qui perçoivent la réalité du terme religion, attestent très clairement de cette acceptation religieuse, et même, de leurs caractères fondamentalement religieux. Ainsi, toutes ces idéologies contemporaines entrent, indubitablement dans le cadre de ces définitions.

Aissam Ait Yahya – De l’idéologie islamique française