Histoire de l’Egypte Partie 13 : Un Islam étatique et lutte anti-terroriste !

Publié le

Face à la montée des attentats et des revendications des islamistes, l’Etat se voit dans l’obligation de mettre en place des institutions religieuses qui seront sous sont contrôle. L’objectif est de diffuser un islam moins violent et surtout qui protège l’appareil d’État. Cette mesure est adoptée par de nombreux régimes dans monde arabo-musulman contemporain mais aussi par le passé à travers de nombreuses dynasties comme les Mamelouks ou les Ottomans. Mais sous Moubarak, cette mesure va engendrée une série de concessions de la part de l’Etat, qui va devoir accepter la censure et la critique de l’Islam par les intellectuelles laïques du pays et des films/romans de ces auteurs.

Ces concessions sont nécessaire pour combattre un mal plus féroce, qui est celui des islamistes et des jihadistes. L’État accepte cette diffusion de l’Islam pour contrer son ennemi principal qui se trouve être ces jihadistes qui plomb son économie et qui déstabilisent la société.

Depuis le début des années 1990, Hosni Moubarak dénonce le terrorisme islamiste dans les pays arabes. Cet ennemi insaisissable a porté un coup fatale à l’économie du pays en déstabilisant la sécurité de la population et surtout des touristes. La multiplication des attentats a atteint son point d’orgue avec l’attentat de Louxor qui met un frein au tourisme dans la pays. Malgré l’aide financière américaine, le tourisme était l’industrie n°1 du pays. Le président égyptien organise à Charm al-Cheïck une conférence des Nations Unis sur le thème de la lutte anti-terroriste au proche Orient.

Après les attentas du 11 septembre 2001, Hosni Moubarak profite de la situation pour réaffirmer son engagement envers les résolutions du Conseil de Sécurité sur les efforts déployés par l’Union Européenne contre le terrorisme. En avril 2002, le président participe à la rencontre ministérielle du groupe des Non-Alignés qui se déroule au Caire.

Depuis 2002, la contestation du régime en place est de plus en plus flagrant et Hosni Moubarak met tout en place pour faire taire ces contestation, à commencer par la lutte anti-terroriste pour restaurer la confiance des investisseurs et des touristes étrangers. Le parti du pouvoir (Parti National Démocratique) gagne les élections municipale en avril 2002 avec 99% des suffrages exprimés n’arrange pas les choses et s’ajoute à cela, de violentes manifestations dans les rues du Caire et d’Alexandrie, qui sont réprimés par les forces du régime.

Le régime multiplie les procès contre des formations politique islamistes comme le Parti de la Libération Islamique (Hizb al-Tahrir al-Islami) dont les 26 membres comparaîtront devant la Haute Cour de Sûreté de l’Etat, ainsi qu’une dizaines de sympathisants de divers partis islamistes à travers tout le territoire. Hosni Moubarak pousse certaines formations islamiques, qui jouent le jeu démocratique, à rejoindre les factions armées musulmanes. En effet, en empêchant les divers partis, islamiques ou non, à accéder au pouvoir, elle les poussant dans l’illégalité, ce qui sera à l’origine des revendications du printemps arabe de 2011.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s