Histoire de l’Egypte Partie 10 : Les relations entre l’Iran et l’Égypte

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Depuis les temps anciens, l’Égypte et la Perse (Iran) représentaient deux civilisations qui étaient en concurrence. Avec la conversion à l’Islam suite aux invasions arabes et à la conversion au chiisme de l’Iran, ces deux rivaux sont devenu deux pôles d’enseignement et de culture opposé dans la région. L’Égypte avec l’Université sunnite d’al-Azhar* et l’Iran, centre de l’enseignement chiite duodécimain. 

Après la révolution chiite en Iran en 1979, l’Égypte accueille le Chah Mohammad Reza Pahlavi en fuite. Suite à cela, et aux relations amicale entre Anouar al-Sadate et le régime du Chah, l’Iran de Rouhollah Moussavi Khomeini va entretenir des relations conflictuelles avec l’Égypte. De son côté, l’Égypte redoute que la révolution chiite ait un effet positif sur les volontés des groupes islamiques jihadiste (sunnite) de prendre le pouvoir par la force. Cette crainte sera celle de toutes les nations arabes et ce confirmera avec l’assassinat du président Anouar al-Sadate en 1981.

Le soutien de l’Égypte à l’Irak de Saddam Hussein lors de la guerre Iran/Irak est le résultat de plusieurs intérêts qui se croise, dont l’une est la dissolution que cette idée de révolution ne s’exporte chez elle. En 1984, l’Égypte accuse l’Iran et la Libye d’avoir poser des mines maritime dans la mer rouge et le golfe de Suez, et serait responsable de la destruction de 14 navires. Après l’enquête, l’Égypte découvre que l’acte a été financé par l’Iran et rompt immédiatement toute relations diplomatiques avec elle. A la fin de la guerre Iran/Irak en 1988, l’Égypte est soucieuse de la libération des soldats égyptiens combattants aux côté de l’Irak mais du vivant Khomeini, aucun gestes ne sera fait de la part de l’Iran. Toutefois, à la mort de ce dernier, l’Iran adoptera une politique de rapprochement avec les états de la région.

La guerre du Golfe fût une aubaine pour l’Iran, qui non seulement retire des bénéfices de l’augmentation de la vente du pétrole lors de l’embargo qui touche l’Irak, mais aussi parce la coalition menée par les Etats-Unis accomplissent ce qu’elle n’a pas pu faire durant les huit ans de guerre contre l’Irak. De plus, cette intervention permet d’affaiblir Saddam Hussein sur le plan militaire, lui qui possédait l’armée la plus puissante et la plus moderne de la région suite à la vente d’armes par ses anciens alliés occidentaux.

En décembre 1991, le président iranien Hashemi Rafsanjani se rend en visite officiel au Soudan. Ce pays avait soutenu l’Irak lors de la guerre avec l’Iran mais avait accueilli le dirigeant iranien avec ferveur dû au discours révolutionnaire suite aux mesures punitives prises par l’Arabie Saoudite et la coalition à son encontre. Cette possible présence iranienne au Soudan sur le long terme a irrité grandement l’Égypte car ces deux États ont une histoire commune très ancienne et sont reliées par la vallée du Nil. Hosni Moubarak considère ce rapprochement comme une menace pour ces intérêts, surtout que l’Iran n’hésite pas à financer des groupes jihadistes sunnites comme le Front Islamique du Salut (FIS) en Algérie ou encore al-Nahda en Tunisie. L’Égypte se sent ainsi encerclée par l’Iran.

Pour restreindre l’invention occidentale et celle de l’Iran dans le Golfe, l’Égypte décide de convaincre d’autres nations arabes de prendre en charge leur propre sécurité. C’est ainsi que l’Égypte décide, en 1992, l’envoi d’une partie de ses forces en Arabie Saoudite pour protéger la région face au régime chiite, qui souhaitait le contrôle et la maîtrise maritime du Golfe.

 

 

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