Franc-Maçonnerie partie 28 : L’incongruité scientifique de nier l’existence de l’âme !

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Le fait que les maçons refusent l’existence de l’esprit, et affirment que la conscience humaine est composée de matière, ne concorde pas avec la science. Au contraire, les découvertes scientifiques modernes démontrent que la conscience humaine ne peut pas être réduite à la matière et qu’elle ne peut pas être expliquée en termes de fonctions du cerveau.

Un regard sur la littérature montre que les efforts des scientifiques, animés par les croyances matérialistes, pour réduire la conscience aux fonctions du cerveau, n’ont abouti à aucun résultat et beaucoup y ont finalement renoncé. Aujourd’hui, de nombreux chercheurs sont d’avis que la conscience humaine vient d’une source inconnue, au delà des neurones du cerveau, des molécules et des atomes qui les forment.

Après des années d’étude, l’un de ces chercheurs, Wilder Penfield, est arrivé à la conclusion que l’existence de l’esprit est un fait indéniable  :

« Personnellement, après des années d’efforts pour expliquer l’esprit sur la base de l’action du cerveau seulement, je conclus qu’il est plus simple (et beaucoup plus facile d’être logique) d’adopter l’hypothèse que notre être comporte deux éléments fondamentaux [le cerveau et l’esprit (ou l’âme)]… Parce qu’il semble certain qu’il est tout à fait impossible d’expliquer l’esprit sur la base d’une action neuronale au niveau du cerveau… je suis obligé de choisir la proposition qui établit que notre être s’explique par deux éléments fondamentaux. [Cerveau et esprit, ou corps et âme] » [86]

tumblr_m6jhkf65ff1qaouh8o1_400Ce qui amène les scientifiques à cette conclusion est le fait que la conscience ne peut jamais être décrite en termes de facteurs matériels seulement. Le cerveau humain est comme un merveilleux ordinateur dans lequel les informations obtenues par nos cinq sens sont recueillies et traitées. Mais, cet ordinateur n’a pas conscience de « lui-même » ; il ne peut pas concevoir, sentir ou penser aux sensations qu’il reçoit. L’éminent physicien anglais, Roger Penrose, dans son livre The Emperor’s New Mind (Le Nouvel esprit de l’empereur), écrit :

« Qu’est ce qui donne à une personne son identité individuelle? Est-ce, dans une certaine mesure, les atomes qui composent son corps ? Son identité dépend-elle du choix particulier des électrons, protons, et autres particules qui composent ces atomes ? Il y a au moins deux raisons pour lesquelles cela ne peut être ainsi. En premier lieu, il y a un renouvellement continu au niveau des cellules qui composent le corps de toute personne vivante. Cela s’applique en particulier aux cellules du cerveau humain, malgré le fait qu’aucune nouvelle cellule n’y est produite après la naissance. La grande majorité des atomes de chaque cellule vivante (y compris chaque cellule du cerveau) – et, pratiquement, tout le matériel qui compose notre corps — est remplacé plusieurs fois depuis la naissance. La deuxième raison vient de la physique quantique… Si un électron appartenant au cerveau d’une personne était échangé contre un électron provenant d’une brique, l’état du système serait exactement le même qu’il était auparavant ; on n’y verrait aucune différence ! Il en va de même pour les protons et pour toutes les autres particules, pour tous les atomes, les molécules, etc. Si tout le contenu matériel d’une personne était échangé contre les particules correspondantes des briques de sa maison, au sens le plus fort du terme, rien ne changerait. » [87]

Prof. Penrose soutient que le matérialisme ne pourra jamais expliquer l’esprit humain.
Prof. Penrose soutient que le matérialisme ne pourra jamais expliquer l’esprit humain.

Penrose affirme que, même si tous les atomes humains étaient échangés pour les atomes des briques, les qualités qui font qu’un être humain soit conscient resteraient complètement identiques. Ou bien, nous pourrions raisonner à l’inverse. Si nous échangions les particules atomiques du cerveau contre les atomes des briques, les briques ne deviendraient pas conscientes.

En bref, ce qui rend les hommes humains, n’est pas une qualité matérielle, mais plutôt une qualité spirituelle et il est clair que sa source est une entité différente de la matière. En conclusion de son livre, Penrose commente :

« La conscience me semble être un phénomène si important que je ne peux pas croire que c’est une chose « accidentellement » créée par des calculs compliqués. C’est le phénomène grâce auquel l’existence même de l’univers est connue. » [88]

Quel est, alors, le point de vue du matérialisme à la lumière de ces conclusions ? Comment les matérialistes peuvent-ils prétendre que les êtres humains, dotés d’intelligence, de sentiments, de pensées, de mémoire et de sens, sont composés uniquement de matière et qu’ils peuvent être créés par la composition fortuite d’atomes inanimés et inconscients ? Comment peuvent-ils concevoir qu’un tel processus est possible ?

Ces points de vue sont ceux des philosophes matérialistes. Cependant, sur ces mêmes thèmes, les écrits maçonniques proposent des idées encore plus curieuses. Lorsque nous analysons leurs écrits, nous voyons clairement que ce qui est sous-jacent à leur philosophie matérialiste, c’est la « vénération de la matière ».

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Notes :

[86] Wilder Penfield, The Mystery of the Mind: A Critical Study of Consciousness and the Human Brain, Princeton, New Jersey, Princeton University Press, 1975, p. 80

[87] Roger Penrose, The Emperor’s New Mind, Penguin Books, 1989, pp. 24-25

[88] Roger Penrose, The Emperor’s New Mind, Penguin Books, 1989, p. 448

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