Franc-Maçonnerie partie 14 : L’humanisme maçonnique : la vénération de l’humanité

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Les publications internes des maçons décrivent dans le détail la philosophie humaniste de l’organisation et leur hostilité au monothéisme. On trouve d’innombrables explications, interprétations, citations et allégories à ce sujet dans les publications maçonniques.

Comme nous l’avons vu au début, l’humanisme s’est éloigné du Créateur de l’humanité et a accepté les humains comme « la forme suprême d’être dans l’univers ». D’ailleurs, ceci implique la vénération de l’humanité. Cette croyance irrationnelle, qui débuta avec les humanistes kabbalistes du 14 et 15ème siècle, perdure aujourd’hui dans la maçonnerie moderne.

Pic de la Mirandole, un célèbre humaniste kabbaliste
Pic de la Mirandole, un célèbre humaniste kabbaliste

Un des plus célèbres humanistes du 14ème siècle était Jean Pic de la Mirandole. Son œuvre intitulé Conclusiones philosophicae, cabalisticae, et theologicae fut condamnée par le Pape Innocent VIII en 1489 pour renfermer des idées hérétiques. Mirandole écrivit qu’il n’y avait rien de plus élevé dans le monde que la gloire de l’humanité. L’Eglise y vit une idée hérétique qui n’était rien de moins que le culte de l’humanité. En effet, c’était une idée hérétique, car il n’existe pas d’autre être à glorifier qu’Allah. L’humanité n’est que Sa création.

Aujourd’hui, les maçons proclament les idées hérétiques de Mirandole du culte de l’humanité bien plus ouvertement. Par exemple, dans une revue maçonnique locale, il est écrit :

« Les sociétés primitives sont faibles, et en raison de cette faiblesse, elles divinisent les forces et les phénomènes autour d’elles. Mais la maçonnerie divinise seulement l’humanité. » [45]

Dans The Lost Keys of Freemasonry, Manly P. Hall explique que cette doctrine humaniste maçonnique remonte à l’Egypte antique :

« L’homme est un dieu en devenir, et comme dans les mythes mystiques d’Egypte, il est façonné sur le tour du potier. Lorsque sa lumière brille pour élever et préserver toutes choses, il reçoit la triple couronne au caractère divin, et rejoint cette multitude de maîtres maçons, qui dans leurs robes bleu et or, cherchent à dissiper les ténèbres de la nuit grâce à la triple lumière de la loge maçonnique. » [46]

Ce qui signifie que d’après la fausse croyance de la maçonnerie, les êtres humains sont des dieux, mais seul un grand maître embrasse toute l’ampleur de ce caractère divin. Pour devenir un grand maître, il faut rejeter complètement la croyance en Allah et le fait que les êtres humains sont Ses serviteurs. Cette question est brièvement abordée par un autre écrivain, J. D. Buck, dans son livre Mystic Masonry :

« Le seul dieu personnel que la franc-maçonnerie accepte est l’humanité… L’humanité est donc le seul dieu personnel qui soit. » [47]

Evidemment, la maçonnerie est une sorte de religion. Mais, ce n’est pas une religion monothéiste ; c’est une religion humaniste et, par conséquent, une fausse religion. Elle ordonne le culte de l’humanité, pas d’Allah. Les écrits maçonniques insistent sur ce point. Dans un article du magazine Turk Mason, (Le maçon turc), il est écrit : « Nous reconnaissons toujours que l’idéal supérieur de la maçonnerie réside dans la doctrine de l’humanisme. » [48]

Une autre publication turque explique que l’humanisme est une religion :

« Éloignée des sermons froids des dogmes religieux, mais une religion authentique. Et notre humanisme au sein duquel le sens de la vie prend racine, satisfera les désirs dont les jeunes n’ont pas conscience. » [49]

Comment les maçons servent-ils cette fausse religion en laquelle il croit ? Pour le savoir, nous devons regarder de plus près les messages qu’ils disséminent dans la société.

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Notes :

[45] Selamet Mahfilinde Uc Konferans, p. 51

[46] Manly P. Hall, The Lost Keys of Freemasonry, Philosophical Research Society ; 1996, pp. 54-55

[47] J. D. Buck, Mystic Masonry, Kessinger Publishing Company, septembre 1990, p. 216

[48] « Masonluk Iddia Edildigi Gibi Gizli Bir Tesekkul mudur ? », Mim Kemal Oke, Turk Mason Dergisi, no. 15, Juillet 1954

[49] Franz Simecek, Turkiye Fikir ve Kultur Dernegi E. ve K. S. R. Sonuncu ve 33. Derecesi Turkiye Yuksek Surasi, 24. Konferans, Istanbul, 1973, p. 46

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