Spartakus FreeMann : Les Dönmeh

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donmehDönmeh est un mot turc pour décrire les convertis religieux à la foi de l’Islam. Ce terme se réfère à un groupe de juifs du Proche Orient qui suivirent Sabbataï Tsevi dans sa conversion à l’Islam en 1666. On considère habituellement que cette conversion fut forcée, mais les Dönmeh prétendent le contraire, voyant dans ce revirement religieux la continuation de l’enseignement de Sabbataï. Cette conversion aurait été la tentative de réunion des différentes fois dispersées de par le monde. En estimant que ce soit le cas, Sabbataï prouve par cet acte une ouverture d’esprit en avance sur son temps, mais pas isolée, puisqu’on retrouve un rapprochement du judaïsme et du soufisme chez Aboulafia, quatre cents ans auparavant.

Suivant le modèle de Sabbataï, les Dönmeh se convertirent donc à l’Islam tout en continuant à pratiquer les rites juifs en secret. Ils adoraient Sabbataï comme étant le Messie et une incarnation de Dieu sur terre. Ils observent encore certains rites juifs et prient en hébreu et en araméen, et continuent à suivre les fêtes religieuses juives.

Il y a eu différentes branches de Dönmeh. La première fut l’Izmirli constituée à Izmir en Turquie. La seconde, les Jakubi, fut fondée par un successeur de Sabbataï qui se proclamait lui aussi être le Messie. Viennent ensuite les Othman Baba, les Frankistes du 18ème siècle, et les Lechli, d’origine polonaise.

Les Dönmeh ne se marient qu’entre eux. En 2000, on estime à 15.000-50.000 les membres de la communauté Dönmeh, que l’on retrouve principalement dans les villes d’Andrinople, d’Istanbul, de Salonique et d’Izmir.

Leur Kabbale est un syncrétisme religieux complet, dont l’étape finale est le Tiqoun d’Élohim (réparation de Dieu) que Sabbataï Tsevi commença il y a 400 ans. Son dévoilement graduel d’une Kabbale purement judaïque vers la Kabbale plus intégrale de Sabbataï Tsevi qui donne ensuite naissance à la Kabbale encore plus intégrale de son héritier Jacob Frank, qui est à l’origine de la Kabbale syncrétique des Dönmeh, par laquelle les trois Gentils rejetés de la Genèse – Canaan, Ismaël et Esaü – sont enfin réconciliés archétypalement avec leurs frères hébreux – Shem, Isaac et Jacob – restaurant par là l’unité du triple Nœud de l’Atikha Kaddisha, l’Ancien, qui règne dans la gloire sur l’humanité sans aucun favoritisme.

Source : http://www.kabbale.eu/les-donmeh/

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