Sabbataï Tsevi partie 7 : L’enthousiasme provoqué par Sabbataï au sein de la communauté juive

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254-2175-thickboxAprès le départ de Sabbataï et Nathan de Palestine, le mouvement s’intensifia en leur absence dans cette même région. Des légendes sur des miracles qu’ils auraient accompli se répandaient. Pourtant, Nathan avait précisé que Israël (= communauté juive) devait croire au Messie sans le secours de signes extraordinaires.

Sabbataï quitta Jérusalem et arriva à Alep le 20 juillet 1665. Sur son chemin vers Alep, il passa par Safed et Damas et partout où il arrivait, cela provoquait de remarquables effets dû à son charisme. Hommes, femmes et enfants devenaient enthousiastes, tombaient à terre et balbutiaient des prophéties. Le phénomènes fut d’abord circonscrit aux endroits où, par présence physique de Sabbataï, l’attente messianique se transformait en extase collective. Mais bientôt la vague prophétique gagna des contrées qui n’avaient jamais reçu Sabbataï et ne le recevraient jamais.

Sabbataï fut reçu avec beaucoup d’honneur à Alep. En arrivant, il n’afficha aucune prétention messianique et ne révéla rien sur lui-même. Il demanda à être traité comme n’importe quel autre rabbin et à être appelé à la lecture de la Torah dans la synagogue non en tant que roi messianique, comme certains le prétendaient dans des lettres de Gaza, mais en tant que simple rabbin. La foi et l’enthousiasme des juifs d’Alep ne connurent pas de bornes.

Après le passage de Sabbataï à Alep, beaucoup de juifs se déclaraient prophète ou prophétesse. Il surgit vingt prophètes et quatre prophétesses. Certains tombaient à terre devenant froids, sans poux, et sans mouvements, la bouche ouverte, de laquelle sortait une voix extraordinaire qui proférait des paroles hébraïque et disaient en finissant :

« Sabbataï Tsevi, notre messie et notre sanctificateur. »

A Smyrne, dix juifs étaient entrés dans la mosquée de la ville, avaient tué le garde et avaient ordonné aux turcs de prier. Lors de son passage à Alep, Sabbataï ne fut pas touché par ses phases d’illuminations ou de dépressions.

Sabbataï n’était pas accompagné de Nathan qui était resté à Gaza. Ce dernier envoya des lettres à diverses communautés juives de la diaspora pour leur annoncer la véracité du messianisme de Sabbataï. Les foules commencèrent à se presser pour venir consulter le Prophète et lui demander le tiqoun. Les pénitents venaient en groupe de toutes les villes de Palestine. Nathan leur annonçait l’imminence de la rédemption.

L’essentiel du message de Nathan consistait dans son appel au repentir et à la prière. Gaza fut la première communauté à répondre à son appel, vite suivi par les autres communautés de Palestine. Quand chaque groupe achevait les pénitences imposés par Nathan, ces derniers se réjouissaient dans une grande fête avec danses et banquets. Un nouveau calendrier fut instauré et commencèrent l’année du règne de Sabbataï.

C’est à cette époque, à Gaza, que commença à être utilisé le nom sous lequel Sabbataï serait désigné par ses disciples : AMIRAH. Ce terme est formé des initiales des mots hébreux :

« Notre Seigneur et Roi, que sa majesté soit exalté ! »

Ce terme rappel aussi le mot arabe « Amir » (=émir) qui était utilisé pour désigné le Calife qui portait le titre de « Émir des croyants. »

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