Abolition du Califat partie 5 : Mohammed Amin al-Husseini tente de restauré le Califat

Publié le Mis à jour le

monde_arabe1930Pendant cinq longues années après les deux conférences de 1926 aucune autre tentative n’a été faite par le monde musulman pour répondre à l’effondrement du Califat. En décembre 1931, sur la base d’un effort indo-palestinien, a eu lieu un troisième Congrès islamique, qui se tiendra cette fois à Jérusalem mais comme les Congrès du Caire et la Mecque, ce nouveau congrès était déjà mort avant d’avoir eu lieu.

Pour le Grand Mufti de Jérusalem, Mohammed Amin al-Husseini, le progrès inquiétants du sionisme en Palestine musulmane entre 1926 et 1931 représentait une menace pour l’Islam. Cette menace ne pouvait être stoppé que par l’unification du monde musulman à travers la restauration du Califat.

En août 1929, il y eut des émeutes entre musulmans et Juifs sur le Mur des Lamentations à Jérusalem. La Société des Nations a envoyé une commission pour enquêter sur l’affaire et ses conclusions étaient que les musulmans possédaient des droits de propriété « sur le Mur des Lamentations, mais que les Juifs avaient le droit d’adorer ». Ce rapport ne ravi ni les musulmans ni les juifs.

En 1931, Maulana Shaukat Ali et Mohammed Amin al-Husseini se sont accordé sur la nécessité d’organiser un Congrès islamique pour la restauration du Califat. Le Congrès islamique a eu lieu du 6 au 16 Décembre 1931 à Jérusalem (qui était sous domination britannique). En comparaison avec le Congrès de La Mecque de Juillet 1926, il y avait une forte baisse de la participation des officiels des délégations gouvernementales lors du Congrès de Jérusalem. Le monarque saoudien, Abd al-Aziz Ibn Saoud , hésitait à participer au Congrès et finalement, il eu habilité d’envoyer un représentant qui n’était pas en mesure d’arriver à temps à Jérusalem. A l’issu du Congrès, il fut décidé qu’une deuxième session aurait lieu en novembre 1933 mais elle n’a jamais vu le jour.

Le Congrès islamique de Jérusalem a échoué pour les mêmes raisons que les Congrès du Caire et de La Mecque en 1926. Les musulmans ont été incapables de formuler théoriquement un moyen de sortir du bourbier dans lequel le monde islamique était tombée. Ils étaient intellectuellement incapables de répondre au défi du système politique laïque de la civilisation Occidentale, arrogante et sûr d’elle-même.

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Mohammed Amin al-Husseini (1895 – 1974)

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