Société moderne partie 7 : La franc-maçonnerie sous le gouvernement de Juillet

Publié le Mis à jour le

juin1848StAntoineGobautHenri Delassus nous dit : « Bien qu’aimé du peuple, Charles X fut destituer à cause des manœuvres de la franc-maçonnerie. Les souvenirs horribles de la première République étaient encore trop récents pour affronter le sentiment public en proclamant une République nouvelle. Le retour du catholicisme sous la Restauration ayant été bien accueilli par le peuple, la franc-maçonnerie ne pu la rejeter complètement.

L’un des actes du gouvernement de Juillet était de mettre au même niveau l’infidélité judaïque et les communions chrétiennes. L’article 7 de la Charte de 1830 disposait que la religion catholique et les autres cultes chrétiens recevrons des traitements du Trésor public. Une dérogation fut accordé aux juifs suite à l’action du franc-maçon Viennet qui demanda l’inscription au budget du paiement des rabbins. Le paiement des rabbins était deux fois plus important que celui des curés (2105 francs contre 1014 francs) pourtant la majorité des français étaient catholique. Les pasteurs protestants étaient moins bien traité que les rabbins mais toujours plus que les curés (1900 francs pour les protestants).

Louis-Philippe ne se contenta pas de méconnaître l’origine divine de l’Eglise mais celle aussi de Jésus-Christ. Il accordait des faveurs à ceux qui faisaient profession de la nier et de blasphémer. L’indifférence religieuse était encouragé. Ce n’était plus l’exil et l’échafaud qui était employés contre l’Eglise mais le mépris public provoqué par tous les moyens. La religion était insultée sur presque tous les théâtres, le clergé était représenté sous les traits les plus odieux; la débauche, l’assassinat, l’incendie étaient mis au compte de ses actions ordinaires.

La Restauration avait inauguré le grand essor industriel qui devait se développer sous les régimes suivants. Pendant les quinze années de la Restauration, il n’y eut pas une grève importante. Partout l’accord régnait entre les patrons et les ouvriers. Mais avec la Révolution et le gouvernement de Juillet 1830, un esprit nouveau s’empara de l’industrie. Les économistes mirent en honneur la théorie selon laquelle le travail n’est qu’une marchandise comme les autres. Beaucoup de patrons l’adoptèrent avec empressement, ne songèrent plus qu’à faire fortune, et exploitèrent leurs ouvriers au lieu de s’efforcer de les élever par leurs leçons et leur exemples. C’était la conséquence nécessaire de la diminution de la foi et l’accroissement des doctrines naturalistes qui ne voient d’autre fin pour l’homme que la jouissance et le bien-être. De leur côté, les ouvriers prêtaient l’oreille à ceux qui leur prêchaient le progrès. Cependant les catholiques ne se laissaient pas faire comme aujourd’hui. De 1844 à 1848, la campagne pour la liberté de l’Eglise fut mené avec autant de courage que de talent. La maçonnerie se mit à étudier les voies et les moyens d’y mettre fin. Rien ne pouvait lui paraître plus opposé à ses desseins que la liberté pour l’Eglise d’élever chrétiennement les enfants.

Un convent (= congrès maçonnique) se réunit en 1847 à Strasbourg, lieu central pour le rendez-vous des émissaires de France, d’Allemagne et de Suisse. »

Il est intéressant de constaté que de nos jours, le Parlement européen siège à Strasbourg.

Henri Delassus poursuit : « En 1848, la Révolution éclata non seulement en France, mais dans toute l’Europe, avec une simultanéité inexplicable, si l’on ne tient pas compte de la conspiration internationale des loges maçonnique.

L’antijudaïsme légal prit fin en Occident avec la Révolution de 1848. L’émancipation des juifs fut faite alors en Autriche, en Allemagne, en Grèce, en Suède, au Danemark.

Les franc-maçons qui avaient siégé au convent de Strasbourg s’emparèrent en France du gouvernement. Le 6 mars 1848, le gouvernement provisoire reçu la députation (= envoi de plusieurs personnes chargées d’une mission) officiel des loges maçonnique. Le Grand Orient vint aussi offrir ses félicitations et un membre du gouvernement provisoire, le juif Crémieux, lui dit : « La République est dans la Maçonnerie ». »

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